Les espèces envahissantes : des écosystèmes aquatiques sous pression à Parcs Canada

Les espèces envahissantes constituent l’une des plus grandes menaces pour la biodiversité dans le monde. C’est particulièrement vrai dans les environnements aquatiques. Parcs Canada et ses partenaires utilisent des moyens novateurs pour lutter contre les espèces aquatiques envahissantes.

Regardez cette courte vidéo pour apprendre comment vous pouvez aider à empêcher la propagation des espèces envahissantes aquatiques grâce à ces gestes simples : Lavez. Videz. Séchez.

Transcription textuelle

[Visuel : Une narratrice s’adresse directement à la caméra.]

Narrateur (FR) : Vous aimez passer du temps sur l’eau ? Alors ce message s’adresse à vous.

[Visuel : Des gens pagaient dans un canot, un plongeur retire son masque, des gens pêchent dans un lac.]

Narrateur (FR) : Et si je vous disais que votre embarcation ou votre équipement aquatique pourrait transporter des espèces envahissantes qui pourraient nuire aux écosystèmes de tout le pays ?

Narrateur (FR) : Laissez-moi vous expliquer.

[Visuel : Une carte simplifiée de l’Amérique du Nord apparaît, dessinée en bleu sarcelle sur un fond bleu marin. Des douzaines de points sont visibles sur la carte, chacun représentant le lieu de provenance d’une embarcation ou d’équipement avant leur entrée dans les parcs des montagnes du Canada.]

Narrateur (FR) : Voyez-vous tous ces points ? Ils indiquent les lieux de départ des embarcations et des équipements qui entrent dans les parcs des montagnes du Canada.

[Visuel : La carte fait un gros plan sur la région des parcs des montagnes. Des lignes animées s’étendent à partir de points partout sur le continent vers la zone des parcs des montagnes mise en évidence, illustrant les déplacements sur de longues distances à partir de lacs et rivières partout en Amérique du Nord et au-delà.]

Narrateur (FR) : Ils proviennent non seulement des lacs et des rivières à proximité, mais aussi des plans d’eau de partout en Amérique du Nord, et même en provenance d’autres continents.

[Visuel : Le point de vue change. La région des parcs des montagnes est mise en évidence au centre de la carte. Des lignes animées s’étendent dans plusieurs directions, représentant les bassins versants qui se déversent dans d’importants plans d’eau.]

Narrateur (FR) : Regardez bien ceci. L’eau de ces parcs ne reste pas en place :

[Visuel : Les lignes des bassins versants continuent à s’animer depuis les parcs des montagnes vers trois destinations identifiées : la baie d’Hudson au nord-est, l’océan Pacifique à l’ouest, et l’océan Arctique au nord.]

Texte à l’écran : Baie d’Hudson | Océan Pacifique | Océan Arctique

Narrateur (FR) : elle s’écoule dans des plans d’eau de grande importance, comme la baie d’Hudson, l’océan Pacifique et même l’océan Arctique.

[Visuel : Des gens pagaient dans un canot et une larve de moule zébrée animée apparaît, émergeant du canot, montrant comment une embarcation peut transporter une espèce envahissante sans qu’on le sache.]

Narrateur (FR) : Une embarcation ou de l’équipement qui provient d’un lac peut transporter des espèces envahissantes dans un parc, et de là, ces espèces peuvent s’étendre à grande échelle dans ces plans d’eau, perturber les écosystèmes et coûter des millions de dollars à gérer.

Narrateur (FR) : Et une fois qu’une espèce envahissante est présente dans un plan d’eau, il devient pratiquement impossible de s’en débarrasser.

[Visuel : Des gens nettoient leur embarcation, leurs rames et leur équipement aquatique. Un appel à l’action apparaît à l’écran, montrant les trois étapes clés dans l’ordre.]

Texte à l’écran : Lavez. Videz. Séchez.

Narrateur (FR) : C’est pour ces raisons qu’il est essentiel de laver, de vider et de sécher votre embarcation ainsi que votre équipement à chaque utilisation, avant votre arrivée et après votre départ.

[Visuel : Des images d’espèces aquatiques envahissantes apparaissent et disparaissent rapidement à l’écran.]

