Le saumon monte en flèche à Parcs Canada
Parcs Canada s’est donné pour mission de revitaliser les populations de saumon, en collaboration avec les communautés autochtones et les partenaires du Canada atlantique, de la Colombie-Britannique et du Yukon. Cet effort combine la remise en état de l’habitat et la recherche génétique de pointe, tout en célébrant l’importance culturelle de ce poisson emblématique. Il ne s’agit pas seulement de sauver le saumon; il faut également redonner espoir pour la survie du « roi des poissons » et créer un avenir plus radieux pour nos écosystèmes. Ensemble, nous faisons des vagues pour un avenir meilleur!
Le saumon revêt une importance considérable pour la santé des écosystèmes, des peuples autochtones et des collectivités côtières. Il est à la base de nombreuses pratiques traditionnelles et joue un rôle écologique crucial dans le fonctionnement des rivières. Cependant, le nombre de saumons du Pacifique et de l’Atlantique diminue dans l’ensemble de leur aire de répartition en raison de causes qui ne sont pas entièrement comprises. Parcs Canada se consacre à la renaissance du saumon, cherchant à rétablir les populations de saumon, les écosystèmes d’eau douce et les pratiques culturelles dans les régions de l’Atlantique, du Pacifique et du Yukon.
Et bonne nouvelle! Ce travail a récemment été reconnu comme l’un des World Restoration Flagship par les Nations Unies, lors de la 7e Assemblée des Nations Unies pour l'environnement. Les World Restoration Flagship représentent certains des exemples les plus ambitieux, les plus scientifiques et les plus inclusifs de restauration en action au monde.
Partez à la découverte et découvrez comment Parcs Canada s'engage à restaurer les populations de saumon et leurs habitats dans tout le pays, tout en soutenant les communautés qui en dépendent.
Transcription textuelle
[Plan rapproché au ralenti d’un saumon atlantique relâché dans une rivière et s’éloignant en nageant.]
Le saumon est plus qu’un simple poisson. C’est une espèce qui fait le lien entre l’environnement marin, l’environnement d’eau douce et les forêts. Quand le saumon est présent dans votre rivière, vous savez que la rivière est en santé.
[Prises de vue aériennes montrant des paysages vus d’en haut.]
[Texte : « Pour sauver notre planète ».]
[Prises de vue aériennes montrant un feu de forêt ravageant un paysage.]
[Texte : « nous devons sauver nos écosystèmes ».]
[Un glacier se détache et tombe dans la mer.]
[Un plan rapide montre des portraits en gros plan de personnes regardant la caméra.]
[En plans rapides, des personnes effectuent des travaux environnementaux : plantation de semis, nage sous l’eau, utilisation d’un tuyau d’incendie et prise de photos.]
[Le montage continue avec des animaux sauvages, dont un rhinocéros, un gorille et un koala perché dans un arbre.]
[Texte : « RESTORE Stories from the UN Decade on Ecosystem Restoration”.]
[Prises de vue aériennes montrant une eau teintée de vert où des saumons nagent juste sous la surface.]
[Une femme pratique la pêche à la mouche, lançant sa ligne.]
[L’aînée Betty Ward est assise à l’extérieur, vêtue d’une tenue bleue et d’une jupe à rubans, avec de l’eau et de la verdure en arrière-plan.]
Le saumon de l’Atlantique a nourri les peuples autochtones pendant des milliers et des milliers d’années. Mais il lutte toujours pour survivre.
[Prises de vue aériennes survolant une petite communauté le long d’une rivière.]
Les populations de saumon ont connu un déclin important depuis les années 90.
[Deux employés de Parcs Canada marchent le long d’une berge.]
[Prises de vue aériennes suivant une rivière sinueuse à travers une forêt automnale aux feuillages orange et jaune.]
[hiischid Jack G. Thompson parle à la caméra près d’une rivière, entouré de verdure.]
Ça me met en colère quand je marche le long de la rivière. Et que puis-je dire à nos enfants? Qu’il disparaîtra bientôt? [Plans rapprochés montrant des détails de la forêt : mousse sur les rochers et les bases des arbres, feuilles bougeant au vent.]
[Prises de vue aériennes balayant les cimes des arbres aux couleurs d’automne.]
[Corey Clarke parle à la caméra en uniforme de Parcs Canada. Un pont couvert rouge et une berge rocheuse se trouvent derrière lui.]
Cette population a été désignée comme étant en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada, ce qui a motivé la prise de mesures allant au-delà de la simple surveillance, et qui devrait en fait rétablir la population et tenter d’éviter l’extinction.
[Des employés de Parcs Canada préparent du matériel et mettent des gants.]
[Quatre employés de Parcs Canada se tiennent dans la rivière, vêtus de cuissardes et d’équipement de sécurité. Ils soulèvent un filet et transfèrent le contenu dans des seaux.]
[Des employés de Parcs Canada marchent sur un sentier forestier vers la rivière en portant du matériel.]
[Vue d’en haut : trois employés de Parcs Canada flottent dans la rivière avec un équipement de plongée en apnée.]
Quand nous avons commencé à assembler l’équipe, il était clair pour nous tous que la science occidentale n’avait pas toutes les réponses.
[Un employé de Parcs Canada prend des notes dans un carnet de terrain.]
[Un groupe se rassemble en cercle sur la rive rocheuse à côté de la rivière, filmé directement d’au-dessus.]
Dès le premier jour, en travaillant avec la Première Nation de Fort Folly, nous avons constaté ces problèmes ensemble.
[Plan rapproché au ralenti de la cheffe Rebecca Knockwood à l’extérieur.]
[Une pancarte indique : « Fort Folly First Nation, New Brunswick », avec un logo représentant un castor et un tronc d’arbre.]
[La cheffe Rebecca Knockwood parle à la caméra à l’extérieur. Elle porte un chandail tricoté aux couleurs vives orange, bleu et rouge. De hautes herbes et des arbres remplissent l’arrière-plan.]
Nous sommes une petite communauté, mais nous sommes vaillants et nous avons à cœur l’environnement. En réintroduisant le saumon, nous savons qu’il pourra nourrir notre peuple.
[Au ralenti, hiischid Jack G. Thompson tient et secoue un hochet.]
[Plan rapproché d’un visage éclairé par une lumière douce, avec un feuillage vert et orange derrière.]
[Prises de vue aériennes montrant une route traversant une forêt dense et verdoyante.]
[Des employés de Parcs Canada et des membres de la Première Nation Fort Folly passent un saumon d’un bac bleu à un filet.]
Nous ne sommes pas arrivés à la table en sachant ce que nous devions faire. Nous sommes venus à la table en sachant où nous voulions aller.
[Le filet est porté jusqu’à la rivière, et le saumon est brièvement maintenu dans l’eau.]
[Plan rapproché au ralenti du saumon relâché et s’éloignant en nageant.]
