ADN environnemental à Parcs Canada

Toutes les créatures vivantes contiennent de l'ADN dont certaines parties sont uniques à leur espèce. Ces parties sont comme une empreinte génétique, elles peuvent nous indiquer à quelle espèce appartient l'ADN. Lorsque les espèces laissent cet ADN dans l’environnement à partir de tissus corporels, de poils et d’excréments, on parle d’« ADN environnemental » ou d’ADNe.

En prélevant des échantillons de sédiments, d'eau et de neige pour l'ADNe, Parcs Canada et ses partenaires découvrent quelles espèces sont ou ont été présentes dans l'environnement, même celles qui sont rares ou très difficiles à voir. L'ADN environnemental est l'un des outils novateurs que Parcs Canada utilise pour éclairer les programmes de surveillance dans le cadre de ses travaux de protection et de restauration des espèces et des habitats.

Voyez comment Parcs Canada, les Premières Nations Dehcho et Pêches et Océans Canada utilisent la recherche sur l'ADNe pour protéger l'omble à tête plate, une espèce en voie de disparition, dans la réserve de parc national Nahanni (Nahʔą Dehé), dans les Territoires du Nord-Ouest :

Transcription textuelle

[Le soleil matinal éclaire le camp de recherche de la réserve de parc national Nahanni, des gens discutent des projets pour la journée devant une carte au camp, une main relâche un omble à tête plate dans l’eau]

[Logo de Parcs Canada]

Des scientifiques de Parcs Canada marchent dans une rivière en portant de l’équipement d’électropêche sur leur dos.

[Titre] Notes de terrain : À la recherche de l’omble à tête plate - Nahʔą Dehé / Réserve de parc national Nahanni

Bonjour, hello, neiniķlah ahte Nahʔą Dehé, bienvenue à la réserve de parc national Nahanni!

[Vues aériennes de rivières et de cours d’eau de la réserve de parc national Nahanni.]

[Sarah et AJ s’adressent directement à la caméra.]

Je m’appelle Sarah, je suis écologiste au parc. Je suis AJ, je suis un technicien qui travaille pour Pêches et Océans Canada.

[Insigne d’identification] Sarah Arnold, écologiste, réserve de parc national Nahanni

[Insigne d’identification] AJ Chapelsky, technicien, ministère des Pêches et Océans Canada

Nous sommes ici dans la partie supérieure du ruisseau Wrigley, à la recherche d’ombles à tête plate.

[Carte vert pâle de Nahanni / Nahʔą Dehé apparaît, trois endroits sont identifiés : ruisseau Wrigley, Dahtaehtth’i / vallée Deadmen et Tthenáágó / Nahanni Butte].

[Photo de mains tenant une omble à tête plate au-dessus d’un cours d’eau.]

L’omble à tête plate est le poisson qui nous tient tous à cœur!

[Image illustrée d’un omble à tête plate apparaît dans le coin supérieur droit, étiquetée Sambaa / omble à tête plate / Salvelinus confluentus]

Une espèce qui vit en eau froide et qui est un indicateur important pour de nombreuses autres espèces de poissons du parc. Nous l’utilisons pour nous aider à surveiller ce qui se passe dans le parc,

[Des mains utilisent un ruban à mesurer pour mesurer un omble à tête plate et le relâcher ensuite dans l’eau.]

si des changements se produisent dans nos écosystèmes.

[Texte] Le ministère des Pêches et des Océans (MPO) et Parcs Canada travaillent ensemble depuis plus de 15 ans pour étudier l’omble à tête plate dans la réserve de parc national Nahanni.

[Texte] L’omble à tête plate a des besoins très particuliers en matière d’habitat et est extrêmement sensible à des changements à son habitat. Sa surveillance peut nous donner une alerte rapide concernant des changements à la santé de l’écosystème.

[AJ et Sarah, debout dans un ruisseau avec des machines d’électropêche sur leur dos et tenant des filets d’électropêche, s’adressent à la caméra]

Nous utilisons diverses méthodes pour attraper des poissons dans le cadre de ce projet. L’électropêche est l’une d’elles, j’ai donc la baguette magique ici, et mon sac à dos « ghostbusters ».

Ensuite je vais suivre AJ, et je suis un peu comme une gardienne de but, je dois attraper ces poissons en aval qui arrivent vers moi.

