Personnage historique national de sir Adams George Archibald (1814-1892)

© Bibliothèque et Archives Canada / 3214517
Sir Adams George Archibald a été désigné personnage historique national en 1938.
La Commission des lieux et monuments historiques du Canada a revu cette désignation en 2024.
Motifs de la désignation
En tant que premier lieutenant-gouverneur du Manitoba et des Territoires du Nord-Ouest (1870-1872), Archibald joue un rôle essentiel dans l’établissement des premières lois et institutions civiques du Manitoba pendant la période tumultueuse ayant suivi la Résistance de la rivière Rouge de 1869-1870, lorsque la région commence à relever du Canada. Archibald est chargé d’administrer les dispositions de l’Acte du Manitoba, qui garantit aux Métis le droit au territoire. Cependant, le respect des dispositions concernant les terres des Métis s’avère difficile compte tenu de l’empiètement rapide des non-Autochtones et des retards en matière d’arpentage et de gestion des terres du Dominion. Le pouvoir d’Archibald est miné lorsque la milice canadienne soumet des Métis à un règne de terreur, les attaquant continuellement pour les intimider. Ses tentatives pour trouver des compromis avec les Métis, et particulièrement la rencontre qu’il tient avec Louis Riel en octobre 1871, le mettent dans une position délicate et entraînent ultérieurement sa démission.
En 1871, Archibald représente la Couronne pendant les négociations des Traités nos 1 et 2 avec les Anishinaabeg (Ojibwe) et les Mashkiigowag (Moskégons) vivant sur les territoires au sud et à l’ouest des lacs Manitoba et Winnipeg. Plusieurs promesses faites par Archibald dans ses discours pendant la négociation des traités ne sont pas consignées dans les documents écrits des traités. Les Premières Nations ne tardent pas, après les négociations, à clamer haut et fort que les promesses faites n’ont pas été tenues. En 1875, ces « promesses faites en marge des traités » sont officiellement incluses dans les traités.
Archibald est reconnu comme l’un des Pères de la Confédération, ayant représenté la Nouvelle-Écosse, à titre de délégué, aux conférences de Charlottetown et de Québec en 1864 et à celle de Londres en 1866, qui sont à l’origine de la Confédération. Il agit comme secrétaire d’État pour les provinces dans le premier Cabinet de sir John A. Macdonald et comme lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse de 1873 à 1883.
Revue de la désignation
La Commission des lieux et monuments historiques du Canada procède à un examen des personnes, des événements et des lieux historiques nationaux désignés pour déterminer leur lien avec l'histoire et l'héritage du système des pensionnats autochtones. Cet examen fait suite à l'appel à l’action 79 de la Commission de vérité et réconciliation, qui demande au gouvernement fédéral de commémorer l'histoire et l'héritage des pensionnats autochtones.
Des revues sont entreprises de façon continue pour veiller à ce que les désignations tiennent compte des études actuelles, des changements survenus dans la compréhension de l’histoire, ainsi que d’un éventail de voix, de points de vue et d’expériences de la société canadienne.
En 2024, cette désignation a fait l’objet d’une revue à cause de l’héritage colonial et de l’absence d’un aspect important de l’histoire dans le texte de la plaque commémorative. Le texte original, approuvé en 1977, soulignait le fait qu’Archibald était l’un des Pères de la Confédération et mentionnait ses diverses fonctions politiques. Il ne mentionnait pas son rôle dans la création des fondements politiques de la province du Manitoba ni sa participation aux négociations des Traités nos 1 et 2 avec les Premières Nations dans ce qui est aujourd’hui le sud du Manitoba et la Saskatchewan.
De nouveaux motifs de désignation ont été définis qui mentionnent le rôle d’Archibald dans la création des premières lois du Manitoba, dans l’administration des dispositions de l’Acte du Manitoba, lequel garantissait les droits fonciers des Métis, et dans la négociation de traités. Une nouvelle plaque sera préparée lorsque le temps et les ressources le permettront.
Sources : Commission des lieux et monuments historiques du Canada, procès-verbaux, décembre 2022; juin 2023.
Le Programme national de commémoration historique repose sur la participation des Canadiens afin d’identifier les lieux, les événements et les personnages d’importance historique nationale. Tous les membres du public peuvent proposer un sujet afin qu’il soit étudié par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.
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