Rapport de préfaisabilité pour Windsor, en Ontario

À propos de la phase de préfaisabilité

La phase d’étude de préfaisabilité est la première étape du processus de désignation d’un parc urbain national. Le processus est flexible et propre à chaque endroit, et les activités et les rôles des partenaires, ainsi que le calendrier des activités et les points de décision varieront selon le contexte local. Tout au long du processus, Parcs Canada et les principaux partenaires communiquent régulièrement pour confirmer l’intérêt à aller de l’avant.

La phase de préfaisabilité finit avec la publication d’un rapport de préfaisabilité.


Sur cette page

Résumé

Parcs Canada a lancé l’étude de préfaisabilité pour un projet de parc urbain national à Windsor à l’automne 2021.

Parcs Canada confirme que la phase de préfaisabilité du processus de désignation des parcs urbains nationaux est terminée pour le site éventuel de Windsor et que ce dernier passera maintenant à la phase de planification.

Cela signifie que, du point de vue de Parcs Canada :

  • les partenaires locaux, y compris les Premières Nations, les autres administrations et les administrateurs des terres dans l’aire d’étude, ont appuyé en principe la création d’un parc urbain national. Avec Parcs Canada, ils ont formé un comité de partenaires pour orienter le processus de désignation de parc urbain national;
  • les partenaires des Premières Nations participent à l’élaboration conjointe d’une approche de mobilisation avec Parcs Canada pour honorer les relations de nation à nation dans un esprit de réconciliation;
  • les partenaires locaux ont établi une aire d’étude pour le parc urbain national concentrée autour du complexe Ojibway Prairie et englobant d’autres terres à l’état naturel ou présentant une possibilité de rétablissement;
  • l’aire d’étude offre des possibilités de faire progresser les principaux objectifs du Programme de parcs urbains nationaux, à savoir la conservation de la nature, le rapprochement des gens avec la nature et la réconciliation avec les peuples autochtones;
  • de premières études préliminaires ont été/sont en train d’être entreprises pour éclairer l’examen de la proposition du parc urbain national;
  • une consultation initiale liée au projet a été menée avec les intervenants et le public, afin d’explorer principalement une vision pour le parc;
  • les partenaires locaux ont discuté des considérations relatives à la vision, aux limites et au modèle de gouvernance pour le projet de parc urbain national.

Durant la phase de préfaisabilité, les partenaires, les intervenants et le public ont fait savoir à Parcs Canada qu’un parc urbain national devrait :

  • assurer la protection à long terme des dernières aires naturelles de la région de Windsor qui protègent les rares écosystèmes des prairies d’herbes hautes et des savanes à chênes noirs de la zone carolinienne;
  • mettre à contribution les voix, les points de vue et le leadership des Premières Nations locales détentrices de territoires traditionnels;
  • créer des possibilités en matière d’éducation et d’apprentissage de la nature, de développement économique (p. ex. des possibilités d’emploi, en particulier pour les jeunes autochtones) et de tourisme régional (c.-à-d. binational, écotourisme dirigé par les Premières Nations, etc.);
  • être inclusif et accessible, et offrir des expériences enrichissantes aux visiteurs ayant des capacités et des besoins variés;
  • faire progresser les efforts de conservation de la nature et de la culture dans l’ensemble de la région et y collaborer.

De nombreuses personnes ont exprimé le souhait que Parcs Canada joue un rôle central dans la gouvernance du parc urbain national de Windsor, soit en tant que partenaire clé avec les Premières Nations et d’autres administrateurs des terres soit en assumant l’administration principale du parc.

Membres du comité des partenaires

Un comité de partenaires a été créé et une première réunion a eu lieu en mai 2022 pour orienter l’étude en vue de la création d’un parc urbain national dans la région de Windsor. Les administrations et organisations membres comprennent :

  • la Première Nation de Caldwell;
  • la Première Nation de Walpole Island;
  • la ville de Windsor;
  • la Ville de LaSalle;
  • Parcs Canada;
  • la province de l’Ontario;
  • Hydro One

Soutien des partenaires locaux

Les partenaires locaux, y compris les partenaires des Premières Nations locales, ont démontré leur soutien envers la création d’un parc urbain national. Les partenaires des Premières Nations travaillent à l’élaboration conjointe d’une approche de mobilisation avec leurs dirigeants et leurs membres, et la mobilisation se poursuit. Les membres du comité des partenaires ont manifesté un intérêt à poursuivre la collaboration pour étudier la possibilité de créer un parc urbain national dans la région de Windsor.

