Archéologie

Réserve de parc national de l'Île-de-Sable

À la réserve de parc national de l’Île‑de‑Sable, des archéologues terrestres et sous‑marins unissent leurs efforts pour dévoiler l’histoire de l’une des îles les plus légendaires du Canada atlantique.

Sur cette page

Recherche archéologique à l’Île‑de‑Sable

La recherche archéologique nous aide à comprendre qui nous sommes et qui nous a précédés. Parcs Canada a le privilège d’agir comme gardien de ressources culturelles et naturelles exceptionnelles représentant la richesse et la diversité du Canada.

Projets passés et actuels

Fouilles de naufrages à l’île de Sable (2025)

Fouille archéologique d’un site d’épave lié à un naufrage documenté du 27 septembre 1812.

Recherche sur les paléosols (2022)

Étude des sols anciens pour comprendre l’histoire environnementale et culturelle.

Relevé archéologique systématique (2015)

Relevé de l’ensemble de l’île visant à identifier les ressources culturelles et les zones d’activité humaine historique.

Relevé sur le terrain et documentation des artéfacts (2015)

Catalogage d’artéfacts exposés par l’érosion; partie du premier relevé systématique.

Archéologie collaborative

L’archéologie collaborative est un exemple concret de gestion partagée qui respecte les paysages culturels historiques et contemporains dans les lieux administrés par Parcs Canada en Nouvelle‑Écosse continentale.

Le comité technique d’archéologie collaborative de Parcs Canada et de KMK (Kwilmu’kw Maw‑klusuaqn) se réunit chaque mois pour discuter de tous les projets de l’unité de gestion de la Nouvelle‑Écosse continentale qui comportent des activités archéologiques et des impacts potentiels sur le patrimoine culturel mi’kmaq.


Une histoire unique

Une île en constante évolution

Dynamique par nature, l’île de Sable est en perpétuelle transformation, tant dans sa taille que dans sa forme. L’île mesure environ 42 km de long et 1,3 km à son point le plus large, bien que ses dimensions soient constamment modifiées par l’action intense du vent, des vagues et des tempêtes. Cet état changeant est une caractéristique déterminante de l’île et devrait s’accélérer davantage en raison des changements climatiques.

« Le cimetière de l’Atlantique »

Les archives historiques indiquent que les marins connaissent et visitent l’île de Sable depuis le début du XVIe siècle. Pour ces premiers navigateurs, l’île représentait un risque majeur pour la navigation; avec plus de 350 naufrages recensés depuis 1583, elle a été surnommée « le cimetière de l’Atlantique ».

En 1801, le gouvernement de la Nouvelle‑Écosse a établi la première station de sauvetage sur l’île de Sable afin de réduire les souffrances et les pertes de vies humaines et de cargaison causées par ces naufrages fréquents. Depuis, il y a toujours eu une présence humaine sur l’île.

Au cours des deux derniers siècles, l’île de Sable a accueilli de nombreuses activités humaines : des stations de sauvetage pour aider les naufragés, aux équipes qui y travaillaient et leurs familles, à l’agriculture de subsistance qui les soutenait, en passant par les communications transatlantiques et les services de suivi climatique à long terme. Des traces de cette histoire humaine demeurent encore aujourd’hui, notamment ses célèbres chevaux — aujourd’hui sauvages — ainsi que les vieux bâtiments et les débris d’épaves.

Bien qu’on ne dispose d’aucune preuve d’utilisation humaine avant le XVIe siècle, il est possible que l’île de Sable ait été visitée par des peuples navigateurs antérieurs, y compris les Mi’kmaq, compte tenu de la technologie nautique disponible à l’époque, ainsi que de la taille plus importante de l’île et de sa proximité du continent durant la dernière période glaciaire.

Une photo aérienne de l’île de Sable avec plus de soixante points de couleurs différentes indiquant des sites culturels à travers l’île.
Cette image montre les sites culturels connus de la réserve de parc national de l’Île-de-Sable

Sites culturels connus à l’île de Sable

En 1895, l’île de Sable abritait une grande station principale de sauvetage et quatre stations plus petites réparties sur ses 42 km de longueur, ainsi que deux phares et de nombreux refuges pour les rescapés de naufrages.

Chaque station employait jusqu’à six hommes qui vivaient sur l’île avec leurs familles pendant la durée de leur service.

Les stations de sauvetage de l’île de Sable ont fermé en 1958; cependant, des traces de ces installations subsistent encore aujourd’hui.

Les sites connus comprennent :

  • Ancienne station principale (Old Main Station)
  • Phare est et station de sauvetage
  • Phare ouest
  • Station de sauvetage numéro 2
  • Station de sauvetage numéro 3
  • Station de sauvetage numéro 4

Le saviez-vous?

L’accès à la réserve de parc national de l’Île de Sable est interdit sans autorisation de Parcs Canada.

Il est illégal de recueillir des objets historiques ou naturels à l’île de Sable.

  • Ce faisant, non seulement cela perturbe l’environnement de l’île de Sable, mais cela entrave également les efforts des chercheurs pour relier les artefacts à l’endroit où ils ont été trouvés.
  • Veuillez laisser l’île de Sable telle que vous l’avez trouvée.
  • Si vous croyez avoir trouvé quelque chose d’important, laissez l’objet en place et signalez le à Parcs Canada.

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