L’Entente Toqi’maliaptm’uk

Nous nous en occuperons ensemble

En 2025, les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse et Parcs Canada ont signé l’Entente Toqi’maliaptmu’k, marquant un nouveau chapitre dans la gestion partagée des lieux administrés par Parcs Canada en Nouvelle-Écosse. L’Entente Toqi’maliaptmu’k est un partenariat officiel entre Parcs Canada et les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse pour la cogestion des aires protégées.

Traductions mi’kmaq

Etuaptmumk (Eh-doo-ah-bt-moomk) – Approche à double perspective

L’nu’k (LL-Noog) – Les habitants de ce paysage

Msit No'kmaq / Msit Ko’kmaq (Em-Sit-No-Gah-Mawk / Em-Sit-Ko-Gah-Mawk) – Toutes nos relations

Netukulimk (Neh-doo-gool-imk) – Vivre durablement en harmonie avec la nature

Toqi'maliaptmu'k (Doh-kee-mal-ee-apt-mook) – Nous nous en occuperons ensemble

Une personne faisant une purification par la fumée près de l’eau.

Nous nous en occuperons ensemble

Toqi'maliaptmu'k signifie « nous nous en occuperons ensemble », et c'est précisément ce que représente cette Entente historique de cogestion. Cette Entente officialise et approfondit la relation entre les Mi’kmaq et Parcs Canada, en honorant les ancêtres mi’kmaq, ainsi que le savoir des Mi’kmaq et les responsabilités envers le territoire, tout en favorisant la réconciliation et le respect mutuel.

Toqi'maliaptmu'k établit un cadre pour reconnaître et mettre en œuvre les droits des Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse issus des traités de paix et d’amitié, ainsi que leurs besoins et intérêts liés à la gestion coopérative et à la gérance partagée du patrimoine naturel et culturel des lieux administrés par Parcs Canada en Nouvelle-Écosse. Elle prévoit également une collaboration en matière d’opportunités économiques.

Cette Entente incarne un engagement commun à assurer l’intégrité écologique et à préserver et promouvoir le mode de vie mi’kmaq pour l’usage, le bénéfice, l’éducation et le plaisir des générations futures.

Objectifs clés

Un pétroglyphe mi'kmaq représentant une chasse au marsouin.

Reconnaissance des droits mi’kmaq – Protection des droits ancestraux et issus des traités

Toqi'maliaptmu'k offre un cadre permettant de reconnaître et mettre en œuvre les droits issus des traités de paix et d’amitié des Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse, ainsi que leurs besoins et intérêts liés à la gestion coopérative et la cogestion du patrimoine naturel et culturel des lieux administrés par Parcs Canada en Nouvelle-Écosse.

Toqi'maliaptmu'k contribue à l'objectif à long terme de réconciliation, par la reconnaissance et la mise en œuvre des droits ancestraux et issus des traités des Mi'kmaq.

Les terres, les eaux et les glaces dont Parcs Canada administre font parties des territoires traditionnels, des terres ancestrales et des terres visées par traités des peuples autochtones. Dans de nombreux cas, la création de lieux patrimoniaux protégés a entraîné la rupture de liens importants avec le territoire, la culture et les moyens de subsistance, en raison de politiques passées. Cela a causé des torts intergénérationnels et une perte de savoirs, de culture et d'identité autochtones.

Toqi'maliaptmu'k est une entente à durée déterminée qui vise à respecter et à permettre les activités traditionnelles telles que la récolte et d'autres pratiques culturelles liées au territoire dans les lieux administrés par Parcs Canada en Nouvelle-Écosse.

Les droits ancestraux, y compris ceux liés à la récolte, sont des droits collectifs propres aux sociétés autochtones distinctes, reconnus et confirmés par l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

L’arrêt Marshall de la Cour suprême du Canada en 1999 a confirmé le droit des Mi’kmaq, en vertu du Traité, de pêcher, de chasser et de cueillir pour assurer leur subsistance. Ce droit découle du Traité de paix et d’amitié de 1760-1761, signé par les nations Wolastoqey, Mi’kmaq et Passamaquoddy et la Couronne de l’époque, et demeure juridiquement contraignant aujourd’hui.