[Texte : « RESTAURER LE SAUMON CANADIEN ».]
[Prises de vue aériennes montrant des eaux peu profondes et un terrain boisé.]
[Texte : « PARC NATIONAL FUNDY, NOUVEAU-BRUNSWICK, CANADA ».]
[Plan rapproché de l’eau ensoleillée ondulant autour des rochers du rivage.]
Je pêche parce que c’est un cadeau qui m’a été donné par le Créateur.
[Des mains ouvrent un étui contenant des mouches de pêche à la mouche.]
C’est un héritage que mon père, mon grand-père, et mon arrière-grand-père m’ont laissé.
[Plan rapproché d’un leurre de pêche à la mouche se déplaçant dans l’eau pendant qu’il est ramené.]
Ils étaient tous des pêcheurs à la mouche et des guides.
[Nom : Aînée Betty Ward, Détentrice du savoir, Première Nation Metepenagiag, Région de l’Atlantique]
C’est pourquoi je me sens si proche de la rivière.
[Plan au ralenti d’une aînée Betty Ward lançant sa ligne vers la rivière.]
[Plan large d’un paysage montrant un ciel bleu au-dessus d’un grand plan d’eau, avec des cimes d’arbres sombres en silhouette au premier plan.]
Nous avons grandi en pêchant le saumon quand j’étais un jeune garçon.
[Vue sous-marine de saumons nageant dans une eau teintée de vert, tandis que des gouttes de pluie créent des ondulations à la surface.]
Nous allions simplement pêcher en canot. Il n’y avait pas de moteurs hors-bord.
[Retour à hiischid Jack G. Thompson parlant près de la rivière.]
[Nom : hiischid Jack G. Thompson, Première Nation de Ditidaht, Région du Pacifique]
On se déplaçait dans de petits canots avec une ligne pour pêcher le saumon.
[Plans aériens suivant la rivière à travers le paysage environnant.]
Mais c’était avant que la [rivière]
Cheewaht soit ruinée par l’exploitation forestière. Elle était impeccable à l’époque.
[Vue d’en haut de saumons nageant sous la surface.]
Ma région a vraiment changé depuis mon enfance.
[Un panneau d’interprétation extérieur dans la forêt indique : « Des ruisseaux pour les saumons ».]
Ça me met en colère quand je marche le long de la rivière. Que puis-je dire à nos enfants? Qu’il disparaîtra bientôt? [Plan rapproché de la base d’un arbre couverte de mousse et du sol forestier avec des brindilles et des glands.]
[Blair Pardy parle à la caméra en uniforme de Parcs Canada, assis à une table de pique-nique avec de la verdure derrière lui.]
[Nom : Blair Pardy, Directeur d’unité de gestion, Parcs Canada]
On ne peut avoir d’intégrité écologique à moins que toutes les composantes soient présentes, et le saumon est une partie intégrante de cet écosystème aquatique.
[Prises de vue aériennes de la communauté riveraine.]
[Prises de vue aériennes suivant la rivière qui serpente vers l’océan.]
La population de saumon de l’intérieur de la baie de Fundy a connu un déclin rapide à la fin des années 90, dû principalement à une diminution importante du nombre de poissons quittant la rivière pour y revenir avec succès après leur migration marine.
[Vue sous-marine montrant des saumons nageant seuls et en groupes.]
[Retour à Blair Pardy parlant à la table de pique-nique.]
Personne ne sait avec certitude la raison exacte, mais il s’agit certainement de la prédation en mer, de la pêche commerciale du saumon, et aussi du changement climatique.
[Prises de vue aériennes suivant la rivière avec un lit exposé vers l’océan entre des collines boisées.]
Comme vous pouvez le voir, cette année est une année particulièrement sèche, une année de sécheresse, c’est donc difficile pour le saumon de remonter la rivière pour frayer.
[Corey Clarke parle à nouveau près du pont couvert rouge.]
[Nom : Corey Clarke, Gestionnaire de la conservation des ressources, Parc national Fundy, Parcs Canada]
Cette population a été désignée comme étant en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada, ce qui a motivé la prise de mesures allant au-delà de la simple surveillance, et qui devrait en fait rétablir la population et tenter d’éviter l’extinction.
[Un affichage sur un mur montre des images de restauration du saumon.]
[Vue sous-marine montrant un banc dense de saumons se déplaçant ensemble.]
[Plans rapprochés montrant le sol forestier avec de la terre et de la mousse verte, suivis de feuilles orange bougeant au vent.]
[Un groupe d’employés de Parcs Canada se tient ensemble à l’extérieur en uniforme avec la forêt derrière eux.]
Quand nous avons commencé à assembler l’équipe pour examiner comment nous allions rétablir le saumon dans la rivière, il était clair pour nous tous que la science occidentale n’avait pas toutes les réponses.
[Le panneau «Fort Folly First Nation, New Brunswick » apparaît à nouveau.]
Mon prédécesseur a approché la communauté de la Première Nation de Fort Folly et parlé avec le chef de l’époque, Joe Knockwood et lui a demandé s’il serait intéressé à travailler avec nous.
[Un portrait du chef Joe Knockwood apparaît. Il porte une coiffe traditionnelle à plumes.]
[Retour à la cheffe Rebecca Knockwood dans son cadre d’entrevue extérieur.]
[Nom : Chef Rebecca Knockwood, Chef Mi’gmaq, Première Nation de Fort Folly]
La passion de mon oncle pour le saumon, ou le plamu, ce qu’on l’appelle en mi’gmaq, est venue quand il est né. C’est sa culture.
[Plan rapproché de la rivière s’écoulant régulièrement.]
Sur la [rivière]
Petitcodiac, mes ancêtres étaient guidés à leurs campements d’hiver par le poisson.
[Plan rapproché au ralenti, montrant la cheffe Rebecca Knockwood souriant, de profil, à l’extérieur.]
À l’été, ils allaient à Beaumont.
[Plan rapproché au ralenti, d’une main frôlant une branche feuillue.]
C’est l’emplacement de notre ancienne réserve, jusqu’à ce qu’ils nous déménagent ici, à Fort Folly.
[Prises de vue aériennes approchant une rive rocheuse à côté de la rivière.]
[Retour à la cheffe Rebecca Knockwood.]
Et quand le saumon a commencé à décliner dans la Petitcodiac, il sentait qu’il devait faire quelque chose.
[Plan de hauts troncs d’arbres dans une forêt dense.]
[Plan rapproché de l’eau s’écoulant sur des rochers dans la rivière.]
[Prises de vue aériennes montrant plusieurs bâtiments et véhicules stationnés entourés de forêt.]
Une phrase qu’on appelle l’approche à double perspective, qui a été inventée par un aîné mi’gmaq au cap Breton, Albert Marshall.
[Plans abstraits rapprochés montrant l’eau bougeant et tourbillonnant.]
