Critères pour les corridors écologiques au Canada

Merci à tous ceux et celles qui ont répondu au sondage sur l’ébauche des critères entre le 27 novembre 2023 et le 5 janvier 2024. La période de commentaires est maintenant terminée. Les commentaires reçus éclaireront la finalisation des critères avant la publication de la version finale en 2024.

Parcs Canada a lancé le Programme national des corridors écologiques en avril 2022. Le programme vise à créer des liens entre les aires protégées et conservées et d’autres habitats naturels. Ceci permet aux espèces de se déplacer, d'interagir et de trouver de la nourriture et un habitat. Les corridors écologiques aident aussi à stopper et inverser la perte de biodiversité et à s’adapter au changement climatique. Parcs Canada travaille à identifier les critères pour les corridors écologiques et les zones prioritaires pour leur création. Nous soutenons également l'action pour la conservation sur le terrain.

Sur cette page


Développer une approche commune

Il est important de faciliter une compréhension commune des corridors écologiques au Canada pour :

  • rallier les appuis à la conservation de la connectivité écologique
  • faire progresser les pratiques exemplaires relatives à la protection des réseaux écologiques.

Parcs Canada travaille avec de nombreux experts, partenaires autochtones, autres ordres de gouvernement et intervenants afin d’établir une approche pour identifier et reconnaître les corridors écologiques au Canada. Entre autres, on a établi des Critères pour les corridors écologiques au Canada, un cadre en fonction duquel nous pouvons :

  • collaborer de manière efficace
  • prendre des décisions éclairées quant aux endroits où il convient de créer des corridors écologiques
  • reconnaître les initiatives de corridors qui contribuent à des réseaux écologiques de conservation
  • veiller à ce que les corridors écologiques soient gérés de façon à maintenir, à améliorer et à restaurer la connectivité.

Un processus collaboratif

Depuis mars 2022, Parcs Canada a organisé de nombreux ateliers et réunions avec des leaders du domaine de la conservation, des scientifiques, des experts, des organisations de conservation nationales et régionales, les gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi que des partenaires autochtones dans le but de rassembler des connaissances et des perspectives sur les critères pour les corridors écologiques au Canada.


Définition des corridors écologiques

Pour orienter ces travaux, Parcs Canada définit les corridors écologiques d’une façon similaire à l’Union internationale pour la conservation de la nature (PDF, 6.2 Mo). Nous avons adapté la définition pour qu’elle soit plus inclusive et reflète mieux la réalité selon laquelle les peuples autochtones gèrent les terres et les eaux depuis des temps immémoriaux :

« Espace géographique clairement défini qui est régi et géré à long terme dans le but de maintenir ou de restaurer une connectivité écologique efficace tout en honorant et en soutenant les valeurs d’intendance autochtone. »

(Définition de l’UICN, 2020 modifiée)

Apprenez-en davantage sur les valeurs d’intendance autochtone et l’engagement de Parcs Canada auprès des peuples autochtones au sujet des corridors écologiques

Les corridors écologiques ne sont pas des aires protégées; ils forment des réseaux écologiques favorisant la conservation avec :

  • les aires protégées
  • les aires protégées et de conservation autochtones (APCA)
  • les autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCEZ).

Les réseaux interreliés d’aires protégées et d’autres zones naturelles sont importants pour la conservation de la biodiversité. Ceci est particulièrement vrai dans le contexte des changements climatiques. Les corridors écologiques aident les espèces à s’adapter en facilitant leur déplacement d’un habitat à un autre. Ils fournissent aussi des services écosystémiques essentiels aux humains, comme la provision de nourriture, d’air pur et d’eau propre, en plus d’avantages de nature sociale comme des moyens de subsistance durables et des possibilités de se rapprocher de la nature.


