Blogue de Parcs Canada sur les « supergroupes »

Nous sommes tous liés à l'océan. Lisez le blogue sur les groupes d'épaulards : vous y rencontrerez des résidents de la côte du Pacifique qui sont passés à l’action et qui protègent les épaulards résidents du Sud!


    2022

  • 01 août 2022 : Donna Sandstrom – Les épaulards n'abandonnent pas. Nous ne pouvons pas abandonner non plus.
    Photo de Donna Sandstrom

    La vie de Donna Sandstrom a changé à jamais quand elle a entendu parler de Springer (A73), un jeune épaulard qui a été repéré près de Seattle après s’être égaré. Il avait été séparé de sa famille, et se trouvait à plus de 300 milles de son domaine vital. Après des mois de débats sur son sort, Springer a été secouru et ramené dans son groupe, près de l'extrémité nord de l'île de Vancouver. Cette intervention exceptionnelle a été menée par Pêches et Océans Canada, l’organisme NOAA Fisheries et l'Aquarium de Vancouver. De son côté, Donna a pris la tête des efforts citoyens faits pour faciliter le sauvetage de Springer, dans le cadre d'une coalition à but non lucratif appelée Orphan Orca Fund. Le projet de sauvetage et de rapatriement de Springer est le seul projet de ce genre à avoir été couronné de succès.

    À peu près à la même époque, la population d’épaulards résidents du Sud a entamé un déclin marqué. Lorsque Donna a appris que les groupes J, K et L risquaient de disparaître au cours du siècle à venir, elle a décidé de passer à l’action. En 2008, inspirée par la collaboration qui a permis de sauver Springer, elle a fondé The Whale Trail (la route des baleines) avec une équipe de partenaires, dont NOAA Fisheries, le Washington Department of Fish and Wildlife et le Seattle Aquarium.

    The Whale Trail se compose d’une série de sites permettant d'observer les épaulards et d'autres mammifères marins depuis le rivage. Au début, le projet comptait 16 sites, tous dans l'État de Washington. En 2015, The Whale Trail s'est étendu à la Colombie-Britannique, sous la direction d'Ocean Wise. Il regroupe désormais plus de 140 sites, le long de la côte ouest de l’Amérique du Nord. Certains des sites préférés de Donna sont Point Robinson dans l'État de Washington, Lighthouse Point, à Santa Cruz, et la pointe East, dans l’île Saturna.

    Deux personnes pointant vers un panneau sur les baleines

    The Whale Trail, qui résulte des efforts accomplis par des citoyens, reste une source d’inspiration pour quiconque aime la nature. Donna est très reconnaissante envers les divers organismes qui ont rendue possible la création de The Whale Trail grâce à leur travail de partenariat et à leur forte mobilisation.

    Dans la plupart des sites de The Whale Trail, on a installé des panneaux d’information sur les animaux qu’on peut y observer. Ces panneaux s'adressent à un public large et diversifié, qu'il s'agisse de promeneurs, de randonneurs, de cyclistes ou de passagers des traversiers. « Voir une baleine - ou tout autre mammifère marin - à l'état sauvage, c’est un pur émerveillement », affirme Donna. Même lorsque les visiteurs n’aperçoivent pas d’animaux marins, ils les découvrent grâce aux panneaux d’information. Ces derniers peuvent susciter une prise de conscience et une volonté de s’engager dans la conservation de la nature.

    L'observation depuis le rivage est de plus en plus considérée comme faisant partie des solutions permettant de protéger l’espèce menacée qu’est l’épaulard résident du Sud.

    En effet, l’épaulard utilise l'écholocalisation pour chasser et trouver sa nourriture. « Le nombre de saumons n’est pas le seul facteur important pour les épaulards. Il faut également qu’ils puissent accéder aux poissons ». Selon Donna, une étude récente montre que les épaulards résidents du Sud femelles cessent de s'alimenter lorsque des navires s'en approchent à moins de 400 mètres. « La réduction du bruit est l'une des mesures que nous pouvons prendre dès maintenant pour aider les épaulards. Ils pourront ainsi plus facilement se nourrir, se reposer et communiquer les uns avec les autres. La meilleure façon d’observer les épaulards résidents du Sud, c’est de les contempler depuis le rivage. Et heureusement pour nous, il y a plusieurs endroits, sur le pourtour de la mer des Salish, où il est possible de le faire. »

    deux personnes regardent à travers des jumelle

    Nous avons demandé à Donna ce que nous pouvons faire pour aider les épaulards résidents du Sud. Sa réponse : nous informer et nous mobiliser. « Votre voix compte, explique-t-elle. La mobilisation des citoyens permet aux gouvernements d’effectuer des changements d’envergure.