[Retour à Blair Pardy parlant, puis à un employé de Parcs Canada écrivant des notes dans un carnet à reliure jaune.]
Ce que ça dit est que : La science occidentale n’a pas toutes les réponses, et le savoir autochtone n’a simplement pas toutes les réponses. La science occidentale s’intéresse aux généralités, à l’évolution des tendances au fil du temps, et on rassemble tous ces éléments pour élaborer des théories.
[Trois personnes se tiennent ensemble tandis que la caméra recule.]
Indigenous knowledge, Le savoir autochtone, selon moi, est basé sur le lieu; donc les gens qui sont sur ce territoire depuis des centaines d’années, si ce n’est des milliers d’années.
[Plan rapproché de rochers ensoleillés près de l’eau, reflétant une lumière scintillante.]
La double perspective : nous pouvons voir ensemble.
[La cheffe Rebecca Knockwood marche au ralenti dans la forêt tandis que des taches de lumière traversent les arbres.]
Nous recueillons continuellement le point de vue de Fort Folly. Nous sommes une petite communauté. Nous sommes très petits, mais nous sommes vaillants, et nous avons l’environnement à cœur.
[Retour à la cheffe Rebecca Knockwood dans sa position d’entrevue.]
Quand nous nous sommes réunis, c’était tout à fait naturel, ça semblait simplement être la bonne chose.
[Plan rapproché du logo de Parcs Canada sur la porte d’un véhicule.]
Au départ, nous avons commencé avec peu de connaissances et de capacité pour rétablir les populations de saumon.
[Un camion de Parcs Canada roule sur une route forestière aux couleurs automnales.]
[Plan aérien sur une route avec une ligne centrale jaune, entourée d’arbres.]
Nous ne sommes pas arrivés à la table en sachant ce que nous devions faire.
[Un camion arrive là où d’autres camions sont stationnés près de la rivière.]
Nous sommes venus à la table en sachant où nous voulions aller.
[Retour à Corey Clarke dans sa position d’entrevue.]
Nous avons donc adopté des techniques qui avaient été mises en œuvre ailleurs, et c’était le processus d’une banque de gènes vivants to ensure that we didn't lose critical pour s’assurer de ne pas perdre la diversity that already existed diversité essentielle qui existait déjà dans la population restante.
[Une personne en veste rouge utilise un petit filet pour prendre de petits poissons dans un seau et les relâcher dans la rivière.]
[Plan rapproché d’un saumon juvénile dans un petit dispositif pour prendre des mesures.]
L’opinion générale admise alors était de réintroduire des juvéniles, ou de petits saumons, dans les rivières.
[Une série de photos montre de petits poissons tenus soigneusement dans des mains.]
Ils les faisaient grandir dans des écloseries saturaient la rivière et espéraient qu’ils reviendraient, mais ils ne revenaient pas.
[Des photos montrent des employés de Parcs Canada en vestes rouges dans un bateau tenant des poissons et manipulant un filet partiellement immergé dans l’eau.]
Après dix ans de méthodes de rétablissement standard, nous ne parvenions toujours pas à voir les saumons adultes revenir, et nous savions alors qu’il nous faudrait développer des partenariats et des méthodes plus novateurs pour réussir.
[Plan sous-marin montrant un saumon à l’intérieur d’une enceinte métallique.]
Afin de produire des poissons avec le moins d’exposition possible à la captivité, idéalement, ces poissons seraient produits naturellement dans la rivière.
[Prises de vue aériennes s’élevant depuis le niveau du sol, révélant la rivière et le paysage environnant.]
[Vue sous-marine montrant des saumons nageant hors d’une enceinte vers l’eau libre.]
Pour ce faire, nous allions devoir relâcher des saumons adultes.
[Des employés de Parcs Canada marchent dans une installation utilisée pour la restauration du saumon.]
Nous avons développé un partenariat novateur avec l’industrie de l’aquaculture qui a une grande capacité à faire grandir et à déplacer d’importantes quantités de poissons adultes.
[Un employé se tient sur une structure tandis que la caméra s’incline pour révéler un texte.]
[Texte sur la structure : « Transport de poissons vivants en eau douce ».]
Fort Folly et le personnel de Parcs Canada pourraient capturer le poisson, les saumoneaux, lorsqu’ils quitteraient la rivière pour l’océan pour les remettre à l’industrie de l’aquaculture qui les élèveraient jusqu’à l’âge adulte.
[Vue sous-marine montrant de nombreux saumons nageant de près.]
[Un hélicoptère rouge vole au-dessus en transportant une charge suspendue sur une longue ligne vers la rivière.]
[Trois employés de Parcs Canada se tiennent dans la rivière, prêts à recevoir la charge.]
[La charge de l’hélicoptère est abaissée dans l’eau, et les employés de Parcs Canada relâchent des saumons du conteneur ouvert.]
Nous les ramènerions ici, les relâcherions dans la rivière pour frayer naturellement et donner naissance à la prochaine génération de poissons à l’état sauvage.
[Des employés de Parcs Canada préparent du matériel, mettent des gants et interagissent avec des dispositifs.]
[Le personnel marche dans la forêt automnale en portant des seaux et des filets.]
Donc, les gardiens et l’équipe que nous avons ont en fait installé les filets de pêche capturé et marqué le poisson.
[Le personnel se tient dans la rivière et fait aller ses filets dans l’eau.]
Cela va de pair avec ce que fait également Parcs.
[Plan sous-marin montrant un filet bougeant au-dessus.]
[Retour à Corey Clarke parlant avec le pont couvert rouge en arrière-plan.]
Les techniques que nous utilisons sont la pêche électrique pour échantillonner les juvéniles et surveiller ces populations.
[Des employés de Parcs Canada mettent leur équipement, y compris en laçant leurs bottes et en ajustant leur gilet de sauvetage.]
[Deux employés, portant des gilets de sauvetage et un équipement de plongée en apnée, s’immergent dans la rivière.]
Au moyen de relevés au tuba, une équipe de plongeurs nage dans la rivière pour compter les adultes.
[Plan aérien vertical montrant trois employés de Parcs Canada flottant dans l’eau près d’une rive rocheuse.]
[Retour à Corey Clarke.]
Les adultes qui reviennent et qui portent une étiquette de notre programme sont détectés par des antennes installées à l’embouchure et qui sont en opération 24 heures par jour.
[Des employés de Parcs Canada quittent un bâtiment et marchent ensemble vers la rivière.]
[Un employé de Parcs Canada soulève le couvercle d’un ordinateur portable et commence à travailler.]
Alors, maintenant, après près d’une décennie à relâcher des poissons adultes il est maintenant tellement prévisible que les adultes vont revenir, qu’on se demande : combien?
[Plan rapproché montrant des lignes de données sur un écran d’ordinateur, suivi d’employés de Parcs Canada regardant un moniteur.]