Critères

Les critères pour les corridors écologiques au Canada sont harmonisés avec la version adaptée de la définition de l’UICN. Chacun d’eux vise à évaluer des éléments importants de cette définition (en gras ci‑dessus). Les corridors seront souvent créés sur des terres et des eaux dont la propriété, la gouvernance et la gestion sont disparates. Les critères à l’échelle du corridor servent à évaluer la vision et le plan d’intendance du corridor en entier. Les critères à l’échelle des propriétés servent à évaluer la contribution de chaque propriété (ou regroupement de propriétés) aux buts du corridor, sur la base de leurs caractéristiques de gestion/d’intendance.

Aperçu des critères

Sommaire des critères pour les corridors écologiques au Canada
Critères à l’échelle du corridor Critères à l’échelle des propriétés
Où?
Les corridors sont délimités dans l’espace
Pourquoi?
Les corridors ont des buts, des objectifs et des résultats documentés
Comment?
Les terres et les eaux composant le corridor satisfont aux critères de gouvernance et de gestion
Espace géographique Buts du corridor : Maintenir ou restaurer la connectivité écologique, et Honorer et soutenir les valeurs d’intendance autochtone Intention de gestion/d’intendance
Carte géographique publiquement accessible Moyens efficaces
Lien entre des aires protégées, des APCA, des AMCEZ et/ou des habitats naturels non protégés Objectifs du corridor Organes responsables et décideurs
Résultats (et co‑bénéfices) Long terme

Description des critères

Voici une description plus détaillée des éléments présentés dans l’aperçu ci-haut. De plus amples renseignements et des exemples seront publiés en 2024.

