Souvenirs de nos collectivités

Parc national Kouchibouguac

Cette exposition multimédia auto-commentée se penche sur la grande diversité culturelle des gens qui ont habité dans la région qui compose aujourd’hui le parc national Kouchibouguac.

Le grand dérangement

À compter de 1755, des milliers d’Acadiens ont été déportés des provinces Maritimes. En 1764, cependant, les Acadiens qui se trouvaient encore dans la région ont reçu la permission de s’y établir de nouveau. Les Acadiens qui ont fini par coloniser le territoire actuel du parc national Kouchibouguac provenaient de la Gaspésie, au Québec, et d’ailleurs au Nouveau Brunswick tel que Memramcook.

Pratiquement au même moment, les Loyalistes de l’Empire-Uni, provenant des États-Unis, ainsi que des immigrants de l’Écosse, de l’Irlande, de l’Angleterre, et certains d’ailleurs, sont arrivés presqu’au même moment, et ils ont établi de nombreuses entreprises ainsi que des fermes prospères.

L'expropriation

Mais en 1969, les terres de quelques 1200 résidents acadiens et anglophones ont été expropriées, soit environ 228 ménages, afin de créer le parc national Kouchibouguac. Certains Acadiens ont comparé le choc de cette expropriation à la déportation de leurs ancêtres deux siècles auparavant.

Le gouvernement du Canada a éventuellement mis fin à la pratique d’exproprier les terres de la population pour créer des parcs nationaux.

Le souvenir des villages qui existaient sur les terres actuelles du parc, soit Cap-Saint-Louis, Claire-Fontaine, Fontaine, Guimond-Village, Kouchibouguac (qui comprend Middle Kouchibouguac et South Kouchibouguac), Rivière-du-Portage, et Saint-Olivier reste principalement avec les anciens habitants de ces villages – dont l’identité même ainsi que les traditions et les croyances étaient intimement liées à la terre et à l’eau.

Héritage

Le parc fait appel à plusieurs techniques d’interprétation pour mettre en valeur la riche histoire des anciens habitants de ces villages. Au centre de l’exposition se trouvent une carte murale très accrocheuse ainsi qu’un grand diorama où est reproduite une maison typique de l’époque. Ces deux éléments centraux forment la toile de fond de quelques autres éléments importants, y compris celui sur la création du parc national.

Au moyen de photos d’époque, de coupures de journaux et de séquences filmées, l’exposition met en contexte la création du parc national Kouchibouguac et les bouleversements qui ont suivi. Le diorama principal est entouré de sept panneaux muraux comportant des photos, lesquels représentent les sept anciens villages. Dans l’élément « Richesses des terres et des eaux , on retrouve des photos d’archives, des dioramas, des artéfacts et des enregistrements d’anecdotes, qui ensemble font le portrait des expériences vécues par les gens dans leur milieu, et des ressources naturelles dont ils vivaient.

Dans l’élément « Legs du parc », les quelque 228 maisons familiales sont représentées, au plan figuratif, par un « mur » de boîtes aux lettres liées les unes aux autres par un effet de bas relief, juxtaposées avec sept vraies boîtes aux lettres qui symbolisent les villages. Un terminal interactif des « souvenirs » donne accès à des centaines de photos que les anciens résidents des villages ont offertes au parc au cours des années. De même, une liste des familles expropriées est affichée dans une des fenêtres du bâtiment, établissant ainsi un lien visuel avec l’extérieur et les lieux où elles ont déjà habité.

L’exposition « Souvenirs de nos communautés » a été produite par Parcs Canada en partenariat avec les membres de son comité consultatif des anciens résidents.

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