Visite auto-guidée

Lieu historique national du Fort-Battleford

Procurez-vous un plan du site et parcourez-le à votre rythme. Cherchez des occasions d’entrer en contact avec des interprètes et de communiquer vos réflexions sur l’histoire passionnante racontée ici.

A. Centre d’accueil
 
Trois visiteurs avec une poussette pour bébé discutent avec un membre du personnel de Parcs Canada devant le centre d’accueil.

Le centre d'accueil comprend un espace d'information et d'accueil, des toilettes, des expositions, un coin salon intérieur, une terrasse extérieure et une boutique de souvenirs.

B. Espace d'interprétation et aire de pique-nique
 
Deux adultes et trois enfants pique-niquent à une table de pique-nique ombragée avec des tipis en arrière-plan.

Profitez de l'aire de pique-nique ombragée ou installez-vous à l'intérieur de l'un des tipis situés à proximité. Consultez la rubrique « Visites et programmes » pour découvrir les visites guidées.

1. Caserne no° 5
 
Un groupe de visiteurs marche le long du sentier près de la caserne no 5.

La ville de Battleford a été la première capitale des Territoires du Nord-Ouest, un vaste territoire créé après l’achat de la Terre de Rupert par le Canada auprès de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Les populations autochtones n’ont pas été consultées dans le cadre de cet achat ni du transfert subséquent. Après la Résistance du Nord-Ouest de 1885, la garnison de la Police à cheval du Nord-Ouest du fort Battleford est renforcée. Les effectifs supplémentaires avaient besoin d’un endroit où se loger, et la caserne no 5 est construite en 1886, avec plusieurs autres bâtiments aménagés à l’extérieur de la palissade.

2. Apprendre et réfléchir
 
Zone de recueillement et de réflexion du fort Battleford

Après la Résistance du Nord-Ouest de 1885, plusieurs hommes des Premières Nations sont emprisonnés au fort Battleford, y compris ceux impliqués dans les événements violents survenus à Frog Lake. Les procès ont été menés à la hâte à Battleford, sans interprétation adéquate ni véritable représentation juridique. Onze hommes des Premières Nations sont condamnés à mort, dont trois voient ensuite leur peine commuée en emprisonnement à vie. Huit hommes des Nêhiyawak et des Nakoda sont exécutés ici le 27 novembre 1885, lors de la plus importante exécution collective de l’histoire du Canada. Leurs noms sont : Kah Paypamhchakwew (Wandering Spirit, ou Esprit Errant), Pahpah me kee sick (Round the Sky, ou Celui qui Marche dans le Ciel), Manchoose (Bad Arrow, ou Mauvaise Flèche), Kit ahwah ke ni (Miserable Man, ou L’Homme Misérable), Nahpase (Iron Body, ou Corps de fer), A pis cchas koos (Little Bear, ou Petit Ours), Itka (Crooked Leg, ou Jambe Croche) et Waywahnitch (Man Without Blood, ou L’Homme qui Manque de Sang).

3. Exposition sur les drapeaux
 
Douze drapeaux flottent dans la brise devant quatre tipis pendant que des visiteurs regardent les panneaux d’interprétation.

Cette terre a accueilli de nombreux peuples au cours des siècles, notamment les A’ananin, les Nakawe, les Nêhiyawak et les Nakoda. Les drapeaux présentés ici représentent les nations autochtones établies dans la région : Poundmaker, Lucky Man, Moosomin, Stoney Knoll, Sweetgrass, Little Pine, Red Pheasant, Saulteaux, Thunderchild et Lean Man de Mosquito Grizzly Bear’s Head, ainsi que les Métis. Le drapeau du Traité n° 6 y flotte également. Signé en 1876, le Traité n° 6 couvre la région de Saskatoon, de Prince Albert, de Battleford et d’Edmonton. Les chefs des Premières Nations ont signé des traités pour assurer le bien-être des générations futures. La Couronne voulait avoir accès aux terres et aux ressources de ce qui constitue aujourd’hui l’Ouest et le Nord du Canada. À la fin des années 1870, les bisons étaient presque éradiqués, ce qui a entraîné une famine généralisée. La variole et d’autres épidémies ont également causé
beaucoup de ravages.

4. Corps de garde
 
Deux visiteurs devant le poste de garde à l’intérieur du fort.

