La conservation à l’échelle du paysage

Le rapport de Parcs Canada sur la conservation de 2018 à 2023

Parcs Canada et ses partenaires collaborent par-delà les frontières pour conserver les écosystèmes naturels et les espèces, et pour améliorer la connectivité écologique. On parle alors de « conservation à l’échelle du paysage ».

La conservation sans collaboration est irréalisable. La nature ne reconnaît pas les frontières établies par l’humain. Parcs Canada travaille avec les Premières Nations, les Métis et les Inuit, différents ordres de gouvernement, des organisations non gouvernementales, des universités, des intervenants de l’industrie, des propriétaires fonciers et d’autres acteurs afin de renforcer un réseau d’aires protégées qui relie les habitats, rétablit les espèces et préserve l’intégrité écologique.

86%

des projets de 2022 à 2023
ont collaboré avec des partenaires externes

Projets en vedette

Vue aérienne d’un vaste paysage de collines boisées aux couleurs de l’automne entourant un lac bleu sinueux.

La connectivité écologique dans le parc national de la Mauricie

Chercher à mieux relier les milieux naturels et à comprendre les corridors écologiques en Mauricie.

Un groupe de bisons, comprenant des adultes et un veau, traverse une route revêtue au milieu d’un paysage pittoresque d’arbres d’automne.

Comprendre les carnivores, la connectivité et la coexistence

Définir les corridors fauniques et étudier les conflits humains-faune dans la réserve de la biosphère des Collines-Beaver.

Proue d’un canot en bois dans une eau calme et réfléchissante. Des herbes hautes bordent l’eau, qui est entourée d’arbres et d’un ciel clair.

Cartographier le corridor de conservation de Kespukwitk 

Élaborer une carte interactive des zones d’importance du corridor de conservation de Kespukwitk.

Vidéo

Regardez comment Parcs Canada collabore avec divers partenaires pour relier les habitats naturels de diverses façons :

Transcription

[Des photos du parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, du lieu historique national de L’Anse aux Meadows et du parc urbain national de la Rouge apparaissent à l’écran.]

Vous reconnaissez ces endroits?

[Des gens font de la randonnée et du camping ensemble.]

for people to explore and enjoy, Nous pensons souvent à ces endroits comme des espaces sauvages à explorer et dont les gens peuvent profiter, mais ce sont aussi des lieux sûrs où la nature peut s’épanouir.

[Un troupeau de caribous broute et se détend au soleil dans un lieu légèrement couvert de neige. Un bison et un chien de prairie sont debout, côte-à-côte, dans la prairie.]

[Des gens marchent le long d’un sentier dans la forêt. Un épaulard fait surface et souffle de l’air par son évent.]

La protection des terres et des eaux naturelles comme celles-ci est un moyen essentiel de ralentir la perte de la biodiversité et d’atténuer les effets du changement climatique.

[Un oiseau chante, perché sur une quenouille qui danse dans le vent. Une ourse polaire et son ourson se tiennent près de l’eau.]

[Un membre du personnel de Parcs Canada utilise un outil pour prélever des échantillons de terre. Un autre employée est debout à proximité et prend note des données.]

Nous le savons et nous tentons d’en faire davantage.

[Vue aérienne d’employés de Parcs Canada qui terminent du travail sur le terrain. La caméra monte rapidement et révèle un vaste paysage de prairie qui entoure les employés.]

En fait, le Canada conserve déjà plus de deux millions de kilomètres carrés de ses aires marines et terrestres et nous tentons d’augmenter cette superficie aussi vite que possible.

[Un tableau apparaît, montrant que la superficie totale de terres et d’aires marines protégées a grandement augmenté depuis 1990.]

[Le tableau montre les augmentations prévues pour protéger les terres et les aires marines jusqu’en 2030.]

C’est une bonne nouvelle.

[Des gens marchent avec leur chien dans un parc. Deux personnes en kayak pagaient le long d’une côte escarpée.]

Mais la protection de plus de terres et d’eaux n’est qu’une des pièces du casse-tête.

[Une tortue marche lentement dans un espace vert vers une source d’eau. Un orignal se déplace dans une forêt pendant l’hiver.]

Pour que les lieux protégés soient pleinement efficaces pour conserver la nature, nous devons nous assurer que les espèces peuvent accéder en toute sécurité à ce dont elles ont besoin pour survivre.

[Un paysage illustré apparaît. Des plantes et des animaux apparaissent dans le paysage. Des aires protégées apparaissent dans le paysage. Certaines espèces se trouvent à l’intérieur des limites des aires protégées et d’autres, à l’extérieur de celles-ci.]

