Le programme scientifique de conservation des épaulards résidents du Sud

Réserve de parc national des Îles-Gulf

Faits marquants

Les épaulards résidents du Sud représentent une population d’orques génétiquement et culturellement unique, composée de trois groupes : J, K et L.

Les épaulards résidents du Sud se nourrissent de poissons, le saumon quinnat représentant environ 50 % de leur régime alimentaire toute l’année, et presque 100% de leur régime du printemps. En automne et en hiver, ils complètent leur alimentation avec d'autres espèces de poissons, salmonidés ou non. Ces baleines sont d'incroyables chasseurs ! Grâce à l'écholocation, elles peuvent cibler efficacement leurs proies.

Les épaulards résidents du Sud sont des animaux très sociables et demeurent généralement toute leur vie dans la même cellule familiale Les groupes familiaux sont matrilinéaires, ce qui signifie que la femelle la plus âgée est le chef du groupe!

Les eaux marines, à l’intérieur et à proximité de la réserve de parc national des Îles-Gulf, offrent aux épaulards résidents du Sud un habitat essentiel où ils peuvent, tout au long de l’année, se nourrir, se reposer et socialiser. Ne comptant que 73 individus en date de janvier 2025, la population d’épaulards résidents du Sud est inscrite en tant qu’espèce en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril, du Canada.

Parcs Canada collabore avec des partenaires autochtones, d’autres ministères fédéraux, ainsi que des organisations non gouvernementales, afin de mieux comprendre la façon dont les épaulards résidents du Sud s'intègrent dans l'ensemble de l'écosystème

Le programme scientifique de conservation des épaulards résidents du Sud comprend cinq projets de recherche portant sur les trois menaces qui pèsent sur leur survie : la disponibilité des proies, les perturbations physiques et acoustiques, et les contaminants.

Grâce à l’adoption d’une approche holistique des écosystèmes marins, les données recueillies par Parcs Canada et ses partenaires éclaireront les décisions de gestion visant à protéger toutes les espèces marines de la réserve de parc national des Îles-Gulf.

une orque
Photo: Miles Ritter

Projets de recherche sur cette page :

  1. Relevés visuels des mammifères marins (sur l’eau et sur terr)

    Tracking the presence and movement of marine mammals.

  2. Relevés par appareil vidéo sous-marin télécommandé avec appât (BRUVS)

    Capture d’images des habitats sous-marins et de la diversité des espèces.

  3. Surveillance acoustique passive

    Utilisation de microphones sous-marins afin d’étudier les niveaux de bruit et la communication des baleines.

  4. Relevés des poissons fourrage

    Étude des espèces de petits poissons qui constituent une source de nourriture essentielle pour le saumon et d’autres prédateurs marins.

  5. Relevés des pinnipèdes

    Évaluer les populations de phoques et d’otaries, concurrents potentiels du saumon.


Comment aider les épaulards résidents du Sud?

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Cette carte est fournie à titre d’information générale seulement. Elle peut ne pas représenter les délimitations légales les plus récentes et ne doit pas être utilisée pour la navigation. Pour les plus récents bulletins, mises à jour, et fermetures à la réserve de parc national des Iles-Gulf, Informez-vous à notre site web et à Pêches et Océans Canada.

Les épaulards résidents du Sud sont en voie de disparition. Il est possible que vous les rencontriez lorsque vous naviguez ou pagayez dans la région de la réserve de parc national des Îles-Gulf. Prenez les mesures suivantes pour protéger les épaulards. Votre participation est essentielle.

  • Maintenez une distance de 400 m de toutes les orques lorsque vous visitez le parc national des Îles-Gulf et d'autres eaux côtières du sud de la Colombie-Britannique. C’est la loi. N’oubliez pas, si vous voyez la queue, la nageoire ou le souffle d’un mammifère marin, restez à bonne distance.
  • Familiarisez-vous avec les Mesures de gestion de 2025 afin de protéger les épaulards résidents du Sud, qui sont en place autour des îles Gulf, telles que les zones de restriction de bâtiments et les zones de ralentissement volontaires.
  • Respectez les baleines (en anglais seulement).
  • Observez les baleines depuis la côte sur le sentier des baleines. Consultez le site web Whale Trail (en anglais seulement) pour obtenir des renseignements sur les sites, comme celui d’East Point sur l’île Saturna, ainsi que sur les lieux historiques nationaux Fort Rodd Hill et du Phare-de-Fisgard, et au centre d’accueil Kwisitis dans la réserve de parc nationale Pacific Rim.
  • Signalez vos observations : vous pouvez soutenir la recherche sur les épaulards résidents du Sud en signalant vos observations de baleines au Réseau d’observations Ocean Wise. Téléchargez l’application WhaleReport ou composez le 1-866-I-SAW-ONE.
  • Vous pouvez également signaler tout mauvais traitement ou incident touchant un mammifère marin (que vous avez observé ou dans lequel vous êtes impliqué) en appelant la ligne sans frais 24 heures sur 24 « Observez, notez et signalez » de Pêches et Océans Canada au 1 800 465-4336 ou en envoyant un courriel à 1-800-465-4336 or via email at DFO.ORR-ONS.MPO@dfo-mpo.gc.ca, ou en appelant le Service de répartition des urgences de Parcs Canada sur le 1-877-852-3100.