Critères Effets escomptés Descriptions et justifications
Où? Pourquoi? (Critères à l’échelle du corridor)
Espace géographique
Les corridors sont délimités sur des cartes accessibles au public et créent des réseaux écologiques pour la conservation
Le corridor est délimité de telle sorte qu’il relie des aires protégées et de conservation et/ou des habitats naturels non protégés, et guide la mise en œuvre des mesures à l’appui des buts et des objectifs du corridor.
  • Le corridor doit être délimité sur une carte accessible au public afin de soutenir :
    1. la mise en œuvre de mesures de conservation;
    2. la comptabilisation des corridors et l’établissement de rapports;
    3. l’identification des organes directeurs et des décideurs concernés;
    4. l’amélioration de la transparence;
    5. l’éducation du public quant à l’existence du corridor.
  • Les délimitations des corridors doivent refléter les besoins et les caractéristiques des espèces, des écosystèmes ou des valeurs d’intendance ayant un rapport avec les objectifs et les résultats escomptés des corridors. Il peut être utile d’utiliser les limites écologiques cartographiées existantes (p. ex., bassins hydrographiques) ou les limites anthropiques (p. ex., limite d’une propriété). Pour tenir compte des aspects délicats associés à la délimitation d’un corridor, des limites « floues » ou à une échelle grossière sont acceptables.
Buts, objectifs et résultats
Les buts et les objectifs du corridor sont documentés
La connectivité écologique est maintenue ou restaurée, et les valeurs d’intendance autochtone sont honorées et soutenues, le cas échéant.
  • Des buts et des objectifs clairement documentés servent de feuille de route et facilitent l’action collaborative pour l’atteinte des résultats du corridor, tout en fournissant une base pour l’évaluation et le suivi.
  • Les buts d’un corridor écologique sont définis comme la raison générale ou principale pour laquelle une organisation souhaite créer le corridor. Le but premier devrait être de maintenir ou de restaurer la connectivité écologique, tout en honorant et en soutenant les valeurs d’intendance autochtone (là où c’est possible). Les objectifs d’un corridor sont précis et mesurables, et ils favorisent l’atteinte du but. Les résultats d’un corridor sont les effets de l’atteinte des objectifs.
Comment? (Critères à l’échelle des propriétés)
Intention de gestion/d’intendance
L’approche de gestion est décrite et documentée
L’intention de gestion/d’intendance est compatible avec les buts et les objectifs du corridor.
  • L’intention de gestion/d’intendance du moyen ou du mécanisme lié à la propriété n’a pas besoin d’être strictement harmonisée aux buts et aux objectifs du corridor, mais elle ne doit pas entrer en conflit avec eux.
  • L’expression de l’intention est une déclaration ou un ensemble d’objectifs pour la propriété clairement communiqués dans un mécanisme de gestion/d’intendance d’un site (p. ex., lois et règlements, plans ou déclarations de gestion, servitudes, ententes d’intendance, etc.).
  • En l’absence d’une déclaration explicite, l’intention de gestion/d’intendance peut aussi être déduite à partir de documents ou d’éléments de preuve connexes (p. ex., sites Web, documents à l’appui ou autres documents jugés pertinents).
Moyens efficaces
Des mécanismes sont en place et permettent de prévenir, de contrôler ou de gérer ce qui survient dans le corridor
Seules les activités qui sont compatibles avec les buts et les objectifs du corridor y ont lieu, et elles sont efficacement gérées.
  • Des moyens doivent exister pour permettre aux décideurs d’empêcher les activités incompatibles avec les buts et les objectifs du corridor, et leur permettre de gérer les activités compatibles. Le droit autochtone, les lois, les règlements administratifs, les instruments de politique et les contrats sont des exemples de moyens juridiques. Des outils non juridiques comme les accords volontaires, les programmes d’incitation, la négociation, l’influence et les règles traditionnelles reconnues constituent d’autres moyens efficaces.
  • La nature et la portée d’une activité, les objectifs pour la propriété et la capacité de l’organe responsable à gérer les activités déterminent si l’activité doit être exclue, contrôlée ou gérée. Les activités incompatibles ne doivent pas nécessairement être entièrement exclues des corridors écologiques, mais elles ne doivent pas avoir lieu dans les propriétés considérées comme répondant aux critères.
Organes responsables et décideurs
Les décideurs appliquent les mécanismes et agissent de manière compatible avec les buts et les objectifs du corridor
Les organes responsables et les décideurs sont en mesure d’appliquer des moyens efficaces afin que seules les activités compatibles avec les buts et objectifs du corridor aient lieu.
  • Il ne suffit pas de disposer de moyens efficaces pour veiller à ce que seules des activités compatibles aient lieu; les organes responsables et les décideurs doivent également être en mesure d’appliquer ces moyens et agir de manière compatible avec les buts et objectifs du corridor.
  • Tous les organes responsables et les décideurs concernés doivent être établis et, le cas échéant, les antécédents de réussite ou d’échec des décideurs relativement à l’application des moyens doivent être pris en compte.
  • Les modèles et les outils de prise de décisions doivent être documentés et décrits, y compris les processus et les méthodes qui traitent des questions de transparence, de reddition de comptes, de participation et d’équité dans le contexte du processus décisionnel.
Long terme
Des mécanismes à long terme sont en place et en vigueur à l’année
Les buts et les objectifs du corridor sont maintenus à l’année et à long terme.
  • Les mécanismes n’ont pas besoin d’être permanents, mais ils devraient être susceptibles de perdurer à moyen ou à long terme.
  • Les mesures qui fournissent seulement une protection pendant une saison précise ne permettent pas, à elles seules, d’atteindre les buts et les objectifs d’un corridor. Dans certains cas, les arrangements saisonniers peuvent cependant contribuer à un régime de gestion/d’intendance qui, lorsque combiné à d’autres moyens, favorise l’atteinte des buts et des objectifs du corridor tout au long de l’année.

Téléchargez la version PDF des Critères pour les corridors écologiques au Canada (PDF, 3 Mo)

Raison d’être des critères pour les corridors écologiques au Canada

Il est important de s’entendre sur des définitions et des critères pour faciliter une compréhension commune, pour rallier les appuis à la conservation de la connectivité écologique et la reconnaissance des corridors au Canada, ainsi que pour faire progresser les pratiques exemplaires relatives à la protection des réseaux écologiques.

En outre, compte tenu du fait que les corridors ne doivent pas remplacer la création de nouvelles aires protégées et de conservation ni l’élargissement de celles‑ci, la mise en place de critères peut aider à établir si un corridor écologique est le bon outil de conservation pour atteindre les résultats souhaités en matière de conservation ou s’il vaut mieux recourir à d’autres outils de reconnaissance ou de désignation.

