Conditions souhaitées et stratégies et mesures

Parc national Banff

Les conditions souhaitées sont des déclarations d’intention concernant ce qu’un lieu vise à réaliser ou à maintenir. Elles reflètent l’objectif et les buts d’une zone particulière, tels qu’ils sont décrits dans la législation et les documents d’orientation, et constituent une base importante pour guider les décisions en matière de gestion de l’utilisation par les visiteurs.

Ces déclarations sur les conditions souhaitées décrivent à quoi ressemblera le secteur de Lake Louise, quelle atmosphère y régnera, quels sons y seront entendus et comment il fonctionnera dans un avenir idéal. Elles se concentrent sur ce à quoi devrait ressembler le secteur et non sur la manière de concrétiser cette vision. Elles ont été mises à jour à partir des commentaires recueillis auprès du public lors d’une phase antérieure de consultation publique.

Ressources naturelles et culturelles

RNC 1 Les populations d’animaux sauvages indigènes prospèrent avec un minimum de conflits avec les humains. La gestion des activités humaines est assurée afin de réduire les conflits, en particulier avec les espèces sensibles, telles que les grizzlis. Les corridors de déplacement de la faune (Fairview et Whitehorn) restent fonctionnels et sécurisés.
RNC 2 Les écosystèmes sont sains et exempts d’espèces envahissantes, ce qui permet aux populations végétales et aquatiques indigènes de prospérer. La qualité des ressources n’est pas compromise par l’activité humaine, notamment la circulation piétonnière qui provoque de l’érosion.
RNC 3 Parcs Canada vise l’amélioration continue de sa performance environnementale, notamment la réduction de l’empreinte carbone de ses activités.
RNC 4 La présence autochtone est visible et appréciée. Les zones d’importance spirituelle et culturelle sont protégées et des possibilités sont offertes pour l’organisation de cérémonies privées et d’activités culturelles. Les visiteurs, les exploitants et le personnel sont respectueux et compétents sur le plan culturel. L’interprétation du patrimoine est élaborée en collaboration avec des partenaires autochtones.

Expérience des visiteurs

EV 1 Les outils de planification des déplacements sont simples et efficaces. Les visiteurs se préparent à vivre des expériences sûres, agréables et enrichissantes, dans la mesure de leurs capacités. Parcs Canada, ses partenaires et ses exploitants offrent des expériences variées, mais diffusent des messages coordonnés afin de définir des attentes et d’orienter les comportements.
EV 2 Le secteur offre toute une gamme d’activités et d’expériences adaptées à différents intérêts, niveaux de compétence et besoins en matière d’accessibilité. Les zones très fréquentées (p. ex. les rives des lacs) accueillent un grand nombre de visiteurs grâce à des infrastructures adaptées, tandis que les zones peu fréquentées (p. ex. l’arrière-pays ou vallée du Paradise) sont des lieux solitaires qui favorisent la sécurité des habitats.
EV 3 Les visiteurs éprouvent un sentiment de gratitude envers les lieux qu’ils explorent et s’y sentent proches de la nature. Ils y passent un séjour qui leur semble enrichissant et plein de sens. Tout le long des sentiers, ils peuvent y vivre des expériences particulières, y admirer des panoramas et y découvrir des plans d’eau.
EV 4 La communication dans la région du lac Louise est claire, cohérente, adaptée aux saisons et permet de s’orienter efficacement.

Sécurité du personnel et des visiteurs

SE 1 Le nombre de visiteurs et de véhicules ainsi que les schémas de circulation sont gérés dans des limites qui garantissent la sécurité, la protection des ressources naturelles et culturelles, la qualité de l’expérience des visiteurs et qui sont adaptées à la capacité d’accueil des infrastructures. Les systèmes d’intervention d’urgence sont efficaces et bien coordonnés.
SE 2 Les visiteurs arrivent sur place informés des règlements du parc et outillés pour respecter les pratiques de sécurité et de gestion responsable (p. ex. respecter la loi de la faune, ne laisser aucune trace). Les interactions entre les visiteurs et le personnel sont respectueuses.