Non, « si » ils vont revenir, mais plutôt combien reviendront.
[Retour à Corey Clarke.]
La présence de ces saumons adultes contribue à la restauration culturelle et écologique.
[Plan rapproché au ralenti montrant Corey Clarke souriant, puis la caméra se déplace vers l’aînée Betty Ward.]
Arrive Betty Ward.
[L’aînée Betty Ward et Corey Clarke marchent au ralenti le long de la rive rocheuse, avec des arbres d’un côté.]
Je me suis jointe à ce programme il y a environ trois ans et demi. Je suis de la Première Nation de Metepenagiag.
[Retour à l’aînée Betty Ward assise pour une entrevue.]
Le gestionnaire de l’équipe de la conservation des ressources, Corey Clark, arrive et dit : « Est-ce que Betty Ward est ici? » Et j’ai dit : « Ici. » Il a dit : « Vous savez que vous êtes célèbre? » J’ai dit : « Pour le saumon? »
[Plan rapproché au ralenti de mains tenant un saumon, puis le relâchant dans la rivière.]
Il m’a demandé si j’aimerais venir faire de la consultation en tant qu’aînée.
[Le groupe se rassemble et forme un cercle sur la rive rocheuse à côté de la rivière.]
Elle apporte désormais un enseignement et une culture autochtones qui manquaient, tout comme la productivité aquatique a fait défaut à cet environnement au cours des 20 ou 30 dernières années.
[Plan rapproché de hiischid Jack G. Thompson secouant un hochet pendant une cérémonie.]
Quand le saumon commence à revenir, nous organisons une cérémonie sur la plage pour l’accueillir.
[L’aînée Betty Ward parle pendant la cérémonie tandis que d’autres se tiennent à proximité, les mains croisées.]
Nous n’avons jamais vraiment eu notre culture ici auparavant.
[Retour à la cheffe Rebecca Knockwood.]
Et de la voir revenir, de voir les jeunes avec autant de fierté, c’est impossible d’exprimer ce que je ressens, mais vous pouvez le voir sur mon visage.
[Plan aérien montrant un véhicule de Parcs Canada tirant une remorque avec un grand conteneur bleu près du pont couvert rouge et de la rivière.]
[Vue depuis la remorque alors qu’elle sort du pont couvert rouge.]
[Des employés de Parcs Canada et des membres de la Première Nation Fort Folly déchargent du matériel et manipulent des filets.]
[Retour à hiischid Jack G. Thompson.]
C’est la première fois que je relâchais des saumons dans la baie de Fundy. Même si je me suis mouillé pour la première fois, c’était un agréable sentiment d’en relâcher un, sachant que, je faisais partie de cela.
[Des employés de Parcs Canada marchent dans une forêt dense en portant des filets à long manche.]
Et ils reviendront, peut-être plus nombreux à l’avenir.
[Vue aérienne verticale montrant un filet passé de personne en personne vers la rivière, où des poissons sont relâchés.]
Il y a en fait sept sites administrés par Parcs Canada dans le pays qui contribuent de diverses façons au rétablissement du saumon.
[Retour à Blair Pardy parlant à la table de pique-nique.]
Au cours de plus de dix ans et dans sept sites, nous avons restauré environ 65 000 hectares d’habitat, ce qui comprend 228 km de rivières et de cours d’eau.
[Plan aérien montrant une zone boisée avec deux chenaux de ruisseaux asséchés.]
[Au ralenti, l’aînée Betty Ward pointe tandis que hiischid Jack G. Thompson se tient à côté d’elle.]
C’est un rêve dont nous pouvons faire une réalité, et nous le faisons tous les jours.
[Retour à Corey Clarke.]
Dans un monde où les questions environnementales et écologiques sont généralement associées à des histoires négatives, un groupe de gens peuvent se rassembler et peuvent en fait modifier la trajectoire de certaines de ces tendances.
[Plans rapprochés au ralenti montrant des personnes regardant vers la lumière.]
[Le personnel continue de transporter des poissons dans des filets à travers la forêt et de les relâcher dans la rivière.]
Je me sens privilégié de faire partie d’une histoire écologique qui est meilleure maintenant qu’elle ne l’était il y a 20 ans.
[L’aînée Betty Ward pêche à la mouche, lançant à nouveau.]
C’est un héritage que je vais laisser à mes fils et mes petits-enfants.
[Retour à l’aînée Betty Ward dans sa position d’entrevue.]
Et quand je quitterai ce monde et rejoindrai le monde des esprits, ils continueront et prendront soin du plamu.
[Vue aérienne montrant des saumons nageant dans la rivière.]
[Texte : « Retour dans le respect au Canada a été reconnu comme l’un des UN Restoration Flagship.».]
[Plan forestier centré sur de hauts troncs et une lumière filtrée.]
[Un emblème « World Restoration Flagship » apparaît avec le titre « Respectful Returns in Canada ».]
[Plusieurs logos apparaissent à l’écran, dont Fort Folly First Nation, Haida Nation, Ditidaht, Kopit Lodge First Nation, Qalipu First Nation et UINR, ainsi que la signature du gouvernement du Canada en anglais et en français.]
[Trois logos apparaissent, dont United Nations Decade on Ecosystem Restoration 2021-2030, UN Environment Programme, and Food and Agriculture Organization of the United Nations.]
[D’autres logos apparaissent, dont Federal Ministry for the Environment, Nature Conservation, Nuclear Safety and Consumer Protection, the International Climate Initiative (IKI), and the Ministry of Foreign Affairs of Denmark.
[Les crédits de fin apparaissent avec les rôles et les noms en texte.]
Perspectives régionales
Canada atlantique
Parcs Canada s’est donné pour mission de restaurer le saumon atlantique (Salmo salar), qui est en déclin depuis des décennies.
Les raisons de ce déclin sont pour la plupart inconnues, mais les changements dans l’environnement océanique pourraient jouer un rôle important. La population de saumon de l’intérieur de la baie de Fundy a été déclarée en voie de disparition en 2003, avec une estimation d’environ 200 saumons restants dans la population. Bien que la population soit toujours inscrite comme espèce en voie de disparition dans la Loi sur les espèces en péril du Canada, l’impact positif des travaux de rétablissement sur les écosystèmes et les collectivités locales a été considérable.
Le saumon atlantique est important pour la santé des écosystèmes d’eau douce et forestiers dans la baie de Fundy. Le saumon est unique parce qu’il effectue un voyage incroyable des rivières à l’océan et vice-versa. En passant de l’eau salée à l’eau douce, il enrichit les environnements fluviaux en nutriments marins essentiels qui contribuent à nourrir les plantes et les animaux dans cet écosystème. Au-delà de leur bienfait écologique, ces poissons ont également une profonde signification culturelle pour les collectivités de l’Atlantique, en particulier pour les peuples autochtones, symbolisant la tradition et le lien avec la terre.
