Mise à jour des droits d’entrée : En dehors de la période du laissez-passer Un Canada fort du 19 juin au 7 septembre 2026, un droit d’entrée quotidien s’applique à tous les visiteurs du parc national des Îles-de-la-Baie-Georgienne, en plus des autres frais applicables.

Lieu historique national de l’Île-Beausoleil

L'île Beausoleil, appelée Bimadinaagogi par les Anishinaabeg, est un lieu spécial, riche en histoires et en traditions. Depuis des milliers d'années, ce lieu est utilisé pour les rassemblements, les cérémonies et l'habitation. L'île est particulièrement importante pour les femmes et fait partie de nombreux récits traditionnels. Elle constitue un lien entre les Anishinaabeg, leur terre, leur culture et leur mode de vie.

Contexte historique du site

L’île Beausoleil, appelé Bimadinaagogi (une crête qui se prolonge et prend de l’ampleur) par les Anishinaabeg, est représentative du paysage culturel des Anishinaabeg de la région sud de la baie Georgienne. Elle témoigne du rôle de la terre en tant que lieu de mémoire, rappelle la présence des Anishinaabeg dans le sud de l’Ontario ainsi que leur déplacement ultérieur et illustre leurs relations avec la terre. Elle est le cadre des récits oraux sur la création et la signification de l’île. De nombreuses traditions associées à l’île se rapportent aux femmes, comme leur utilisation de l’île pour la cueillette de petits fruits et d’autres plantes ainsi que pour la tenue de cérémonies traditionnelles, comme les rites qui marquaient chez les filles le passage de l’enfance à la vie adulte. Le paysage de l’île a été maintes fois modifié au fil de sa longue histoire, comme en témoignent les vestiges d’anciens campements et sa brève utilisation en tant que réserve au milieu du XIXe siècle, une époque où les Anishinaabeg ont eu du mal à trouver de nouveaux modes de vie compatible avec leurs traditions et le nombre croissant d’établissements euro canadiens dans la région.

En tant que paysage culturel, l’île Beausoleil évoque certains aspects de l’évolution de la relation que les Anishinaabeg de la région sud de la baie Georgienne ont entretenue au cours des siècles avec leurs territoires ancestraux. En tant que lieu où sont ancrées de nombreuses traditions orales des Anishinaabeg, l’île sert de lien physique avec les ressources, routines et cérémonies qui reflètent leur mode de vie traditionnel et qui perpétuent leur mémoire et culture collectives. 

Les traditions des Anishinaabeg comptent de nombreux récits de création qui portent sur l’île. Dans un de ces récits, deux êtres surnaturels se disputent une belle jeune femme anishinaabe qui cueille des petits fruits dans la région. Les êtres surnaturels meurent dans le conflit, leurs corps devenant les îles Beausoleil et Travers (Giant’s Tomb Island, en anglais). L’île Beausoleil est en grande partie associée aux femmes et à leurs rôles dans la société anishinaabeg. Elle constituait la source principale de petits fruits, qui étaient habituellement cueillis par de jeunes femmes. L’île évoque également les rituels observés par les femmes, comme les cérémonies visant à marquer le passage de l’enfance à la vie adulte. Ces traditions sont maintenues de nos jours. 

Des études archéologiques permettent de déterminer que la présence d’humains sur l’île Beausoleil remonte à des milliers d’années. Elles révèlent également que l’île a servi de point de cheminement pour les routes commerciales traditionnelles et de lieu d’habitation saisonnier à diverses cultures au fil des années. Les nations ojibway et anishinaabeg occupent la région sud de la baie Georgienne à partir de la fin du XVIIe siècle et établissent des campements saisonniers sur l’île Beausoleil où ils cueillent des petits fruits et pêchent le long de sa rive est, riche en poissons. Sous l’effet des pressions croissantes exercées par l’établissement des Eurocanadiens, les Anishinaabeg, dirigés par le chef John Assance, quittent en 1838 leurs terres de la région de Coldwater, sur la partie continentale, pour s’établir dans une nouvelle réserve sur l’île Beausoleil. Ils sont rejoints par un autre groupe dirigé par Ogimaa Peter Gidagigwan. Ils y établissent deux campements et tentent d’y cultiver des récoltes adoptant les méthodes agricoles européennes. Le sol sablonneux, quoique propice à une occupation temporaire et cyclique, ne se prête pas à une culture pratiquée selon ces méthodes. En 1855, la plupart des Anishinaabeg qui vivaient sur l'île Beausoleil déménagent vers l’île Christian située à proximité, alors que quelques familles demeurent sur l’île Beausoleil et conservent un mode de vie traditionnel axé sur la chasse, la pêche, le jardinage et la cueillette de petits fruits.

 

Nous joindre

Bureau administratif
901, chemin Wye Valley, C.P. 9
Midland ON L4R 4K6

Téléphone : 705-527-7200
Sans frais : 1-888-773-8888
Courriel : info.gbi@pc.gc.ca

Date de modification :