L’amour d’une mère : Hommage à une épaulard

Lieux historiques nationaux Fort Rodd Hill et du Phare-de-Fisgard

Les eaux qui entourent le fort Rodd Hill et le phare de Fisgard font partie de l’habitat essentiel de l’épaulard résident du Sud en voie de disparition. Parcs Canada et plusieurs autres organismes partagent la responsabilité de la protection et de la réintroduction de cette espèce en péril.

Le deuil en errance pour J35 Tahlequah

En 2018, J35 Tahlequah a accouché, mais son baleineau est mort quelques minutes plus tard. Au lieu de le laisser couler, elle l’a porté pendant 17 jours sur plus de 1 600 kilomètres, en passant près du phare de Fisgard. Ses 17 jours de « deuil et d’errance » ont fait la une des journaux partout dans le monde. Elle a mis en lumière un problème environnemental urgent.

J35 Tahlequah est à nouveau devenue mère en 2024, mais son baleineau n’a vécu que quelques jours. Entourée de sa famille, dont ses fils J47 Notch et J57 Phoenix, Tahlequah a encore une fois porté son baleineau mort. Des quatre baleineaux auxquels elle a donné naissance au cours des 15 dernières années, seuls deux ont survécu.

À cause du manque de saumon, les épaulards résidents du Sud sont menacés d’extinction. Il reste moins d’une centaine d’entre eux. La quantité de baleineaux qui meurent est supérieure à celle de ceux qui survivent. Nous avons surpêché, détruit leur habitat et modifié le climat.

En rendant hommage à J35 Tahlequah, Parcs Canada s’assure que l’amour de cette mère continuera à nous inspirer à protéger les épaulards résidents du Sud.

Darlene Gait : l’artiste et son histoire

Darlene Gait au sujet de sa sculpture « L’amour d’une mère » :

Une femme aux cheveux noirs tressés se tient devant un tableau.
Photo credit: Walter Witt

« Cette installation artistique de deux épaulards a été inspirée par l’histoire vraie de la femelle épaulard connue comme J-35 et surnommée « Tahlequah ».

Son chagrin était tel qu’elle a porté son baleineau mort-né sur sa tête pendant 17 jours.

Cette tragédie a ouvert l’esprit des gens en leur apprenant que les épaulards sont en déclin dans la région. Elle a permis de comprendre comment le deuil peut affecter n’importe quelle mère.

Ma communauté autochtone a un lien étroit avec les épaulards. Ils sont vénérés, car ils nous indiquent à quel endroit et à quel moment nous pouvons trouver les saumons.

J’ai choisi un fini argenté pour capter la lumière du soleil et nous rappeler à quel point nous sommes tous liés aux océans. »

L’histoire de Darlene Gait :

Darlene Gait est née à Victoria en 1969. Ses racines familiales sont celles du peuple lək̓ʷəŋən (Lekwungen) de la nation d’Esquimalt.

Darlene a commencé à peindre à l’âge de 10 ans et a décidé de poursuivre une carrière artistique à 15 ans. Sa passion pour l’art et ses liens culturels avec sa communauté se retrouvent dans ses créations, lesquelles sont exposées à l’échelle locale, nationale et internationale.

Les œuvres de Darlene parsèment la ville de Victoria. Vous les trouverez sous de nombreuses formes : peintures murales, kiosques, panneaux d’information, installations métalliques sur les bâtiments, installations en cuivre le long du rivage, installations en verre dans les centres de villégiature, affiches sur les traversiers, peintures originales, impressions et illustrations de livres en édition limitée.

Les créations et peintures traditionnelles de Darlene représentent l’unité de l’humanité. Elle croit en la promotion d’un changement positif et en la responsabilisation environnementale et sociale.

  We want to hear from you

Dites-nous dans quelle partie de cette histoire vous vous reconnaissez en nous envoyant un courriel à fortrodd@pc.gc.ca. Parcs Canada pourrait utiliser votre réponse dans le cadre d’une campagne annuelle sur les médias sociaux au sujet des 17 jours de deuil et d’errance de J35 Tahlequah.

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