Protéger et gérer les ressources culturelles

Aire marine nationale de conservation du Lac-Supérieur

Par Lisa Sonnenburg

 

Vous êtes-vous déjà demandé comment Parcs Canada protège et gère notre patrimoine culturel? En tant que conseillère en gestion des ressources culturelles à l’aire marine nationale de conservation du Lac-Supérieur (AMNCLS), permettez-moi de vous expliquer comment je travaille avec les partenaires autochtones, les collectivités locales, les établissements d’enseignement et le personnel de Parcs Canada pour préserver notre patrimoine culturel commun pour les générations actuelles et futures.

 

Lorsque je me suis jointe à l’équipe de l’aire marine nationale de conservation (AMNC) du Lac-Supérieur en novembre 2020, j’étais excitée – et extrêmement nerveuse. J’avais de grandes idées, mais compte tenu d’une zone géographique immense, d’une pandémie et d’un délai limité, comment allais-je pouvoir faire un travail aussi important, et le faire bien? Heureusement, je travaille avec une équipe formidable à Parcs Canada qui m’apporte beaucoup de soutien, et avec des partenaires et des intervenants très enthousiastes qui sont prêts à donner de leur temps et à transmettre leurs connaissances pour m’aider dans des domaines qui me sont peut-être moins familiers.

 

Alors, que FAIT réellement un conseiller en gestion des ressources culturelles (GRC)? Tout d’abord, une ressource culturelle est une œuvre, un objet ou un lieu associé aux personnes et à leur culture. Il peut s’agir d’un outil de pierre, d’un bâtiment patrimonial ou d’un paysage ayant une importance culturelle pour une collectivité. La gestion comprend l’enquête, la documentation et l’évaluation, ainsi que l’élaboration de plans et de stratégies visant à assurer la protection de ces ressources. La GRC est un élément important du mandat de Parcs Canada, qui consiste à commémorer les histoires de toutes les régions, de tous les peuples et de toutes les périodes de l’histoire. Un conseiller en GRC fournit des conseils et gère les activités qui soutiennent ces histoires, plans et stratégies. Cela peut sembler être un travail de bureau ennuyeux, mais c’est tout le contraire!

 

Par exemple, j’aide à coordonner le travail sur le terrain avec les équipes de l’archéologie sous-marine et de l’archéologie terrestre de Parcs Canada. C’est toujours un défi d’essayer de déterminer quelle partie des quelque 10 000 kilomètres carrés du site sera observée au cours d’une année donnée, mais les défis s’accompagnent d’occasions! Ces occasions comprennent la collaboration avec nos partenaires autochtones, les collectivités locales et les intervenants; et je suis toujours reconnaissante envers les personnes qui sont prêtes à transmettre leurs connaissances sur les ressources culturelles de l’AMNCLS et à fournir des idées sur la façon dont nous pouvons travailler ensemble pour les protéger.

 

L’un des aspects les plus intéressants de mon travail tient au fait que je suis amenée à utiliser des outils géniaux pour explorer, documenter et gérer ces ressources. Cette année, nous avons pu budgétiser l’achat d’un nouveau véhicule télécommandé de qualité professionnelle. Ce véhicule a déjà été mis à rude épreuve pour aider le canal de Sault-Sainte-Marie à inspecter ses structures sous-marines historiques. Je travaille également sur la nouvelle technologie Lidar mobile qui permet de scanner les sites archéologiques et d’en créer des modèles en trois dimensions. Cela nous permettra de documenter et de surveiller rapidement ces sites afin de garantir leur conservation.

 

Bien que je sois la personne à laquelle revient le « titre », ce travail est vraiment un travail de collaboration. J’ai eu la chance que tant de personnes, de collectivités et d’organisations formidables se passionnent autant que moi par la protection de notre patrimoine commun. L’AMNCLS a des milliers d’histoires qui remontent à des milliers d’années. Nous continuerons à étudier et à documenter les ressources culturelles qui contribuent à raconter ces histoires, et à trouver des moyens de les préserver pour que les générations futures puissent en profiter. 

 

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