La Fourche, symbole d’un Canada fort

Lieu historique national de La Fourche

Le laissez-passer « Un Canada fort » encourage les Canadiens et les voyageurs à découvrir les lieux précieux qui contribuent à notre identité nationale. Chaque parc national et lieu historique national illustre la force du Canada, qu’il s’agisse de l’héritage de la résilience, de la puissance de la communauté, des forces de la nature, de la robustesse de l’architecture ou encore des exploits physiques. Parcs Canada vous invite à célébrer l’importance de ces lieux en partageant des récits de force, en respectant la beauté sauvage de la nature et en tirant pleinement parti du laissez-passer « Un Canada fort ».

Rester fidèle à son identité est une véritable force, et Parcs Canada est fier d’annoncer que le lieu historique national de La Fourche s’intègre désormais dans « Un Canada fort ».

Une image en noir et blanc de personnes, de chevaux et de chiens à l’intérieur d’un fort avec plusieurs bâtiments autour d’eux.
L’intérieur de Upper Fort Garry.
© Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson

Il est couramment admis que La Fourche est un lieu de rassemblement depuis 6 000 ans, comme en témoignent les données archéologiques d’un ancien foyer utilisé par les chasseurs de bisons. Cette vérité est confirmée par les récits oraux des Premières Nations qui vivent, font du commerce et prospèrent sur ce territoire depuis des temps immémoriaux. Appelé Nistawayak par les Cris, ce qui signifie « Trois Points », le site se prête naturellement au rassemblement des gens en raison de sa géographie. La rivière Assiniboine coule depuis l’est, où elle rejoint la rivière Rouge venant du sud, et ces terres faisaient partie des routes migratoires reliant les forêts du nord aux plaines du sud.

Bien avant que les Européens ne traversent l’océan pour rejoindre ce que l’on appelle aujourd’hui l’Amérique du Nord, l’île de la Tortue abritait de nombreuses nations possédant leurs propres cultures, langues et modes de vie. Chacune d'elles devait équilibrer les besoins de son peuple, ce qui exigeait parfois de se réunir pour négocier, à l'image des traités modernes. En 1285, 10 000 personnes issues d’au moins neuf nations se sont rassemblées à La Fourche. Elles avaient voyagé de toutes parts pour participer à des cérémonies et conclure des accords de paix et de diplomatie.

Lorsque les premiers Européens arrivèrent dans la région, ils virent eux aussi en ce site un lieu idéal pour se réunir et faire du commerce avec les Premières Nations, les Métis et d’autres Européens. Axée principalement sur le commerce des fourrures, l’époque du commerce des fourrures au Manitoba, qui porte bien son nom, s’articulait souvent autour de La Fourche. Des forts furent érigés, détruits, puis reconstruits, le tout dans le but d’acheminer les marchandises en remontant la rivière Rouge jusqu’à la baie d’Hudson, puis vers l’Europe. Même après une inondation dévastatrice en 1826, le choix fut fait de reconstruire à proximité de La Fourche; les atouts de La Fourche en tant que lieu de rassemblement l’emportaient sur les risques.

Deux chaises Adirondacks rouges devant un chemin de gravier et une installation culturelle en briques.
La Fourche est un lieu de rassemblement depuis plus de 6 000 ans.

Pendant très longtemps, les rivières ont transporté des personnes et des marchandises vers et depuis La Fourche, mais à la fin du XIXe siècle, la gare de triage a pris le relais. Isolé de la population, le site de La Fourche est devenu, pendant la majeure partie du XXe siècle, un point de rassemblement pour l’acier, le bois et les roues. Pourtant, l’importance indéniable de La Fourche a conduit à la désignation du site comme lieu historique national en 1974, l’une des premières étapes vers la reconquête de sa véritable identité.

Cela a pris du temps, mais au cours des quinze années suivantes, des accords ont été conclus, des ententes signées et le retour à la vocation originale de La Fourche a commencé. En réutilisant les bâtiments de l’époque ferroviaire et en redonnant à de vastes étendues de terrain leur fonction d’espaces verts, La Fourche a fait son retour triomphal en tant que lieu de rassemblement public en 1989. Il reste l’un des lieux les plus emblématiques de Winnipeg.

Alors que l’identité de La Fourche prospère à nouveau, les peuples des Premières Nations dont les ancêtres se rassemblaient ici il y a des milliers d’années utilisent désormais cet espace pour des célébrations, des cérémonies et des activités commerciales. Des milliers de personnes se sont réunies à La Fourche pour commémorer la Journée des peuples autochtones, la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation et la Journée de la robe rouge, témoignant de l’importance que ce site continue de revêtir pour les peuples autochtones.

D’un foyer ancien à un marché moderne, La Fourche incarne l’identité célébrée par « Un Canada Fort ».

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