[AJ et Sarah sont debout dans un ruisseau et utilisent de l’équipement d’électropêche. AJ est debout devant Sarah, tandis qu’elle est derrière lui avec le filet]

[Deux autres scientifiques sont aussi debout dans un ruisseau et font de l’électropêche. Ils font un poing-à-poing et s’agenouillent ensuite dans le ruisseau pour extraire un poisson d’un filet]

[Insigne d’identification] Jessica Olsen, Parcs Canada

[Insigne d’identification] Brennan Romaniuk, Pêches et Océans Canada

Nous avons capturé notre premier omble à tête plate de la journée. Youpi! Il est de bonne taille.

[AJ retire l’omble à tête plate d’un sac bleu et l’étend sur une planche pour le mesurer. Il note les résultats dans un petit calepin.]

[Texte] Des échantillons de tissus de l’omble à tête plate sont prélevés et envoyés aux laboratoires du MPO.

[AJ écrit les détails de l’échantillon de tissu sur une petite boîte qui sera envoyée au labo d’analyse]

[Texte] On relâche un omble!

[Sarah relâche doucement un omble dans l’eau à partir du sac bleu]

L’autre technique que nous utilisons à été développée un peu plus récemment, on l’appelle ADN environnemental, ou ADNe. Nous n’avons pas à voir ou attraper les poissons pour savoir

[Sarah s’adresse à la caméra tandis qu’AJ prélève des échantillons d’eau dans un cours d’eau derrière elle].

[D’autres scientifiques font la même chose, prélevant des échantillons d’eau en trempant une petite tasse attachée à un long tube dans l’eau en mouvement]

qu’ils sont présents. Nous pouvons simplement prélever un échantillon d’eau et l’envoyer ensuite au labo de génétique de Pêches et Océans à Winnipeg. Ils analysent ensuite les échantillons et nous disent s’il y avait de l’omble à tête plate dans ce cours d’eau ou non.

[Texte] L’électropêche fournit des renseignements plus détaillés sur le poisson, mais du temps et une formation technique sont nécessaires. L’ADNe peut être recueilli par n’importe qui et permet à l’équipe de couvrir le terrain plus efficacement.

[AJ et Sarah, qui portent leurs bottes-pantalon, sont assis dans l’eau avec les montagnes en arrière-plan]

L’un des meilleurs aspects de ce travail est de pouvoir s’asseoir dans l’eau pour se rafraîchir lors d’une journée chaude à faire de l’échantillonnage.

Absolument, et je considère qu’on le mérite. Ça a été une semaine très chargée, occupée, mais une excellente semaine.

[Sarah est debout près d’un ruisseau et s’adresse à la caméra tandis qu’un hélicoptère atterrit derrière elle]

C’est la fin de la journée, voilà hélicoptère venu pour nous chercher... une autre journée réussie, un peu plus d’ombles à tête plate…

[Texte] En raison de l’éloignement des sites d'échantillonnage, l’équipe campe dans la vallée Deadmen pour la durée des travaux sur le terrain.

[Vue aérienne d’un hélicoptère qui approche du campement de la vallée Deadmen. La caméra se déplace vers le chalet des gardes de parc de la vallée Deadmen]

[Les membres du personnel de Parcs Canada et de Pêches et Océans Canada se détendent autour du campement et préparent de la nourriture]

[AJ est debout près d’une rivière, la nuit, et s’adresse à la caméra. Il tourne la caméra pour montrer un soleil couchant dans un ciel orangé avec un paysage montagneux au loin]

Une des choses que les gens me demandent toujours au sujet du nord est « Comment est la lumière la nuit? ». Eh bien, nous observons le coucher du soleil et il est minuit et demi.

[Le soleil se lève sur la rivière près du campement. Sarah parle à un autre membre de l’équipe au moyen d’un walkie-talkie.]

C’est notre dernier matin sur le terrain aujourd’hui. Moi-même et une personne du MPO resteront au campement pour analyser certains échantillons. Commençons!

[AJ est assis à une table et analyse des échantillons dans des éprouvettes claires avec des bouchons blancs. Il porte des gants noirs]

[Texte] Certains échantillons d’ADNe sont envoyés pour analyse à des laboratoires du MPO à Winnipeg, mais certains peuvent être examinés ici, sur le terrain.

