Informations sur les espèces aquatiques envahissantes
Parc national des Lacs-Waterton
Toutes les embarcations non motorisées provenant de l'extérieur du parc sont interdit d'être mises à l'eau dans le parc national des Lacs-Waterton. Consultez le règlement 2025
Signalez toutes les observations d’espèces aquatiques envahissantes en envoyant un courriel à wlfuaisprevention-eaiprevention@pc.gc.ca.
Les espèces aquatiques envahissantes (EAE) présentent un risque croissant pour le parc national des Lacs-Waterton. La protection des eaux du parc est une responsabilité collective et la prévention est essentielle.
Parcs Canada compte sur tous les visiteurs pour respecter les fermetures afin d’assurer la santé des écosystèmes aquatiques. Il est important de connaître les EAE les plus préoccupantes, la manière dont elles se propagent et ce que vous pouvez faire pour nous aider. Poursuivez votre lecture!
Tournis des truites
Situation : Présent à Waterton (bassin hydrographique de la rivière Belly)
Le tournis des truites, causé par le parasite Myxobolus cerebrali, peut entraîner un taux de mortalité de plus de 90 % chez les juvéniles des populations de truite et de grand corégone.
Les poissons touchés peuvent manifester n’importe lesquels des symptômes suivants : nager en tourbillonnant, difformité du squelette de la tête ou du corps, et queue qui semble de couleur foncée ou même noire.
Il n’y a aucun traitement pour le tournis des truites. Une fois ce parasite introduit, il n’est généralement pas possible de l’éliminer.
Il est donc essentiel de prévenir la propagation du tournis des truites à Waterton pour assurer la santé des populations de poissons.
Comment le tournis des truites se propage-t-il?
Le parasite qui cause le tournis des truites a un cycle de vie complexe qui comporte un ver (Tubifex tubifex). Le parasite vit dans le ver hôte pendant un certain temps avant de le quitter pour nager librement dans la colonne d’eau, où il peut rencontrer et infecter des poissons. Le tournis des truites peut se propager en déplaçant des poissons vivants ou des parties de poissons morts infectés d’un endroit à un autre. Il peut se répandre par des gouttes d’eau, du sable, du limon, des ballasts et l’équipement aquatique contaminés. Il peut être extrêmement difficile de supprimer les matières infectieuses des embarcations et du matériel de pêche.
Comment le tournis des truites est-il détecté?
Il est nécessaire de tester en laboratoire des échantillons de poissons ou d’eau pour diagnostiquer le tournis des truites. Certains poissons infectés ne montrent pas de signe de la maladie. Par ailleurs, certains poissons peuvent montrer des signes du tournis des truites qui sont dus à d’autres causes.
ILe tournis des truites a été détecté ici, à Waterton, dans la rivière Belly en 2023, ainsi que dans le parc national Yoho. C’était la première fois que le tournis des truites était détecté en Colombie-Britannique et dans un bassin qui se déverse dans le Pacifique.
Le tournis des truites affecte-t-il les humains?
Le parasite qui cause le tournis des truites n’affecte pas les humains ou les animaux autres que les salmonidés comme la truite. Il n'y a aucun risque lié à la baignade ou à la consommation de poissons pêchés dans des eaux infectées.
Moules d’eau douce envahissantes
Situation : Non présent à Waterton ou en Alberta (espèces les plus préoccupantes)
Espèces les plus préoccupantes : quagga (Dreissena bugensis), zébrée (Dreissena polymorpha), et d’or (Limnoperna fortune)
Les moules envahissantes zébrées et quagga sont originaires d’Europe et elles ont fait leur apparition en Amérique du Nord dans les années 1980. Elles sont petites, en forme d’éventail et d’une couleur allant du blanc au brun. De la grosseur d’un ongle, ces mollusques d’eau douce produisent des millions d’œufs et on peut en retrouver des dizaines de milliers par mètre carré. Les colonies à grande densité peuvent rendre le littoral inutilisable en raison de leurs coquilles coupantes et de l’odeur qu’elles dégagent.