    Mais qu'est-il arrivé à Springer, l’épaulard femelle qui a inspiré Donna? Eh bien, elle a maintenant 22 ans et elle a donné naissance à deux veaux, Spirit (A104), aujourd’hui âgé de 10 ans, et Storm (A116), qui a 5 ans. Donna et les autres membres de l'équipe de sauvetage ont célébré le 20e anniversaire du retour de Springer au pays en organisant des événements à Seattle (du 14 au 16 juillet) et à Telegraph Cove (du 22 au 24 juillet).

    Pour conclure notre conversation, Donna nous a rappelé qu’« il n'est pas trop tard pour sauver les épaulards résidents du Sud ». Pouvons-nous faire de la mer des Salish un endroit qui pourra à nouveau assurer leur subsistance? « Quand je pense à Springer, j’ai espoir que oui. Les épaulards n'abandonnent pas. Nous ne pouvons pas abandonner non plus. »

    Merci, Donna! Vous voulez en savoir plus? Consultez le site Web WhaleTrail.org et le dernier livre de Donna, intitulé Orca Rescue!

    Vous aussi vous pouvez contribuer à la protection des épaulards résidents du Sud! Sur l’eau, n’oubliez pas de laisser de la place aux baleines et de respecter les zones de refuge provisoires et les fermetures de la pêche.

    Renseignez-vous sur les mesures de gestion actuelle

  • 08 août 2022 : Emily Perkovic – Nous sommes tous liés à l’océan.
    Photo de Emily Perkovic

    Emily Perkovic a vécu toute sa vie dans des régions entourées d’eau. Durant son enfance, elle a passé ses étés près d’un lac dans la région des chalets située près de Toronto, sa ville natale. Pendant ses études secondaires, elle a commencé à faire de la plongée sous-marine. Puis, une fois rendue à l’université, elle a décidé de déménager à Victoria pour explorer la côte Ouest. Il n’est pas surprenant que toutes ces années passées sur, dans et près de l’eau l’aient menée à une carrière axée sur l’océan. À titre de coordinatrice Straitwatch au sein de la Cetus Research and Conservation Society, Emily et son équipe dirigent un programme de surveillance des mammifères marins et de sensibilisation fondé sur l’intendance à Victoria et à Quathiaski Cove sur l’île Quadra.

    En tant que coordinatrice Straitwatch, Emily passe beaucoup de temps sur l’eau. Cela signifie qu’elle a beaucoup d’histoires extraordinaires à raconter. En 2020, Emily a observé un gros banc d’épaulards résidents du Sud! Les trois groupes d’épaulards résidents du Sud (ou groupes ayant des ancêtres communs) s’étaient réunis. Toutefois, les chercheurs ne s’attendaient pas à compter un nouveau membre dans le groupe! Tahlequah (J35), un épaulard femelle célèbre pour avoir porté, en 2018, son baleineau mort pendant 17 jours, venait de donner naissance à Phoenix (J57)! « On avait l’impression que toute la famille se réunissait pour célébrer l’événement », a déclaré Emily. Emily a interprété cette expérience comme un signe d’espoir pour la population d’épaulards résidents du Sud et pour Tahlequah après la perte de son baleineau deux ans plus tôt.

    L’océan est l’habitat des familles d’épaulards résidents du Sud, et nous ne sommes que des invités dans leur maison. Emily et son équipe Straitwatch travaillent au rétablissement de la population d’épaulards résidents du Sud, et la protection de leur habitat est l’une des nombreuses façons d’y arriver. Ils recueillent des données sur les déplacements des baleines et les incidents qui impliquent des navires. Ils informent également les plaisanciers de la nécessité de maintenir une distance sécuritaire avec les baleines afin de réduire les perturbations et les collisions. L’équipe trouve encourageant de voir les plaisanciers prendre des mesures sur l’eau. Ils ralentissent, changent de cap ou remontent leur matériel de pêche lorsqu’une baleine se trouve dans les parages. Ces actions font vraiment un changement positif immédiat pour les baleines.

    Quatre personnes sur un bateau. Le bateau se déplace sur l'eau.