[AJ fait signe à Sarah de s’approcher et elle vient s’asseoir près de lui à la table pour analyser les résultats]

Sarah! Viens voir! Nous avons les résultats. Regarde...

Qu’est-ce que je regarde?

Il semble que les rouges, nos contrôles, fonctionnent. Pas vu beaucoup avec les verts... rien dans les trois autres échantillons. Yé! Des ombles à tête plate!

C’est vraiment bien de voir ce qui se passe sur le terrain tandis que nous sommes assis dans ce chalet, sans devoir attendre aussi longtemps.

[Images pittoresques de la Nahʔą Dehé / Réserve de parc national Nahanni]

[Texte] En 2022, l’équipe a trouvé des ombles à tête plate dans les secteurs nord et est du ruisseau Wrigley. Ils s’y rendent à nouveau en 2023 pour prélever des échantillons dans les cours d’eau restants et recueillir des données pour un modèle d’habitat.

[Texte] Parcs Canada et le MPO travaillent étroitement avec des partenaires autochtones lorsqu’ils planifient des études sur le terrain à la Nahʔą Dehé. Des méthodes comme l’ADNe sont des outils importants pour s’assurer d’atteindre notre but de « yundáa Gogha tu k’ehodí » — eaux pour la vie.

[Texte] Apprenez-en davantage sur la façon dont Parcs Canada utilise l’ADNe partout au pays pour comprendre et conserver les écosystèmes : parcs.canada.ca/adne

[Programme du Plateau Continental Polaire logo]

[Pêches et Océans Canada logo]

[mot-symbole Parcs Canada]


Faites un saut et découvrez comment Parcs Canada et ses partenaires utilisent l’ADNe pour :

Indices pour la conservation

De nombreux facteurs influencent la durée de vie de l'ADN dans l'environnement. En général, l'ADNe peut rester dans l'environnement pendant des jours, des semaines, voire des années lorsqu'il est trouvé dans des conditions froides. Cela signifie qu'il peut fournir des indices importants sur les espèces présentes au fil du temps. L'ADNe est donc un outil de surveillance efficace.

Il peut réduire la nécessité d'observer directement les espèces et peut nous éclairer sur les espèces qui utilisent ou ont utilisé un environnement. L'utilisation de l'ADNe est également moins invasive que certaines méthodes de surveillance traditionnelles. Il s'agit d'une considération importante pour les espèces et les environnements sensibles.

Gros plan de la main d'une personne tenant une petite tortue.
La tortue musquée de l'Est, une espèce menacée, peut être difficile à trouver pendant les activités de surveillance

Certaines espèces sont plus difficiles à observer que d’autres. L’utilisation de l’ADNe nous aide à protéger les espèces de manière proactive avant qu’il ne soit trop tard pour leur rétablissement.

Dre Prabir Roy
Scientifique des écosystèmes, Parcs Canada

Réponses importantes aux questions sur la conservation

Des mois de travail sur le terrain peuvent être nécessaires pour surveiller les écosystèmes à l'aide des méthodes traditionnelles. Parfois, les espèces sont trop rares ou trop petites pour être repérées. Les scientifiques peuvent détecter l'ADNe en une fraction de ce temps.

L'ADNe est donc un complément précieux aux méthodes traditionnelles de biosurveillance, car il permet de répondre à des questions importantes en matière de conservation.

L'ADNe peut aider à répondre aux questions suivantes :

  • quelles espèces ont été présentes dans un environnement
  • quels habitats elles utilisent et quand
  • l’écosystème est-il en train de changer
  • les efforts de restauration sont-ils efficaces
Un membre du personnel de Parcs Canada utilise une longue canne et un tuyau attaché à son sac à dos spécial dans l’eau. Un grand récipient rond se trouve dans l’eau à côté de lui.
Parcs Canada utilise un sac à dos échantillonneur d’ADNe pour détecter le tournis dans la rivière Bow. L’échantillonneur commercial d’ADNe pompe l’eau à travers un système de filtration. Les filtres sont ensuite testés pour détecter l’ADNe de Myxobolus cerebralius.

Faire équipe pour réussir

Comme la plupart des activités de Parcs Canada, le travail avec l'ADNe nécessite une collaboration avec des partenaires, notamment :

  • les nations et les communautés autochtones
  • les laboratoires de recherche
  • les universités
  • et d'autres

Nous intégrons l'ADNe et d'autres nouvelles techniques à notre trousse d'outils de conservation. Cela nous aide à mieux comprendre comment protéger les espèces en péril et répondre aux menaces, telles que les espèces envahissantes et le changement climatique.