Les partenaires expriment également :

  • un désir de conserver les écosystèmes de la zone carolinienne (notamment des prairies d’herbes hautes et des savanes à chênes noirs), essentiels à la santé urbaine et importants pour les Premières Nations locales;
  • un engagement à s’assurer que les voix et points de vue des Premières Nations sont mis à contribution dans la création du parc urbain national dès les débuts et un intérêt à explorer la gestion collaborative;
  • un intérêt à analyser de quelles manières un parc urbain national peut créer des possibilités en matière de santé, de mieux-être, d’éducation et de tourisme;
  • une reconnaissance de l’importance du leadership local et que la participation active des gouvernements et partenaires locaux, y compris des gouvernements et des organisations des Premières Nations, devra éclairer et diriger le parc urbain national; et
  • un engagement à élaborer une vision à long terme ambitieuse afin d’assurer la protection des caractéristiques naturelles et culturelles uniques pour les générations futures.

Aire d’étude

  • zone urbaine : ville de Windsor et Ville de LaSalle
  • taille de la zone d’intérêt : 875 ha
  • parcs et aires naturelles de la ville de Windsor et terres adjacentes : 480 ha
  • parcs et aires naturelles de la Ville de LaSalle et terres adjacentes : 244 ha
  • province de l’Ontario : 109 ha
  • Hydro One : 14 ha
  • terres institutionnelles et autres : 15 ha
  • terres fédérales : 13 ha

L’aire d’étude pour le parc urbain national est concentrée autour du complexe Ojibway Prairie, un ensemble de parcs municipaux et d’aires naturelles administré par la ville de Windsor, et de la réserve naturelle provinciale d’Ojibway Prairie. L’aire d’étude comprend également : Ojibway Shores (gouvernement fédéral), d’autres parcs municipaux et aires naturelles dans la Ville de LaSalle et la ville de Windsor, des aires protégées associées à la promenade Rt. Hon. Herb Gray administrée par le ministère des Transports de l’Ontario, le corridor d’Hydro One ainsi que la prairie et le bois St. Clair. Parcs Canada travaille actuellement avec les partenaires afin d’établir quelles zones de l’aire d’étude devraient être incluses dans les limites du parc urbain national.

Parc urbain national proposé à Windsor – Lieu d’étude, La version textuelle suit.
Carte : Parc urbain national proposé à Windsor – Lieu d’étude

Cette carte montre l’étendue et les limites du lieu d’étude du parc urbain national proposé à Windsor, en Ontario. Les limites municipales de la ville de Windsor et de la Ville de LaSalle sont indiquées par une ligne pointillée noire et blanche. Les limites de parcelles de terrain sont indiquées en blanc. L’arrière plan est une photo aérienne en grisé de la ville de Windsor et de la Ville de LaSalle.

Les terres potentielles ont été sélectionnées en fonction des caractéristiques du patrimoine naturel et comprennent des terres publiques et privées. Des consultations avec tous les propriétaires fonciers auront lieu avant la désignation des terres.

La partie nord du lieu d’étude comprend notamment les aires naturelles suivantes dans la ville de Windsor, d’ouest en est :

  • Ojibway Shores
  • Parc patrimonial Black Oak
  • Parc Ojibway
  • Parc Malden
  • Aire naturelle Chappus
  • Parc patrimonial Tallgrass Prairie
  • Réserve naturelle provinciale Ojibway Prairie
  • Boisé South Cameron (sur deux parcelles de terrain)
  • Aire naturelle Spring Garden
  • Aire naturelle Oakwood
  • Prairie et boisé du collège St-Clair

Au sud, les aires naturelles de la Ville de LaSalle, d’ouest en est :

  • Ruisseau Turkey
  • Prairie Reaume
  • Bois de Stanton
  • Boisé du centre-ville
  • Boisé de LaSalle et parc Brunet
  • Boisé Villa Maria

Cette carte a été créée par l’équipe de géomatique du service d’ingénierie de la ville de Windsor, en mars 2023. Le numéro de référence de la carte est E405A.

Harmonisation de l’aire d’étude avec les objectifs du Programme

Les partenaires locaux ont établi une aire d’étude pour le parc urbain national concentrée autour du complexe Ojibway Prairie. L’aire d’étude principale s’est élargie grâce aux partenaires qui ont proposé des zones potentielles supplémentaires en s’appuyant sur le complexe Ojibway Prairie et le secteur Ojibway Shores, afin d’inclure d’autres aires naturelles ou des aires présentant une possibilité de rétablissement et pouvant être reliées à l’aire d’étude principale, notamment en s’étendant dans la Ville de LaSalle. L’importance de l’aire d’étude est reconnue pour la protection des dernières aires naturelles au sein d’un paysage très urbanisé dont les terres sont de plus en plus convoitées pour des activités industrielles, commerciales et résidentielles.

Le Programme de parcs urbains nationaux a trois objectifs principaux, à savoir conserver la nature, rapprocher les gens de la nature et faire progresser la réconciliation avec les peuples autochtones. L’aire d’étude définie pour le parc urbain national à Windsor correspond à ces objectifs.