Installations et opérations

IO 1 Les transports sont sûrs, efficaces et offrent une expérience globale sans voiture dans la région. Les transports en commun et les modes de transport actifs sont privilégiés en tant qu’options économiques, pratiques et accessibles. Les centres dédiés et les infrastructures facilitent les déplacements.
IO 2 Les infrastructures favorisent la fréquentation tout en minimisant les répercussions écologiques et visuelles. Les panoramas naturels prédominent, même dans les zones très fréquentées. Les installations sont propres, accessibles et adaptées au nombre de visiteurs, tout en respectant les limites d’empreinte écologique approuvées.

À propos des stratégies et des mesures

Dans la gestion de l’utilisation par les visiteurs, les stratégies sont des approches générales visant à résoudre les problèmes de gestion et les mesures des moyens concrets et spécifiques permettant de les mettre en œuvre.

Les stratégies et les mesures envisagées par Parcs Canada pour le secteur du lac Louise ont été élaborées à partir de commentaires recueillis auprès d’experts et d’intervenants régionaux, tant à l’interne qu’à l’externe. Elles reflètent le mandat global de Parcs Canada, qui consiste à protéger à la fois l’intégrité écologique et l’expérience exceptionnelle des visiteurs, et à répondre aux priorités exprimées par la population canadienne lors des consultations publiques précédentes.

Principes essentiels

Les stratégies et les mesures proposées par Parcs Canada s’appuient sur huit principes fondamentaux, et sur un cadre réglementaire et stratégique qui influence ce qui peut et ne peut pas être proposé.

Processus d’évaluation

Pour chacune des stratégies et mesures proposées, Parcs Canada évaluera les éléments suivants.

  • Viabilité : Comment cette stratégie nous aiderait-elle à résoudre les problèmes clés et à remplir les conditions souhaitées?
  • Faisabilité : Combien coûterait cette stratégie? Les ressources nécessaires à la mise en œuvre des stratégies sont-elles disponibles ou peuvent-elles être obtenues à l’avenir?
  • Attrait : Quand et où cette stratégie serait-elle la plus utile, dans quelle mesure améliorerait-elle l’expérience des visiteurs ou protégerait-elle l’intégrité écologique, et quels seraient les compromis à faire?

Parcs Canada tiendra compte des commentaires du public pour orienter ce processus d’évaluation. Aucune solution unique ne permettra d’atteindre tous les objectifs du projet et de résoudre tous les problèmes. Notre objectif est de gérer l’utilisation par les visiteurs de manière à protéger les patrimoines naturel et historique, à assurer la sécurité des visiteurs et du personnel, et à offrir à ceux-ci une expérience positive lors de leur visite. Les stratégies et les mesures doivent être conformes à la législation, aux politiques et aux autres directives de gestion applicables, notamment à la Loi sur les parcs nationaux du Canada, au mandat de Parcs Canada et à la Stratégie pour le secteur de Lake Louise, qui fait partie du Plan directeur du parc national Banff.

Certains éléments supplémentaires peuvent également être pris en compte lors du choix des stratégies et des mesures.

  • Analyse : La collecte de données et des études supplémentaires pourraient être nécessaires à l’évaluation et à la mise en œuvre de certaines stratégies et mesures.
  • Ressources : Des ressources seront nécessaires à la mise en œuvre de certaines stratégies et mesures.
  • Gestion adaptative : Une surveillance et des ajustements continus seront effectués pour que les stratégies et les mesures permettent de maintenir ou d’atteindre les conditions souhaitées.

Stratégies et mesures provisoires

Parcs Canada propose des stratégies et mesures provisoires qui pourraient servir à maintenir ou à atteindre les conditions souhaitées dans le secteur du lac Louise. Les stratégies et mesures proposées ne sont pas définitives. Si elles sont mises en œuvre, elles pourraient s’appliquer de diverses manières et à différents endroits dans le secteur du lac Louise.

Stratégies et mesures à l’échelle du secteur

Parcs Canada propose quatre stratégies provisoires qui pourraient être mises en œuvre dans tout le secteur du lac Louise pour aider à atteindre les conditions souhaitées.

Stratégie 1 : Gérer la congestion et l’accès.