Research methods

Méthodes de recherche
La nageoire dorsale et une souffle d’un orque sont visbiles au-dessus la surface de l’eau, avec des montagnes en arrière-plan.
« Blackberry », l’épaulard résident du Sud J27, un des mâles âgés du groupe J. Les épaulards sont reconnaissables à leurs marques distinctives, comme la forme de leur nageoire dorsale et leur « tache en forme de selle » (motif blanc à la base de la nageoire dorsale). Photo prise par Bronwyn Harvey avec teleobjectif, sous permis.

Parcs Canada effectue des relevés terrestres et à bord de navires pour surveiller les épaulards résidents du Sud et d’autres cétacés, tout en suivant leur emplacement et leur abondance à l’aide de jumelles et de téléobjectifs spécialisés. Les relevés effectués à bord de navires ont lieu principalement en automne, en hiver et au printemps, lorsqu’il y a moins de bateaux sur l’eau. En 2024, la réserve de parc national des Îles-Gulf a piloté des relevés terrestres visant à réduire le bruit des navires pendant l’été. Ces relevés fournissent des données précieuses sur la répartition des cétacés dans la région sud des îles Gulf.

Relevés par appareil vidéo sous-marin télécommandé avec appât
Un appareil à cadre métallique à bord d’une embarcation marine, avec la mer en arrière-plan.
Le système BRUVS est constitué d’une plateforme en acier qui maintient un bidon d’appâts placé devant les caméras. Il est déposé au fond de l’océan pour filmer le monde sous-marin de manière passive. Photos : Kalina Hunter / Parcs Canada

Les chercheurs de Parcs Canada utilisent une technique appelée « Baited Remote Underwater Video surveys » (BRUV) (relevés par appareil vidéo sous-marin télécommandé avec appât) pour surveiller la biodiversité du littoral. Cette méthode consiste à utiliser une cage métallique munie de caméras étanches et d’appâts; ces derniers attireront les animaux à proximité afin qu’ils puissent être filmés. Les données de ces relevés aident à suivre les variations dans l’abondance, la répartition et la santé des proies des épaulards résidents du Sud et d’autres espèces du réseau alimentaire marin. En 2024, Parcs Canada a piloté un projet utilisant un système BRUVS « stéréo-vidéo » à deux caméras, permettant aux chercheurs de mesurer la taille des espèces. Ces données peuvent servir de base à des décisions de gestion visant à protéger l’ensemble des écosystèmes littoraux, des petits poissons aux grandes baleines.

Surveillance acoustique passive
Deux personnes à bord d’une embarcation marine observent de l’équipage, avec la mer en arrière-plan.
Photo: Bronwyn Harvey, Parks Canada

Les baleines utilisent toute une gamme de sons (clics et sifflements) pour communiquer entre elles, et différents groupes de baleines ont des dialectes uniques. La Réserve de parc national des Îles-Gulf a déployé un système de surveillance acoustique passive qui utilise un hydrophone pour mesurer, surveiller et déterminer les sources de sons dans l’océan. Ces données permettent aux chercheurs d’identifier des groupes distincts de baleines de manière non invasive.

Enquêtes sur les poissons fourrage
Plusieurs lançons du Pacifique dans un plateau à spécimens avec un ruban à mesurer à proximité.
Pacific Sand Lance (Ammodytes hexapterus). Photo: Parks Canada

Les épaulards résidents du Sud sont des prédateurs de premier plan qui dépendent d’un réseau alimentaire sain et interconnecté. Leur principale proie, le saumon quinnat, dépend des poissons fourrage, soit de petits poissons vivant en bancs, qui jouent un rôle crucial dans l’écosystème marin en fournissant une source de nourriture nutritive à de nombreux prédateurs. Pendant les périodes de frai, des espèces comme le lançon du Pacifique (Ammodytes hexapterus) et l’éperlan du Pacifique (Hypomesus pretiosus) pondent des œufs sur les plages autour de la mer des Salish. En collaboration avec le Forage Fish Network et Pêches et Océans Canada, Parcs Canada utilise l’ADN électronique pour déterminer les sites de frai dans la réserve de parc national des Îles-Gulf afin de mieux protéger ces poissons fourrage essentiels.

Relevés des pinnipèdes
Un phoque sur l'eau près de quelques rochers.
Photo: Bronwyn Harvey / Parks Canada

Tout comme les otaries de Steller et les phoques communs, les pinnipèdes peuvent se prélasser en grands groupes sur des affleurements rocheux appelés « échoueries ». Les otaries de Steller et les phoques communs aiment manger du saumon tout autant que les épaulards résidents du Sud. Parcs Canada mène des recherches sur les pinnipèdes afin de mieux connaître leur régime alimentaire et leur répartition dans la réserve de parc national des Îles-Gulf. Grâce à des caméras équipées de téléobjectifs, les chercheurs peuvent compter le nombre de pinnipèdes présents dans une zone. Si l’un des animaux est pris dans un piège ou blessé, il est immédiatement signalé à Pêches et Océans Canada.