    Selon Emily, chacun peut jouer un rôle dans la protection des épaulards résidents du Sud. Elle affirme que si vous êtes un plaisancier, donner de l’espace aux baleines est l’une des plus belles actions que vous pouvez entreprendre pour aider à les protéger. Ceux qui ne vont pas sur l’eau peuvent aider en choisissant des produits de la mer issus de la pêche durable. Toute action visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à ralentir le changement climatique aidera également les habitats non seulement des épaulards résidents du Sud, mais aussi de tous les animaux de la planète. Emily et la plupart des membres de son équipe se rendent au travail à vélo, parfois même en faisant tenir leur matériel scientifique en équilibre sur leur guidon!

    À la fin de notre conversation, Emily nous rappelle que « tout ce que nous faisons peut avoir une incidence sur les épaulards résidents du Sud et leur réseau alimentaire. Aussi petite soit-elle. La terre et l’eau sont interconnectées. En faisant bien attention dans l’eau et hors de l’eau, nous contribuerons à protéger toutes les espèces qui vivent dans l’océan. » Nous sommes tous liés à l’océan. Travaillons ensemble pour faire en sorte que ce lien soit positif.

    Merci, Emily! Vous voulez en savoir plus? Découvrez ce que Cetus Research and Conservation Society feront cet été.

    Vous aussi vous pouvez contribuer à la protection des épaulards résidents du Sud! Sur l’eau, n’oubliez pas de laisser de la place aux baleines et de respecter les zones de refuge provisoires et les fermetures de la pêche.

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  • 07 septembre 2022 : Dana et Jocelyn Buchart - un duo père-fille qui adore pêcher ensemble
    Une femme sur un bateau. Elle tient un poisson. 

    Dana a toujours aimé la côte et il profite vraiment de tout ce que l’océan a à offrir. Pendant ses temps libres, vous pourrez le surprendre en train de faire de la planche à voile ou de la plongée et d’admirer la diversité de la vie océanique, des minuscules crabes aux énormes mammifères marins.

    ana a également transmis sa passion et sa curiosité pour l’océan à sa fille, Jocelyn. Depuis qu’elle est toute petite, Jocelyn aime tout ce qui touche à l’océan, grâce aux aventures mémorables de plongée en apnée et de pêche qu’elle a vécues avec sa famille.

    Au fil des ans, Dana et Jocelyn ont passé de longues journées ensemble sur l’eau lors de voyages de pêche en famille. Il va sans dire qu’avec tout ce temps passé sur l’eau, ils ont de belles histoires à partager!

    Une fois, alors qu’ils voyageaient à bord d’un traversier de BC Ferries pour l’anniversaire de Jocelyn, le bateau s’est arrêté parce qu’un groupe d’épaulards sautait et donnait des coups de queue tout autour d’eux. Un cadeau d’anniversaire assez fantastique, n’est-ce pas?

    Dana a fait de nombreuses autres observations mémorables d’épaulards à bord du bateau de pêche de la famille Buchart. Qu’il s’agisse de l’image parfaite d’un épaulard glissant sous le bateau ou d’une jeune baleine adulte gobant (et recrachant) un saumon coho qu’il avait au bout de sa canne à pêche, Dana a tout vu de toutes sortes!

    Un homme sur un bateau. Il tient un poisson.

    Les épaulards résidents du Sud, une espèce en voie de disparition, se nourrissent principalement de saumon chinook, mais ont du mal à trouver de quoi se nourrir. Nous avons demandé à Jocelyn et à Dana quelles mesures ils prenaient pour continuer à profiter de la pêche tout en contribuant au rétablissement de l’épaulard résident du Sud. « S’il y a des épaulards dans la zone autour de votre bateau, remontez votre treuil à ligne lestée et vos lignes, mettez votre moteur au point mort si vous pouvez le faire sans danger et profitez du spectacle », explique Dana. Tous deux nous ont également mentionné l’importance de s’informer des fermetures de la pêche. « Les fermetures de la pêche ne sont pas là pour rien. Le respect des fermetures [de la pêche] et le suivi des pratiques de capture et de remise à l’eau dans d’autres zones sont parmi les meilleurs moyens pour les pêcheurs de protéger les épaulards. »

    Comme vous le voyez, Jocelyn et Dana sont passionnés par l’écosystème océanique. « À l’époque, les épaulards étaient considérés comme une malédiction. Mais aujourd’hui, ils sont considérés comme une bénédiction. J’aime à penser que j’ai contribué à changer cette mentalité, car ils ont toujours été une bénédiction pour moi. J’ai toujours milité pour leur protection », ajoute Dana.