La gestion des congestions routières et de la foule a été considérée comme une priorité absolue lors de la consultation précédente sur les conditions souhaitées, 62 % des personnes interrogées mentionnant la surfréquentation comme un obstacle à la visite du lac Louise.

Afin de gérer la congestion routière et la foule, Parcs Canada propose les mesures suivantes. Lorsque vous prenez connaissance de ces mesures, veuillez tenir compte de leurs répercussions sur la gestion de la congestion routière et de la foule.

Parcs Canada propose de gérer l’accès aux trois endroits clés suivants afin d’ajuster le volume de visiteurs et d’atténuer les pics de fréquentation pendant les périodes de pointe :

  • lac Moraine;
  • vallée du Paradise;
  • lac Louise.

Les solutions varieront selon les endroits, mais pourraient inclure des réservations de stationnement, des limites de temps de stationnement, des permis d’occupation, des permis d’accès, des restrictions d’accès saisonnières, ou une combinaison de ces outils ou d’autres. Afin de réduire davantage la pression sur les secteurs très fréquentés et les ressources, aucune nouvelle proposition d’événement spécial ne sera prise en considération dans la région de Lake Louise, à aucun moment de l’année. Vous trouverez plus de détails et d’autres occasions de donner votre avis sur les stratégies et les mesures propres à chaque site dans les deux enquêtes suivantes.

La mise en place d’une capacité d’accueil des visiteurs est une stratégie de dernier recours, utilisée lorsqu’aucune autre combinaison de mesures ne permet d’atteindre les conditions souhaitées. Les capacités seront fondées sur des données probantes, spécifiques, ajustables et varieront selon les emplacements.

Les capacités n’ont pas encore été fixées. En nous basant sur les meilleures données et connaissances disponibles, nous prévoyons que, une fois développées, les capacités auront les effets suivants.

  • Lac Moraine – Réduire la fréquentation afin de respecter la capacité actuelle du site et mieux répartir l’arrivée et le volume des visiteurs afin de réduire la congestion pendant les périodes de pointe.
  • Vallée du Paradise – Réduire la fréquentation afin de protéger la sécurité des habitats et la connectivité faunique.
  • Lac Louise (rives du lac) - Suspendre la croissance du nombre de visiteurs et mieux gérer le volume et le calendrier des visites afin de réduire la congestion et l’affluence pendant les périodes de pointe.
  • Corridors de transport – Réduire le volume global de véhicules et encourager les modes de transport actifs. Donner la priorité à la santé des corridors fauniques et à la connectivité faunique.
  • Stationnement incitatif du lac Louise – Ralentir l’augmentation de la fréquentation. Permettre une croissance progressive du nombre de véhicules dans le cadre de l’élargissement préapprouvé de l’empreinte.

Stratégie 2 : Donner la priorité aux transports en commun et aux transports actifs

Lors de consultations précédentes, le public canadien nous a indiqué que Parcs Canada devait gérer la congestion tout en accueillant un grand nombre de visiteurs avec un minimum de restrictions, et que la priorité devait continuer d’être accordée à l’offre de moyens de transport à moindre coût. Les transports en commun et les transports actifs sont des outils essentiels à l’équilibre entre ces objectifs potentiellement contradictoires.

Cinq mesures sont proposées dans le cadre de la stratégie visant à privilégier les transports en commun et les transports actifs. Lorsque vous lirez ces mesures, veuillez tenir compte de leur incidence sur la priorité accordée aux transports en commun et aux transports actifs.

1. Tirer parti des partenariats dans le domaine des transports publics

  • Continuer à travailler en étroite collaboration avec les partenaires locaux et régionaux dans le domaine des transports publics afin de surveiller l’utilisation de ces derniers et de déterminer les itinéraires optimaux pour les navettes et les transports en commun, les emplacements des arrêts et la fréquence des passages dans tout le secteur, dans le but de continuer à améliorer la connectivité locale et régionale.

2. Garantir des options abordables

  • Veiller à ce qu’une offre de transport abordable soit proposée aux visiteurs, en maintenant l’accès public aux principales destinations du secteur du lac Louise.
  • Lorsque les véhicules privés sont interdits et que les navettes commerciales sont autorisées, les redevances perçues auprès des prestataires de services de stationnement et de transport commercial contribueront à compenser le coût lié au maintien d’une option de transport abordable pour le public.