Lorsqu’il est établi en 1876, le poste de police — alors appelé poste de Battleford — ne compte qu’une garnison de quatorze hommes. Le poste d’origine n’avait pas de fonction défensive, et la palissade rudimentaire n’est ajoutée qu’en 1879 pour empêcher les animaux sauvages d’entrer dans les jardins. En 1884, douze bâtiments se dressent à l’intérieur de la palissade. La palissade d’origine est renforcée lors de la Résistance du Nord-Ouest de 1885, alors que plus de 500 colons se massent dans le fort.

Le corps de garde est construit en 1879, près de l’entrée de l’endroit où se trouve aujourd’hui le terrain de camping Kramer. Dans les années 1890, il est déplacé plus près de la caserne no 5 et un nouveau plancher de ciment y est ajouté. L’épaisseur du ciment est alors trois fois plus importante sous le bloc cellulaire que sous la salle de garde. Dans les années 1940, le corps de garde est déplacé à l’emplacement qu’il occupe aujourd’hui. Les briques jaunes de la cheminée ont été fabriquées à partir de terre locale de Battleford.

5. Écurie des chevaux malades
 
L’infirmerie vétérinaire au fort Battleford avec un canon de campagne au premier plan.

À l’origine, le fort Battleford devait comprendre une grande écurie en forme de U pouvant accueillir 160 chevaux, mais celle-ci n’a jamais été construite. Au lieu de cela, trois longues écuries au sol de terre battue sont construites côte à côte, chacune pouvant accueillir trente-deux chevaux. À partir de 1886, d’autres écuries sont bâties à l’extérieur de la palissade. L’écurie des chevaux malades est la seule qui subsiste. Construit en 1898, le bâtiment se trouvait d’abord à l’extérieur de la palissade avant d’être déplacé à l’intérieur dans les années 1940. La rampe aménagée à l’une de ses extrémités visant à faciliter l’entrée et la sortie des chevaux malades ou blessés. Son élément le plus remarquable est le « lanternon » installé au sommet du toit à pignon, qui assurait à la fois l’éclairage et l’aération de l’écurie.

6. Quartier des officiers
 
Vue aérienne du logement des officiers à droite et de la résidence du commandant à gauche.

Le quartier des officiers est construit entre 1884 et 1886. À l’origine, ils accueillaient les officiers non mariés, dont les bureaux se trouvaient à l’étage. En 1894, le bâtiment est réaménagé pour loger les familles des officiers, et l’on y ajoute aussi une salle de billard. La cuisine d’été et la véranda viennent s’ajouter plus tard. Construit selon le style à ossature-bois de la rivière Rouge, le bâtiment reflète les influences architecturales de l’Est du Canada qui dominent à l’époque, avec un toit en mansarde et des éléments décoratifs extérieurs.

7. Résidence du commandant
 
La résidence du commandant sous un ciel bleu avec des teintes de rose au coucher du soleil.

La résidence du commandant est la seule structure originale de 1876 encore debout. Tout comme l’hôtel du gouverneur, cette résidence a été conçue par d’éminents architectes du ministère des Travaux publics d’Ottawa. Elle adopte un style néogothique adapté au milieu local grâce à l’utilisation de matériaux de la région — notamment des rondins recouverts de planches à clins et de stuc — ainsi qu’à l’ajout de porches au-dessus des entrées, qui offrent une protection contre le froid extrême et réduisent la poussière durant les chaleurs estivales. Ces éléments illustrent l’approche du « vernaculaire canadien » en matière de construction. Derrière la résidence se trouvaient des jardins, alors considérés comme un symbole de civilisation.

8. Vue sur la rivière
 
Interprète de Parcs Canada avec un groupe de visiteurs le long du sentier et vue sur la rivière.

Le fort Battleford se dresse sur un promontoire qui surplombe les rivières Saskatchewan Nord et Battle, lesquelles se rejoignent tout près avant de poursuivre leur cours vers l’est et le nord en direction du lac Winnipeg. Son emplacement surélevé offrait une position défensive contre des attaques provenant de toutes les directions et le plaçait à l’écart de la ville et des bâtiments gouvernementaux, mais le maintenait à proximité des sentiers locaux. Même si l’eau était facilement accessible, la remonter depuis la rive escarpée représentait tout un défi. Les terres avoisinantes se prêtaient bien à la fenaison, un élément essentiel lorsqu’il fallait s’occuper d’un grand nombre de chevaux.

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