Parcs Canada collabore avec Pêches et Océans Canada pour recueillir des échantillons d’excréments d’otaries afin de déterminer le chevauchement entre le régime alimentaire des pinnipèdes et celui des épaulards résidents du Sud.

Comment pouvez-vous aider?

Vous pouvez signaler tout incident touchant un mammifère marin (que vous avez observé ou dans lequel vous êtes impliqué) en appelant la ligne sans frais 24 heures sur 24 « Observez, notez et signalez » de Pêches et Océans Canada au 1-800-465-4336 ou en envoyant un courriel à DFO.ORR-ONS.MPO@dfo-mpo.gc.ca, ou en appelant le Service de répartition des urgences de Parcs Canada sur 1-877-852-3100.

Gros plan du visage d’un phoque commun alors qu’il nage devant une caméra sous-marine.
Gros plan du visage d’un phoque commun alors qu’il nage devant une caméra sous-marine.
Une personne regarde dans des jumelles.
Des employés de la réserve de parc national des Îles-Gulf recherche des mammifères marins pour les photographier. Photo : Kalina Hunter / Parcs Canada

 

Une personne utilisant un appareil-photo s'appuie sur le plat-bord d'un navire, avec la mer en arrière-plan.
Une étudiante de Parcs Canada effectue des relevés visuels des pinnipèdes à la Chaîne de Belle Isle. Photo : Bronwyn Harvey, Parcs Canada
Une personne sur une plage collecte des échantillons, avec un ruban à mesurer à proximité et la mer au premier plan.
Un membre du personnel de Parcs Canada effectue une étude scientifique sur la plage. Photo : Kalina Hunter / Parcs Canada
 

Pleins feux sur les espèces

Baleines à bosse, population du Pacifique Nord

Megaptera novaeangliae

La nageoire caudale d’une baleine à bosse est visible au-dessus de la surface de l’eau. .
Les baleines à bosse peuvent être identifiées individuellement grâce à la forme, aux motifs et aux cicatrices uniques de leur nageoire caudale. Photo : Kalina Hunter / Parcs Canada

La baleine à bosse est l’un des visiteurs les plus reconnaissables des eaux de la mer des Salish et de la réserve de parc national des Îles-Gulf. Les vastes bras de mer côtiers et les eaux du plateau continental de la Colombie-Britannique constituent un habitat d’alimentation productif pour les baleines à bosse. Leurs proies sont principalement des crustacés euphausiacés (krill) et de petits poissons vivant en bancs comme le hareng du Pacifique (Clupea pallasii) et le lançon du Pacifique (Ammodytes hexapterus). Les poissons fourrage, tel le lançon du Pacifique, sont des espèces qui intéressent les chercheurs de Parcs Canada, en raison qu’ils servent de nourriture au saumon dont dépendent les orques.

Les baleines à bosse parcourent un long chemin pour arriver jusqu’ici, migrant entre les aires d’alimentation estivales des hautes latitudes et les aires d’hivernage et de mise bas des basses latitudes. Parmi ceux qui privilégient la côte sud de la Colombie-Britannique et la mer des Salish, environ la moitié passe l’hiver à Hawaï, et l’autre moitié, au Mexique. Les baleines à bosse passent du printemps à la fin de l’automne dans les eaux canadiennes du Pacifique surtout pour se nourrir, bien qu’elles y soient présentes tous les mois de l’année.

Les baleines à bosse des eaux canadiennes du Pacifique sont touchées par diverses menaces, notamment les collisions avec les navires, l’enchevêtrement dans les engins de pêche, les déversements de produits toxiques, les changements climatiques et les perturbations ou déplacements dus aux bruits sous-marins.

Comment aider les baleines à bosse?

  • Rester à 100 m des baleines à bosse et à 200 m des baleines à bosse en présence d’un baleineau. C’est la loi. Vous voyez un souffle? Déplacez-vous lentement!
  • Soyez conscient de la réglementation relative aux mammifères marins en vigueur dans la région sud des îles Gulf.
  • Respectez les baleines (en anglais seulement).
  • Observez les baleines depuis la côte sur le sentier des baleines, notamment à la pointe East sur l’île Saturna, sur les sites historiques nationaux de Fort Rodd Hill et du phare de Fisgard, et au centre d’accueil Kwisitis dans la réserve de parc nationale Pacific Rim. Consultez le site Whale Trail (en anglais seulement) pour obtenir des informations sur ces lieux d’observation.
  • Signalez vos observations : vous pouvez soutenir la recherche sur les mammifères marins en signalant vos observations de baleines au Réseau d’observations des cétacés de Colombie-Britannique. Téléchargez l’application WhaleReport ou composez le 1-866-I-SAW-ONE.
  • Veuillez signaler tout mauvais traitement ou incident touchant un mammifère marin (que vous avez observé ou dans lequel vous êtes impliqué) en appelant la ligne sans frais 24 heures sur 24 « Observez, notez et signalez » de Pêches et Océans Canada au 1-800-465-4336, ou en appelant le Service de répartition des urgences de Parcs Canada au 1-877-852-3100.

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