3. Améliorer les itinéraires des modes de transport actifs

  • Continuer à améliorer le sentier Tramline afin qu’il reste un itinéraire sûr, pittoresque et dédié à la marche et au vélo entre la communauté et le lac Louise (rives du lac). Améliorer la signalisation, les passages piétons et les outils de planification des itinéraires.
  • À mesure que les infrastructures sont modernisées, étudier les améliorations à apporter à la connectivité pour les cyclistes entre le stationnement incitatif du lac Louise, la promenade de la Vallée-de-la-Bow et la collectivité de Lake Louise.

4. Améliorer l’accessibilité

  • Veiller à ce que les nouveaux services et infrastructures respectent les politiques, les lignes directrices et les normes actuelles de Parcs Canada en matière d’accessibilité.
  • Continuer à offrir soit des moyens de transport abordables et accessibles, soit des places de stationnement accessibles, tant au lac Louise qu’au lac Moraine.
  • Veiller à ce que les rives des lacs Louise et Moraine soient accessibles.

5. Gestion adaptative des infrastructures

  • À mesure que de plus en plus de personnes arrivent par des transports en commun ou actifs, veiller à ce que les infrastructures prennent en charge ces modes de transport. Il pourrait s’agir notamment de réaménager les places de stationnement et les zones de dépose ou d’utiliser des barrières, des panneaux et des bordures pour mieux diriger les piétons, réduire les congestions et améliorer la sécurité et l’expérience des visiteurs.

Stratégie 3 : Protéger la faune et les écosystèmes

Les répondants aux enquêtes précédentes ont identifié la protection de la faune comme la priorité absolue parmi les conditions souhaitées, 40 % d’entre eux indiquant que Parcs Canada devrait en faire davantage pour protéger les ressources naturelles et culturelles

Afin de protéger la faune et les écosystèmes , trois mesures sont proposées. Ces mesures s’ajoutent aux structures de passage d’animaux sauvages et aux clôtures déjà envisagées. En lisant ces mesures, veuillez tenir compte de leurs répercussions sur la protection de la faune et des écosystèmes.

1. Améliorer les habitats et les corridors de déplacement

  • Utiliser le brûlage dirigé et l’éclaircissement des forêts pour augmenter la superficie des habitats fauniques productifs dans les corridors fauniques, mais loin des secteurs très fréquentés.
  • Éliminer la végétation non indigène et sélectionner les sources de nourriture afin de réduire les facteurs d’attraction de la faune dans les zones et sur les sentiers très fréquentés du secteur.

2. Mettre en place des fermetures saisonnières ou nocturnes

  • Mettre en place des fermetures ou des restrictions routières saisonnières ou temporaires afin de permettre aux animaux sauvages de se déplacer en toute sécurité pendant la nuit, à l’aube et au crépuscule, ou au printemps. Cela peut consister à fermer le stationnement du lac Louise pendant la nuit, à réduire ou à supprimer la navette des départs alpins, ou à mettre en place des fermetures de routes ou une limitation de la capacité des véhicules sur la route du lac Moraine pendant les saisons et les heures sensibles.
  • Continuer à travailler avec la communauté des guides et des alpinistes afin de garantir que les départs alpins matinaux restent possibles et permettent d’atteindre les destinations de montagne en toute sécurité.

3. Consolider les sentiers et améliorer la visibilité au loin

  • Fermer de manière saisonnière ou permanente les sentiers superflus, non officiels ou importants pour la faune, et restreindre la circulation hors sentiers. Concentrer les visiteurs sur les sentiers officiels (tels que le sentier Tramline Trail et le sentier de la Ligne-de-Partage-des-Eaux) réduit l’activité humaine dans les habitats et les corridors fauniques.
  • Améliorer la visibilité au loin sur les sentiers officiels afin de réduire les rencontres inattendues avec la faune.