Les pratiques de récolte peuvent inclure la cueillette de plantes et d’objets naturels, la pêche, le piégeage et la chasse par les peuples autochtones sur leurs terres et eaux traditionnellement utilisées. Les méthodes de récolte ont évolué au fil du temps et peuvent aujourd’hui faire appel à des équipements et technologies traditionnels ou modernes, telles que les armes à feu, les véhicules motorisés et les systèmes GPS. Ces activités, menées dans les lieux administrés par Parcs Canada en Nouvelle-Écosse, respecteront les lignes directrices élaborées conjointement et de bonne foi par les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse et Parcs Canada.

Les cultures et les identités des peuples autochtones sont enracinées dans le territoire, et le respect des liens avec les lieux est un élément essentiel des actions et des résultats liés à la réconciliation. Le gouvernement du Canada s’engage à veiller à ce que les liens autochtones soient honorés et que les droits autochtones soient respectés.

Un grand canot transportant onze personnes.

Renforcer la collaboration – Prendre des décisions en équipe

Les ententes de gouvernance partagée permettent à Parcs Canada et aux peuples autochtones de collaborer à la prise de décisions concernant les lieux historiques protégés.

Dans le cadre de l’Entente Toqi'maliaptmu'k, les Mi'kmaq de la Nouvelle-Écosse et Parcs Canada collaboreront à la planification, à la gestion, au fonctionnement, à la surveillance et à l'évaluation des parcs nationaux et des lieux historiques nationaux administrés par Parcs Canada dans la province de la Nouvelle-Écosse, à l'exception de la réserve de l'Île de Sable.

Les Mi’kmaq et Parcs Canada reconnaissent l’importance de Netukulimk et de l’intégrité écologique comme l’exemple de Etuaptmumk (approche à double perspective).

Dans l’esprit de l’approche à double perspective, les Mi’kmaq et Parcs Canada reconnaissent et respectent leurs compréhensions respectives du territoire, fondées sur les principes de Netukulimk ainsi que les notions scientifiques, culturelle et écologique d’intégrité et cherchent à assurer la reconnaissance respectueuse et la mise en œuvre des valeurs, concepts et savoirs mi’kmaq.

Des pièces du jeu waltes fabriquées en bois et en os.

Protection du patrimoine culturel – Préserver les traditions et la langue mi’kmaq

Toqi'maliaptmu'k fait progresser la réconciliation de manière concrète et significative : en reconnaissant les contributions des Mi’kmaq, leur histoire et leur culture, ainsi que la relation particulière et ancestrale qu’ils entretiennent avec leurs terres et eaux traditionnelles en Nouvelle-Écosse.

Les pratiques autochtones sur les terres, les eaux et les glaces sont des expressions vivantes du savoir et des droits autochtones. La continuité de ces pratiques permet de maintenir les savoirs autochtones et que les principes autochtones sont respectés.

Les peuples autochtones, y compris les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse, décrivent régulièrement leurs pratiques sur les terres, les eaux et les glaces comme essentielles à l’exercice de leurs droits inhérents et à l’accomplissement de leurs responsabilités en tant que gardiens du territoire. Ces pratiques représentent des moyens importants pour les Mi’kmaq de maintenir des liens culturels actifs avec les terres, les eaux et les glaces, soutenant ainsi la pérennité de la culture.

Les pratiques sur le territoire des sites patrimoniaux protégés comprennent souvent :

  • des cérémonies
  • des activités de conservation menées par les Autochtones
  • des apprentissages et des savoirs liés aux lieux entre aîné-es, jeunes, détenteurs du savoir et membres des communautés
  • des récoltes à des fins alimentaires et autres
Trois personnes marchant dans une forêt ancienne de pruches.

Intendance environnementale – Intégration du savoir autochtone pour la protection de la nature

Toqi'maliaptmu'k permet une gestion éclairée par les connaissances, les valeurs et les principes mi'kmaq, et facilite l'exercice par les Mi'kmaq de leurs droits et responsabilités en tant que gardiens des terres, des eaux et des glaces qu'ils habitent depuis des millénaires.

Une voiture circule sur une route à deux voies traversant une forêt aux couleurs d’automne, en bord de mer, sur le sentier Cabot.

Opportunités économiques – Création d'emplois et croissance des entreprises

Le renforcement des capacités des Mi'kmaq de la Nouvelle-Écosse à participer à la cogestion et l’augmentation des opportunités économiques pour les communautés des Premières Nations sont des objectifs de l'Entente.