À qui s’adressent ces critères

Toute personne peut évaluer des corridors écologiques potentiels en fonction des critères.

En règle générale, les organismes de conservation ou les groupes et associations de bénévoles qui mènent déjà une initiative de corridor pourraient avoir un intérêt à évaluer si leur projet répond aux critères. Les évaluations peuvent également aider à cerner les améliorations qui pourraient être apportées afin de renforcer les mécanismes de gestion et de gouvernance en place en vue d’atteindre les buts et les objectifs d’un corridor.

De même, toute personne, organisation ou groupe souhaitant lancer une initiative de corridor peut utiliser les critères comme outil pour élaborer un plan solide. Cela implique de documenter où et pourquoi un corridor est nécessaire, et comment les terrains du corridor sont/seront gérés pour atteindre les buts du corridor.

Des critères axés sur la gestion et la gouvernance

Une gestion et une gouvernance saines sont importantes pour obtenir des résultats relatifs à la connectivité, particulièrement dans le contexte des corridors écologiques, lesquels englobent une variété d’administrations et d’intervenants. Les critères à l’échelle des propriétés aident à faire en sorte que des moyens efficaces et des processus décisionnels clairs soient en place dans tout le corridor pour permettre et soutenir la mise en œuvre de mesures à l’appui des buts du corridor.

Les considérations écologiques vont varier pour chaque corridor en fonction des besoins et des caractéristiques des espèces, des écosystèmes et des valeurs d’intendance propres au corridor. Les critères à l’échelle du corridor ne sont donc pas normatifs en ce qui a trait aux considérations écologiques, mais ils requièrent de cerner des objectifs précis et des résultats souhaités sur le plan de la connectivité.


Reconnaissance des corridors écologiques

Satisfaire aux critères

Un corridor pourrait être reconnu par Parcs Canada comme contribuant aux réseaux écologiques pour la conservation s’il satisfait aux critères. Les détails du processus de reconnaissance ainsi que les documents à l’appui sont en cours d’élaboration et seront publiés à une date ultérieure.

Bien que le modèle de reconnaissance soit encore en cours d’élaboration, Parcs Canada envisage une approche par étapes en fonction de laquelle les corridors qui atteignent certains seuils pourraient être reconnus à différents niveaux. Cela faciliterait la participation d’initiatives naissantes et encouragerait les projets de corridors à atteindre des niveaux croissants de conformité aux critères.

Reconnaître les corridors écologiques qui contribuent à renforcer le réseau d’aires protégées et de conservation servira à :

  • promouvoir les bonnes pratiques d’intendance sur des terres sous une variété de régimes fonciers;
  • faire connaître l’importance des corridors écologiques pour le maintien, l’amélioration et la restauration de la connectivité en vue d’une conservation efficace de la biodiversité;
  • favoriser la création d’autres corridors écologiques.

L’approche de Parcs Canada

L’approche de Parcs Canada à l’égard de la reconnaissance des corridors est tirée de l’approche utilisée pour déterminer et reconnaître les aires protégées et les autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCEZ) au Canada, mais elle a été modifiée à la suite de la consultation de partenaires et intervenants autochtones et non autochtones. L’approche est également conforme aux Lignes directrices pour la conservation de la connectivité par le biais de réseaux et de corridors écologiques (PDF, 6.3 Mo).

Parcs Canada ne sera ni le propriétaire ni l’administrateur des corridors, mais il collaborera avec ses partenaires pour :

  • faciliter la création et l’intendance des corridors
  • reconnaître et promouvoir les initiatives liées aux corridors sur le terrain.

Financement

À ce jour, Parcs Canada a soutenu plusieurs projets de corridors à titre de projets pilotes.

Des fonds supplémentaires sont alloués, à compter de 2023, à des projets menés par des Autochtones et à des administrations ayant des projets de corridors visés par des accords sur la nature.