Stratégie 4 : Améliorer la planification des voyages et l’éducation

Le public canadien nous a clairement indiqué que les conditions idéales ou souhaitées ne pourraient être atteintes sans une amélioration de l’éducation et de la sensibilisation du public, des outils de planification des déplacements et du comportement des visiteurs. Lorsque vous prenez connaissance de ces mesures, veuillez tenir compte de leurs répercussions sur l’amélioration de l’éducation et de la planification des déplacements.

Concernant la stratégie d’amélioration de l’éducation et de la planification des déplacements, quatre mesures possibles sont proposées. Lorsque vous prenez connaissance de ces mesures, veuillez tenir compte de leurs répercussions sur l’amélioration de l’éducation et de la planification des déplacements.

1. Améliorer la connectivité

  • Collaborer avec des partenaires afin de faciliter la mise en place du Wi-Fi, d’améliorer la couverture du réseau cellulaire et de proposer des outils accessibles en temps réel, dans la mesure du possible, afin d’améliorer la connectivité, la communication et la planification des déplacements sur les lieux de destination.

2. Signalisation et orientation

  • Grâce à une gestion adaptative, continuer à améliorer la signalisation afin de mieux guider les visiteurs vers les différents points d’intérêt du secteur du lac Louise et aux alentours, et améliorer la signalisation autour des principales attractions afin que les visiteurs soient assurés d’être là où ils veulent être.

3. Collaborer avec les partenaires

  • Continuer à explorer des moyens nouveaux et innovants de communiquer au public des messages essentiels en matière de sécurité, d’éducation et de comportement avant et pendant les visites. Collaborer avec les partenaires pour atteindre les publics visés aux moments clés du cycle de planification et veiller à ce que les informations soient disponibles là où les visiteurs les recherchent.
  • Explorer les options permettant de mieux intégrer les réservations de navettes de Parcs Canada aux réseaux de transport régionaux et à d’autres expériences à valeur ajoutée, tout en continuant à privilégier un service de réservation pratique, équitable et accessible.

4. Faire entendre les voix des Autochtones

  • Créer un espace pour les peuples autochtones et faire entendre leur voix afin d’accueillir et d’éduquer les visiteurs dans le secteur du lac Louise.

Stratégies et mesures propres à chaque secteur

Parcs Canada propose des stratégies et des mesures supplémentaires qui s’appliqueraient à des endroits précis du lac Louise afin d’aider à atteindre les conditions souhaitées.

Secteur de gestion 1 : lac Louise

Parcs Canada souhaite connaître votre opinion sur quatre options possibles permettant de gérer le volume de véhicules au lac Louise.

  • Scénario A: Stationnement payant fonctionnant selon le principe du premier arrivé, premier servi
  • Scénario B: Réservations de stationnement sans restrictions d’accès
  • Scénario C: Réservations de stationnement avec heure d’arrivée et durée de séjour prédéterminées
  • Scénario D: Restrictions sur les véhicules particuliers, accès par navettes, transports en commun et modes de transport actifs

Certains éléments clés restent les mêmes dans tous les scénarios :

Taille des aires de stationnement : Étant donné que le nombre de visiteurs devrait continuer d'augmenter, l'agrandissement des parkings n'est pas une solution viable pour remédier à la congestion du stationnement.

Gestion du volume du trafic des transports en commun : Le volume du trafic des transports en commun et des navettes commerciales est géré dans chaque scénario afin d’éviter tout dépassement de la capacité d’accueil du site, compte tenu des limites de stationnement, de la capacité d’accueil des sentiers et des toilettes, des seuils environnementaux, de la sécurité publique et de l’expérience des visiteurs.
Rappel : La mise en place d’une limite de capacité d’accueil est une stratégie de dernier recours, utilisée lorsqu’aucune autre combinaison de mesures ne permet d’atteindre les conditions souhaitées. Aucune limite numérique de capacité ni aucun mécanisme d’attribution n’ont été établis pour l’instant. De plus amples informations sont disponibles sur le site Web de Parcs Canada.

Offre diversifiée : Répartir les capacités des navettes commerciales de manière équitable et transparente, en veillant à ce que le marché reste concurrentiel et continue à favoriser une variété de modèles commerciaux. L’Agence Parcs Canada (APC) reste engagée à offrir une expérience de transport qui tient compte de divers modes d’arrivée, dont des transports en commun et diverses offres commerciales.

