Archives

Les Canadiens et la guerre de Corée

Des chars d'assaut Sherman en Corée. © Canada. ministère de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / ecopy
Le « petit Gibraltar » (colline 355), Corée. © Canada. ministère de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada / ecopy

Pour la semaine de lundi 22 juin, 2020.

Le 25 juin 1950, des soldats du régime communiste de la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord) franchissent le 38e parallèle et pénètrent dans la République de Corée (Corée du Sud). Le Canada se porte rapidement à la défense de cette dernière, prenant alors part à la guerre de Corée (1950-1953), un conflit local qui menace la fragile paix mondiale.

Après la Seconde Guerre mondiale, la Corée est libérée du Japon, puis elle est divisée en deux. Le territoire au sud tombe sous la responsabilité des États-Unis et le territoire au nord sous la surveillance de l’Union soviétique. La réunification devient impossible après la détérioration des relations entre les États-Unis et l’Union soviétique à la fin des années 1940, qui donne lieu à ce qui deviendra la Guerre froide.

Lorsque les Nord-Coréens encerclent la province de Pusan, située dans le sud-est du pays, les États-Unis obtiennent l’appui de bon nombre de pays membres des Nations Unies, nouvellement établies, en vue d’une intervention militaire. Le Conseil de sécurité autorise la formation de la toute première force des Nations Unies à intervenir dans un conflit armé, sous le commandement des États-Unis. Inquiets des conséquences à l’échelle mondiale de l’agression de la Corée du Nord, le Canada affecte trois contre-torpilleurs et un escadron de transport de l’Aviation royale du Canada aux opérations de surveillance.

Quelques jours plus tard, soit le 7 août 1950, le premier ministre Louis St-Laurent annonce la mise sur pied de la Force spéciale de l’Armée canadienne à l’appui de l’intervention en Corée. Lorsque le Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (PPCLI) s’engage dans les combats en février 1951, la force des Nations Unies continue d’avancer dans la Corée du Nord et se rend quasiment à la frontière de la Chine, ce qui provoque une offensive massive chinoise. Le PPCLI participe à la valeureuse défense de la colline 677 (bataille de Kap’yong) et devient la seule unité canadienne à recevoir une citation du président des États-Unis.

Après le début des négociations pour une trêve en juin 1951, les Canadiens reçoivent la mission de défendre et de patrouiller le terrain conquis. En 1952, le 2e Bataillon du Royal Canadian Regiment subit de lourdes pertes en défendant la colline 355 (surnommée le « Petit Gibraltar ») contre un assaut général des troupes chinoises en octobre, tandis que le Royal 22e Régiment défend « le Crochet » en novembre.

Plus de 27 000 Canadiens servent en Corée avant la signature de l’armistice à Panmunjom le 27 juillet 1953. Après la fin des combats, 7 000 autres Canadiens restent en Corée du Sud pour faire respecter l’armistice jusqu’en 1957. À ce jour, aucun traité de paix n’a encore été signé pour mettre officiellement fin à la guerre de Corée.

La participation des Canadiens à la guerre de Corée est désigné un événement d’importance historique nationale. La Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) conseille le gouvernement du Canada sur la commémoration d’événements historiques nationaux qui évoquent des moments, épisodes, mouvements ou expériences significatifs dans l’histoire du Canada.

 

Liens connexes

Apprenez-en plus au sujet de l’approche de Parcs Canada sur l’histoire publique en consultant Le cadre pour l’histoire et la commémoration (2019) sur notre site web.
Date de modification :