Depuis le début des années 2000, les membres de la Première Nation de Fort Folly, au Nouveau-Brunswick, travaillent aux côtés du personnel du parc national Fundy pour rétablir le saumon atlantique de l’intérieur de la baie de Fundy. Ce travail de conservation a évolué vers une collaboration de premier plan en matière de conservation appelée Fundy Salmon Recovery (« rétablissement du saumon de Fundy »). La Première Nation de Fort Folly gère désormais son propre volet du projet Fundy Salmon Recovery pour le rétablissement du saumon, sur la rivière Petitcodiac.
L’Aînée Betty Ward, porteuse de savoir autochtone de la Première Nation de Metepenagiag, met en évidence les liens entre les humains, le saumon et l’écosystème dans le parc national Fundy :
« Il est si important pour le tissu social du Nouveau-Brunswick... Il est le “roi des poissons”. »
Si les travaux menés à Fundy ont été couronnés de succès à l’échelle locale, une approche régionale est nécessaire pour obtenir des résultats cohérents en matière de conservation. C’est ainsi qu’est né le projet de rétablissement du saumon atlantique, un exemple de travail d’équipe à son meilleur. Cette initiative rassemble plus de 40 partenaires, dont des Premières Nations, des scientifiques, des représentants de l’industrie, des organisations à but non lucratif et des collectivités locales. Ensemble, ils travaillent non seulement à la conservation et à la remise en état des populations de saumon atlantique, mais aussi au rétablissement des liens spirituels et culturels profonds avec ce poisson emblématique.
Les enseignements et la recherche liés au projet de rétablissement du saumon de l’Atlantique sont activement diffusés auprès des cinq parcs nationaux de l’Atlantique et de leurs partenaires.
Les parcs nationaux Fundy, des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, du Gros-Morne, Kouchibouguac et Terra-Nova étudient les mesures de conservation sur différentes populations en même temps. Les participants au projet régional de rétablissement du saumon atlantique joignent leurs efforts de conservation afin d’aligner les perspectives écologiques et sociales de la conservation du saumon, créant ainsi une approche cohérente pour Parcs Canada.
Parc national Fundy
L’approche innovante du parc national Fundy en matière de rétablissement du saumon a mené à la création de la première ferme marine de conservation au monde dédiée au saumon atlantique sauvage. Ce projet établit une nouvelle référence parmi les mesures de conservation, et la collaboration avec divers partenaires se poursuit afin de faire augmenter les effectifs du saumon atlantique menacé dans le cours supérieur de la rivière Salmon ainsi que dans la rivière Point Wolfe.
Parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton
Le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton s’associe à des groupes autochtones, à des universités, à des gouvernements et à des groupes locaux pour revitaliser le saumon sauvage et l’écosystème du ruisseau Clyburn. Depuis plus de 30 ans, le parc surveille activement la population de saumons adultes dans le ruisseau Clyburn, jouant ainsi un rôle clé dans cet effort crucial de rétablissement.
Parc national Kouchibouguac
Le parc national Kouchibouguac collabore avec les communautés autochtones et les organismes à but non lucratif pour faire monter en flèche les effectifs du saumon atlantique dans les rivières Kouchibouguac et Kouchibouguacis. Le personnel du parc capture les saumons en montaison à l’automne, les fait se reproduire et place les œufs de saumon dans la rivière afin de favoriser le succès de l’éclosion et de soutenir les populations de saumon en difficulté.
Parc national Terra-Nova
Le parc national Terra-Nova travaille avec la collectivité locale pour gérer le saumon de la rivière Northwest. Grâce à une intendance collaborative, l’abondance des saumons qui reviennent chaque année dans la rivière a permis une première pêche communautaire depuis 2003! C’est un succès, car l’objectif pour chaque rivière est de renouveler la relation entre l’humain et le saumon en conservant suffisamment de saumons pour assurer une récolte.
Parc national du Gros-Morne
Transcription textuelle
Bonjour à tous, je m’appelle Danielle.
Je suis une coordonnatrice de projet pour le projet de rétablissement et de conservation du saumon de l’Atlantique de Parcs Canada.
Je suis ici au parc national du Gros-Morne.
Joignez-vous à nous aujourd’hui pour des travaux de surveillance.
Le parc national du Gros-Morne est un des cinq parcs nationaux qui collaborent pour rétablir le saumon de l’Atlantique.
Les autres parcs nationaux sont Fundy, Kouchibouguac, Hautes-Terres-du-Cap-Breton et Terra-Nova.
Les populations de saumon à ces divers endroits sont toutes à des stades différents.
Certaines sont en santé, mais d’autres sont menacées ou en péril, et notre objectif est de les étudier et de déterminer exactement à quel moment nous devrions intervenir avec nos mesures de rétablissement.
Est-il efficace d’intervenir lorsqu’une population est déjà en danger, ou devrions-nous intervenir avant, lorsque les populations sont encore en bonne santé?
La surveillance des populations de saumon dans tout le Canada atlantique nous fournit les données nécessaires pour déterminer quand des mesures de rétablissement sont nécessaires.
Donc, je vais maintenant enfiler une combinaison étanche, qui est en fait similaire à une combinaison de plongée, mais vous restez au sec en dessous afin de pouvoir porter tous vos vêtements.
Vous remontez la fermeture éclair et vous êtes ensuite étanche.
Très bien. Nous allons commencer notre relevé en apnée.
Vous remarquerez derrière moi que nous avons trois personnes dans l’eau et une personne ici sur la rive, derrière moi.
Il est important d’avoir du soutien sur la rive pour compter tous les saumons que nous voyons dans l’eau, ainsi que pour fournir du soutien en matière de sécurité.
Alors l'équipe dit ils sont prêts à commencer.
Tout le monde va bien.
Ils commencent leur relevés tous alignés.
C’est pour s’assurer qu’ils couvrent l’ensemble du secteur qu’ils surveillent.
Sean lève la main, ce qui signifie qu’il voit un saumon.
Ils communiquent avec Todd et Todd prend note de tous ces nombres, ainsi que de l’endroit où nous voyons ces poissons.
Les relevés en apnée aident les biologistes à déterminer le nombre de saumons qui retournent aux rivières à chaque année.
Nous pouvons ensuite examiner ces chiffres à l’échelle régionale pour voir les pics et les creux d’abondance du saumon et leur lien avec nos efforts de rétablissement.
Nous sommes donc à la fin de notre relevé en apnée et nous avons rencontré l’équipe qui prélève des échantillons de biofilm.
Allons jeter un œil.
Kurt...oui?
Que fait-on ici?
Nous collectons du biofilm d’un certain nombre de roches de la rivière pour avoir une idée, une estimation, de la productivité de ces rivières.
Ce biofilm recouvre donc les roches.
C'est ce truc glissant sur lequel tout le monde tombe quand on traverse une rivière.