Découvrez comment nous utilisons et testons l'ADNe comme outil pour mieux protéger et conserver les écosystèmes


  • Protéger les espèces en voie de disparition

    Colombie-Britannique, Saskatchewan, Ontario, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard


    Parcs Canada et les Premières Nations locales prélèvent des échantillons dans des rivières éloignées dans l’unité du sentier de la Côte-Ouest de la réserve de parc national Pacific Rim en Colombie-Britannique. Ils confirment la présence et l’absence de sources de nourriture importantes pour l’épaulard résident du sud, comme le saumon quinnat et le saumon kéta. Parcs Canada travaille également avec des groupes de scientifiques citoyens spécialisés dans les poissons fourrage. Ils prélèvent des échantillons de sable pour obtenir de l’ADNe afin de mieux comprendre la répartition de l’habitat de frai des poissons fourrage dont dépendent les saumons, comme le lançon du Pacifique et l’éperlan du Pacifique.

    Ces renseignements soutiennent les efforts de conservation de ces espèces alimentaires importantes et de leurs habitats. Ce travail contribue à son tour à la protection des épaulards résidents du Sud, une espèce en voie de disparition.

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    Deux personnes en vêtements d'hiver descendent un grand carottier dans un trou creusé dans la glace enneigée.
    Lac Namekus pendant le prélèvement de carottes d'ADNe

    Le personnel de conservation du parc national de Prince Albert, en Saskatchewan, utilise l’ADNe pour faire la lumière sur une espèce aujourd’hui disparue.

    Lors d’un entretien réalisé dans les années 1990, Allan Bird, chef de la nation crie de Montreal Lake et sénateur au Grand conseil de Prince Albert, a fait part de son savoir traditionnel au personnel du parc. Allan a été élevé dans les limites de ce qui est aujourd’hui un parc et était un utilisateur de la terre.

    Les renseignements qu’il a communiqués sur les noms de lieux ont révélé que le lac Namekus (en cri « namekos » se traduit par « truite de lac ») contenait autrefois de la truite de lac ou touladi. Il se souvient qu’il y en avait avant de partir pour la guerre de Corée, mais il a remarqué qu’il n’y en avait plus dans le lac à son retour.

    En combinant les connaissances traditionnelles avec l’ADNe et les techniques de datation radioisotopique, Parcs Canada espère déterminer avec précision l’époque à laquelle le touladi a disparu.


    L’ADNe nous a permis de combiner les connaissances traditionnelles et la science occidentale pour raconter l’histoire de la truite dans notre parc. Les connaissances traditionnelles ont fourni un contexte plus large.

    Brad Lloyd
    chef d’équipe écologiste, parc national de Prince Albert

    Parcs Canada et l’Université Queen’s étudient la présence et l’absence de la tortue musquée de l’Est sur le site du parc national des Mille-Îles en Ontario. D’ordinaire, le personnel chargé de la conservation doit faire du canoë, zigzaguer entre des nénuphars et nager dans les zones humides pour repérer l’insaisissable tortue. Grâce à l’ADNe, le personnel peut détecter la tortue en péril en temps quasi réel.

    Vue aérienne d’une rivière traversant une zone humide luxuriante. La rivière contient quelques algues vertes.
    Parcs Canada a détecté la tortue musquée de l’Est, une espèce en voie de disparition, à l’aide de l’ADNe au parc national des Mille-Îles
    Gros plan de la main d'une personne tenant une petite tortue.
    La tortue musquée de l'Est, une espèce menacée

    Les Mille-Îles comptent un certain nombre d’espèces en péril. C’est un défi de les trouver et de confirmer leur présence. C’est un excellent moyen de trouver des espèces comme les tortues, de réduire le temps de recherche et de découvrir de nouveaux endroits en prélevant un échantillon.

    Mathieu Lecompte
    agent de gestion des ressources, parc national des Mille-Îles

    Les scientifiques en conservation du parc national Fundy et de l’Université du Nouveau-Brunswick étudient l’utilisation de l’ADNe pour surveiller le saumon atlantique de l’intérieur de la baie de Fundy, une espèce en voie de disparition. Normalement, il faut des mois de travail intense sur le terrain pour surveiller cette population. Le personnel traverse les rivières à la nage, utilise des filets de trappe et pratique la pêche électrique. Désormais, un échantillon d'eau contenant de l'ADNe permet de déterminer la présence ou l'absence de saumon atlantique.