    Ces deux défenseurs des épaulards résidents du Sud pourraient nous raconter des histoires pendant des heures. Avec chaque histoire, ils espèrent établir un lien avec une nouvelle personne et l’inciter à en savoir plus sur les raisons pour lesquelles les espèces en voie de disparition, comme l’épaulard résident du Sud, sont si importantes pour l’écosystème océanique.

    Deux épaulards nagent côte à côte

    Merci, Dana et Jocelyn! Vous voulez en savoir plus? Vous aussi vous pouvez contribuer à la protection des épaulards résidents du Sud! Sur l’eau, n’oubliez pas de laisser de la place aux baleines et de respecter les zones de refuge provisoires et les fermetures de la pêche.

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  • 22 septembre  2022 : Nul besoin d’être scientifique pour contribuer à la protection des épaulards.
    Kendy agenouillé à côté d'une réplique grandeur nature d'une nageoire dorsale d'épaulard 

    Kendy a grandi en Arizona, loin de l’océan, mais cela ne l’a pas empêchée de tomber amoureuse des épaulards. Son obsession a commencé lors d’un voyage familial à SeaWorld. C’est à ce moment qu’elle a commencé à rêver de travailler dans un parc marin. Elle est allée à l’université à Hawaï, a commencé à plonger et depuis, elle adore être sous l’eau. Pendant ses études universitaires, on pouvait presque toujours la trouver en train de faire de la plongée en apnée, de participer à une corvée de nettoyage de la plage ou de travailler dans un laboratoire expérimental.

    Le fait de passer tout ce temps près de l’eau a changé sa vie. Ces expériences lui ont ouvert les yeux sur les menaces de la pollution par le plastique. Kendi s’est concentrée sur la poursuite d’une carrière dans le domaine de la conservation.

    Elle a découvert que les épaulards, en tant que prédateurs supérieurs, font partie des mammifères marins qui souffrent le plus de la contamination dans le monde. Elle voulait aider à les protéger. Elle s’est fixé pour objectif de travailler près des épaulards résidents du Sud et a commencé à communiquer avec des organisations et des chercheurs du nord-ouest du Pacifique. Elle travaille maintenant comme coordonnatrice des médias sociaux pour la Rivershed Society of BC.

    Rainshadow (K37) est le premier épaulard que Kendy a vu. Il occupera toujours une place spéciale dans son cœur. Elle nous a aussi expliqué que « sur le plan écologique et culturel, ces baleines sont importantes pour la mer des Salish. La perte [des épaulards résidents du Sud], un prédateur supérieur, aura des répercussions sur toutes les espèces inférieures, y compris les humains ». La protection des épaulards, et de la biodiversité en général, est importante pour préserver un écosystème sain.

    Kendy utilise désormais le pouvoir des médias sociaux pour raconter ses histoires et encourager les autres à agir. Elle utilise ses plateformes de médias sociaux (@intertidalkendy) pour s’exprimer sur la conservation et les sciences marines. Sur sa page, vous trouverez un contenu incroyable, comme des conseils pratiques, des renseignements sur les épaulards et des photos inspirantes prises en plongée! Hors des réseaux sociaux, Kendy est connue comme une personne qui aime parler des baleines dès que l’occasion se présente.

    Kendy agenouillé à côté d'une réplique grandeur nature d'une nageoire dorsale d'épaulard

    Voulez-vous contribuer à la protection des épaulards? « Participez aux efforts! Parlez-en! ». Selon Kendy, vous pouvez protéger les épaulards où que vous soyez. À l’université, Kendy a organisé des campagnes de rédaction de lettres et a fait des appels téléphoniques à des représentants du gouvernement pour les inciter à prendre des mesures afin de protéger les épaulards résidents du Sud et le saumon dont ils dépendent.      

    Kendy nous a rappelé qu’« il n’est pas nécessaire d’être un scientifique pour protéger les épaulards résidents du Sud ». Vos messages, votre voix et vos actions quotidiennes (comme garder une distance avec les baleines lorsque vous êtes sur l’eau ou emporter une bouteille d’eau réutilisable) comptent. 

    Vous voulez en savoir plus sur ce que fait Kendy et sur la façon de participer aux efforts? Consultez son compte Instagram (seulement disponible en Anglais) et découvrez trois façons de contribuer à la protection des épaulards résidents du Sud.