Par l’intermédiaire de l’Entente Toqi’maliaptmu’k, Parcs Canada et les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse entreprendront de nouvelles initiatives pour faire progresser des objectifs communs, notamment le soutien à la gestion du patrimoine naturel et culturel, la gestion coopérative de la protection de l’environnement et culturelle ainsi que la collaboration en matière d’opportunités économiques.

Regardez la vidéo

Cette vidéo réalisée par Kwilmu’kw Maw-klusuaqn (KMKNO) et l'Assemblée des chefs mi'kmaw de la Nouvelle-Écosse explique l'Entente Toqi’maliaptmu’k entre les Mi'kmaq de la Nouvelle-Écosse et Parcs Canada. Elle présente également un bref historique des décennies de collaboration qui ont précédé cet accord.

Image extraite de la vidéo montrant un dessin d'arbres.
Un groupe de personnes fait une randonnée près d’une cascade.

Initiatives partagées

Les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse et Parcs Canada collaborent depuis de nombreuses années afin de mettre en valeur les liens historiques et contemporains des Autochtones avec les lieux administrés par Parcs Canada et de partager ces récits avec les visiteurs. Ce travail comprend notamment la réinterprétation de récits existants et la présentation d’histoires complètes sous différentes perspectives, par exemple en intégrant le patrimoine mi’kmaq dans les récits transmis par les programmes et panneaux d’interprétation dans les sites administrés par Parcs Canada.

Voici quelques exemples d’initiatives menées conjointement par Parcs Canada et les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse, qui témoignent d’un engagement envers la cogestion, la compréhension culturelle et la reconnaissance des liens mi’kmaq avec leur territoire.

Un ancien Mi'kmaq partage sa sagesse avec un jeune enfant Mi'kmaq, tous deux engagés dans une conversation.
Au lieu historique national de la Forteresse-de-Louisbourg, un aîné mi'kmaq partage sa sagesse avec un jeune enfant, établissant un lien entre le passé et l'avenir.

Commémorer les liens autochtones

Les récits et les perspectives mi'kmaq sont intégrés aux expériences des visiteurs, notamment au centre d'interprétation mi'kmaq du lieu historique national de la Forteresse-de-Louisbourg, aux programmes animés par des Mi'kmaq au parc national et lieu historique national de Kejimkujik, ainsi qu'aux nouvelles expositions interprétatives des lieux historiques nationaux de Fort-Anne et de la Citadelle-d'Halifax. Ces expositions mettent en valeur l'histoire et les perspectives mi'kmaq au sein des récits de Kjipuktuk (Halifax) et de Nme'juaqnek (Annapolis Royal).

 
Un tamis d'archéologie placé sur un monticule de terre près d’un puits de fouille ouvert.
Des fouilles archéologiques collaboratives à proximité d’une fosse d’essai sur le sentier Middle Head, dans le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton.

Collaboration en archéologie

Une approche qui engage activement les communautés mi’kmaq et offre des occasions d’apprentissage et de partage des connaissances dans le cadre de projets qui bénéficient de cette collaboration.

 
Des visiteurs assis sur l'herbe avec un interprète Mi'kmaq, jouant à waltes.
Des visiteurs jouent au jeu de waltes avec un interprète mi’kmaq au lieu historique national de la Forteresse-de-Louisbourg.

Gardiens de la Terre et intendance partagée

De la récolte à la restauration et à la protection, nous avons collaboré à des initiatives liées aux populations d’orignaux, de saumons, du puceron lanigère de la pruche et de la tordeuse des bourgeons de l’épinette, que ce soit pour prendre soin des espèces en péril, surveiller et lutter contre les espèces envahissantes ou gérer le programme des Gardiens de la Terre. Nos écosystèmes sont plus forts grâce à ce travail.

 
Des visiteurs découvrent les pétroglyphes.
Les visiteurs découvrent la culture mi’kmaq en admirant les pétroglyphes dans le parc national et lieu historique national de Kejimkujik.

Présentation et interprétation du patrimoine mi’kmaq

Les ainé-es mi’kmaq, les détenteurs du savoir, les membres des communautés et les jeunes partagent leurs récits et l’histoire ainsi que la culture mi’kmaq est mise de valeur dans les lieux administrés par Parcs Canada grâce à des programmes bonifiés de l’expérience du visiteur.

 
Des visiteurs observent des œuvres d’art mi’kmaq occupant de vastes panneaux allant du plancher au plafond.
Des visiteurs explorent une exposition interprétative mi’kmaq au lieu historique national de la Citadelle-d’Halifax.

