La légionnaire noire au parc national Jasper
Parc national Jasper
Printemps 2025
Le Feu de forêt de Jasper 2024 a apporté des changements importants au paysage du parc national Jasper. L’un de ces changements est la présence de la légionnaire noire, une espèce indigène de papillons dont les larves prospèrent dans des environnements récemment brûlés.
Ces insectes font naturellement partie du processus de rétablissement de la forêt après un incendie. Lorsque l’incendie a dégagé la végétation du sol forestier, il a créé des conditions idéales pour que les papillons de nuit adultes y pondent leurs œufs. Ce printemps, les œufs ont éclos en larves qui se nourrissent des jeunes pousses fraîchement sorties de terre. Bien que leur présence soudaine puisse surprendre, les légionnaires noires ne présentent aucun danger pour les animaux domestiques ni pour les humains, et elles n’ont pas d’effet nuisible à long terme sur la santé de l’écosystème.
Ce à quoi les visiteurs peuvent s’attendre
Présence abondante de chenilles
De petites larves foncées peuvent être visibles dans les brûlis et à proximité, notamment au camping Whistlers. Quelques larves ont également été repérées près de la Terrasse Pyramid.
Dommages visibles aux plantes
Les dommages temporaires aux feuilles, souvent sous forme de petites criblures, sont fréquents. Les chenilles se nourrissent principalement de plantes herbacées, mais peuvent également consommer de jeunes plants de conifères, comme le pin, l’épinette et le Douglas vert.
Impact de courte durée
Les populations de légionnaires noires atteignent généralement un pic un à deux ans après un incendie. Elles privilégient les pentes sèches et ensoleillées, puis déclinent naturellement à mesure que la végétation se régénère.
Impacts sur les efforts de restauration
Les équipes de restauration écologique de Parcs Canada surveillent de près l’activité de la légionnaire noire dans l’ensemble du parc. Lorsque sa présence est importante, la replantation peut être reportée d’une ou deux saisons afin de protéger les jeunes plants contre la défoliation. Lors des travaux de restauration, on privilégiera les pentes exposées au nord, plus fraîches et humides (des conditions moins propices à la légionnaire noire).
Les visiteurs qui pratiquent des activités récréatives dans des brûlis récents devraient éviter de perturber la végétation en cours de rétablissement en restant sur les sentiers désignés. Cela contribue à limiter les impacts sur les zones sensibles en régénération, déjà vulnérables à l’alimentation des larves de légionnaire noire.
Pour en savoir plus sur la légionnaire noire (en anglais)
- Date de modification :