  • Conservation de la nature : La région subit des pressions liées à l’utilisation des terres, particulièrement résidentielles, commerciales et industrielles, et les espaces verts sont limités. L’aire d’étude abrite une riche biodiversité et un habitat clé, certaines des dernières et rares prairies d’herbes hautes et savanes à chênes noirs du Sud de l’Ontario. Dans l’aire d’étude, plus de 3 000 espèces et plus de 200 espèces en péril ont été répertoriées, comme la lespédèze de Virginie, l’asclépiade hérissée, Loxocera ojibwayensis, l’archilestes grandis, le crotale Massassauga, et la couleuvre fauve de l’Est. L’aire d’étude, en y incluant Ojibway Shores, assure un lien vital pour les espèces vers d’autres aires naturelles sur la rivière Détroit ou le long de celle-ci (p. ex. le Detroit River International Wildlife Refuge). L’aire d’étude a le potentiel d’améliorer la conservation grâce au rétablissement de zones dégradées. Elle joue un rôle important dans l’adaptation aux changements climatiques pour la région de Windsor, en particulier en ce qui a trait à l’absorption des eaux d’orage et à l’atténuation des impacts des inondations, et sert de refuge pour les espèces lors d’autres événements météorologiques liés aux changements climatiques (chaleur extrême, tempêtes).
  • Rapprocher les gens de la nature : À cheval sur le sud-ouest de la ville de Windsor et la partie nord de la Ville de LaSalle, l’aire d’étude est bien située pour servir les résidents urbains et offrir un accès à certaines des dernières aires naturelles de la région. Les parcs et les aires naturelles de l’aire d’étude sont très fréquentés et bien appréciés par les résidents urbains pour des activités récréatives passives comme la marche, la photographie et l’observation de la faune. L’Ojibway Nature Centre, qui compte des expositions et des programmes d’interprétation reconnus, accueille près de 50 000 visiteurs par année, notamment des groupes scolaires. Le parc proposé est bien situé pour les résidents urbains qui n’ont pas accès à une voiture; les réseaux de transport en commun locaux et certaines liaisons de transport actif desservent le site, même si les deux pourraient être améliorés. Le pont international Gordie-Howe, en construction, qui prévoit une piste de transport actif reliée à l’aire d’étude, augmentera la sensibilisation transfrontalière et la fréquentation du parc.
  • Réconciliation avec les peuples autochtones : L’aire d’étude revêt une importance historique et contemporaine pour les peuples des Premières Nations du secteur. Comme l’aire d’étude se trouve dans le territoire traditionnel des peuples de la Confédération des Trois Feux, notamment les peuples Ojibwe, Odawa et Potawatomi, Parcs Canada travaille de nation à nation avec la Première Nation de Caldwell et la Première Nation de Walpole Island. Les deux nations ont manifesté un vif intérêt à l’égard d’une gouvernance conjointe et d’une cogestion du parc, de même que de la possibilité pour le parc d’être un lieu de pratiques traditionnelles et culturelles, un lieu permettant de faire preuve de leadership en matière de conservation et de gestion responsable et un lieu susceptible d’apporter des avantages économiques à leurs communautés.

    Le site suscite également l’intérêt d’autres collectivités autochtones ayant des liens traditionnels et issus de traités avec la région, en plus d’autres résidents autochtones de la région de Windsor. D’autres consultations seront menées pour mieux examiner les intérêts des autres collectivités autochtones ayant des liens traditionnels et issus de traités avec la région. L’aire d’étude pourrait bien satisfaire leurs besoins et leurs désirs en tant que lieu pour se rapprocher de la nature et mettre en œuvre leurs propres pratiques culturelles dans un espace naturel.

Études propres au lieu

Les partenaires locaux ont mené des études propres au lieu dans le cadre de la phase de préfaisabilité. Les conclusions de ces études ont confirmé que l’aire d’étude concordait avec les objectifs du Programme. À noter que l’évaluation des terrains dans la Ville de LaSalle est en cours, parce que ces terrains ont été ajoutés à l’aire d’étude tout récemment. Les études comprenaient :

  • des évaluations de la cartographie et de la connectivité : limites, terres humides d’importance provinciale, voies navigables, sentiers, évaluation des sentiers et de l’accessibilité, accessibilité, itinéraires d’autobus, sommaire de l’achalandage d’autobus, infrastructures, et emplacement des écoles, bibliothèques, installations et espaces de loisirs à proximité;
  • des évaluations des terres et des biens immobiliers : propriété des terres, sommaire foncier, zonage, sommaire du zonage, utilisation des terres;
  • une évaluation des éléments environnementaux et naturels : Examen du patrimoine naturel et cartographie de la classification écologique des terres historiques, Stratégie de gestion des plantes envahissantes, Stratégie de lutte contre les plantes envahissantes, Note sur les phragmites;
  • Document technique sur le patrimoine culturel;
  • Évaluation archéologique phase 1.

