Le feu de Kenow : Photos

Parc national des Lacs-Waterton

Se préparer à affronter le feu

La foudre s’abat sur les pentes raides du bassin versant de Flathead, en Colombie-Britannique, le 30 août 2017. Moins d’une heure plus tard, un vol de reconnaissance dans ce secteur laisse entrevoir la volatilité du feu du mont Kenow. Puisque le feu a commencé à la tombée de la nuit, les pompiers n’ont pas pu commencer à combattre le feu sur le sol ou du haut des airs en raison des dangers que cela comportait.


Une alerte d’évacuation entre en vigueur le 5 septembre. Le 8 septembre, l’alerte d’évacuation se transforme en ordre d’évacuation. Sur cette photo, des employés de Parcs Canada vont de porte-à-porte pour vérifier si les résidents et les visiteurs ont bel et bien quitté le village du parc national des Lacs-Waterton.


Les équipes d’incendie assistent à leur briefing du matin au sujet du feu.


Une équipe installe un périmètre de protection autour du site de Waterton.


La protection des installations est amorcée au village et des gicleurs sont installés au chalet de l’arrière-pays du lac Lone. Tout l’arrière-pays de la promenade Red Rock, le terrain de camping Mont-Crandell et les sentiers y compris, est fermé. Des gicleurs avec tuyaux d’arrosage sont installés avant que le feu de Kenow n’arrive pour protéger les bâtiments du camp Canyon Church, dans le parc national des Lacs-Waterton. Septembre 2017.


 

Les pompiers municipaux préparent l’hôtel Prince of Wales à faire face au feu de Kenow en l’arrosant et en créant une bulle d’humidité pour le protéger. Ce sont les hommes et les femmes des services d’incendie de Calgary, de Lethbridge, de Taber et de Coaldale, les commandants d’intervention de Parcs Canada et de l’Alberta et les chefs des opérations qui sont restés sur place pour protéger le village de Waterton du feu de Kenow. Le combat a duré toute la nuit et pendant une bonne partie de la matinée.

Un comportement de feu extrême à l’horizon

©Rapid Fire

Pendant que les pompiers luttant contre les feux de végétation retenaient le feu de Kenow dans la vallée Akamina, en Colombie-Britannique, des entrepreneurs indépendants dotés d'équipement unique de protection incendie ont réussi à protéger les infrastructures du parc national des Lacs-Waterton en septembre 2017. Ils ont protégé le plus d’infrastructures et de biens possible compte tenu du temps et des ressources dont ils disposaient.


©Rapid Fire

Le fait d’avoir réussi à retarder la progression du feu malgré la chaleur et le vent a donné le temps à Parcs Canada de faire venir les pompiers municipaux de diverses localités du sud de l’Alberta, qui ont reçu le mandat de défendre le village le long de l'interface urbaine et de la friche. Sur cette photo, on peut voir jusqu’où le feu a brûlé, derrière les gicleurs et les pompes à grand débit installés par le personnel de Parcs Canada, les services d'incendie municipaux et les spécialistes dont les services avaient été retenus pour protéger le village.


 

Sur cette photo, on aperçoit le feu de Kenow vers 17h30, le 11 septembre 2017, près de l’aire de fréquentation diurne du lac Cameron et d’un parc de stationnement du parc national des Lacs-Waterton.


17h30 – Le feu de Kenow démontre son agressivité et fait désormais rage dans le parc national des Lacs-Waterton.
Par un soir de septembre moyen, la température aurait chuté et l’humidité relative aurait augmenté considérablement. Cependant, le 11 septembre, à 20 heures, la température s’élevait à 22 oC, l'humidité relative n’était que de 18 % et le vent soutenu en provenance du sud-ouest atteignait 16 km/h. Vers 23 heures, la température avait augmenté à 25 oC, l’humidité relative était de 15 % et la vitesse du vent soutenu atteignait 48 km/h, avec des rafales oscillant entre 80 et 100 km/h. Alliées à la noirceur, ces conditions ont donné lieu à un comportement du feu qui présentait beaucoup trop de dangers pour les pompiers, sauf au village, où des gicleurs, de l’équipement de protection de structures et des camions d’incendie étaient installés.