    Les chercheurs comparent l’efficacité des efforts de surveillance traditionnels à ceux utilisant l’ADNe pour déterminer l’abondance avec des résultats positifs! Les scientifiques en conservation espèrent que l’ADNe pourra être utilisé en complément des méthodes traditionnelles. Ils espèrent également étendre ce travail à la surveillance du saumon atlantique, une espèce en voie de disparition, dans tout l’intérieur de la baie.

    Un chercheur est assis sur un rocher au bord d’une rivière alors qu’il utilise une longue perche dans l’eau pour prélever un échantillon d’eau.
    Un candidat au doctorat de l’Université du Nouveau-Brunswick recueille de l’ADNe avec Parcs Canada pour surveiller le saumon de l’Atlantique en voie de disparition dans le parc national Fundy
    Un chercheur s’agenouille dans l’eau en tenant un bécher en plastique et un tube avec les mains gantées pour prélever un échantillon d’eau.

    Le personnel de conservation du parc national de l’Île-du-Prince-Édouard a collaboré avec GEN-FISH (un projet national de recherche génomique sur les poissons ; en anglais seulement) et l’Université du Manitoba. Ensemble, ils élaborent une méthode d’identification des espèces de poissons à l’aide de l’ADNe. Ils pilotent également l’utilisation de l’ADNe pour surveiller les invertébrés benthiques dans le cadre du programme STREAM (en anglais seulement).

    Le personnel chargé de la conservation compare actuellement les résultats de l’ADNe aux méthodes traditionnelles de surveillance des eaux douces. Ils ont récemment découvert une nouvelle moule d’eau douce dans le parc. Ils ont l’intention de collaborer avec l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard pour rechercher cette moule dans d’autres endroits du bassin hydrographique à l’aide de l’ADNe.

    Un employé de Parcs Canada est assis dans un canoë et utilise une longue perche pour prélever des échantillons d’eau.
    L'un des sites d'échantillonnage permanents du RCBA dans le parc national de l'Île-du-Prince-Édouard, où l'ADNe est testé pour identifier les invertébrés benthiques
    Un petit étang entouré de bois.
    Parcs Canada utilise l’ADNe dans le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard pour surveiller la santé des écosystèmes d’eau douce

  • Cataloguer les espèces et mesurer la santé

    Colombie-Britannique, Alberta, Manitoba

    Parcs Canada, le Conseil de la nation Haïda, l’Institut Hakai et l’Université McGill utilisent l’ADNe pour étudier les espèces de différents habitats marins sur la réserve de parc national Gwaii Haanas, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda à Haida Gwaii, en Colombie-Britannique. Ils ont collaboré avec de nombreux partenaires dans le cadre des travaux sur l’ADNe, notamment les suivants :

    • Conseil de la nation Haïda
    • Institut Hakai
    • Université McGill

    Les habitats marins côtiers et hauturiers présentent des structures de communautés différentes. Les scientifiques en conservation utilisent le métabarcodage basé sur l’ADNe pour déterminer un grand nombre d’espèces qui utilisent les habitats des zostères, de varech et des fonds rocheux.

    Dans les forêts de laminaires, ils ont trouvé plus d’espèces de poissons grâce à l’ADNe que dans le cadre d’enquêtes visuelles ponctuelles, bien que l’ADNe soit moins spécifique que les enquêtes visuelles pour certaines espèces. Dans certains cas, les marqueurs d’ADNe pouvaient détecter les « sébastes » mais ne pouvaient pas distinguer les différentes espèces de sébastes.

    On ne peut pas remplacer les méthodes d’observation traditionnelles par l’ADNe, car les résultats doivent être replacés dans leur contexte. Nous utilisons l’ADNe pour augmenter et élargir notre échantillonnage, et pour échantillonner des endroits que nous ne pouvons pas atteindre visuellement.

    Dre Lynn Lee
    chef d’équipe écologiste, réserve de parc national Gwaii Haanas, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda

    Ces renseignements aident les gestionnaires et les scientifiques à mieux protéger et rétablir ces habitats marins importants.