Et parfois ces choses se trouvent à l’extérieur des limites d’une zone protégée.

[Un jeune ours traverse une route en courant. Le logo de Parcs Canada apparaît au centre de l’écran et disparaît.]

Donc, que pouvons-nous faire?

[L’employée de Parcs Canada, Liz Nelson, s’adresse à la caméra.]

Je pense que quand j’ai commencé à travailler à Parcs, j’imaginais vraiment les limites comme une chose très concrète, comme une barrière…mais les espèces ne voient pas cette division.

[Insigne d’identification] Elizabeth Nelson, Ph. D. scientifique des écosystèmes, Parcs Canada

Voici Liz Nelson.

Elle est une experte de la planification de la conservation à Parcs Canada.

[Un graphique illustré montrant des plantes et des animaux apparaît à l’écran. Des flèches jaunes apparaissent, indiquant un déplacement. Des étiquettes apparaissent, indiquant que les animaux se déplacent pour « s’accoupler », « mettre bas », « trouver de la nourriture », « répandre des semences ».]

Et les espèces vont entrer et sortir du parc plusieurs fois au cours de leur vie, souvent plusieurs fois pendant la journée.

[Une image de deux caribous apparaît. Une étiquette apparaît, expliquant que les caribous sont au parc national du Gros-Morne.]

Prenez cet exemple.

[Deux caribous marchent dans un paysage herbeux.]

Les scientifiques à Ressources naturelles Canada ont suivi un troupeau de caribous au parc national du Gros-Morne pendant plus d’un an.

[Une carte illustrée apparaît. Un point commence à se déplacer à l’écran, allant et venant entre le parc national du Gros-Morne et le parc provincial de préservation de la voie navigable de la rivière Main situé à proximité.]

Vous pouvez voir que le caribou passe beaucoup de temps à se déplacer entre le parc national du Gros-Morne et un parc provincial à proximité.

Permettre ce type de déplacement libre est exactement ce que nous tentons de faire.

[Liz s’adresse à la caméra.]

Même quand nous planifions des aires protégées pour offrir ce refuge sûr pour les espèces et les écosystèmes qui nous tiennent à coeur, nous devons reconnaître que ces espèces et ces écosystèmes entrent et sortent constamment de ces espaces.

[Un troupeau de caribous marche dans un paysage enneigé.]

[Un grizzly et son ourson traversent une route. La caméra recule pour révéler une vallée montagneuse enneigée. Un insecte rampe le long d’une plante. Un renard traverse une route, s’arrête et regarde dans la caméra.]

Et nous voulons créer plus d’espaces parmi de plus vastes paysages pour vraiment leur donner la meilleure chance de survivre.

[Une rivière coule dans un paysage forestier automnal. Des moutons courent le long du flanc d’une montagne. Une rivière coule au cœur d’une forêt verte. Une linaigrette est agitée par le vent.]

L’idée que la connectivité est importante n’est pas nouvelle, soit dit en passant.

Les déplacements et les liens ont toujours été une partie intégrante des systèmes de connaissances autochtones.

[Un mouton est debout sur le flanc d’une montagne rocheuse. Une rivière coule dans un système de drainage construit par l’humain. Un saumon nage au fond d’une rivière. Deux chèvres marchent le long d’une route. Deux caribous se reposent dans un paysage couvert de neige.]

À part de permettre l’accès aux nécessités de base, la liberté de mouvement, à l’intérieur et à l’extérieur des zones protégées, est essentielle pour l’échange génétique entre les populations.

[Un oiseau marche le long d’une plage. Deux loups courent dans un champ. Un castor nage dans une rivière. Un mouton saute au-dessus d’une barrière routière.]

Cela donne aussi aux espèces l’espace pour se déplacer et s’adapter aux conditions climatiques changeantes, ce qui deviendra de plus en plus nécessaire.

Lorsque nous bloquons des liens, nous créons des problèmes pour les espèces et les écosystèmes.

[Un paysage illustré apparaît. Des obstacles communs commencent à apparaître sur la carte, comme des bateaux, une route, des terres agricoles et une grande clôture.]

La circulation maritime, les barrages, les routes, les terres agricoles et les clôtures sont tous des exemples d’obstacles qui gênent le mouvement des espèces et le flux des processus naturels.

[Un troupeau de caribous semble s’arrêter devant une barrière. Un lynx se cache dans l’ombre à l’orée d’une forêt.]