En 2024, la moule d’or (originaire de la Chine) a été détectée en Californie, pour la première fois en Amérique du Nord. Bien que son apparence et ses effets soient semblables à ceux de la moule zébrée et de la moule quagga, elle peut s’établir dans des eaux dont la température et la salinité varient davantage.
Les moules envahissantes sont des organismes filtreurs extrêmement efficaces qui vident l'eau des nutriments essentiels dont les espèces indigènes ont besoin pour survivre. Les effets de ces moules se font sentir dans l’ensemble du réseau alimentaire, ce qui a des incidences sur les plantes et les animaux de la région, en plus d’altérer la chimie et la clarté de l’eau.
Les infestations sont probablement permanentes et irréversibles. Il n’existe aucune méthode, aucune technologie, ni aucun prédateur naturel pour éliminer les moules envahissantes une fois qu’elles s’établissent dans un plan d’eau.
Comment les moules envahissantes se répandent-elles?
Les larves microscopiques (appelées véligères) flottent et suivent le courant jusqu’à ce qu’elles se fixent à une surface solide. Elles peuvent facilement infecter les cours d’eau en aval qui sont reliés à une zone envahie.
Les moules zébrées et quagga peuvent survivre plusieurs semaines hors de l’eau en milieu très humide. Les moules et d’autres espèces aquatiques envahissantes peuvent être déplacées par inadvertance parce qu’elles se sont collées aux embarcations, au matériel, à l’équipement et aux remorques. L’eau stagnante ou piégée se trouvant dans les embarcations peut contenir des larves microscopiques. Une fois les moules présentes dans un bassin hydrographique, la transmission en aval est inévitable.
Est-ce que des moules envahissantes ont été trouvées à Waterton ou dans les environs?
Aucune moule envahissante n’a été détectée à ce jour dans le parc national des Lacs-Waterton. Parcs Canada procède régulièrement à des analyses pour détecter des moules envahissantes, notamment des traits de plancton, des inspections visuelles du littoral et le déploiement d’échantillonneurs de substrat artificiel qui sont examinés régulièrement pour détecter la croissance de moules adultes. Une surveillance active de l’ADN environnemental est également menée pour déterminer la présence de larves véligères de moules envahissantes.
Les moules envahissantes se trouvent au Québec, en Ontario, au Manitoba et dans 34 États américains, dont l’Idaho. En 2023, des moules envahissantes ont été trouvées dans le parc national du Mont-Riding, au Manitoba.
Quelle est la menace des moules envahissantes pour les espèces indigènes?
Les moules envahissantes constituent une menace grave et permanente pour les eaux du parc. La chaîne des lacs Waterton abrite l’omble à tête plate (Salvelinus confluentus), une espèce menacée, et ces lacs sont les seuls lacs connus où vivent naturellement le touladi, le corégone pygmée (Prosopium coulteri), la mysis (Mysis diluviana), et le chabot de profondeur (Myoxocephalus thompsonii).
Le corégone pygmée de la chaîne des lacs Waterton est considéré comme une population unique et préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Le lac Waterton Supérieur est également le seul endroit connu où on trouve le chabot de profondeur en Alberta.
Quelles sont les répercussions des moules envahissantes à l’extérieur du parc?
Les eaux d’amont du bassin de la rivière Saskatchewan Sud sont dans le parc national des Lacs-Waterton. Une infestation de moules envahissantes pourrait menacer les réseaux d’irrigation dont dépend l’industrie agricole du sud de l’Alberta, les infrastructures d’eau de nombreuses collectivités, dont les villes de Lethbridge et de Medicine Hat, ainsi que d’autres aires de loisirs.

Algue didymo (Didymosphenia geminata)
Situation : Présente à Waterton
L’algue didymo est une algue d’eau douce qui a l’apparence de papier hygiénique mouillé et qui ressemble au toucher à de la ouate mouillée. Elle s’attache aux pierres des ruisseaux et recouvre entièrement le fond du ruisseau, étouffant ainsi des habitats importants pour les poissons, les invertébrés et les plantes.
