La chasse au trésor vivant de l’île Bead

Aire marine nationale de conservation du Lac-Supérieur

Par Marley MacDonald

En juillet 2025, l’équipe de conservation des ressources de l’aire marine nationale de conservation (AMNC) du Lac-Supérieur a eu le plaisir d’organiser un événement bioblitz. Nichée entre l’île St. Ignace et l’île Simpson, des îles plus grandes et plus connues, se trouve une petite masse terrestre moins étudiée, nommée l’île Bead. L’île elle-même était petite, mais imposante; avec un périmètre d’un peu moins de 5 km, mais la surface est sauvage et indomptée, avec des falaises abruptes et de profonds ravins.

Le but du bioblitz de l’île Bead était d’obtenir le plus grand nombre possible d’identifications d’espèces en une seule journée, augmentant ainsi la connaissance de l’île Bead et contribuant à l’inventaire écologique de l’AMNC du Lac-Supérieur. La planification a duré plus d’un mois, dirigée par des étudiants comme moi, en examinant attentivement et en étudiant différentes méthodes d’échantillonnage pour décider de celle qui donnerait les meilleurs résultats. Finalement, nous avons décidé de prendre des photos sur l’île, de les documenter et de les téléverser sur iNaturalist. L’équipe elle-même était composée de 10 personnes, qui se divisaient principalement en binômes ou en trios après avoir accosté sur l’île lors d’un trajet de quatre heures afin de prendre le plus de photos possible.

Ce n’était un secret pour personne, mais il y avait beaucoup de membres compétitifs dans l’équipe qui aspiraient à obtenir le plus d’observations/espèces sur iNaturalist. Nous nous sommes séparés de façon ordonnée, mais précipitée, dès que les instructions initiales pour le bioblitz ont été terminées. Je me suis permis de partir seul un moment, impatient d’obtenir de faire des identifications uniques. Quand j’ai levé les yeux vers la plus grande colline de l’île, j’ai su que je devais la gravir. J’ai eu droit à une vue à couper le souffle, et d’innombrables espèces de plantes, d’insectes et de champignons à photographier et à identifier.

Au-delà de la colline s’étendait le rivage rocheux opposé, ce qui m’a permis de faire ce qui selon moi est l’identification la plus intéressante du jour : des larves de salamandres. Ces petites larves (probablement des salamandres à points bleus) nageaient dans les petits bassins, nichées étroitement avec les têtards (probablement des rainettes faux-grillon boréales). À côté de ces bassins se trouvait un tapis de grassette vulgaire et de rossolis à feuilles rondes, qui sont des plantes carnivores indigènes des rives du lac Supérieur. Le littoral s’est avéré fructueux avec d’autres espèces, comme la couleuvre rayée de l’Est, un pygargue à tête blanche, et même une araignée sauteuse marbrée pourpre!

Au total, l’équipe a accumulé 700 observations, avec 273 espèces différentes! L’espèce la plus observée dans le bioblitz était le rossolis à feuilles rondes, avec la potentille frutescente en deuxième place! Le lauréat du prix du plus grand intello, avec le plus grand total individuel de 149 observations, fut Joe-Félix Bienentreu. J’aime penser que j’ai gagné sur le plan personnel après avoir gravi le point le plus élevé de l’île, et j’ai définitivement gagné pour la plus belle vue de la journée!

Alors, combien d’espèces pouvez-VOUS identifier en une seule journée? En tant qu’étudiant à Parcs Canada, j’ai constaté que chaque jour peut être un bioBlitz : que je sois au bureau ou dehors sur le terrain, rien ne vaut le fait de s’arrêter pour sentir les fleurs, ou dans mon cas, prendre des photos!

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