Depuis la barrière de l’entrée du parc national des Lacs-Waterton, en regardant vers l’intérieur du parc, à 22 heures, les flammes du feu de Kenow franchissent la crête des collines à l’horizon, le 11 septembre 2017.
Sachant que le feu s’approchait de l’entrée du parc et de la route 6, le personnel de la gestion des incendies de Parcs Canada a entrepris d’enlever la végétation adjacente à la route à l’aide de chalumeaux afin que le personnel ait toujours une issue de secours, créant par le fait même une zone sans végétation pour atténuer le risque que le feu traverse la route. Toutefois, le feu se déplaçait trop vite et il a empiété sur la route 6 avant que cette opération ne puisse se terminer en toute sécurité.
Les pompiers ont été obligés de battre en retraite pour ne pas courir de dangers. Puisque la vitesse du vent était estimée à 100 km/h, le feu franchissait probablement trois kilomètres en 15 minutes dans les herbages légers. Le comportement du feu était trop intense pour que les pompiers puissent lutter sans danger, surtout à la noirceur, quand le nombre d’outils de suppression du feu est restreint.


©Coaldale and District Emergency Services

À 23h15, le 11 septembre 2017. Ici, le feu entoure le château d’eau installé dans la zone de l’hôtel Prince of Wales, où les équipes d’incendie municipales de Coaldale et de Calgary étaient postées pour protéger cet hôtel légendaire.
Des collègues des services d'incendie de Lethbridge et de Taber ainsi que des spécialistes dont les services ont été retenus à cette fin ont patrouillé le cœur du village à l’aide de camions d’incendie et de tuyaux d’arrosage pour lutter contre les braises projetées par la force du feu de Kenow qui atterrissaient sur les toitures.


Les effets et les retombées

©Coaldale and District Emergency Services

Des feux disséminés et des feux couvants brûlent à l’horizon, derrière l’emplacement où se dressait jadis le Centre d’accueil. Parc national des Lacs-Waterton, le 13 septembre 2017.


© Kris Andres / Fortis

Le 11 septembre 2017, une centaine de poteaux électriques entre la barrière de l’entrée du parc national des Lacs-Waterton et le village a été détruite par le feu de Kenow. Le village ainsi que le poste de commandement de l’intervention ont été alimentés par des génératrices jusqu'à ce que le personnel de Fortis, qui a travaillé d’arrache-pied, réussisse à remettre sur pied les poteaux et à rétablir l’électricité le 26 septembre.


Certaines structures du terrain de camping Mont-Crandell le long de la promenade Red Rock, dans le parc national des Lacs-Waterton, ont été endommagées ou détruites pendant le feu de Kenow le 11 septembre 2017.


Cette vue aérienne de la vallée Akamina, en Colombie-Britannique, illustre l’effet du feu sur le paysage. Les poches de végétation qui ne sont pas passées au feu s'appellent des refuges. Il s'agit de lieux où les plantes et les animaux sont en sécurité. Cette région a besoin du feu pour se régénérer, et les herbages ont déjà commencé à pousser. Le printemps prochain, les fleurs sauvages s’y trouveront en abondance et la faune aura regagné son territoire. Septembre 2017.


Une vue légendaire à partir des chaises rouges de Parcs Canada, à proximité d’un brûlage dirigé à la baie Cameron, au lac Waterton Supérieur. On aperçoit un hélicoptère à l’horizon. Ce feu a été mené à bien par Parcs Canada et visait à brûler la végétation avant l’arrivée du feu irréprimé. Cette mesure a empêché le feu de se diriger vers le sud, dans le parc national Glacier, aux États-Unis. Le 12 septembre 2017.


Vue du village de Waterton depuis les environs de l’hôtel Prince of Wales (photo prise le 16 septembre 2017).


La faune de Waterton après le Feu de forêt de Kenow

Un gros ours noir dans le ruisseau Cameron, à la recherche du poisson ayant succombé à la chaleur du feu.


On aperçoit un wapiti dans le bois brûlé de la vallée Akamina.


Une orignal se promène dans la forêt brûlée, près de la promenade Akamina.


Une biche à la queue blanche se cherche à manger dans les zones intactes, près d’un sol marécageux des environs du ruisseau Blakiston.


Une ourse noire et son petit dévorent un wapiti après le feu, aux environs du ruisseau Blakiston, sur la promenade Red Rock.


Une gélinotte huppée se cherche à manger dans un secteur brûlé de la vallée Red Rock.

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