Et donc nous voulons collecter cela.
Nous allons le gratter avec cette brosse à dents.
Comme vous pouvez le constater, l’eau devient plus verte.
Et puis à partir de là, nous pouvons mesurer à quel point il est vert, combien de choses il y a dedans.
Très cool.
Et pourquoi nous soucions-nous de la présence de biofilm dans nos rivières?
Oui.
Le biofilm est très important, car il constitue la base du réseau alimentaire.
Il nourrit les petits organismes comme ceux-ci, qu’on appelle macroinvertébrés.
Ce sont les insectes de la rivière. Ils sont importants, car c’est ce que mangent principalement les saumons lorsqu’ils sont juvéniles dans la rivière.
Ainsi, plus il y a de biofilm, plus il y a d'algues et plus de nourriture au bas du réseau alimentaire, plus il y a de nourriture pour ces insectes.
Cela signifie qu'il y a plus d'insectes à manger pour le saumon et que nous pouvons maintenir des populations de saumon plus grandes et plus saines.
J’ai retiré ma combinaison étanche et la journée est terminée.
Jetez un œil à cette vue superbe derrière moi.
Il ne reste plus qu’à tout ramasser et partir.
Merci beaucoup de vous être joint à moi pour cette aventure aujourd’hui.
Au revoir.
Le projet de rétablissement du saumon de l’Atlantique de Parcs Canada vise à empêcher les populations de saumon de décliner davantage, de disparaître de la région ou de devenir en péril.
Apprenez-en davantage sur le rétablissement du saumon dans tout le Canada à parcs.canada.ca/saumon-salmon
Dans le Parc national du Gros-Morne, depuis le début de la surveillance en 2001, la population de saumons de la rivière Trout a toujours été inférieure à l’objectif de conservation, contrairement aux autres rivières du parc national. En 2013, la pêche a été interdite pour permettre au saumon de se rétablir. Depuis 2019, des mesures de rétablissement ciblées ont été mises en place pour rehausser la population de saumons. Le parc a renforcé la lutte contre le braconnage, mis en place un programme de diffusion externe et d’éducation et créé un groupe d’intendance du saumon de la rivière Trout.
Colombie-Britannique
Transcription textuelle
[Gloria Frank] Sans saumon, j’aurais l’impression d’avoir un vide dans le cœur. Je crois vraiment que le monde tel que nous connaissons cesserait d’exister.
[Jessica Hutchinson] La réserve de parc national Pacific Rim est constituée d’un réseau de petits chevelus hydrographiques. Ces petits cours d’eau ont toujours été très productifs et abritaient des populations saines de saumon sauvage du Pacifique. Près de 30 % du parc fut été exploité avant que les terres soient réservées pour le parc. Cette exploitation forestière a eu un impact grave sur les habitats sains des cours d’eau et a presque entraîné la disparition du saumon. Parcs Canada, les Premières Nations de la région et la Central Westcoast Forest Society travaillent à rétablir ces cours d’eau et à ramener le saumon dans le parc.
[Yuri Zharikov] Juste avant l’établissement du parc, environ un quart de cette superficie avait été exploitée Dans ce temps-là, on coupait la forêt jusqu’au bord des ruisseaux et il n’y avait donc même plus de zone tampon. Avec l’absence d’arbres et les fortes pluies, beaucoup de débris, de sédiments et de choses qui ne devraient pas se retrouver dans ces cours d’eau y ont abouti.
[Jessica Hutchinson] Les cours d’eau ont cessé de couler normalement. Les sédiments se sont accumulés et les poissons ont cessé de venir parce qu’ils ne pouvaient plus passer à travers ces barrages de débris. Les sédiments ont recouvert le gravier naturel où le poisson frayait.
[Yuri Zharikov] Quand le saumon est en déclin, toutes les autres choses sont aussi en déclin par réaction. Par exemple, les ours dépendent du saumon pour se faire des réserves de graisse pour hiberner. Si le saumon ne vient pas, les ours en pâtissent.
[Jennifer Yakimyshin] Le saumon du Pacifique est unique par rapport aux autres espèces de poissons parce qu’il dépend de l’eau douce et de la mer pour compléter son cycle de vie. Les jeunes saumons commencent leur vie dans des cours d’eau douce et y passent peu de temps avant de migrer dans l’océan. Dans l’environnement marin, ils peuvent se nourrir d’aliments riches et grossir rapidement, plus vite que dans les rivières d’eau douce. Au bout de deux à quatre ans, ils peuvent revenir dans leur rivière natale à l’aide du phénomène de chimio-réception, ce qui veut dire qu’ils se dirigent avec leur odorat. C’est dans ces cours d’eau que les adultes fraient et donnent naissance à la prochaine génération.
[Warren Wartig] Après avoir frayé, le saumon meurt et devient une excellente source de protéines pour des dizaines d’espèces différentes. Les ours, les aigles et les goélands transportent les poissons morts jusque dans la forêt et la fertilisent.
[Yuri Zharikov] On peut donc dire que le saumon qui fraie dans ces cours d’eau nourrit les arbres qui poussent sur les rives. C’est pourquoi ces arbres deviennent les plus gros : ils contiennent du saumon.
[Joe Martin] Les peuples de la côte Ouest disent : Hishook ish tsawalk, tout est un, ou tout est relié. C’est donc important que nous comprenions tout cela.
[Yuri Zharikov] Pacific Rim a été établi pour protéger une partie de la forêt pluviale tempérée, et les rivières à saumon sont une caractéristique clé d’une telle forêt. Dans l’ensemble, la détérioration de cette région en tant qu’environnement producteur de saumon est considérable. Tout rétablissement que nous pouvons nous permettre aide sans aucun doute à renverser cette tendance et cet état.
[Gloria Frank] Il y avait des tonnes de saumon ici, de toutes les espèces, de Coho à Sockeye. Il y en avait vraiment beaucoup, même plus que nécessaire. Nous prenions toujours seulement ce dont nous avions besoin; jamais plus, jamais moins.
[Joe Martin] Vous savez, nous sommes ici depuis des milliers d’années et nous ne sommes donc pas de nouveaux venus dans cette partie du monde. Nos peuples connaissaient intimement toutes ces régions. Nos chansons et nos danses sont fondamentalement un enseignement de la loi naturelle et, vous savez, nous vivons tous avec cette loi. Nous n’avons pas le droit de tout simplement prendre sans être conscients des conséquences.
[Jessica Hutchinson]Nous espérons rétablir cette région en ramenant l’habitat nécessaire aux populations de saumon saines. Nous faisons ça en déplaçant et en enlevant certains des grands et petits débris déchargés dans ces cours d’eau et nous utilisons les grands débris pour créer certaines caractéristiques de l’habitat du saumon. Nous ajoutons également du gravier pour améliorer les zones de frai. Nous plantons de la végétation et des arbres sur les berges des cours d’eau afin de procurer de l’ombre et une protection pour le saumon, et d’aider à réguler la température de l’eau.
