Préservez la centrale, protégez l’environnement

Lieu historique national du Canal-de-Sault Ste. Marie

Par MaryJane Moses

Saviez-vous que tout projet susceptible d’avoir une incidence négative sur l’environnement, qu’il soit grand ou petit, dans les aires protégées administrées par Parcs Canada, doit être évalué en vertu de la Loi sur l’évaluation d’impact (LEI, 2019) afin de réduire et d’atténuer ces effets? La stabilisation structurelle de la centrale électronique du canal de Sault Ste-Marie, vieille de 130 ans, ne fait pas exception à la règle!

Aux fins de la loi, l’« environnement » est défini comme les ressources naturelles et culturelles, y compris les terres et les eaux, la végétation, la faune et la flore, ainsi que les objets historiques et culturels. En outre, elle inclut les effets indirects sur la santé et les impacts sociaux et économiques des collectivités locales et des peuples autochtones. Parcs Canada rend compte de tous les projets relevant de la LEI en soumettant des documents à la consultation publique et en veillant au respect d’autres lois, comme la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, la Loi sur les espèces en péril, la Loi sur les pêches et la Loi sur les eaux navigables canadiennes.

Dans certains cas, des permis ont été délivrés ou des autorisations accordées par d’autres organismes de réglementation en fonction de l’étendue des travaux proposés dans le cadre d’un projet. Il n’est pas rare que des projets de grande envergure nécessitent plusieurs années de planification, de travail de conception et d’appels d’offres avant d’être prêts à être mis en œuvre!

La centrale est classée comme un bâtiment du patrimoine fédéral et une ressource culturelle de niveau 1. L’objectif étant de redonner à cette structure sa splendeur d’antan, les travaux se déroulent selon une approche progressive, ce qui signifie que chaque étape des travaux est évaluée de manière indépendante.

Lors de l’évaluation d’un projet, la première étape consiste à relever les composantes valorisées susceptibles d’être touchées par les activités proposées. La valeur des ressources culturelles de la centrale elle-même et des bâtiments environnants est certes importante, mais les impacts potentiels sur les ressources archéologiques, l’expérience et la sécurité des visiteurs, les ressources en sol, en terre et en eau, les espèces préoccupantes, la faune terrestre, la végétation et l’habitat, ainsi que la faune aquatique, la flore et l’habitat, le sont tout autant. Une fois les risques potentiels cernés, des mesures d’atténuation sont élaborées afin de réduire ou de limiter ces effets.

Pour la stabilisation structurelle de la centrale, 53 mesures d’atténuation sont décrites dans l’évaluation d’impact (EI). La plupart de ces exigences sont considérées comme des « pratiques exemplaires » pour les activités de construction, notamment en ce qui concerne les conditions de chantier, l’utilisation d’équipements lourds, la gestion des ressources en eau, l’expérience et la sécurité des visiteurs et la gestion de la faune et de la flore.

En tant que responsable de l’évaluation d’impact pour l’unité de gestion du Nord de l’Ontario, j’ai deux responsabilités principales : préparer les documents d’EI et mener des inspections sur le terrain. Ces inspections comprennent la prise de photographies, des entretiens avec les travailleurs, ainsi que la surveillance et le contrôle de l’environnement. Je dispose généralement d’une liste de contrôle pour m’assurer que toutes les mesures d’atténuation sont prises conformément aux exigences énoncées dans le contrat. Certains projets nécessitent une surveillance saisonnière, par exemple des oiseaux nicheurs et des chauves-souris, le prélèvement d’échantillons pour l’analyse de la qualité de l’eau et la surveillance des espèces envahissantes.

La centrale a une longue histoire et, grâce à une collaboration interdisciplinaire, notre objectif est de la préserver et de préserver sa fonctionnalité pour que les générations futures puissent l’apprécier, tout en protégeant l’environnement naturel qui l’entoure. 

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