Abordabilité : Dans tous les scénarios, Parcs Canada veillera à ce qu’une offre de transport abordable soit mise à la disposition des visiteurs, afin de maintenir l’accès du public aux principales destinations du secteur du lac Louise.

Les redevances perçues sur les stationnements payants et les permis de transport commercial permettront de continuer à garantir que le maintien de l’accès public au site reste financièrement viable.


Scénario A : Stationnement payant fonctionnant selon le principe du premier arrivé, premier servi

Comment cela fonctionnerait-il?

Les véhicules particuliers peuvent toujours se rendre au lac Louise et chercher une place de stationnement, mais les places sont limitées. Les aires de stationnement sont pleines 12 heures par jour et moins d’un véhicule sur quatre arrivant au bord du lac parvient à trouver une place. Une fois les aires de stationnement complètes, les véhicules sont refoulés jusqu’à ce que des places se libèrent, ce qui signifie souvent qu’ils doivent tourner en rond ou quitter le secteur. Les frais de stationnement restent élevés afin que le prix des navettes reste abordable.

Pour tenter d’obtenir une place, les gens continuent d’arriver plus tôt ou plus tard dans la journée, ou viennent en dehors des mois de forte affluence. Cela entraîne une augmentation des congestions routières et des pressions accrues à l’aube et au crépuscule, moments importants pour les déplacements de la faune. Une gestion du trafic 24 heures sur 24 est nécessaire pour prévenir les incidents entre les véhicules et assurer la sécurité.

Qu’advient-il des navettes?

Les navettes de Parcs Canada et de l’entreprise Roam et les transporteurs commerciaux continuent d’assurer le service vers le lac Louise. L’arrivée par ces modes de transport est soumise à des restrictions de capacité et échelonnée afin de réduire les pics de fréquentation tout au long de la journée. Les transports en commun sont prioritaires et restent l’option la moins coûteuse.


Scénario B : Réservations de stationnement sans restrictions d’accès

Comment cela fonctionnerait-il?

Pour vous rendre au lac Louise en voiture pendant les mois et les heures de pointe (de juin à septembre, de 6 h à 17 h), vous devez réserver une place de stationnement ou vous procurer un laissez-passer. Les réservations de stationnement sont confirmées avant la date d’arrivée. Elles se vendent rapidement, mais garantissent l’accès aux visiteurs qui organisent leur visite à l’avance. Les conducteurs ayant réservé peuvent arriver à tout moment pendant la plage horaire d’accès restreint et rester sur place aussi longtemps qu’ils le souhaitent. Ceux qui n’ont pas réservé ne seront pas autorisés à stationner leur véhicule et devront faire demi-tour au poste de contrôle ou à la barrière automatique et quitter les lieux. Il faudrait prévoir des voies réservées aux navettes, aux clients de l’hôtel et au personnel.

Parcs Canada utilise les données historiques relatives à l’occupation, à la durée de séjour et aux flux de visiteurs pour fixer des nombres de réservations réalistes, en commençant par un taux d’utilisation de 70 à 80 % afin de tenir compte des séjours plus longs et du stationnement occasionnel pendant la nuit. Certaines places de stationnement vides sont à prévoir pendant l’optimisation du système. Au fil du temps, les ajustements dynamiques des fenêtres de réservation refléteront les habitudes de fréquentation, la saisonnalité, les conditions météorologiques et les événements. Au début, on s’attend encore à des congestions et des véhicules qui tournent en rond sur Lake Louise Drive pendant que les visiteurs apprennent à utiliser le nouveau système, mais la congestion routière s’améliorera considérablement dans l’ensemble et diminuera avec le temps. Les visites en dehors des heures d’accès restreint pourraient augmenter.

Qu’advient-il des navettes?

Les visiteurs peuvent également utiliser les navettes de Parcs Canada ou de Roam ou les transporteurs commerciaux, dont la capacité pourrait être légèrement augmentée pour compenser la réduction du nombre de places de stationnement public.


Scénario C : Réservations de stationnement avec heure d’arrivée et durée de séjour prédéterminées

Comment cela fonctionnerait-il?