Les cuissardes à semelles de feutre (interdites dans le parc national des Lacs-Waterton) et l’équipement qui entre en contact avec l’eau sont un moyen courant de propager l’algue didymo.
Myriophylle en épi (Myriophyllum spicatum)
Situation : Non présent à Waterton (espèce très préoccupante)
Le myriophylle en épi est une plante aquatique vivace submergée originaire d’Eurasie et d’Afrique du Nord. D’abord observée dans le lac Okanagan en Colombie-Britannique en 1970, cette plante s’est propagée dans tous les grands lacs de la vallée de l’Okanagan, ainsi que dans des plans d’eau du Lower Mainland et de l’île de Vancouver.
Il n’est pas présent en Alberta à l’heure actuelle, mais de nouvelles colonies peuvent naître à partir d’une seule tige, graine ou feuille. Le myriophylle en épi forme d’épaisses couches qui font de l’ombre aux plantes indigènes et réduisent les niveaux d’oxygène à mesure qu’elles se décomposent.
Cladocère épineux (Bythotrephes longimanus)
Situation : Non présent à Waterton
Ce zooplancton envahissant forme de grandes masses gélatineuses et fait concurrence aux espèces indigènes pour la nourriture. Il peut entraîner un déclin important du zooplancton indigène. Sa longue queue et ses épines en font une source de nourriture indésirable pour les espèces indigènes, ce qui permet l'établissement de grandes infestations.
On retrouve cette espèce envahissante dans les cinq Grands Lacs et plus de 100 autres plans d’eau en Ontario. Sa présence a été détectée également dans le lac Winnipeg au Manitoba et plusieurs plans d’eau américains autour des Grands Lacs.
Autres espèces préoccupantes en Alberta
Le roseau commun, le carassin doré, le carassin argenté, la vivipare chinoise et l’écrevisse à pinces bleues figurent parmi les EAE qui sont présentes ailleurs en Alberta et présentent une menace pour Waterton. Consultez le site de l’Alberta Invasive Species Council (en anglais seulement) pour obtenir plus d’information sur les espèces aquatiques et terrestres envahissantes dans la province.
Foire aux questions
Que puis-je faire pour aider à prévenir la propagation des espèces aquatiques envahissantes?
La prévention est primordiale. Il est important de suivre le règlement sur les embarcations interdites, motorisées et à propulsion humaine. Il faut toujours nettoyer, vider, sécher et certifier les jouets aquatiques, le matériel de pêche et l’équipement de plongée.
Qu’est-ce que Parcs Canada fait d’autre pour protéger le parc et la région contre les EAE?
Parcs Canada protège les écosystèmes aquatiques par le biais de la surveillance, de la sensibilisation du public et de la mise en œuvre de programmes pour tous les types d’embarcations et d’équipement. Les employés, les chercheurs et les entrepreneurs doivent suivre un protocole de décontamination strict pour leur matériel et leur équipement lorsqu’ils travaillent dans les eaux du parc.
Parcs Canada collabore étroitement avec le service des parcs nationaux américain et Alberta Environment and Protected Areas (en anglais seulement) pour surveiller les espèces aquatiques envahissantes.
Que fait le service des parcs nationaux américain dans le parc national Glacier?
Parcs Canada collabore étroitement avec le service des parcs nationaux américain dans le parc national Glacier pour surveiller les espèces envahissantes. Le service du parc a mis en place des inspections obligatoires et d’autres mesures (en anglais seulement) pour les embarcations.
Que puis-je faire si je crois avoir trouvé des espèces aquatiques envahissantes?
Signalez toute observation d’espèces aquatiques envahissantes en envoyant un courriel à wlfuaisprevention-eaiprevention@pc.gc.ca. Indiquez la date, l’heure et le lieu de votre observation, décrivez l’espèce (p. ex. couleur, forme, comportement) et joignez toute photo prise.
Liens connexes
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