Un cadre de financement pour les fonds restant à octroyer à des projets de corridors écologiques en 2024 et en 2025 est en voie d’être finalisé. Veuillez consulter le programme national des corridors écologiques pour obtenir les mises à jour à venir.


Foire aux questions

Quelle est la différence entre les aires protégées, les autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCEZ) et les corridors écologiques?

Le but premier des aires protégées et des AMCEZ est la conservation de la biodiversité, tandis que le but premier des corridors écologiques est la conservation de la connectivité écologique.

Conformément aux Lignes directrices pour la conservation de la connectivité de l’UICN : « Les aires protégées et les AMCEZ sont les piliers de la conservation et de tout réseau écologique. Par définition, ils doivent conserver la biodiversité in situ et peuvent également conserver la connectivité écologique. Par ailleurs, les corridors écologiques doivent conserver la connectivité. Selon leur état et leur gestion, les corridors écologiques peuvent également conserver la biodiversité in situ, mais ceci n’est pas une exigence. »

Que sont les valeurs d’intendance autochtone?

Les valeurs d’intendance autochtone font référence à un large éventail de sujets considérés comme importants ou significatifs par les peuples autochtones en fonction des connaissances et des perspectives autochtones. Ces valeurs doivent être définies et déterminées par les communautés autochtones locales. Il peut s’agir d’éléments tels que les itinéraires traditionnels de chasse et de piégeage, les pratiques de cueillette de remèdes traditionnels ainsi que les voies de migration des espèces d’importance culturelle.

Pourquoi les valeurs d’intendance autochtone ont‑elles été ajoutées à la définition des corridors écologiques?

Parcs Canada s'engage à faire progresser la réconciliation avec les peuples autochtones, ce qui implique l’adoption d’approches inclusives en matière de conservation. Cela se traduit par la reconnaissance, le respect et la prise en compte des points de vue, des cultures et des connaissances autochtones, ainsi que des liens particuliers que les Autochtones entretiennent avec les terres et les eaux.

La mobilisation de divers partenaires autochtones et non autochtones a mené Parcs Canada à adapter la définition du terme « corridor écologique » de l’UICN afin de mieux refléter les efforts de conservation menés par des Autochtones en y ajoutant les valeurs d’intendance autochtone. Bien souvent, ces valeurs sont conformes aux objectifs de conservation de la connectivité et les appuient. En outre, de nombreuses recherches montrent que l’intendance autochtone des eaux et des terres traditionnelles favorise la gestion durable des ressources naturelles dans plusieurs régions du monde.

Que considère-t-on comme un « habitat naturel non protégé »?

Contrairement aux aires protégées, aux aires protégées et de conservation autochtones et aux autres mesures de conservation efficaces par zone, qui sont officiellement reconnues pour leurs résultats au chapitre de la conservation de la biodiversité, le terme « habitat naturel non protégé » fait référence à des secteurs qui ont une valeur culturelle et écologique documentée et reconnue, mais ne font pas l’objet d’efforts de protection ou de conservation. C’est notamment le cas des zones clés pour la biodiversité, des réserves de biosphère, des zones importantes pour la conservation des oiseaux et d’autres sites qui ne font pas l’objet d’une protection officielle.

Les corridors écologiques contribuent‑ils aux engagements du Canada concernant la protection de la biodiversité et la conservation de 25 % des terres et des eaux intérieures d’ici 2025, et de 30 % des terres et des eaux intérieures d’ici 2030?

Bien que la création de corridors écologiques ne permette pas directement de créer de nouvelles aires protégées et de conservation, elle contribuera à la gestion efficace des aires existantes et nouvelles, facilitant ainsi la gestion de la double crise liée aux changements climatiques et à la perte de biodiversité. Cependant, dans certains cas, l’évaluation des terres et des eaux situées à l’intérieur d’un corridor pourra permettre de repérer des aires protégées et de conservation susceptibles de contribuer à la réalisation des engagements du Canada en matière de biodiversité.

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