Narrateur (FR) : Un seul bateau peut propager une espèce envahissante dans un nouvel écosystème.

[Visuel : Des gens pagaient et profitent d’activités de loisir sur l’eau. Des poissons nagent dans un cours d’eau sain.]

Narrateur (FR) : Sans faire ces étapes, de minuscules animaux comme les moules zébrées ou le myriophylle à épi peuvent faire des ravages : perturber les écosystèmes, nuire aux populations de poissons, obstruer les canalisations et les systèmes d’eau et gêner vos activités aquatiques.

Narrateur (FR) : Ainsi, il ne faut pas oublier que les cours d’eau du Canada sont reliés les uns aux autres et que leur protection est la responsabilité de toutes et tous.

[Visuel : Du texte en blanc gras apparaît au centre de l’écran sur un fond bleu marine foncé qui montre l’appel à l’action en trois étapes. Le mot-symbole et le logo du castor de Parcs Canada apparaissent au bas de l’écran. La vidéo pause sur cette image avant qu’elle disparaisse progressivement.]

Texte à l’écran : Lavez. Videz. Séchez.

Narrateur (FR) : Lavez. Videz. Séchez. Grâce à ces étapes simples, vous pouvez contribuer à la santé des parcs et des cours d’eau du Canada, et ce pour de nombreuses générations à venir.

La tension est grande

Les espèces aquatiques envahissantes sont nuisibles pour les écosystèmes d’eau douce et marins et pour les espèces indigènes qui y vivent. Par exemple, les espèces aquatiques envahissantes amènent du stress et font pression sur l’écosystème, et ce, de nombreuses façons.

Elles peuvent faire concurrence aux espèces indigènes pour trouver des ressources et peuvent s’accoupler avec les poissons indigènes, entraînant le croisement. De plus, par une prédation intense, les envahisseurs aquatiques peuvent modifier la structure naturelle de la chaîne alimentaire.

Le crabe vert européen est l'une des espèces aquatiques les plus envahissantes au monde. Il détruit souvent l'habitat de la zostère marine et il endommage l'environnement. Parcs Canada a trouvé des crabes verts européens dans certaines parties de la réserve de parc national, réserve d'aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas. Regardez comment Parcs Canada et le Conseil de la Nation Haïda surveillent et retirent ce prédateur envahissant de l'environnement.