    Deux chercheurs travaillent sur un bateau sur l’eau dans le cadre de la collecte d’un échantillon d’eau.
    Le personnel de Parcs Canada et un chercheur de l’Institut Hakai utilisent le métabarcodage de l’ADNe pour mieux comprendre les structures des communautés de différents habitats marins. Le chercheur a la main gantée pour éviter de contaminer l’échantillon avec son propre ADN alors qu’il recueille l’échantillon d’eau.
    De retour sur le navire de recherche, l’échantillon d’ADNe est soigneusement filtré en vue d’analyses ultérieures en laboratoire.

    Parcs Canada fait l’inventaire des espèces de poissons dans le delta des rivières de la Paix et Athabasca, dans le parc national Wood Buffalo. Ce travail a été réalisé en collaboration avec :

    • GEN-FISH
    • Université de Guelph
    • Université du Manitoba
    • Première Nation crie Mikisew
    • Nation métisse de Fort Chipewyan
    • Première Nation d’Athabasca Chipewyan

    Le delta est souvent un endroit difficile à surveiller, car il nécessite des filets, des pêches électriques et des journées entières de travail. Désormais, des échantillons d'eau sont prélevés pour surveiller les populations de poissons et leur évolution dans le temps à l'aide de l'ADNe.

    Le personnel de conservation a recueilli des échantillons d’eau dans le cadre d’un programme de surveillance communautaire autochtone et de GEN-FISH. Les renseignements obtenus à partir de l’ADNe peuvent également être utilisés pour montrer les répercussions potentielles des projets de développement, tels que les changements relatifs à la présence et la répartition des espèces.

    Sélectionnez les images à agrandir

    Le personnel du parc national Wapusk, au Manitoba, collabore avec GEN-FISH pour utiliser l'ADNe afin de dresser le premier inventaire complet des espèces de poissons présentes à l'échelle du parc. Comme il suffit d'un échantillon d'eau, l'utilisation de l'ADNe réduit les besoins en équipement et la charge de travail, et constitue un moyen non intrusif de surveiller les poissons.

    Vue aérienne des zones humides et des étangs.
    Parcs Canada et GEN-FISH utilisent l’ADNe pour créer un inventaire des poissons du parc national Wapusk
    Un employé de Parcs Canada utilise un pot transparent pour prélever un échantillon d’eau.

  • Tirer rapidement la sonnette d’alarme sur les espèces envahissantes

    Parcs nationaux de montagne, Manitoba, Ontario, Québec

    Découvrez comment le personnel du parc national du Mont-Riding au Manitoba utilise les résultats de l’ADNe pour aider à gérer la moule zébrée envahissante

    Transcription textuelle

    [Mont-Riding parc national, Manitoba]

    Au cours de l’hiver 2022-23, le personnel de parcs canada a découvert la présence d’ADNe de la moule zébrée dans le lac Clear.

    Au cours de l’hiver 2022-23, le personnel de parcs canada a découvert la présence d’ADNe de la moule zébrée dans le lac Clear.

    Le personnel du parc a travaillé avec les membres de la première nation Ojibwée de Keeseekoowenin.

    Voice à quoi le travail ressemblait...

    Il faut arriver tôt!

    C’est l’heure de se préparer.

    Le matériel est soigneusement nettoyé.

    Les partenaires de Keeseekoowenin appuient le travail.

    Des abris sont utilisés pour empêcher l’équipement de geler.

    Un trou est creuse pour recueillir les échantillons.

    Il faut garder l’équipement très propre.

    On examine les sites à faire pendant la journée.

    Un échantillonneur Kemmerer est utilisé pour recueillir les échantillons d’eau.

    On sert d’un poids pour fermer l’échantillonneur.

    Les échantillons sont recueillis dans des sacs stériles et transportés vers le laboratoire.

    Un espace de laboratoire ultrapropre a été aménagé.

    Des pompes sont installées pour filtrer les échantillons.

    L’ADN présent dans l’eau est recueilli sur les filtres.

    Processus de filtration.

    Un filtre usagé (à gauche) compare à un nouveau filtre (à droite).

    Les filtres sont conservés pour différents types de tests.

    Un laboratoire à Winnipeg teste des filtres pour détecter l’ADN de la moule zébrée.

    Lorsqu’un site est terminé, on passe au suivant!

