Du côté des jardiniers

Parc national du Mont-Riding

Le personnel de Parcs Canada a apporté des changements enthousiasmants aux jardins cette année.

L’équipe des jardiniers a récemment fait l’inventaire des plantes indigènes dans nos jardins. Il y a 88 espèces présentes dans les jardins qui sont indigènes du parc et de la région environnante, dont 39 qui ont été ajoutées au cours de la dernière année. Les plantes indigènes sont souvent mieux à même de résister à des éléments comme la grêle, le vent violent, les gelées tardives, etc., parce qu’elles ont évolué dans de telles conditions. Beaucoup de nos plantes indigènes sont également incroyablement belles. Nous voulions les rendre accessibles pour que tout le monde puisse en profiter, apprendre à les connaître et y trouver de l’inspiration. Bon nombre de ces plantes ont été et sont encore utilisées par les communautés autochtones de la région. Elles méritent qu’on les respecte et qu’on leur rende hommage. Ces espèces indigènes ne sont pas seulement belles, elles sont aussi des sources de remèdes et de nourriture.

La protection fait partie du mandat de Parcs Canada et ne vise pas seulement les créatures de grande taille comme les ours et les wapitis; elle concerne aussi les formes de vie plus petites, invisibles. Microbes bénéfiques, champignons mycorhiziens, insectes et araignées : tous sont importants pour la santé du jardin. En faisant des changements, nous pouvons faciliter la vie de ces petits êtres aussi.

 

Le personnel de Parcs Canada veille à protéger le sol. Le sol et la pâtisserie ont un point commun : si on n’utilise pas de bons ingrédients, le résultat laisse à désirer. Nous essayons de nourrir et de couvrir le sol, d’en prendre soin. Nous l’amendons sans cesse en ajoutant divers types de matière organique pour l’enrichir et pour nourrir les microbes et champignons qui y vivent. Beaucoup de plantes dépendent en grande partie de ces petites formes de vie! Nous ne travaillons pas la terre et nous n’utilisons pas de motoculteur, car cela altère la structure du sol. Au lieu de cela, nous essayons de traiter la terre avec douceur; nous essayons de la nourrir. L’ajout de matière organique et la pose d’un paillis pour couvrir le sol créent un environnement idéal pour les racines des plantes et les champignons bénéfiques. Nous voulons des plantes vigoureuses et saines. La meilleure façon de parvenir à ce résultat est un sol vigoureux et sain.

Nous nous assurons toujours de respecter l’eau. Chaque fois que nous prenons une décision, la quantité d’eau nécessaire est un facteur dont nous tenons compte. Certains végétaux ont des besoins en eau plus élevés que d’autres. Nous savons que certains massifs ont besoin de plus d’eau que d’autres. L’utilisation judicieuse de l’eau est une priorité. Nous n’utilisons pas les arroseurs dans l’après-midi, car trop d’eau se perd par évaporation. Nous évitons d’utiliser des plantes qui sont facilement stressées par la sécheresse.

 

Nous avons également posé un paillis sur presque tous les massifs dans le parc. Par paillis, on entend au fond tout matériau organique utilisé pour couvrir et protéger le sol. Certaines personnes utilisent des pépites d’écorce ou de la paille pour former un paillis dans leur potager. Nous utilisons des copeaux de bois qui proviennent d’arbres morts. Le paillis aide à garder le sol frais et humide et à le protéger du dessèchement. Il réduit aussi considérablement le désherbage nécessaire. Avec le temps, le paillis finit par se décomposer et nourrit le sol. Il crée un « microhabitat » pour les insectes et d’autres petits invertébrés. Les oiseaux chanteurs comme les parulines, les grives et les mésanges peuvent donc y trouver de la nourriture. Le paillis aide également à prévenir les maladies en empêchant les éclaboussures du sol sur les feuilles lorsqu’il pleut. Depuis que nous avons posé un paillis sur tous nos massifs, nous consommons jusqu’à 30 % d’eau en moins. Le personnel passe également moins de temps à désherber et plus de temps à planter, à supprimer les fleurs fanées et à planifier.

Les jardins deviennent plus accueillants pour les oiseaux, les pollinisateurs et les formes de vie dans le sol. Nous avons hâte de voir ces jardins pousser.

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