Reconnaissance des noms de lieux mi’kmaq

Les noms de lieux mi’kmaq sont intégrés à la signalisation officielle et aux panneaux d’interprétation, renforçant ainsi la collaboration et la gestion partagée entre Parcs Canada et les peuples autochtones.

 
Broderie perlée mi'kmaq ornant le poignet d’un manteau en laine.

Comment fonctionne l’Entente

Les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse et Parcs Canada collaborent depuis de nombreuses années. Cette Entente formalise cette relation par une structure de gouvernance partagée, guidée par un conseil de cogestion.

Grâce à Toqi’maliaptmu’k, les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse et Parcs Canada collaboreront à la planification, à la gestion, au fonctionnement, à la surveillance et à l’évaluation des terres administrées par Parcs Canada en Nouvelle-Écosse.

Les Mi’kmaq et Parcs Canada continueront de prendre leurs décisions selon leurs propres processus et collaboreront sur les questions de responsabilité partagée en matière de gestion des terres, conformément à l’Entente Toqi’maliaptmu’k.

Les détails précis de la mise en œuvre de l’Entente Toqi’maliaptmu’k seront élaborés au cours des prochains mois et années, à mesure que le conseil de cogestion sera formé et entrera en fonction.

L’Entente Toqi’maliaptmu’k couvre tous les lieux administrés par Parcs Canada en Nouvelle-Écosse, à l’exception de la réserve de parc national de l’Île de Sable. Les Mi’kmaq et Parcs Canada poursuivent leurs consultations concernant la gestion et la gouvernance de la réserve de parc national de l’Île de Sable.

La durée de L'Entente Toqi'maliaptmu'k est de 10 ans avec possibilité de prolongation ou de renouvellement.

Un panier mi'kmaq.

L’importance de cette Entente de cogestion

Parcs Canada est déterminé à continuer de travailler avec ses partenaires autochtones partout au pays et d’explorer des moyens de répondre à leurs priorités et leurs aspirations en ce qui concerne les mesures visant à réparer les ruptures du passé et à faire avancer la réconciliation. À cette fin, il s’engage notamment à soutenir l’intendance du patrimoine naturel et culturel, à assurer une gestion concertée de la protection de l’environnement et de la culture ainsi qu’à collaborer sur la création d’opportunités économiques.

Parcs Canada appuie la gestion autochtone dans l’établissement et la gestion des aires protégées. Les ententes de gouvernance partagée constituent un moyen important pour Parcs Canada de concrétiser les engagements du gouvernement du Canada envers le renouvellement des relations, fondées sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat, et ancrées dans les principes de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (PDF, 144 Mo).

Les ententes de gouvernance partagée permettent à Parcs Canada et aux peuples autochtones de collaborer à la prise de décisions concernant les lieux patrimoniaux protégés. Cela permet une gestion fondée sur les connaissances, les valeurs et les principes autochtones et facilite l’exercice par les peuples autochtones de leurs droits et responsabilités en tant que gardiens des terres, des eaux et des glaces qu’ils habitent depuis des millénaires.

Cette Entente est la première du genre pour les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse; il s’agit d’un outil qui nous permettra de cogérer et de gouverner pleinement certains secteurs très importants de notre territoire traditionnel. Fruit d’années de collaboration et d’un désir commun de bien prendre soin de nos ressources naturelles et culturelles, elle renforce le rôle que nous jouons dans la surveillance des parcs nationaux et des lieux historiques nationaux, protège nos droits en tant que Mi’kmaq et garantit que l’on tiendra compte de notre voix au moment de prendre des décisions sur ces terres à l’avenir. L’Entente Toqi'maliaptmuk montre comment nous pouvons conclure des accords de nation à nation permettant aux Mi’kmaq de collaborer véritablement avec le gouvernement fédéral en tant que partenaire égal.

Chef Sidney Peters, Première Nation de Glooscap, Maw-lukutijik Saqmaq | Coprésident de l’Assemblée des chefs mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse

Les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux doivent refléter l’utilisation de longue date que nous faisons de ces paysages importants. Nous sommes fiers de pouvoir affirmer que, grâce à cette Entente, nous pourrons désormais garantir le respect et la compréhension des liens culturels actuels et historiques unissant les Mi’kmaq à ces terres. Nous sommes fiers de signer l’Entente Toqi'maliaptmuk, document qui honore la langue, la culture et les principes des Mi’kmaq, et s’appuie sur eux. Grâce à elle, les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse renforceront les relations qui les unissent à Parcs Canada, fondées sur Netukulimk et Msit Ko'kmaq ainsi que sur notre volonté collective de protéger ces terres pour les générations à venir.

