Barrières dans le sable
Réserve de parc national de l'Île-de-Sable
Barrières dans le sable fut un projet d’une durée de cinq ans (2020‑2025) mené par Parcs Canada et le « Sable Island Institute ». Le projet visait à utiliser des exclos clôturés pour étudier comment les chevaux sauvages influencent les écosystèmes dunaires de la réserve de parc national de l’Île‑de‑Sable.
Sur cette page :
- Exposition numérique
- Objectifs
- Observations
- Résultats
- Méthodes
- Collaboration et financement
- Galerie d’images
- Liens connexes

Exposition numérique
Plongez dans l’exposition Google Arts & Culture : Barrières dans le sable pour en apprendre davantage sur le projet de recherche grâce à des photos, des œuvres d’art et des vidéos immersives à 360 degrés.
Objectifs
L’objectif de l’étude était de comprendre les influences directes et/ou indirectes des chevaux sauvages sur :
- Les processus dunaires (comme l’érosion)
- L’intégrité écologique des étangs d’eau douce, incluant les plantes rares, la qualité de l’eau et les invertébrés
- Les espèces rares et leurs habitats, notamment les sternes de Dougall, les bruants d’Ipswich et divers insectes rares ou endémiques — y compris l’observation des changements dans les caractéristiques des plantes et des sols
Ce travail essentiel permet à Parcs Canada de respecter ses engagements en matière de maintien de l’intégrité écologique à la réserve de parc national de l’Île‑de‑Sable.



Observations
The exclosures have been effective in keeping the horses excluded.
Vegetation has visibly changed within the exclosures:
- Plants grow taller and denser
- Areas previously bare of vegetation have filled in
- Changes are more subtle in the summer months
- In winter, dead marram grass traps more sand, making the dunes uneven around the clumps — over time, this will help the dunes grow and become more stable
Résultats
Les chercheurs analysent actuellement les données. Un rapport final de Parcs Canada sera disponible lorsque l’analyse sera terminée.
Parcs Canada et le Sable Island Institute préparent également un plan à long terme pour les exclos.

Méthodes
Exclos
Des clôtures temporaires ont été installées pour créer des exclos empêchant les chevaux sauvages de traverser ou de brouter dans neuf petites zones (d’un hectare chacune) et trois petits étangs.
Superficie totale de l’île incluse dans les exclos :
- 0,6 % de la zone végétalisée
- Environ 5 % des réserves d’eau douce
Des sites témoins comparables, non clôturés, ont été sélectionnés ailleurs sur l’île. Les sites témoins sont restés ouverts aux chevaux et n’étaient pas clôturés.
Les scientifiques ont étudié des attributs écologiques clés à l’intérieur des exclos et dans les sites témoins.
Bien‑être des chevaux de l’Île‑de‑Sable
Depuis leur protection en 1961, la population de chevaux a augmenté régulièrement et se situe entre 450 et 550 individus ces dernières années. Parcs Canada considère les chevaux comme faisant partie intégrante de l’écosystème de l’île et les protège en tant que faune en vertu de la Loi sur les parcs nationaux du Canada et du Règlement sur la faune des parcs nationaux.
Utilisation de clôtures électriques
Les clôtures électriques, couramment utilisées pour les chevaux, sont conçues pour surprendre sans blesser. Après consultation d’experts, elles ont été jugées les plus sécuritaires. Elles sont inspectées régulièrement pour assurer la sécurité des animaux.
Accès à la nourriture
Les exclos représentent une fraction minime (0,6 %) de la zone végétalisée. Rien n’indique que l’accès à la nourriture soit limité : la population de chevaux continue d’augmenter depuis 1961.
Les chevaux ne sont pas apprivoisés et ne dépendent pas des humains. Ils se nourrissent principalement d’ammophile (herbe des dunes), qui couvre un tiers de l’île, et complètent leur alimentation avec d’autres plantes comme le pois de mer, la sabline, et même certaines algues échouées.
Accès à l’eau
Trois petits étangs, représentant 5 % des réserves d’eau douce, sont également clôturés. Les sites ont été choisis à proximité d’autres sources d’eau.
Les chevaux s’abreuvent grâce à :
- de nombreux étangs naturels
- des puits qu’ils creusent eux‑mêmes
- l’eau stagnante abondante durant les saisons humides

Collaboration et financement
Le projet Barrières dans le sable est une collaboration entre Parcs Canada et le « Sable Island Institute ».
Une initiative du programme de conservation et de restauration (CoRe) de Parcs Canada
Le projet Barrières dans le sable fait partie du programme de conservation et de restauration de Parcs Canada (CoRe). Le gouvernement du Canada verse annuellement 15 millions de dollars afin de soutenir les projets hautement prioritaires qui contribuent, sur le terrain, à la conservation ou à la restauration de l’intégrité écologique, ainsi qu’à la durabilité écologique et au rétablissement des espèces en péril.
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