Limiter l'invasion des crabes verts à Gwaii Haanas en Colombie-Britannique

Transcription textuelle [Un véhicule de Parcs Canada circule sur une route de terre, remorquant un bateau de recherche sur une remorque.]
Logo de Parcs Canada
[Des employés en conservation des ressources de Parcs Canada et du Conseil de la Nation haïda préparent la mise à l’eau du bateau au quai.]
Logo du gouvernement du Canada et logo de la Nation haïda
[Charlotte et Chavonne s’adressent à la caméra, debout dans le bateau de recherche qui flotte près d’une plage rocailleuse.]
[Insigne d’identification] Charlotte Houston, agente, gestion des ressources, Parcs Canada
[Insigne d’identification] Chavonne Guthrie, technicienne, gestion des ressources, Parcs Canada
Je m’appelle Charlotte et je suis une agente en gestion des ressources.
Je m’appelle Chavonne et je suis une technicienne en gestion des ressources.
Nous travaillons à Gwaiis Haanas, une réserve de parc national, une réserve d’aire marine de conservation et un site du patrimoine haïda.
Titre : Contrôler le crabe vert, une espèce envahissante, dans la réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas
[Des images panoramiques de l’eau bleue et des montagnes vertes de Gwaii Haanas sont visibles à l’écran.]
[Les employées en conservation des ressources, Charlotte, Chavonne et d’autres membres de l’équipe pilotent le bateau à l’emplacement de recherche à Gwaii Haanas.]
Gwaii Haanas est cogéré avec la Nation haïda.
Cette semaine nous travaillons avec l’équipe de recherche sur le crabe vert du Conseil de la Nation haïda.
[Texte] Le crabe vert est l’une des espèces aquatiques les plus envahissantes au monde.
[Gin prépare des pièges à crabes à l’arrière du bateau de recherche.]
[Insigne d’identification] Gin Kampen, assistante, intervention pour le crabe vert, Conseil de la Nation haïda
Gin, qu’est-ce que nous cherchons?
[Gin s’adresse à la caméra tout en continuant de préparer les pièges à crabes.]
Nous sommes à la recherche du crabe vert, lequel est une espèce envahissante à Haida Gwaii.
[Un crabe vert marche sur un quai en bois.]
[Texte] Ts’a’ám SG̲énuwaas | Tllga jii.nga sda k̲’uust’an k’inhlG̲ahl | Crabe vert / Carcinus maenas
Il est très nuisible pour l’environnement parce qu’il détruit souvent l’habitat de la zostère.
[Des zostères oscillent doucement sous l’eau.]
Ce qu’il a tendance à faire est de couper la zostère et de se terrer dans les bancs de vase en-dessous, causant de l’instabilité dans le banc de zostères.
[La prise de vue suivante révèle une zone sous l’eau où la zostère a été retirée et le banc de vase en-dessous est exposé.]
Ce n’est pas bon parce que la zostère est comme une pouponnière pour beaucoup de nos espèces indigènes, comme le hareng et le saumon du Pacifique ainsi que les pieuvres et plusieurs autres espèces.
On voit une photo de harengs du Pacifique.
[Texte] Hareng du Pacifique /Clupea pallasii
[On voit une photo de saumons du Pacifique.]
[Texte] Saumon du Pacifique /Onbcorhynchus
[On voit une vidéo d’une pieuvre géante du Pacifique qui se déplace sur le fond marin.]
[Texte] Pieuvre géante du Pacifique / Enteroctopus dofleini
[Un crabe violet du rivage se déplace au fond d’un piège à crabes.]
[Texte] Crabe violet du rivage / Hemigrapsus nudus
Ils supplantent également les crabes indigènes de rivage et les crabes dormeurs juvéniles.
[On voit une photo d’un crabe dormeur.]
[Texte] Crabe dormeur / Metacarcinus magister
Il est donc dommageable pour notre environnement.
[Une femme debout à la proue du bateau met un piège à crabes à l’eau.]
[Texte] Les pièges sont installés dans des zones qui ressemblent à l’habitat typique du crabe vert. Dans 24 heures, nous allons vérifier s’ils contiennent des crabes et nous ferons un relevé des données.
[Une femme pilote un bateau vers le prochain emplacement de pièges à crabes. Une autre femme prépare les pièges.]
[Chavonne lance un piège à crabes à l’eau tandis qu’elle est debout à l’avant d’un bateau en aluminium.]
[Chavonne, Gin et une autre employée de Parcs Canada se tiennent debout à l’avant du bateau tandis que Chavonne s’adresse à la caméra.]
C’est la troisième journée et hier nous avons eu des mauvaises nouvelles.
Auparavant, nous n’avions pas trouvé de crabes verts à Gwaii Haanas, mais hier nous en avons trouvé dans la baie Echo.
C’est très malheureux d’en avoir trouvé.
[Gin pointe le pouce vers le bas devant la caméra.]
Une autre chose accablante est que l’un des ours a attrapé un de nos pièges.
[L’autre employée de Parcs Canada tient un piège à crabes aplati.]
Il est un peu écrasé.
Nous espérons qu’on les trouve seulement à cet endroit, afin que nous puissions atténuer leur impact.
On se croise les doigts.
[Gin soulève un crabe d’Oregon d’un piège à crabes et le montre à la caméra.]
C’est un crabe d’Oregon.
[Texte] Crabe d’Oregon / Hemigrapsus oregonensis
Il a les pattes poilus et il est l’un des « bons » originaires de Haida Gwaii.
[Gin met à nouveau la main dans le piège à crabes, en sort un crabe vert et le montre à la caméra.]
Et il semble que nous avons attrapé un crabe vert, ce qui est très malheureux.
[Texte] Ts’a’ám SG̲énuwaas | Tllga jii.nga sda k̲’uust’an k’inhlG̲ahl | Crabe vert / Carcinus maenas
Il s’agit du premier crabe vert que nous avons capturé à Slim Inlet, ici à Gwaii Haanas.
Donc, vous pouvez voir de chaque côté de ses yeux, il y a cinq pics.
[Une photo d’un crabe vert apparaît. Des étiquettes apparaissent, identifiant chaque pic de chaque côté de ses yeux.]
Si vous observez la forme de la carapace, il est très différent.
[Deux images apparaissent à l’écran. Une d’un crabe violet du rivage identifiée « Indigène - crabe violet du rivage / Hemigrapsus nudus »]
[L’autre image est celle d’un crabe vert, identifiée « Envahissante - Ts’a’ám SG̲énuwaas | Tllga jii.nga sda k̲’uust’an k’inhlG̲ahl | Crabe vert / Carcinus maenas »]
Les crabes de rivage sont souvent carrés ou rectangulaires, tandis que le crabe vert a une forme davantage pentagonale.
[Des vues aériennes montrant les îles et les eaux bleues de Haida Gwaii sont visibles à l’écran.]
[Une main gantée tient un crabe violet du rivage devant la caméra.]
[Texte] Crabe violet du rivage / Hemigrapsus nudus
[Chavonne rie d’elle-même tandis qu’elle tente de filmer une scène, mais que accidentellement elle se filme.]
[En riant] Je l’ai inversé.
[Debout à l’avant d’un bateau, Gin tient un crabe vert dans une main et un appareil de mesure dans l’autre.]
Donc, maintenant que nous avons trouvé des crabes verts, qu’elle est la prochaine chose que nous devons faire?
Nous allons prendre note de la taille et du sexe du crabe vert,
et nous allons ensuite le retirer de l’environnement marin.
[Des vues aériennes d’un îlot rocheux de Gwaii Haanas apparaissent.]
[Texte] Une fois que le crabe vert s’établit, il est quasi impossible de le retirer complètement, mais nous pouvons limiter son impact sur l’écosystème.
[Texte] Il s’agissait de la première expédition conjointe à Gwaii Haanas pour surveiller l’arrivée du crabe vert européen.
[Texte] Ensemble, nous allons continuer d’atténuer l’impact de l’espèce envahissante.
[Une vue aérienne d’une île couverte d’arbres est visible à l’écran.]
Logo de Parcs Canada
Logo du gouvernement du Canada et logo de la Nation haïda