[Warren Wartig] L’une des choses importantes que nous essayons de trouver sont les obstacles. Parfois c’est un très mauvais ponceau qui a été installé. On les appelle des ponceaux suspendus parce que l’ouverture est trop haute pour que le poisson saute et nage en amont. Nous avons ouvert 18 kilomètres d’habitat en remplaçant un ponceau de Sand Hill Creek.
[Jessica Hutchinson]Grâce à notre travail de surveillance, nous avons pu mesurer un grand nombre de réussites. Le saumon utilise des rochers qui ont été placées dans la rivière pour se protéger, et des billots que nous avons mis créent des bassins profonds. Nous voyons des saumons se developper et grandir dans ces bassins. Nous assistons au retour du saumon sauvage du Pacifique dans ses cours d’eau d’origine, un habitat auparavant inaccessible.
[Jennifer Yakimyshin] C’est extraordinaire, ces animaux bravent différents prédateurs et surmontent des obstacles juste pour revenir dans leurs rivières, et si nous pouvons ici, dans le parc, veiller à ce que les cours d’eau soient sains et offrent le gravier pour le frai et l’habitat pour les juvéniles. Si nous pouvons leur donner au moins ce dernier morceau, nous savons que nous faisons notre part.
[Joe Martin]La forêt, pour le monde entier, est une chose très importante. C’est comme les poumons du monde. Si nous ne la rétablissons pas, nous allons avoir beaucoup de problèmes sur cette planète.
[Gloria Frank]Mon espoir pour l’avenir, c’est que nous puissions établir un écosystème sain afin que mes arrière-petits-enfants puissent profiter des mêmes choses que moi.
« Sans le saumon, j’aurais l’impression d’avoir un vide dans mon cœur. Je crois vraiment que le monde que nous connaissons cesserait d’exister. »
Le saumon sauvage du Pacifique joue un rôle important dans les écosystèmes de la côte ouest et revêt une grande importance pour les peuples autochtones.
Le saumon est essentiel tant pour l’humain que pour la nature sauvage. Depuis des millénaires, les communautés autochtones de la côte ouest dépendent de lui pour leur alimentation et leur culture. Et lorsque les saumons meurent, leurs corps enrichissent la forêt pluviale tempérée en apportant des nutriments essentiels au sol. Cette forêt pluviale et les rivières qu’elle alimente offrent ensuite un refuge aux saumons adultes qui viennent frayer et aux juvéniles, ce qui permet de boucler un cycle de vie.
Voici un aperçu de certains des efforts révolutionnaires déployés dans la réserve de parc national Pacific Rim :
Faire revivre les cours d’eau et stimuler les populations de saumons
Transcription
[Logo du castor de Parcs Canada]
[Musique uniquement]
Une carte verte illustrée du Canada montre la réserve de parc national Pacific Rim sur une grosse île au large de Vancouver, en Colombie-Britannique, dans l’océan Pacifique. La carte fait un gros plan pour se concentrer sur le lac Cheewaht - čaaxʷiyt et un cours d’eau qui se déverse dans le lac. Deux billots qui représentent des débris sont montrés en travers de deux zones du cours d’eau.
Une ligne de points rouges et orange de tailles variées apparaît le long du cours d’eau, mais s’arrête avant le deuxième billot. La date « 2018 » est indiquée dans le coin supérieur gauche. Une légende dans le coin inférieur droit explique que les points indiquent le nombre de saumons sockeye qui ont été dénombrés dans chaque zone du ruisseau (un point rouge très petit signifie 100, un petit point orange signifie 200, un point orange de taille moyenne signifie 400, et un gros point jaune, pas encore visible sur le cours d’eau, signifie 600). Le cours d’eau lui-même et les débris de billots sont aussi montrés dans la légende.
En 2019, les débris bloquent tellement l’accès à des zones du cours d’eau que plusieurs des points orange sont devenus des points rouges. Cela indique que moins de saumons sont présents dans les zones du cours d’eau qui ont été bloquées par les débris.
Pendant l’année, les débris sont retirés du cours d’eau, permettant à la fois à l’eau et aux saumons d’accéder à des zones auparavant bloquées du cours d’eau. En 2020, de petits points qui étaient auparavant rouges et orange sont devenus de gros points jaunes, indiquant que le nombre de saumons dénombrés a augmenté dans les zones nouvellement ouvertes du cours d’eau. Le nombre de saumons continue d’augmenter dans ces zones du cours d’eau en 2022.
[Logo de la Première Nation des Ditidaht]
[Logo du gouvernement du Canada]
En 2020, la réserve de parc national Pacific Rim a travaillé avec la Première Nation des Ditidaht pour revitaliser un tronçon de 1,1 km de cours d’eau, afin d’améliorer l’habitat important du saumon rouge et du saumon coho, et d’aider ces poissons emblématiques à prospérer!
La remise en état des cours d’eau du lac Cheewaht a rassemblé divers groupes et des personnes dévouées, créant un effort de collaboration qui va au-delà des poissons.
Cette initiative contribue non seulement au rétablissement du saumon rouge, mais aussi à l’amélioration de la santé de l’écosystème local et de la collectivité. La remise en état complète du bassin du lac Cheewaht, qui englobe les aspects écologiques et culturels, prendra du temps, mais ses avantages éventuels sont considérables.
Pour en savoir plus, lisez sur le processus de restauration des rivières à saumon de Parcs Canada!
Utilisation de l'ADN environnemental pour suivre les saumons quinnat et kéta et soutenir le rétablissement des épaulards résidents du Sud.
Les scientifiques étudient le rôle du saumon quinnat et du saumon kéta en tant que sources de nourriture pour les épaulards résidents du sud. La réserve de parc national Pacific Rim, en collaboration avec la Première Nation des Ditidaht, la Première Nation des Huu-ay-aht, la Première Nation des Yuułuʔiłʔatḥ, la Nation des Toquaht et la Première Nation des Tla-o-qui-aht, utilisent l’ADN environnemental (ADNe) pour évaluer l’état des saumons quinnat et kéta dans les cours d’eau. Cette technologie permet de détecter le matériel génétique tel que la peau, les écailles ou les excréments dans les échantillons d’eau prélevés.
À l’automne de 2022, de 2023 et de 2024, les réseaux de cours d’eau de la réserve de parc national Pacific Rim, historiquement des éléments de l’habitat des populations de saumon, ont été choisis pour des évaluations d’ADNe. Cette démarche a été guidée par les commentaires des partenaires des Premières Nations et s’est appuyée sur le faible nombre de saumons quinnat et kéta sur la côte ouest de l’île de Vancouver, sur la faible fréquence des observations récentes dans les cours d’eau et sur la difficulté d’accès à ces sites. L’identification de ces réseaux de cours d’eau importants permet d’établir des priorités pour les futurs projets de remise en état.