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  • 03 novembre 2022 : Lucero Gonzalez - voyage avec l’océan
    Lucero debout sur le rivage dans un gilet de sauvetage et tenant des algues

    Lucero Gonzalez a eu peur de l’océan pendant la plus grande partie de sa vie. Alors comment s’est-elle retrouvée à Georgia Strait Alliance (en anglais seulement) pour travailler activement à la protection des épaulards résidents du Sud et rallier une communauté de personnes à en faire autant? Lucero nous a raconté son parcours de guérison avec l’océan, la raison pour laquelle elle trouve les épaulards si charmants et comment nos actions individuelles comptent vraiment sur la voie de leur guérison.

    Lucero a beaucoup parlé de son voyage avec l’océan. Tout a commencé par un incident terrifiant qui l’a éloignée de l’eau pendant des années, puis par un travail de photographie à l’aquarium de Vancouver, qui lui a permis de découvrir le monde sous-marin depuis la terre ferme, et enfin par un voyage inspirant au Bamfield Marine Sciences Centre (en anglais seulement) qui l’a incitée à consacrer le reste de son diplôme de premier cycle aux sciences marines.

    Ce qui m’a le plus frappé dans son histoire, c’est sa véritable curiosité et sa volonté d’en savoir plus sur un sujet qui lui faisait vraiment peur. À ceux qui ne ressentent pas de lien avec l’océan, elle recommande de commencer près de chez eux. « Construisez un sens du lieu, trouvez des affinités personnelles qui vous aident à vous sentir lié à l’environnement ou aux espèces ».

    Elle a ajouté que, même si elle n’a jamais vu d’épaulard dans la nature, elle ressent un lien personnel fort avec eux. Elle est captivée par leur culture unique. Les épaulards vivent dans une société matriarcale complexe. Ils vivent en communautés très soudées, appelées bancs, composées de femelles et de leurs petits. Chaque groupe d’épaulards enseigne à ses petits leur langage et la nourriture à manger. Lucero s’est penchée sur les matriarches de sa propre vie, notant que sa mère et ses grands-mères ont joué un rôle important dans sa vie.

    Et parlant de langage, saviez-vous que vous pouvez écouter les épaulards grâce à un réseau d’hydrophones? L’endroit préféré de Lucero pour écouter est OrcaSound (en anglais seulement). Le fait d’entendre leurs cris et de lire les récits de leurs rencontres par l’intermédiaire du Centre de recherche sur les baleines (en anglais seulement) l’aide à se sentir proche de cette espèce.

    Un groupe d'épaulards nageant près du rivage

    Photo par Emily Perkovic

     

    Lucero explique, à l’intention des personnes qui souhaitent agir pour protéger les épaulards, trois choses simples que nous pouvons faire :

    • Connaître les règlements. Si vous êtes dans l’eau, il est essentiel de les connaître. Mais même depuis la terre ferme, vous jouez toujours un rôle important en signalant les violations et en informant les autres..
    • Connaissez le pouvoir de vos actions individuelles. Par exemple, le Guide ToxicSmart (en anglais seulement) de la Georgia Strait Alliance, vous aide à vous protéger, ainsi que votre maison et votre environnement, contre les substances toxiques.
    • Utilisez votre voix Parlez à vos représentants locaux des questions qui vous tiennent à cœur. Dites à vos amis ce que vous avez appris

    Lucero est en bonne voie pour réparer sa relation avec l’océan. Mais travailler dans les coulisses pour protéger une espèce en voie de disparition entraîne son lot d’émotions. Lucero est heureuse de savoir qu’elle ne fait pas ce travail seule. 

    « Quand je me sens frustrée ou triste, j’écris. Je parle de mes émotions pour encourager les autres à agir. Ce qui me rend particulièrement heureuse est d’entendre les gens me parler de leurs réactions, et me dire ce qu’ils pensent et ressentent. Je vois alors qu’il y a toute une communauté derrière ce travail et que nous sommes tous dans la même situation. »

    Voici donc un rappel amical pour dire « merci » à ceux qui vous incitent à agir pour protéger les épaulards résidents du Sud. Comme l’a dit Lucero, votre voix compte.

    Merci, Lucero!

  • 03 novembere 2022 : Gary Sutton: Suivez votre passion, apprenez quelque chose de nouveau et restez curieux
    Gary dans un bateau sur une eau calme portant. Il porte des vêtements de pluie et tient un téléphone. 