La zostère marine est une espèce d’importance écologique et un habitat important pour les poissons et autres animaux marins. Les zostères marines atténuent même le changement climatique en stockant le « carbone bleu ». C’est pourquoi Parcs Canada s’emploie à protéger les herbiers de zostères et les rétablir après qu’ils aient été dégradés par des espèces aquatiques envahissantes.

Apprenez-en plus sur ce que Parcs Canada a fait pour prévenir les crabes verts au parc national Kejimkujik Bord de mer, en Nouvelle-Écosse :

Transcription textuelle Le logo de Parcs Canada apparaît
[Musique]
Une carte illustrée de la Nouvelle-Écosse apparaît, avec un symbole graphique marque l’emplacement du parc national Kejimkujik Bord de mer.
[Texte] Parc national Kejimkujik Bord de mer
La caméra fait un plan rapproché dans un lac du parc national Kejimkujik Bord de mer. Une étiquette apparaît dans le coin supérieur gauche, indiquant que nous sommes en 1986.
Le lac est presque entièrement couvert d’herbiers de zostère. Une autre étiquette indique : « 100 % herbiers de zostère »
[Texte] Avant l’invasion du crabe vert
Des crabes verts flottent sous l’eau parmi les zostères.
[Texte] Arrivée du crabe vert
La date sur la carte du lac change à 1987.
[Texte] Diminution des herbiers de zostère en raison de l’invasion du crabe vert
Les années dans le coin gauche commencent à dérouler rapidement pour indiquer le passage du temps jusqu’à l’année 2009. À mesure que les années passent, la quantité d’herbiers de zostère qui couvre le lac diminue de 100 % en 1987 à 4 % en 2009.
[Texte] Retrait des crabes verts
Un compteur apparaît et son compte commence à augmenter, indiquant le nombre de crabes verts qui ont été retirés du lac entre 2009 et 2016.
En 2016, déjà 1 743 951 crabes ont été retirés du lac.
À mesure que le nombre de crabes retirés augmente, le pourcentage de zostères augmente aussi.
[Texte] 34 % des herbiers de zostère rétablis de 2010 à 2016
Des zostères dansent doucement sous l’eau tandis que de petits poissons nagent parmi elles.
Le logo de Parcs Canada apparaît
Image sous-marine d’un crabe vert se déplaçant au-dessus d’une zostère marine morte.
Le crabe vert, une espèce envahissante, détruit les zostères marines en cherchant des myes communes. Les zostères marines constituent un important habitat de reproduction pour de nombreuses espèces de valeur culturelle et économique, comme le homard.