La recherche sur l’ADNe porte également sur les principales menaces qui pèsent sur les épaulards résidents du sud dans les eaux de la réserve de parc national Pacific Rim ou à proximité. Ces épaulards se nourrissent essentiellement de saumon quinnat. Tous ces efforts combinés apportent des bienfaits dans l’ensemble de l’écosystème qu’ils soutiennent.
Yukon
Transcription textuelle
[Musique douce et pleine de suspense]
Parcs Canada et les Premières Nations de Champagne et d’Aishihik essayent d’élucider un mystère.
Pourquoi la population de saumons kokanis a-t-elle chuté pendant dix ans?
Le parc national et réserve de parc national Kluane est le seul parc national du Canada qui abrite une population sauvage de saumons kokanis.
Cette espèce est une importante source d’alimentation pour bien des animaux.
Le saumon kokani fait l’objet d’un suivi dans le parc depuis plus de 40 ans.
Les gardiens des Premières Nations se joignent à l’équipe de Parcs Canada pendant la saison du frai.
Ils comptent le nombre de saumons qui se reproduisent à la fin de leur vie et recueillent des carcasses aux fins de recherche.
[Nombre de kokanis en frai]
[Année]
Le nombre de saumons reproducteurs ou géniteurs peut être un bon indicateur de l’état de santé de la population.
En 2009, le nombre de géniteurs a connu une baisse sans précédent, passant à 20 poissons.
[Musique enjouée et positive]
Contre toute attente, la population a rebondi à 5500 poissons en 2015 et en 2016, mais est retombée à 1000 géniteurs en 2017.
Notre équipe et des chercheurs d’Environnement et Changement climatique Canada et de l’Université de Waterloo tentent de comprendre pourquoi le nombre de saumons varie autant.
La turbidité naturelle de l’eau et la présence de métaux comme l’aluminium et le sélénium pourraient expliquer le phénomène.
Les niveaux de sélénium auxquels les saumons sont exposés chaque année de leur vie peuvent être observés dans leurs otolites.
Les otolites sont des concrétions semblables à des os qui agissent comme des oreilles.
Des anneaux annuels se forment sur ceux-ci, tout comme les arbres.
On sait encore peu de choses au sujet des répercussions des sédiments et des métaux sur ces saumons.
Pendant que les recherches se poursuivent, les visiteurs du parc ont un rôle important à jouer.
[Saumons kokanis non en frai]
[Saumons kokanis en frai]
Remettez à l’eau tout saumon kokani que vous attrapez afin qu’ils puissent engendrer la prochaine génération.
Aimez. Commentez. Partagez.
pc.gc.ca/parcsencoulisse
Parcs Canada
Un message du gouvernement du Canada
Depuis plus de 40 ans, le personnel de Parcs Canada surveille le saumon kokani lorsqu’il revient frayer dans le ruisseau Sockeye.
Le saumon kokani est souvent appelé le « joyau rouge » des lacs d’eau douce d’Amérique du Nord. Ce poisson aux couleurs vives est important pour les écosystèmes lacustres. Il contribue à l’équilibre de l’environnement en étant à la fois prédateur et proie. Les kokanis sont en fait des saumons rouges qui se sont retrouvés bloqués dans les terres par le passé.
Le parc national et la réserve de parc national Kluane protègent la population de saumons kokanis sauvages la plus septentrionale du Canada. Cette population s’est effondrée en 2002, est restée faible jusqu’à une augmentation inattendue en 2015 et fluctue depuis entre une abondance très faible et une abondance modérée.
Le parc national et la réserve de parc national Kluane sont cogérés avec la Première Nation de Kluane et les Premières Nations de Champagne et d’Aishihik. Le Conseil de gestion du parc national Kluane apporte également sa contribution aux initiatives culturelles et de conservation, comme celles visant à mieux comprendre la population très variable de kokanis.
Pour contribuer au rétablissement de ces « joyaux rouges », le parc national et la réserve de parc national Kluane collaborent avec les Premières Nations de Champagne et d’Aishihik ainsi qu’avec des porteurs de savoir de la région afin de déterminer les objectifs et d’orienter les futures études sur les kokanis.
Le parc national et la réserve de parc national Kluane ont collaboré avec l’Université de la Colombie-Britannique, l’Université de Waterloo et Environnement et Changement climatique Canada pour analyser la diversité génétique du saumon kokani et la chimie du ruisseau de frai ainsi que des eaux qui se déversent dans cet habitat important.
Des recherches récentes indiquent que le saumon kokani présente une faible diversité génétique, tant avant qu’après le déclin de sa population. Ce constat donne à penser qu’il a une certaine résilience, mais soulève également des inquiétudes quant à sa vulnérabilité. Les métaux dans son habitat proviennent principalement de sources géologiques naturelles. Cependant, le changement climatique est susceptible d’augmenter le transport de sédiments qui étaient auparavant piégés dans les matériaux gelés des cours d’eau d’amont, ce qui ajoute aux défis environnementaux auxquels ces poissons sont confrontés.
En étudiant les conditions environnementales qui influencent la productivité et le succès de la reproduction du saumon kokani, Parcs Canada et ses partenaires travaillent main dans la main pour améliorer la santé de cet écosystème vital et assurer un avenir durable à ce poisson remarquable. Ensemble, nous enrichissons notre compréhension de cette espèce importante et notre engagement en faveur de sa préservation!
En savoir plus sur la surveillance écologique dans le parc national et la réserve de parc national Kluane.
Votre participation est importante!
Parcs Canada mène une mission essentielle pour revitaliser les populations de saumon dans diverses régions. L’approche de Parcs Canada comprend une vaste restauration de l’habitat, une recherche génétique avancée et des partenariats solides avec les communautés autochtones. Cet effort vise non seulement à remettre en état des écosystèmes importants pour le saumon, mais aussi à respecter et à préserver l’importance culturelle liée à ce poisson.
En soutenant ces initiatives, vous jouez un rôle clé dans l’avenir du saumon et la protection de nos environnements naturels. Votre participation aidera ces écosystèmes à prospérer, ce qui permettra aux populations de saumons de se rétablir et de prospérer.
Vous pouvez apporter votre contribution par les moyens suivants :
- Choisir des produits de la mer durables : Optez pour des produits de la mer, en particulier le saumon, qui respectent les lignes directrices d’organisations telles qu’Ocean Wise.
- Participer à des événements locaux et faire du bénévolat : Participez à des événements communautaires et à des activités de bénévolat axés sur la conservation du saumon afin de soutenir concrètement la remise en état et de sensibiliser le public.
Plongez dans l'action et participez au changement! Ensemble, nous pouvons créer un environnement plus sain et un héritage riche pour les générations futures.
- Date de modification :