Curiosité et conservation
Aire marine nationale de conservation du Lac-Supérieur
Par Violet Davies et Marissa Wegher
J’ai beaucoup appris en dehors de la salle de classe grâce à mon expérience de travail étudiant dans l’équipe de conservation des ressources de Parcs Canada. Grâce à cette expérience, j’ai eu la chance de travailler avec une équipe compétente et diversifiée, de participer à des travaux de terrain passionnants et d’en apprendre davantage sur la conservation de l’environnement.
Cet été, j’ai participé à la surveillance des espèces envahissantes, à l’étude des marais, à la collecte de données pour l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario, ainsi qu’au soutien de la mission de Parcs Canada, qui consiste à protéger et à partager les merveilles naturelles et culturelles de l’aire marine nationale de conservation du lac Supérieur. Des eaux libres et illimitées du lac Supérieur aux îles isolées de plages, de buissons et de rochers, Parcs Canada protège ces endroits étonnants.
Dans le domaine de la conservation de l’environnement, identifier les espèces rapidement et avec précision constitue une compétence précieuse. S’exercer pour reconnaître les caractéristiques principales et faire la différence rapidement et correctement entre des espèces similaires revêt de l’importance. En juin dernier, Parcs Canada s’est associé au Musée royal de l’Ontario pour offrir un atelier au personnel et aux membres des collectivités environnantes sur l’identification des poissons. Nous avons utilisé des guides, conservé des spécimens et effectué des échantillonnages sur le terrain pour identifier des espèces, telles que la truite, l’achigan, les salmonidés, les menés et le brochet.
Les ateliers constituent un excellent moyen d’apprentissage, mais j’ai surtout appris à identifier les espèces en travaillant sur le terrain, en réalisant leurs inventaires biologiques. Nous avons utilisé des guides ou les connaissances préalables de nos collègues pour identifier les espèces. J’ai appris à identifier des plantes que je n’avais jamais vues auparavant en travaillant sur les îles du lac Supérieur, comme la corydale toujours verte (une fleur rose et jaune), la menthe du Canada (une fleur violette avec des feuilles mentholées) et la plante fantôme. La plante fantôme est particulièrement intéressante parce qu’il s’agit d’un type de fleur sauvage dépourvue de chlorophylle (la substance qui rend les plantes vertes). Par conséquent, elle ne peut pas utiliser la lumière du soleil pour produire de l’énergie comme les autres plantes. Au lieu de cela, elle puise ses nutriments dans les racines des arbres environnants. La plante fantôme ressemble beaucoup à un champignon, mais c’est en fait une fleur, et je n’aurais jamais appris son existence sans mon expérience sur le terrain.
L’une de mes découvertes préférées au cours de la saison a été le harle huppé, un canard que beaucoup de gens reconnaissent parce qu’il a l’air d’avoir un mohawk. Alors que je recueillais des données pour l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario, j’ai vu deux becs-scies adultes nager le long du rivage, suivis de plusieurs canetons duveteux. Plus tard dans la journée, nous avons trouvé un nid caché d’œufs de becs-scies sous un arbre. Saviez-vous que de nombreuses espèces de canards préfèrent nicher au sol sous les arbres plutôt que dans les branches?
Ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses autres expériences d’apprentissage extraordinaires que j’ai vécues à Parcs Canada. La curiosité pour le monde qui vous entoure et l’apprentissage de l’identification des plantes et des animaux constituent une compétence importante. De nombreux outils d’aide à l’identification des espèces existent, tels que des guides et des applications, comme iNaturalist. iNaturalist est une base de données mondiale où vous pouvez enregistrer vos observations, les faire connaître à d’autres naturalistes, discuter de vos découvertes et contribuer aux sciences de la biodiversité. En apprenant à connaître les plantes et les animaux qui m’entourent, je me sens plus concerné par l’environnement naturel et je veux contribuer à sa protection.

Alors, la prochaine fois que vous vous promènerez dehors, je vous encourage à prendre un moment pour regarder de plus près les plantes et les animaux qui vous entourent. On ne sait jamais quelles merveilles on pourrait découvrir; suivez votre curiosité, et vous pourriez contribuer à protéger les merveilles naturelles de notre monde!
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