Les plantes des îles sont intéressantes!

Aire marine nationale de conservation du Lac-Supérieur

Par Douglas Tate et Kimberly Teager

 

Parmi les nombreuses choses intéressantes que l’on trouve le long de la rive nord du lac Supérieur, citons les communautés végétales côtières florissantes. Des grands arbres à feuilles persistantes aux mousses délicates, la biodiversité est stupéfiante.

 

Si vous avez déjà nagé dans le grand lac, vous pouvez probablement attester du fait que l’eau reste relativement froide tout au long de l’été, et avec une telle quantité d’eau froide, le rivage du lac a tendance à rester beaucoup plus frais que les zones intérieures. Le point de rencontre entre l’eau et la terre est souvent rocheux, balayé par le vent et exposé aux vagues et aux embruns. Cette différence de conditions sur une courte distance (connue sous le nom de microclimat) a un effet sur la croissance des plantes et les espèces qui peuvent survivre dans cet habitat.

 

Au fil des ans, les biologistes ont remarqué que certaines des espèces végétales des côtes rocheuses et des îles du lac Supérieur sont peu communes ou absentes de la forêt boréale, mais qu’on les trouve beaucoup plus au nord, ou à des altitudes plus élevées dans les régions montagneuses. Un rapport de 1981, intitulé « The Arctic-Alpine Element of Vascular Flora at Lake Superior », a recensé 48 espèces présentant ce type de lacune dans leur répartition, souvent appelées des « populations disjointes ». On pense que ces plantes poussaient ici lorsque la région était au bord des glaciers, il y a environ 10 000 ans. Lorsque la glace a fondu et que les glaciers ont reculé, les conditions ont changé à l’intérieur des terres, permettant à la forêt boréale de se développer. Au bord du lac, cependant, les conditions sont restées fraîches, humides et venteuses, et ces communautés végétales « arctiques » ont persisté.

 

Dans le cadre de l’objectif visant à améliorer les connaissances sur les espèces et les habitats, le personnel de l’aire marine nationale de conservation du lac Supérieur a planifié une série de voyages d’inventaire écologique au cours des étés 2018 et 2019.

 

Pour mieux comprendre les communautés végétales des îles, et en particulier celles des habitats littoraux exposés, Sam Brinker, un botaniste du Centre d’information sur le patrimoine naturel, a rejoint le personnel de Parcs Canada. Chaque voyage d’inventaire s’est concentré sur une section différente de l’aire marine de conservation de plus de 10 000 kilomètres carrés, comme les îles près de Rossport ou l’archipel de Loon Harbour. À l’aide du caboteur de Parcs Canada, nous avons visité certains sites de plantes rares déjà connus et exploré de nouvelles zones. Outre les plantes vasculaires, l’équipe a également enregistré de nombreuses espèces de lichens, qui sont souvent le premier signe de vie au bord des glaciers en recul.

 

Ces voyages ont été un grand succès, car ils ont permis d’augmenter la liste des espèces végétales et animales connues et de familiariser le personnel avec les îles, les chenaux, les ports sûrs et les caractéristiques géologiques et culturelles, ce qui contribue à améliorer la capacité opérationnelle et à éclairer l’élaboration d’un plan à long terme pour le suivi de la durabilité écologique du site. Pour avoir un avant-goût des espèces végétales découvertes, retrouvez la prochaine édition d’au fil de L’EAU!

 

Vous pouvez aider Parcs Canada en enregistrant dans iNaturalist les observations de plantes et d’animaux que vous faites lorsque vous visitez l’aire marine nationale de conservation du lac Supérieur.

 

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