Wapusk, symbole d’un Canada fort
Parc national Wapusk
Le laissez-passer « Un Canada fort » encourage les Canadiens et les voyageurs à découvrir les lieux précieux qui contribuent à notre identité nationale. Chaque parc national et lieu historique national illustre la force du Canada, qu’il s’agisse de l’héritage de la résilience, de la puissance de la communauté, des forces de la nature, de la robustesse de l’architecture ou encore des exploits physiques. Parcs Canada vous invite à célébrer l’importance de ces lieux en partageant des récits de force, en respectant la beauté sauvage de la nature et en tirant pleinement parti du laissez-passer « Un Canada fort ».
S’adapter à son environnement est une force, et Parcs Canada est fier d’affirmer que Wapusk est un symbole d’un Canada fort.

Avec des températures pouvant descendre jusqu’à -45 °C, des vents pouvant atteindre 100 km à l’heure et des plantes qui ne fleurissent que quelques semaines par année, le climat à Wapusk est peut-être rude, mais il n’est pas inhabitable. Du moins, pas pour les animaux du parc, qui se sont adaptés physiquement pour survivre dans de telles conditions. Les adaptations prennent de nombreuses formes : pelage épais, pattes et sabots adaptés pour se déplacer sur la glace et la neige, ou couches de graisse supplémentaires.
Si la vie dans le Nord n’est pas toujours une partie de plaisir pour tout le monde, elle l’est pour les caribous qui considèrent Wapusk comme leur chez‑soi. En écartant leurs sabots de manière à ce qu’ils jouent le rôle de raquettes, les caribous peuvent parcourir de grandes distances sur la neige. Ces sabots ne servent pas qu’à marcher; ils constituent aussi l’outil idéal pour nager, en agissant comme des pagaies. Qu’il s’agisse de l’hiver ou de l’été, les sabots spécialement adaptés des caribous peuvent les mener là où ils doivent aller. Le troupeau du cap Churchill passe l’hiver dans le coin sud‑est du parc et au‑delà, mais migre au printemps vers ses aires de vêlage au cap Churchill, à l’extrémité nord‑ouest du parc. Les caribous passe l’été le long de la côte de Wapusk, sur la toundra et les vasières littorales, à brouter et à éviter les prédateurs.
Les caribous doivent être prêts à affronter la chaleur de l’été comme le froid mordant de l’hiver. Grâce à ses deux couches de pelage, une couche interne duveteuse et une couche externe grossière, le caribou parvient à maintenir une température idéale en toute saison. L’été, leur pelage dense repousse la chaleur, tandis que leurs poils grossiers et creux les aident à conserver la chaleur pendant l’hiver. Ils n’ont jamais trop chaud ni trop froid.
Une autre façon de prospérer dans le Nord consiste à s’inspirer du savoir autochtone et à utiliser les ressources qui nous entourent. Les Cris, les Dénés, les Inuit et les Métis du nord du Manitoba comptent sur le caribou, qui sert notamment à la confection de vêtements, à l’alimentation et aux cérémonies. Le respect du caribou constitue un principe essentiel pour les peuples autochtones, qui mettent l’accent sur l’apprentissage d’une chasse respectueuse, l’utilisation de toutes les parties de l’animal, la protection de son habitat et le partage du savoir autochtone. Ces enseignements sont transmis dès le jeune âge, par la tradition orale, où le caribou occupe une place centrale dans la culture à travers les récits, les chants et les prières.
Comme le pelage du caribou est adapté pour conserver la chaleur, il s’agit d’un excellent matériau pour les vêtements. La peau de l’animal peut être transformée en parkas, chemises, pantalons, bottes, mitaines et robes. Ces pièces ont une valeur fonctionnelle, puisqu’elles aident à garder celles et ceux qui les portent au chaud, mais ce sont aussi des œuvres d’art qui revêtent une importance culturelle.
Le caribou constitue aussi une source alimentaire importante. Les organes internes peuvent être nettoyés, puis bouillis ou rôtis, la chair peut être coupée en lanières et séchée, la moelle des os permet de préparer d’excellents bouillons et potages, et les sabots peuvent être transformés en gelée. Lors de la récolte, la seule partie du caribou qui n’est généralement pas consommée est le poumon, qui peut toutefois être donné aux chiens. Rien n’est gaspillé.
Les adaptations qui permettent au caribou de prospérer même dans les climats les plus rudes, ainsi que celles et ceux qui tirent parti de ces adaptations, font de Wapusk un symbole d’un Canada fort.
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