Ces mesures aident l’environnement marin à se rétablir.

Hôtes indésirables

Les espèces aquatiques envahissantes arrivent souvent dans de nouveaux environnements par accident. Par exemple, la moule zébrée et le crabe vert peuvent se retrouver à faire de l’« auto-stop » sur un bateau vers un nouveau plan d’eau.


Certaines espèces, comme l’omble de fontaine des parcs nationaux des Rocheuses, ont été introduites pour la pêche récréative. À cette époque, les répercussions de l’omble de fontaine (en anglais seulement) sur l’écosystème étaient moins connues.

Les espèces aquatiques envahissantes peuvent être des parasites, comme le tournis des truites, qui peut nuire gravement aux poissons. Les espèces aquatiques envahissantes peuvent également être des plantes, comme les espèces non indigènes de myriophylle à épi, de phragmites et de quenouille.

Rétablissement du marais au parc national de la Pointe-Pelée

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Coûts élevés

Ce ne sont pas seulement les environnements qui souffrent. Les espèces aquatiques envahissantes peuvent avoir un effet négatif sur les valeurs sociales et culturelles de l’être humain. Cela inclus l’accès à l’eau pour la navigation de plaisance, la récolte autochtone et la pêche récréative. Les pêcheries sont mises à mal lorsque les espèces envahissantes s’attaquent aux poissons indigènes que les gens aiment pêcher.

Certains envahisseurs peuvent même entraîner la fermeture forcée (en anglais seulement) d’une plage, d’un lac ou d’une rampe de mise à l’eau, empêchant son utilisation et sa jouissance.

Des amas denses de petits coquillages recouvrent la majeure partie d’une grande hélice de bateau.
Les moules zébrées envahissantes peuvent endommager les infrastructures, comme les bateaux, les hélices, les quais, et les tuyaux sous-marins.
Un membre du personnel de Parcs Canada s’agenouille, tout en étendant un outil d’inspection sous une remorque à bateau.
Un membre du personnel de Parcs Canada vérifie la présence d’espèces aquatiques envahissantes sur un bateau avant qu'il ne puisse entrer dans les eaux protégées d’un parc national

La prévention de l’introduction et de la propagation des espèces aquatiques envahissantes est coûteuse. Pourtant, la prévention est bien moins coûteuse que le contrôle, la gestion et la surveillance, une fois que l’espèce envahissante est installée. Mieux vaut prévenir que guérir!

Lisez 2 courtes histoires à propos de ce travail

  • Parc national et lieu historique national Kejimkujik

    Une première mondiale à Kejimkujik

    Nouvelle-Écosse

    Restez à l’écart

    Le brochet maillé est un poisson d’eau douce envahissant en Nouvelle-Écosse. Il a été découvert à Kejimkujik en 2018. Il n’a fallu que quelques années pour que cet envahisseur se répande dans toutes ses eaux.

    Le brochet maillé est un prédateur vorace qui fait concurrence aux poissons indigènes pour la nourriture. Il mange presque tout ce qui se trouve dans l’eau, y compris les poissons, les reptiles, les grenouilles, les libellules et même les canetons!

    Le personnel de Parcs Canada devait empêcher le brochet maillé de se propager davantage et empêcher d’autres poissons envahissants d’entrer. En 2019, le personnel a donc construit deux barrières à poissons. Ces barrières modulaires ont été des outils utiles pour réduire le mouvement des poissons envahissants. Parcs Canada a trouvé cette technique utile pour gérer les systèmes aquatiques fermés de petite taille, comme les lacs.

    Le personnel a surveillé les zones situées immédiatement en aval des barrières lors des pics de migration des poissons. Au besoin, Parcs Canada a aidé les poissons indigènes à franchir les barrières.