Chef Leroy Denny, Première Nation d’Eskasoni, Maw-lukutijik Saqmaq | Coprésident de l’Assemblée des chefs mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse

Le gouvernement du Canada demeure résolu à parvenir à la réconciliation avec les peuples autochtones et à renouveler ses relations avec eux dans un climat fondé sur la reconnaissance de leurs droits, le respect mutuel, la collaboration et le partenariat. Au nom du gouvernement du Canada, j’ai l’honneur de signer cette Entente, qui représente un engagement concret à soutenir les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse dans la gestion de leurs terres et de leurs eaux, y compris les zones administrées par Parcs Canada.

L’honorable Julie Dabrusin, Ministre de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature

La reconnaissance des droits, la préservation de la culture et le respect des traités sont essentiels à notre cheminement commun vers la réconciliation. Je suis reconnaissant aux Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse pour leur collaboration à l’élaboration de cet accord historique, qui témoigne de notre engagement envers un avenir fondé sur le respect des droits et un véritable partenariat.

L’honorable Rebecca Alty, ministre des Relations Couronne-Autochtones

En tant que Mi’kmaq et secrétaire parlementaire, je suis profondément fier de voir cette avancée historique vers une véritable cogestion et une intendance partagée de nos terres. Toqi’maliaptmu’k signifie ‘Nous en prenons soin ensemble, tous les deux’, et l’entente reflète cette idée, guidée par le respect, l’équilibre et notre responsabilité commune envers les générations futures. C’est la réconciliation en action.

James Battiste, Secrétaire parlementaire de la ministre des Relations Couronne-Autochtones
Un interprète et des participants au programme.

Événements historiques

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1725-1779 Traités de paix et d’amitié – Accords entre les L’nu’k et la Couronne (gouvernement du Canada) qui garantissaient aux Mi’kmaq leurs droits et titres ancestraux.
1982 Article 35 de la Loi constitutionnelle – Reconnaissance des droits ancestraux et issus de traités.
1990-2006 Affaires de la Cour suprême – Confirmation des droits des Mi’kmaq à récolter.
2002 Entente cadre – Signé par les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse, la province de la Nouvelle-Écosse et le Canada afin d’établir un processus de négociation.
2007 Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones – Établissement de normes internationales relatives aux droits des peuples autochtones. (PDF, 144 Mo)
2007 Entente Cadre entre les Mi'kmaq, la Nouvelle Écosse et le Canada
2010 Cadre de référence relatif au processus de consultation entre les Mi'kmaq, la Nouvelle-Écosse et le Canada – Création d’un processus simplifié pour les consultations de la Couronne avec les 13 Premières Nations mi’kmaq.
2012 Entente intérimaire sur les parcs nationaux – Formalisation du partenariat entre Parcs Canada et les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse.
2025 The Toqi'maliaptmu'k Arrangement

Trois personnes sur un paysage rocheux et plat, près d’une rivière.

Autres accords de cogestion entre les peuples autochtones et Parcs Canada

Le gouvernement du Canada s’est engagé sur la voie de la réconciliation avec les peuples autochtones et à l’établissement d’une relation renouvelée avec ces derniers, fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la collaboration et le partenariat.

Parcs Canada et Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) ont négocié et continuent de négocier des accords bilatéraux avec les gouvernements et les communautés autochtones de partout au pays en vue de la cogestion des lieux administrées par Parcs Canada.

Dans le cadre du régime législatif actuel, Parcs Canada utilise trois grands types de modèles de gouvernance partagée :

  • organismes de développement des relations
  • gestion coopérative
  • gestion par consensus

De nombreux lieux historiques nationaux, parcs nationaux et aires marines nationales de conservation sont gérés en collaboration avec des partenaires autochtones (en date de mars 2025) :

  • 20 lieux patrimoniaux disposent de structures de développement des relations
  • 8 lieux disposent à la fois de structures de développement des relations et de structures de gestion coopérative
  • 20 lieux disposent de structures de cogestion
  • 6 lieux patrimoniaux sont gérés selon un principe de gestion par consensus

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