Les réservations de stationnement avec heure d’arrivée prédéterminée sont obligatoires pendant les mois de forte affluence et les heures de pointe (de juin à septembre et de 6 h à 17 h). Les visiteurs se voient attribuer une heure d’arrivée et une durée de séjour fixe plutôt qu’une durée illimitée. Les blocs ainsi réservés peuvent durer trois, quatre ou cinq heures, en fonction des durées de séjour observées par le passé. Les visiteurs peuvent profiter du lac ou choisir une randonnée pendant la durée de leur réservation, mais doivent partir avant la fin de celle-ci.

Les délais de grâce permettent des retards mineurs, mais tout dépassement important peut entraîner des pénalités. Les conducteurs sans réservation doivent faire demi-tour au poste de contrôle ou à la barrière automatique et des voies sont réservées aux navettes et aux clients de l’hôtel.

Ce système permet de répartir les arrivées et les départs tout au long de la journée, réduisant ainsi les risques de congestion et d’attroupement. Il est prévu que certaines places de stationnement restent inoccupées en raison d’absences ou de dépassements de durée de séjour pendant la phase d’optimisation du système. On s’attend à une réduction du nombre de congestions et de véhicules qui tournent en rond sur Lake Louise Drive, mais à une augmentation des visites en dehors des heures de réservation.

Qu’advient-il des navettes?

Les visiteurs qui ont besoin de rester plus longtemps sur place sont encouragés à utiliser d’autres moyens de transport, tels que les navettes, les transports en commun, les modes de transport actifs ou les transporteurs commerciaux, dont les capacités pourraient être légèrement augmentées afin de compenser la réduction du nombre de places de stationnement public.


Scénario D : Restrictions sur les véhicules particuliers, accès par navettes, transports en commun et modes de transport actifs

Comment cela fonctionnerait-il?

De mai à octobre, les véhicules particuliers ne sont pas autorisés sur Lake Louise Drive. Les visiteurs doivent se rendre au lac Louise à vélo ou à pied ou en utilisant les transports en commun ou les navettes, notamment celles de Roam et de Parcs Canada et les transporteurs commerciaux. Des exceptions sont prévues pour les personnes à mobilité réduite, les clients et le personnel de l’hôtel, les entrepreneurs et les prestataires de services essentiels s’ils ne peuvent pas être pris en charge par les services de navettes. La réduction du nombre de véhicules sur les routes améliore les conditions de déplacement de la faune.

Les visiteurs doivent s’organiser à l’avance afin de réserver leur place avant de se rendre sur place. S’il n’y a pas de réservations disponibles le jour choisi, ils doivent prévoir un autre jour ou se rendre dans un autre lieu.

Qu’advient-il des navettes?

Les navettes, tant publiques que commerciales, et les transports en commun constituent les principaux modes d’arrivée. Ils peuvent circuler plus fréquemment, et les arrivées sont gérées de manière à ce qu’il y ait moins de surfréquentation et de foules. L’accessibilité est améliorée et l’espace nécessaire au transport du matériel est pris en compte. Les visiteurs peuvent également utiliser les navettes de Roam, les transporteurs commerciaux ou les modes de transport actifs pour se rendre à cette destination. Les aires de stationnement sont réaménagées afin de favoriser le système de dépose-minute (par opposition au stationnement) et d’offrir des équipements et services supplémentaires grâce à la réaffectation de l’espace.

Secteur de gestion 2 : lac Moraine

La protection de la faune, la gestion des congestions et des foules, ainsi que la mise à disposition de toilettes propres et en nombre suffisant figuraient parmi les principales conditions souhaitées pour ce secteur. Pour atteindre les conditions souhaitées, Parcs Canada mettra en œuvre cinq mesures :