    Une grande grille métallique soutenue par deux structures en ciment se trouve au-dessus d’une rivière dans une forêt.
    Barrière à poissons modulaire au ruisseau Cobrielle dans le parc national et lieu historique national Kejimkujik

    Une conservation efficace

    Une fois que le brochet maillé a été contenu, le personnel a pu éliminer le poisson envahissant. Le personnel de Kejimkujik a acheté le premier bateau de pêche électrique à moteur électrique au monde, un outil puissant pour surveiller et éliminer le brochet envahissant.

    Nous avons déjà réussi à travailler avec nos homologues provinciaux en utilisant un bateau de pêche électrique pour éliminer les poissons envahissants. L’achat de cet équipement par nous-mêmes était l’occasion d’investir dans une technologie plus verte et de rendre nos opérations plus écologiques.

    Brandon Nilsen, coordonnateur de projet
    Parc national et lieu historique national Kejimkujik

    Ce bateau contribue à accroître la capacité de Parcs Canada à éliminer les poissons envahissants, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre grâce à l’utilisation d’un moteur électrique plus propre et plus silencieux.

    Deux membres du personnel de Parcs Canada se penchent sur un bateau métallique tenant des filets écopes, tandis qu’un autre membre conduit le bateau.
    Le bateau de pêche électrique, fonctionnant à l'électricité de Kejimkujik
    Un membre du personnel de Parcs Canada tient un poisson pendant qu’un autre fouille dans un conteneur à bord d’un bateau.
    Le personnel élimine le brochet maillé envahissant de l’écosystème d’eau douce

    Comment les pêcheurs peuvent contribuer

    Un insigne en tissu portant les mots « Kejimkujik fish management, 2021, volunteer researcher » (Gestion des poissons à Kejimkujik, 2021, chercheur bénévole) ainsi que l’image d’un poisson et le logo de Parcs Canada est présenté au-dessus d’une carte.
    Cet écusson très prisé est remis aux pêcheurs de Kejimkujik qui fournissent des données sur leurs prises pour la recherche

    Le personnel de la conservation a également travaillé avec les forces de l’ordre du site. Ensemble, ils ont créé de nouvelles règles qui obligent les pêcheurs à relâcher tous les poissons indigènes et à garder tous les poissons envahissants.

    Les membres de l’équipe ont également mis au point un programme de journal pour les pêcheurs à la ligne afin de tirer parti des expériences et des observations des pêcheurs récréatifs à Kejimkujik. Le programme a permis de recueillir chaque année des centaines d’heures de données que Parcs Canada utilise pour éclairer la gestion des écosystèmes d’eau douce.

    Il a également permis de créer un dialogue : le programme sert d’outil de mobilisation pour parler des espèces aquatiques envahissantes. Les pêcheurs reçoivent un écusson chaque année où ils retournent leur journal.

    Cette initiative très réussie a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme. Les gardiens de l’eau douce « pêchent à la ligne » chaque année pour obtenir leur écusson très prisé!

  • ADN environnemental

    Nous savons que vous êtes là

    ADNe

    Ce n’est que lorsqu’une espèce est détectée, qu’elle peut être cartographiée et éliminée. Parcs Canada utilise notamment une technologie novatrice pour détecter les envahisseurs aquatiques; on l’appelle l’ADN environnemental (ADNe).

    Détecter les indices

    Cette méthode sert de sonnette d’alarme précoce pour les espèces aquatiques envahissantes. Elle permet de détecter les espèces à partir de l’ADN laissé dans l’eau.

    Une fois que Parcs Canada sait que des espèces envahissantes sont présentes grâce à l’ADNe, le personnel peut prendre des mesures pour les gérer et empêcher leur propagation. Le personnel peut par exemple assurer l’ouverture ou la fermeture des points d’accès à l’eau (en anglais seulement), comme les rampes de mise à l’eau et les plages.

    Certains scientifiques de Parcs Canada utilisent également l’ADNe pour savoir si des espèces en voie de disparition (en anglais seulement) se trouvent dans les eaux.