[Le paysage illustré réapparaît. Une vaste majorité du paysage disparaît, laissant de petites sections d’aires protégées. Des lignes commencent à se déplacer à l’intérieur des aires protégées, montrant qu’il est difficile pour les espèces de se déplacer entre les zones protégées.]

Quand nous construisons ces choses il ne nous reste que ces petits fragments de paysages naturels, isolant ainsi les espèces qui dépendent des déplacements pour survivre.

Donc concrètement, que pouvons-nous faire?

[Des voies apparaissent entre les aires protégées, représentant des déplacements libres.]

Notre but est de maintenir la connectivité des écosystèmes, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur des aires protégées.

[Des oiseaux arctiques volent au-dessus de l’océan et un iceberg est visible en arrière-plan. Des voitures circulent rapidement sur une autoroute. Un passage routier inférieur apparaît, illustrant un exemple d’une façon dont les gens peuvent restaurer la connectivité. Des caribous courent dans un paysage enneigé.]

C’est impossible de revenir en arrière, mais nous pouvons restaurer les liens qui ont été perdus entre les habitats et maintenir ceux qui restent.

[Des exemples de structures bâties par l’humain qui améliorent la connectivité pour les espèces sont visibles à l’écran, notamment un passage routier inférieur, un sentier inférieur et une rampe sur le bord d’une route sur laquelle monte une salamandre.]

Et cette connectivité peut prendre toutes sortes de formes.

[Une photo d’un passage routier supérieur apparaît à l’écran. Un loup utilise un passage routier inférieur. Une tortue utilise un passage routier inférieur.]

À Parcs Canada, nous construisons des passages supérieurs et inférieurs qui aident les espèces à traverser la route en toute sécurité.

[Un hibou est assis au sol entouré de verdure. Une vue aérienne d’employés de Parcs Canada debout près d’un ruisseau.]

Nous restaurons la connectivité entre les aires protégées et d’autres habitats, en soutenant les corridors écologiques.

[Une rétrocaveuse nettoie des débris dans le lit d’un ruisseau. Une volée de tétras des armoises est debout dans un champ. Une clôture de barbelés apparaît, représentant un obstacle.]

Nous retirons l’infrastructure humaine qui limite les déplacement et les flux naturels comme des vieilles clôtures, deslignes électriques, et de vieux barrages.

[Un membre de la Nation haïda parle à des visiteurs à Gwaii Haanas. Un groupe de motoneigistes traverse une fissure dans la glace sur la côte nord de l’île de Baffin.]

Nous apprenons des détenteurs du savoir autochtone comment les liens culturels

et écologiques au paysage ne font qu’un.

[Des employés de Parcs Canada retirent des débris du lit d’un ruisseau. Un petit poisson nage au fond d’un ruisseau.]

Nous restaurons le cours de ruisseaux et les débits d’eau naturels pour les espèces en péril.

[Des employés de Parcs Canada et des partenaires discutent.]

Nous travaillons aussi avec des universités, des groupes de conservation et d’autres

gouvernements pour suivre les déplacements des espèces afin de prioriser de nouvelles zones

[Un employée de Parcs Canada insère une carte mémoire dans son ordinateur portable pour voir les images captées par une caméra de surveillance de la faune.]

à protéger et confirmer si des liens existants sont utilisés.

[Des vaches broutent dans un vaste champ agricole. Le paysage illustré apparaît à nouveau avec les lieux protégés reliés. Des étiquettes montrent des exemples de diverses personnes et organisations qui gèrent des aires protégées, dont des « refuges marins », « parcs nationaux », « provinciaux et territoriaux », « réserves nationales de faune », « autres mesures de conservation efficaces par zone », « aires marines nationales de conservation », « aires marines protégées », « aires protégées et de conservation autochtones ».]

Le territoire qui relie les espaces naturels est géré par de nombreuses personnes et organisations, ce qui signifie que

ce n’est pas possible pour un seul groupe de relever le défi de la connectivité seul.

[Les groupes mentionnés se déplacent pour former un cercle. Une toile se tisse entre eux, montrant que les groupes doivent travailler ensemble.]

Nous devons penser au-delà des limites et des frontières : municipales,

provinciales, fédérales et même continentales.

[Vue aérienne d’une rivière. Des employés de Parcs Canada et des partenaires travaillent ensemble pour déplacer une embarcation gonflable dans une rivière de montagne.]

Pour protéger la nature, elle doit être connectée, et nous devons travailler ensemble.

[Un employé de Parcs Canada marche dans une vaste prairie.]

Découvrez comment Parcs Canada relie les paysages pour la conversation en cliquant sur le lien à l’écran.

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