Lichens
Parc national et lieu historique national Kejimkujik
Kejimkujik abrite de nombreux lichens rares et en péril, de la dégélie plombée au sclérophore givré.
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Morphologie
Les lichens sont le résultat d'une relation symbiotique entre les cyanobactéries, qui fournissent de l'énergie par photosynthèse, et les champignons, qui fournissent structure et protection. Ensemble, ils forment une seule masse vivante connue sous le nom de lichen.
Les lichens vivent sur des rochers, des troncs d'arbres, de la terre végétale, de la mousse, des objets fabriqués par l'homme et même des os, entre autres types de substrat.
Ils se présentent sous quatre formes de croissance principales, qui peuvent toutes être repérées à Kejimkujik :
- foliacé (ou en forme de feuille)
- crustacé (ou croûteux)
- fruticuleux (ou arbustif)
- lèpreux (ou poudreux)
La cladonie soldats-britanniques, un lichen fruticuleux.
Espèces en péril
Le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse compte de nombreux lichens rares, dont bon nombre sont considérés comme des espèces en péril. Plusieurs de ces espèces persistent dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse et déclinent considérablement ailleurs.
La plupart des lichens en péril sont menacés par la perte d'habitat due à l'exploitation forestière, à l'altération des terres humides et aux projets de développement.
À Kejimkujik, des lichens rares et en péril poussent sans être perturbés par les activités humaines. Malgré cela, de nombreux lichens sont sensibles à la pollution de l'air, aux précipitations acides, aux espèces envahissantes et aux changements climatiques.
Protection et gestion
Parcs Canada et les partenaires de recherche entreprennent des enquêtes pour répertorier des exemples de ces espèces rares au sein de Kejimkujik. Chaque nouvel enregistrement améliore notre compréhension de leur répartition.
Comme les lichens sont très sensibles aux changements dans leur environnement, le personnel surveille régulièrement l'abondance et la santé des lichens comme indicateurs de la santé globale des écosystèmes forestiers de Kejimkujik.
Dégélie plombée
La dégélie plombée se trouve sur les troncs des feuillus dans les riches forêts humides de Kejimkujik Bord de mer.
Au Canada, cette espèce n'est présente que dans la région de l'Atlantique et est rare même dans les forêts où elle est présente.
La dégélie plombée a des structures reproductrices rouge vif, ou « apothécies ». Sa structure corporelle, ou « thalle », est bleue et a une texture veloutée caractéristique.
En 2022, la dégélie plombée a été désignée comme lichen provincial de la Nouvelle-Écosse, marquant ainsi la première fois qu'une province canadienne désigne un lichen provincial.
Espèce en peril
La dégélie plombée est classée comme « vulnérable » en vertu de la Loi sur les espèces en péril de la Nouvelle-Écosse (Endangered Species Act) et comme espèce « préoccupante » en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) fédérale.
Sclérophore givré
Le sclérophore givré font partie d'un groupe de lichens obscurs appelés calicioïdes.
Ce minuscule lichen pousse sur les feuillus dans les forêts humides et basses. Ses structures reproductrices sont soutenues par des tiges qui ne dépassent pas 0,8 mm.
On peut souvent trouver le sclérophore givré dépoli pousse dans les creux abrités des troncs de vieux érables rouges, en particulier là où le tronc s'est fendu.
Au Canada, le sclérophore givré ne se trouve que dans deux provinces : la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse. On le trouve principalement dans la Nouvelle-Écosse.
Espèce en peril
La population atlantique de sclérophore givré est inscrite comme espèce « préoccupante » au Canada en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP).
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