Nouvelles toiles exposées au centre d’accueil

Lieu historique national de Lower Fort Garry

Lorsque JD Hawk a obtenu pour la première fois le feu vert pour installer son chevalet sur le lieu historique de Lower Fort Garry, il n’imaginait pas que ses tableaux finiraient par orner le centre d’accueil du lieu.

Un homme se tient à côté d’une peinture à Lower Fort Garry.

Hawk a peint sur place pendant 5 jours en 2023. Aujourd’hui, plusieurs œuvres issues de ces visites seront exposées pour accueillir les personnes à leur arrivée.

Hawk, qui est Métis, est un descendant de l’employé de la Compagnie de la Baie d’Hudson, John Favell fils et de son épouse Titameg. Il se sent privilégié de voir ses œuvres mises en valeur dans un endroit avec lequel il entretient un lien profond.

« C’était une bénédiction, une véritable bénédiction », affirme Hawk. « Cela va plus loin encore, parce que mes tableaux seront désormais liés au lieu historique, ce qui attire l’attention non seulement sur mon nom… mais crée aussi un lien avec le peuple métis et la culture métisse. »

Le processus a commencé lorsque Hawk a pris des photos de référence sur le site, mais il s’est ensuite transformé en une expérience plus immersive de peinture en direct.

« J’adore être dehors. J’aime peindre ce que je vois devant moi plutôt que de travailler uniquement à partir de photos », dit‑il.

Cela dit, les éléments ne s’arrêtent pas pour faire place à l’expression artistique. Des rafales de vent qui font vaciller son chevalet aux petites créatures qui aiment un peu trop l’œuvre, les difficultés ne manquent pas lorsqu’on peint en plein air.

« Il y a quelques défis à relever. Le premier, c’est le soleil, donc il vaut mieux peindre à l’ombre. Je porte toujours un chapeau et je m’assure d’avoir de l’eau », explique Hawk. « L’autre défi, ce sont les petits insectes, parce qu’ils adorent l’odeur de la peinture et, avant même que vous vous en rendiez compte, vous avez un insecte dans votre tableau. Surtout à l’ombre. »

Malgré ces petits désagréments, le plaisir que Hawk retire de son travail dans la nature l’emporte. Le fait d’exercer son art sur un lieu historique vivant et d’échanger avec les personnes qui visitaient le site, même s’il tentait de s’installer un peu à l’écart, constituait un avantage supplémentaire. Les interactions allaient d’enfants qui venaient lui demander pourquoi il avait choisi certaines couleurs à une femme qui a posé pour une photo en faisant semblant de peindre sur sa toile.

« Je vois tous ces visiteurs arriver avec le sourire, qui essaient d’apprendre et de créer des liens », dit‑il. « De mon point de vue, c’était formidable d’être en arrière‑plan et de vivre tout cela, que ce soit avec les employés sur place qui interagissaient avec les visiteurs, qu’ils soient jeunes ou âgés. »

Un pinceau à la main, un homme peint une toile à Lower Fort Garry.

Ses tableaux explorent les récits du quotidien au fort, ce qui, selon lui, donne plus de profondeur et de pérennité à son travail. Alors qu’une jolie image est agréable à regarder ou qu’une photo peut être mise de côté, estime‑t‑il, une peinture résiste à l’épreuve du temps.

« Quand j’ai des tableaux, ils ont tendance à ne pas se perdre », dit‑il. « La plupart de mes peintures racontent une histoire et, pour cette raison, je ne pense pas qu’elles vont disparaître trop vite avec le temps, d’après ce que j’ai pu observer chez d’autres artistes avant moi. »

Hawk a également pris soin de réaliser ses œuvres dans un style d’époque, ce qui a influé sur sa démarche jusque dans le choix des couleurs.

En fin de compte, avec l’installation de ses tableaux au centre d’accueil, Hawk espère qu’ils aideront les gens à remonter le temps et à se plonger dans l’atmosphère de leur journée sur le site.

« Je veux que mes tableaux fassent partie du fort, pour que les visiteurs vivent une immersion complète », dit‑il. « Quand nous avons parlé d’exposer certaines toiles, et de l’endroit où elles seraient accrochées, à l’entrée, pour moi, c’était l’endroit idéal. Cela permet de plonger les gens dans l’ambiance.

Placées à l’entrée, elles mettent immédiatement les visiteurs dans l’expérience du lieu. »

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