Le Fort-St. Joseph commémore ses 225 ans

Lieu historique national du Fort-St. Joseph

Par Jeralyn Bohms et Abe Zettek

Le Fort-St. Joseph a marqué l’histoire lors de la guerre de 1812, mais qu’en est-il de ses débuts? Pour célébrer les 225 ans du début de la construction, trois nouveaux programmes seront lancés. Venez voir et apprendre au contact d’interprètes historiques costumés qui vous feront des démonstrations de forge, de tir de mousquet, de cuisson de pain au four d’argile, et bien plus encore!

En 1796, la construction d’un nouveau fort britannique sur la rive nord du lac Huron démarrait. C’est la proclamation du traité de Londres en février de cette année-là, et la reddition du fort Mackinac aux États-Unis qui en résulta, qui précipita la construction d’un nouveau fort militaire à l’extrémité sud de l’île Saint-Joseph. Le nouvel emplacement était stratégique en raison de sa proximité avec les routes maritimes existantes et avec le fort Mackinac, où les alliés autochtones avaient l’habitude de rencontrer les commerçants britanniques.

Alors que la construction du nouveau fort commençait, les soldats s’installèrent temporairement à la pointe LaPointe. Le lieutenant Andrew Foster arriva au début du mois de juin 1796, avec l’ordre de construire des huttes simples avec un espace au sol pour un feu, un trou dans le toit au lieu d’une cheminée, et des fenêtres en papier huilé. Les soldats ramassèrent des pierres plates et de l’argile pour construire un four pour la cuisson, et en novembre, il y avait de quoi abriter 30 hommes. Au printemps suivant, des piquets encerclaient le poste.

Mû par un grand sens de l’aventure juvénile, le lieutenant George Landmann des Royal Engineers n’avait que 18 ans lorsqu’il fut envoyé pour gérer les débuts de la construction du fort St. Joseph en 1797. Au cours de ses deux étés sur l’île Saint-Joseph, George Landmann supervisa la construction du blockhaus, du quai, du poste de garde, du fournil, d’une poudrière temporaire et du début d’un mur de palissade. Le lieutenant Landmann était présent au conseil du 30 juin 1798, lorsque neuf témoins ojibwés vendirent officiellement l’île Saint-Joseph à la couronne britannique (traité 11).

Cette année, pour marquer les 225 ans de la création du Fort-St. Joseph, choisissez parmi plusieurs manières d’avoir un aperçu de la vie de ceux qui ont vécu au poste. Des interprètes historiques costumés feront des étincelles en démontrant leurs compétences de forgeron et en forgeant le même matériel que celui utilisé dans la construction du nouveau fort.

Après avoir fabriqué les milliers de clous nécessaires à un nouveau bâtiment, les ouvriers devaient certainement avoir faim! Les interprètes allumeront un four traditionnel – fait d’argile et de pierres, comme celui décrit à la pointe LaPointe – et feront cuire du pain en utilisant des ingrédients, des outils et des techniques historiques.

L’armée n’aurait pas été présente au fort St. Joseph sans la présence du commerce des fourrures. Les visiteurs pourront donc voir comment les mousquets du nord-ouest, un article indispensable, répondaient aux besoins des peuples autochtones qui apportaient des fourrures et des fournitures au poste.

Pendant que vous explorerez les ruines du fort, imaginez que vous avez 18 ans et que vous supervisez la construction d’un poste militaire entier, alors que vous êtes en poste loin de chez vous, au fin fond de l’Amérique du Nord britannique. Bien qu’il ne reste que des ruines du fort d’origine, les arbres et le paysage qui entourent la pointe ont peu changé en 225 ans. Si l’on fait preuve d’un peu d’imagination, on peut presque entendre les voix de ceux qui vivaient au fort il y a si longtemps... ou peut-être est-ce simplement le bruit d’une enclume, le crépitement d’un feu de cuisson ou le bruit d’un coup de mousquet. 

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