    Gary Sutton (alias le « garçon dauphin » à l’école primaire) est une de ces personnes avec lesquelles vous pourriez parler pendant des heures. Il possède une énergie contagieuse qui vous pousse à agir et à poursuivre vos rêves. Si vous aimez déjà les baleines, mais que vous ne savez pas quel devrait être votre prochaine action, Gary a quelques conseils pour vous!

    Dans le cadre de l’initiative sur les baleines menée par Ocean Wise, Gary est technicien de recherche au sein de l’équipe du programme de surveillance de l’état physique et de la santé. Son équipe prend des photos aériennes d’épaulards afin de contribuer à l’évaluation de leur santé; il s’agit d’un projet collaboratif permanent lancé en 2014. Il conduit le bateau de l’équipe, aide à la préparation du drone et est le spécialiste des photos d’identité.

    Gary a été fasciné par les dauphins et les baleines pendant la majeure partie de sa vie. Le surnom qu’on lui a donné à l’école primaire lui vient de ses innombrables gribouillages sur le thème de l’océan et sur la montagne de livres empruntés à la bibliothèque qui s’accumulaient sur son pupitre. Si vous vous sentez concerné et que vous êtes curieux de connaître les carrières liées à la protection des épaulards, voici ce que Gary a à vous dire : « Si vous vous sentez concerné, agissez. Si vous avez une passion, suivez-la. Ne vous souciez pas trop de prendre la voie " traditionnelle " pour y arriver. »

    Gary n’a certainement pas suivi la voie « traditionnelle ». Après avoir grandi en Ontario, il a déménagé à Vancouver en 2007, sans autre véritable projet que celui de se rapprocher des baleines. Il s’est retrouvé bénévole à l’aquarium de Vancouver, puis a travaillé pour une société d’observation des baleines. C’est là qu’il a vraiment eu l’occasion de parfaire ses compétences en photographie et en identification et, bien sûr, de continuer à développer son amour des baleines et son lien avec elles. Il a pu acquérir une expérience du terrain et des activités menées et développer des liens avec d’autres personnes désireuses de contribuer à la protection des épaulards. Avec tout ce temps passé sur l’eau, il n’a pas eu le temps de terminer l’école. Il avait tellement de choses à faire et à apprendre sur le terrain. Gary sur le bateau de recherche de Ocean Wise nommé Skana. Il y a des montagnes en arrière-plan.

    Gary aime beaucoup partager ses connaissances, car il espère que d’autres personnes s’impliqueront et apprendront à protéger les baleines. On nous demande souvent ce qu’il faut faire pour identifier les épaulards. Nous ne pouvions donc pas laisser partir Gary sans lui demander quelques conseils pour le faire! Si vous voulez améliorer vos compétences en identification des épaulards, Gary nous a encouragés et il a dit ceci : « plus vous le faites, plus vous vous améliorez ». Certains épaulards, comme K20 sur lequel on peut voir une grande tache en forme de selle ouverte, sont faciles à identifier. Aussi, si vous êtes en présence d’un groupe d’épaulards, il faut d’abord essayer d’identifier le plus grand mâle, puis les autres membres du groupe. Vous pouvez aussi consulter le document intitulé Bigg’s killer whale ID catalogue (ainsi que d’autres documents) en ligne gratuitement si vous voulez vous entraîner!

    En ce qui concerne la protection des épaulards, Gary nous encourage à « évaluer la situation dans son ensemble et à comprendre comment toutes nos habitudes quotidiennes contribuent à leur protection ». Comme l’ont suggéré de précédents invités, apprenez-en davantage sur les mesures pour protéger les épaulards et sur les choix de fruits de mer durables et découvrez des outils comme le guide ToxicSmart (seulement disponible en Anglais).Two transient killer whales (T065A and T065A6) swim in calm water near a rocky shore.

    Alors, quelle est la prochaine étape pour Gary? Il reste curieux bien sûr! Et il espère que vous le serez aussi. L’équipe d’Ocean Wise dirigera un programme de surveillance hivernale afin de mieux comprendre la répartition et le régime alimentaire des épaulards résidents du Sud pendant les mois où les recherches sont beaucoup moins nombreuses. Il y a encore tant à apprendre! Gary travaille sur l’eau depuis 15 ans et il est toujours impatient de voir ce qu’il va apprendre.

    N’hésitez pas, suivez votre passion, apprenez quelque chose de nouveau, restez curieux et assurez-vous de contribuer aux efforts pour protéger les épaulards en cours de route!

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