    Jusqu’à présent, aucun autre indice de la présence de moules zébrées n’a été décelé.

    Le personnel de parcs canada continue de travailler assidument a empêcher la moule zébrée—ou d’autres espèces envahissantes de s’établir dans le...

    Mont-Riding parc national, Manitoba.

    Parcs Canada

    Canada

    De nombreux sites de Parcs Canada étudient l’utilisation de l’ADNe comme outil de détection précoce des espèces envahissantes. Le personnel chargé de la conservation dans les parcs nationaux Lake Louise, Yoho et Kootenay utilise l’ADNe pour rechercher la présence du parasite responsable du tournis chez certains poissons.

    Ce parasite n’a pas encore été détecté dans les bassins versants du Pacifique au Canada, où vivent la truite, l’omble, le saumon et le corégone. Grâce à l’ADNe, le personnel peut être en mesure de mieux limiter l’introduction et la propagation des espèces envahissantes par une détection et une intervention précoces.

    Un membre du personnel de Parcs Canada utilise une longue canne et un tuyau attaché à son sac à dos spécial dans l’eau. Un grand récipient rond se trouve dans l’eau à côté de lui.
    Parcs Canada utilise l’ADNe et des cages à poissons sentinelles pour surveiller la présence du tournis dans les parcs nationaux de montagne
    Deux personnes traitent les échantillons d’ADNe sur le sol, près de l’eau, à l’aide d’un petit équipement de laboratoire.

    Les membres du groupe de travail sur l’aloès d’eau en Ontario utilisent l’ADNe dans le lieu historique national de la Voie-Navigable-Trent-Severn pour suivre et prévenir la propagation de l’aloès d’eau. Cette plante aquatique envahissante a des bords tranchants et dentelés et envahit les plantes indigènes. Les chercheurs ont détecté l’aloès d’eau à des niveaux plus ou moins élevés en fonction du lieu en utilisant l’ADNe.

    Cet outil contribue à la gestion de l’invasion aquatique. L’ADNe aide les chercheurs à déterminer les zones où il faut trouver et éliminer les plants aloès d’eau récemment établis. Ces travaux contribuent à orienter les efforts de contrôle et d’éradication de cette espèce destructrice de la voie d’eau.

    Gros plan d’une personne qui tient une plante aquatique verte et feuillue aux bords dentelés dans ses mains gantées.
    L’aloès d’eau envahissant
    Groupement dense d’une plante aquatique semi-submergée le long d’une écluse dans un canal.
    Cette plante aquatique envahissante peut obstruer le système d’écluses et de canaux

    Parcs Canada suit une approche similaire sur le lieu historique national du Canal-de-Chambly au Québec. Le personnel chargé de la gestion des ressources utilise l’ADNe pour détecter le gobie à taches noires. Ce poisson envahissant peut manger des milliers d’œufs de poissons indigènes en quelques minutes. Il n’a pas encore été détecté dans le canal de Chambly.

    Un employé de Parcs Canada tient une longue canne dans les eaux peu profondes depuis le rivage.
    Parcs Canada utilise l’ADNe pour dépister le gobie à taches noires, un poisson envahissant, au lieu historique national du Canal-de-Chambly
    Gros plan sur un petit appareil posé sur le sol, auquel sont attachés un contenant et un tuyau.

    Il est plus coûteux d’éradiquer les espèces envahissantes que de prévenir leur introduction.

    Siena Daudelin
    agente de gestion des ressources, Lieu historique national de Chambly

    Parcs Canada utilise l’ADNe comme outil de prévention précoce contre les espèces envahissantes. Leurs conclusions serviront de base à l’élaboration d’un plan d’intervention rapide au cas où le poisson serait détecté dans de nouvelles eaux.


Un nouvel outil prometteur

L'ADNe est l'un des outils utilisés par Parcs Canada pour surveiller et restaurer des écosystèmes sains. Il est prometteur en tant qu'outil innovant, efficace et moins invasif, pour complémenter la surveillance traditionnelle. Parcs Canada et ses partenaires continueront d'explorer cet outil ainsi que d'autres outils de conservation nouveaux et émergents.

Illustration de 14 espèces de poissons, chacune de taille, de forme et de couleur différentes.
Les espèces de poissons que les chercheurs ont détectées à l'aide de l'ADN environnemental dans le delta Paix-Athabasca du parc national Wood Buffalo

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