Consultation des intervenants

Des consultations préliminaires auprès des intervenants et du public ont été menées à l’automne 2022 et au printemps 2023 pour étudier la faisabilité globale d’un parc urbain national dans la région de Windsor et pour cerner les considérations relatives à une vision, aux limites et à un modèle de gouvernance potentiels pour un parc urbain national. Des intervenants clés représentant de multiples intérêts (conservation, patrimoine culturel, tourisme, développement économique, main-d’œuvre, éducation, transport, intérêts sociaux et culturels) et le public y ont participé.

Des résumés des commentaires émis lors des consultations des intervenants et du public, le cas échéant, peuvent être consultés sur la plateforme numérique pour le projet de parc urbain national à Windsor (en anglais seulement).

Dans le cadre des consultations des intervenants et du public, les idées suivantes ont été exprimées :

  • soutien général à l’idée d’un parc urbain national, en particulier désir de voir Parcs Canada jouer un rôle dans la gestion du parc afin d’assurer sa protection à long terme;
  • soutien marqué pour la conservation de la nature dans la région, compte tenu des pressions croissantes exercées par le développement;
  • intérêt pour l’inclusion de terrains au-delà de l’aire d’étude afin de protéger la plus grande superficie possible;
  • fort soutien d’un grand nombre de personnes à l’égard de la participation des Premières Nations;
  • fort soutien à l’amélioration de l’accessibilité du parc pour tous les âges et toutes les capacités; concordance de vues sur le fait que le parc devrait être un lieu inclusif et accessible;
  • intérêt pour les possibilités de tourisme et de développement économique et pour faire mieux connaître la région, en particulier possibilité d’attirer des visiteurs du Canada et des États-Unis;
  • questions soulevées sur la valeur ajoutée du parc urbain national, étant donné que le cœur du parc est déjà constitué de parcs bien établis et préoccupations exprimées au sujet des changements potentiels, notamment la mise en place de droits d’entrée;
  • opinions mitigées quant à la nature du parc utilisé pour les loisirs passifs par rapport aux loisirs actifs (vélo de montagne), qui ne sont actuellement pas autorisés dans les parties sensibles de l’aire d’étude.

Jalons et conclusions de la phase de préfaisabilité

  • Juillet 2021 – Signature de la déclaration de collaboration avec la ville de Windsor
  • Mai 2022 – Convocation du comité des partenaires; réunions mensuelles récurrentes
  • Novembre 2022 – Lancement des consultations des intervenants et du public
  • Mars 2023 – Achèvement de la phase de préfaisabilité.

Parcs Canada confirme que la phase de préfaisabilité du processus de désignation d’un parc urbain national est terminée pour le site éventuel de Windsor.

Prochains pas : phase de planification

La phase de planification est la prochaine étape dans le processus de désignation du parc urbain national (en anglais seulement).

S’appuyant sur la phase de préfaisabilité, des activités à l’appui de la planification du processus de désignation du parc urbain national sont lancées pour le site éventuel de Windsor, notamment :

  • poursuivre la collaboration au sein du comité des partenaires pour élaborer une vision commune, définir des limites et établir des modèles de gouvernance pour un futur parc urbain national ainsi qu’identifier les investissements prioritaires, préparer des budgets provisoires et commencer la planification opérationnelle;
  • maintenir la consultation des partenaires des Premières Nations dans l’esprit des relations de nation à nation, particulièrement l’exploration de leur participation dans la gouvernance conjointe et la cogestion du site et l’étude de la désignation à titre d’aire protégée et de conservation autochtone;
  • finir les évaluations des aires dans la Ville de LaSalle;
  • comprendre et étudier davantage l’état et le potentiel des terrains de l’aire d’étude, y compris les possibilités d’accès public, les infrastructures et les commodités supplémentaires, la connectivité entre les parcelles, les valeurs du patrimoine culturel;
  • maintenir la recherche dirigée par les Premières Nations et l’engagement des collectivités, y compris la participation des aînés et des jeunes;
  • poursuivre la consultation des intervenants et du public;
  • effectuer des recherches sur l’écotourisme dirigé par les Premières Nations;
  • prévoir des occasions éducatives et intéressantes liées à l’histoire, à la culture et à la nature, notamment pour atteindre les jeunes;
  • offrir des possibilités d’espace pour les cérémonies des Premières Nations;
  • trouver un équilibre entre la science et les façons autochtones de se rapprocher de la nature dans la zone urbaine de Windsor, y compris grâce à des modèles de recherche et de surveillance de l’environnement menées par les communautés.

De plus amples renseignements sur la proposition du parc urbain national à Windsor se trouvent sur la plateforme numérique pour le projet de parc urbain national à Windsor (en anglais seulement).

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