Sécurité sur la route
Parc national Forillon
Pour signaler un incident routier impliquant la moyenne ou la grande faune ou un oiseau de proie, appelez en tout temps le Service de répartition de Parcs Canada au 1-888-762-1422
Respect, prudence, signalement
Les usagers des routes du parc sont soumis aux mêmes règles que celles du réseau routier québécois. Dans les limites du parc, il importe de respecter en tout temps le code de la route, d’être prudent et courtois envers les autres usagers et de signaler tout accident ou incident avec la faune. Les risques ne prennent pas de vacances.
Gardez ces quelques consignes en tête lorsque vous prendrez le volant vers les plus beaux endroits du parc. Vous aurez l’esprit tranquille pour les apprécier.
Des routes plus sûres pour la faune
Photo : Getty Images
Les routes du parc ou celles qui le bordent ne sont pas sans risque pour la faune qui circule librement sur le territoire. C’est ce que nous avons constaté à la suite d’une étude que nous avons menée en 2021 et 2022 sur la mortalité routière locale.
Les données sont éloquentes : durant les saisons d’ouverture 2021 et 2022, de mai à octobre, près de 3000 animaux ont péri chaque année sur des tronçons de routes autour du parc et à l’intérieur.
Les petits mammifères (tamias, souris, écureuils, musaraigne) et les oiseaux constituent 71 % des cas de mortalité routière. Les amphibiens et les reptiles en représentent 24 %. Pour la moyenne faune (renard, coyote, lynx, ours noir) et la grande faune (orignal et cerf de Virginie), le taux de mortalité est de 6 %. Ce qu'on voit le plus, soit la moyenne et la grande faune, ne constitue malheureusement que la pointe de l'iceberg.
En cause : la vitesse
Photo : Diane Jalbert
Une grande majorité des usagers des routes autour et à l’intérieur du parc roulent au-delà de la limite de vitesse. Ce comportement met à risque la faune du parc, mais également les autres automobilistes. Cette situation est plus problématique de juillet à aout, alors que le parc accueille un nombre accru de visiteurs.
Sans surprise, les résultats ont également confirmé une forte corrélation entre le nombre de véhicules présents sur les routes du parc et les cas de mortalités fauniques.
Tout passe par l’éducation
Photo : Roger Saint-Laurent
L’éducation, c'est la clé. C’est pourquoi nous avons mené un projet d’éducation et de sensibilisation afin d’inciter les conducteurs à respecter les limites de vitesse sur le réseau routier autour et à l'intérieur du parc.
En plus des grandes affiches aux entrées des secteurs, nous avons installé des radars pédagogiques qui indiquent leur vitesse aux véhicules qui s’en approchent. Sur le panneau électronique du radar pédagogique, la vitesse respectée s’affiche en vert. Celle qui ne l’est pas, en rouge.
Surtout, diminuer notre vitesse de déplacement augmente les chances de survie des animaux qui se hasardent sur les routes, car ils ont plus de temps pour éviter un véhicule.
En prenant conscience de ces risques, en adaptant notre conduite et en réduisant notre vitesse, nous pouvons tous faire une différence et contribuer à préserver la faune, tout en assurant notre propre sécurité ainsi que celle des autres visiteurs du parc.
Signaler un animal blessé ou mort
Photo : Christophe Gagnon
Certains animaux blessés ou morts à la suite d'un accident de la route doivent être signalés. C’est le cas de la grande faune, des oiseaux de proie et de la moyenne faune. Voici quelques exemples :
- Accident avec la grande faune (ours, cerf, orignal) : signaler obligatoirement à la Sureté du Québec ou au parc. Prévenez votre compagnie d’assurance automobile.
- Accident avec des oiseaux de proie (aigle, buse, balbuzard, hibou, chouette, faucon, etc.) : signaler obligatoirement au parc.
- Accident avec la moyenne faune (coyote, renard, lynx, porc-épic, chat, chien) : signaler au parc.
Conduite éthique en présence de faune
S'arrêter sur la route ou sur l'accotement pose un risque pour vous, pour les autres conducteurs et pour les animaux sauvages. Certains animaux s'habituent à la présence des véhicules au point de ne plus les considérer comme un danger, ce qui les expose à des risques accrus. De plus, les véhicules stationnés le long des routes nuisent à la visibilité des autres usagers.
- Si vous voyez un animal sauvage près de la route, ralentissez et poursuivez votre chemin.
- Si vous devez vous arrêter pour laisser passer un animal, garez-vous sur l’accotement à une distance raisonnable. Allumez les feux de détresse (les quatre clignotants) et restez dans votre véhicule jusqu'à ce que l'animal libère la voie. Ne tentez pas d'interagir avec lui et ne sortez pas pour le photographier.
- Si vous constatez un bouchon de circulation en raison de la présence de faune, contactez le service de la répartition de Parcs Canada.
Encourager la connectivité écologique

Photo : Parcs Canada
Qu’est-ce que la connectivité écologique?
La connectivité écologique, c’est le « mouvement sans entrave des espèces animales et végétales à travers l'environnement. » Sur le terrain, nous encourageons la connectivité écologique en établissant des corridors écologiques ou en aménageant des passages pour animaux. L’intention est de relier des habitats naturels pour veiller à la santé des écosystèmes.
Par sa situation géographique, la péninsule de Forillon est bordée de frontières naturelles, comme la mer et les falaises. À l’ouest, la route 197 agit elle aussi comme un obstacle à la libre circulation de la faune terrestre, ailée ou aquatique dans son milieu naturel.
Jeune ours noir
Grand héron
Raton-laveur
Afin d’amoindrir les effets des obstacles créés par l’humain dans l’environnement, nous avons mis en place des mesures concrètes. En installant des tablettes de passage dans des ponceaux routiers, par exemple, nous favorisons la circulation sécuritaire des petits et moyens mammifères d’un secteur à l’autre. Nos caméras de surveillance à déclenchement automatique nous permettent d’ailleurs d’observer les animaux qui transitent par ces voies souterraines.
Plus d’information sur la connectivité écologique à Parcs Canada
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