Mesures prévues pour le lac Moraine

1. Gestion du volume du trafic des transports en commun

  • Réduire le volume quotidien du trafic des transports en commun à un niveau qui ne dépasse pas la capacité du site, en tenant compte des limites de stationnement, de la capacité d’accueil des sentiers et des toilettes, des seuils environnementaux, de la sécurité publique et de l’expérience des visiteurs.
    Rappel : La mise en place d’une limite de capacité d’accueil est une stratégie de dernier recours, utilisée lorsqu’aucune autre combinaison de mesures ne permet d’atteindre les conditions souhaitées. Aucune limite numérique de capacité ni aucun mécanisme d’attribution n’ont été établis pour l’instant.
  • Utiliser des permis d’accès commerciaux et des stratégies de gestion pour gérer les visites et atténuer les pics de fréquentation pendant les périodes de forte affluence. Les stratégies de gestion pourraient consister notamment à fixer les heures d’arrivée ou à limiter les durées de séjour.
  • Respecter l’engagement de Parcs Canada d’accorder aux exploitants commerciaux un délai de 18 mois avant de mettre en œuvre des changements importants concernant l’accès au secteur.

2. Privilégier une offre diversifiée

  • L’Agence Parcs Canada (APC) reste engagée à offrir une expérience de transport qui tient compte de divers modes d’arrivée, dont des transports en commun et diverses offres commerciales.

3. Maintenir l’abordabilité

  • Dans tous les cas, Parcs Canada veillera à ce qu’il soit possible d’accéder au lac Moraine à un coût abordable.
  • Les redevances perçues sur les stationnements payants et les permis de transport commercial permettront de continuer à garantir que le maintien de l’accès public au site reste financièrement viable.

4. Mettre en place des fermetures saisonnières ou

  • Limiter l’accès des véhicules à Moraine Lake Road afin de perturber le moins possible les carnivores farouches. Cela pourrait se traduire par une réduction ou une suppression de l’offre de navettes des départs alpins et par des fermetures d’accès ou une limitation du nombre de véhicules sur Moraine Lake Road pendant les saisons et les heures sensibles.

5. Encourager les transports actifs

  • Continuer à donner la priorité à la sécurisation de la cohabitation entre cyclistes et véhicules sur Moraine Lake Road et étudier les possibilités d’améliorations de la route, telles que la création d’aires de stationnement pour cyclistes, lors de la modernisation des infrastructures.

Secteur de gestion 3 : vallée du Paradise

La vallée du Paradise est un secteur fragile de l’arrière-pays. Ce secteur offre un habitat essentiel à des espèces farouches, telles que les grizzlis, entre les zones très fréquentées du lac Louise et du lac Moraine. Les zones moins fréquentées, comme la vallée du Paradise, offrent à la faune un habitat relativement préservé et essentiel à certaines saisons, à l’écart des foules.

Afin de préserver cet endroit unique de l’arrière-pays dans le but de donner la priorité à la sécurité des habitats fauniques, Parcs Canada propose deux mesures.

1. Gérer les volumes du trafic des transports en commun vers les points de départ des sentiers

  • Réduire le nombre quotidien de randonneurs déposés et récupérés au départ du sentier de la vallée du Paradise par les transports en commun, afin d’atteindre un niveau de fréquentation qui protège la sécurité des habitats et la connectivité de la faune dans cette région, ainsi que l’habitat essentiel des grizzlis.
  • Des outils tels que les réservations ou les permis peuvent aider à répartir les visites tout au long de la journée et à éviter les attroupements. Des systèmes d’attribution tels que des tirages au sort ou des loteries peuvent également être envisagés.

2. Mettre en place des fermetures saisonnières ou nocturnes

  • Utiliser les fermetures saisonnières du secteur au printemps et au début de l’été afin que les grizzlis et les autres animaux sauvages puissent accéder à leurs habitats essentiels en étant les moins dérangés possible par les humains.
  • Les permis de camper et de bivouaquer continueraient d’être contrôlés et modifiés, si nécessaire, en fonction des conditions environnementales et de l’état de la faune. Il pourrait s’agir notamment de supprimer l’offre de camping dans ce secteur.

Rappel : La mise en place d’une capacité d’accueil des visiteurs est une stratégie de dernier recours, utilisée lorsqu’aucune autre combinaison de mesures ne permet d’atteindre les conditions souhaitées. Aucun chiffre relatif à la capacité ni aucun mécanisme d’attribution n’ont été élaborés. Parcs Canada s’engage à veiller à ce que l’accès des visiteurs soit accordé de manière ouverte, équitable et transparente.

Date de modification :