    Deux membres du personnel de Parcs Canada travaillent au bord d’un lac. L’un d’eux tient une poutre de soutien dans l’eau. L’autre est à genoux, porte des gants et tient un appareil.
    Le personnel de conservation du parc national et lieu historique national Kejimkujik recueille et traite des échantillons d’ADNe provenant d’un lac
    68.	Gros plan d’une personne aux mains gantées utilisant soigneusement une seringue pour vider un échantillon dans un flacon à code couleur. À côté d’elle se trouve un plateau avec de nombreuses rangées de flacons rouges, jaunes, blancs et verts.
    Les scientifiques aquatiques utilisent l’ADNe pour détecter la présence d’espèces aquatiques envahissantes et d’espèces menacées dans l’eau

    Affaire résolue

    L’utilisation de l’ADNe comme outil aide Parcs Canada à prendre des décisions sur les efforts de gestion et d’intervention nécessaires. Elle fournit également la preuve que les mesures de conservation fonctionnent.

Le monde de l’eau

Les espèces envahissantes sont très difficiles à gérer dans les écosystèmes aquatiques. De nombreux milieux aquatiques sont reliés. C’est pourquoi il est difficile de contrôler la propagation des espèces aquatiques envahissantes.

Parfois, les espèces aquatiques envahissantes pénètrent dans un parc national à partir des eaux en amont qui s’y jettent. La mise à l’eau d’un bateau venant d’autres eaux peut amener de petits envahisseurs aquatiques ou des fragments de plantes.

Contrairement à ce qui se passe sur terre, on ne voit pas toujours les espèces aquatiques envahissantes. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’ADNe est un outil si efficace pour détecter les espèces aquatiques envahissantes.

Agir

Parcs Canada prend de nombreuses mesures pour prévenir et gérer les espèces aquatiques envahissantes. Selon Megan Goudie, scientifique des écosystèmes à Parcs Canada, « une fois qu’une espèce aquatique envahissante est confirmée, des mesures de gestion doivent être prises en fonction du risque. »

Parcs Canada travaille avec de nombreuses personnes et organisations de partout au pays et dans le monde, et apprend d’elles. De nombreuses personnes doivent travailler à une solution.

Parcs Canada collabore avec :

  • des nations et communautés autochtones
  • d’autres ministères fédéraux
  • les provinces et territoires
  • des universités et collèges
  • des organisations non gouvernementales
  • le public

Ensemble, nous utilisons différentes méthodes pour lutter contre les espèces aquatiques envahissantes. Nous diffusons et adoptons des pratiques exemplaires. En voici quelques-unes :

  • La création de plans de détection précoce et de surveillance
  • La cartographie de leur invasion
  • La gestion de leur propagation et de leur élimination, comme la construction de barrières infranchissables pour les poissons envahissants
  • L’application d’outils réglementaires, comme les postes d’inspection des embarcations obligatoires
  • La restauration des écosystèmes après l’élimination des espèces envahissantes
  • La protection des espèces en péril et de leurs habitats

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Votre rôle dans la protection des écosystèmes aquatiques

Les visiteurs des lieux gérés par Parcs Canada jouent un rôle clé dans la prévention des espèces aquatiques envahissantes et la protection des espèces en péril.

Voici quelques moyens de nous aider :

  1. Arrêtez les auto-stoppeurs aquatiques. Lavez, videz et séchez votre embarcation, votre planche à pagaie, votre canot, vos jouets et tout votre matériel avant et après utilisation :
    • lavez la boue, le sable, les parties de plantes ou d’animaux sur tous les objets avant de quitter le rivage;
    • videz toute l’eau des embarcations, des remorques et des équipements;
      • renversez ou inclinez les;
      • ouvrez tous les compartiments;
      • retirez les bouchons de vidange.
    • séchez complètement les articles avant d’entrer dans une rivière, un étang, un lac ou un cours d’eau.
  2. Ne les laissez pas s’égarer! Pour la sécurité de nos eaux et la santé des écosystèmes locaux, il est illégal de relâcher des plantes et des animaux dans tout lieu géré par Parcs Canada.
Gros plan d’un poussin pelucheux qui sort sa tête de la végétation du marais.
Un bébé Petit Blongios au parc national de la Pointe-Pelée, une espèce menacée
Gros plan d’une fleur rose à cinq pétales poussant dans un marais.
Le ketmie des marais est une fleur en voie de disparition que Parcs Canada s’efforce de protéger dans le parc national de la Pointe-Pelée

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