Espèces aquatiques envahissantes

Parc national de Prince Albert


Les espèces aquatiques envahissantes (EAE) menacent les écosystèmes d’eau douce. Parcs Canada a besoin de votre aide pour protéger les voies navigables du parc.

Les EAE sont des plantes, des animaux et des invertébrés non indigènes ainsi que des maladies qui ont été introduits accidentellement ou intentionnellement dans les écosystèmes par les activités humaines. Elles se reproduisent rapidement, ont rarement des prédateurs naturels et finissent souvent par supplanter les espèces d’eau douce indigènes. Il est difficile, voire impossible, de se débarrasser des EAE une fois qu’elles sont établies.

La propagation des EAE peut avoir de graves conséquences, par exemple :

  • endommager les infrastructures essentielles;
  • nuire à l’expérience du visiteur qui souhaite profiter des lacs ou des plages, ou s’adonner à la pêche;
  • modifier en permanence les écosystèmes aquatiques et nuire à la biodiversité;
  • menacer des espèces en péril déjà vulnérables.

La prévention est le moyen le plus efficace et le plus rentable de gérer les EAE. La prévention de leur propagation est une responsabilité partagée.

Contribution à la prévention de la propagation des EAE

Lavez, videz et séchez votre embarcation, votre remorque et votre matériel de loisirs nautiques avant et après chaque visite au parc national de Prince Albert.


Nettoyez

Nettoyez et inspectez votre embarcation, votre remorque et tout le matériel de loisirs nautiques.

  • Rincez, frottez ou lavez votre bateau et votre matériel.
    • Nettoyez les sur la terre ferme, loin des plans d’eau, des collecteurs d’eaux pluviales ou des fossés.
    • Lavez les et assurez vous qu’ils sont exempts de boue ou de sable, car les œufs de poisson ou les graines de mauvaises herbes peuvent facilement se propager dans la boue.
    • Frottez et grattez les surfaces granuleuses qui ressemblent à du papier sablé, parce que les jeunes moules envahissantes sont trop petites pour qu’on les voie à l’œil nu.

Videz

Videz toute l’eau de votre embarcation et de votre matériel de loisirs nautiques. Retirez les bouchons des fonds de cale, des coques inférieures, des viviers et des citernes de ballast externes pour les vider de l’eau stagnante qui pourrait s’y trouver.

  • Les œufs de poisson, les maladies, les jeunes moules envahissantes et le cladocère épineux peuvent être transportés dans l’eau stagnante et sont indétectables à l’œil nu.
    • Mettez en marche les pompes de cale et de ballast pour évacuer l’eau.
    • Abaissez votre moteur pour laisser l’eau de l’hélice s’écouler complètement avant de le soulever pour le transport.

Séchez

Séchez complètement toutes les parties de votre embarcation, de votre remorque et de votre matériel de loisirs nautiques entre vos excursions dans le parc national de Prince Albert.

  • De nombreuses espèces envahissantes peuvent survivre longtemps dans de petites quantités d’eau ou dans des conditions humides.
    • Laissez les compartiments ouverts et faites sécher complètement le matériel au soleil avant de l’utiliser de nouveau. Utilisez du papier essuie tout, un chiffon ou un linge doux pour enlever l’eau résiduelle.

Retirez le bouchon de vidange de votre bateau chaque fois que vous le faites passer d’un plan d’eau à un autre.

Le meilleur moyen de prévenir la propagation des EAE dans le parc national de Prince Albert consiste à respecter les lignes directrices « Lavez, videz et séchez ».


Si vous apercevez des EAE, signalez-le!

Prenez une photo, notez où vous vous trouvez et signalez immédiatement votre observation à Parcs Canada, par courriel à :

iNaturalistPANP-PNPAiNaturalist@pc.gc.ca
Centre de répartition de Parcs Canada au 1 877 852 3100.

Si vous observez une EAE à l’extérieur du parc national, signalez-le sur la ligne de dénonciation des braconniers et des pollueurs de la Saskatchewan (en anglais seulment) en visitant le site Web pour remplir un formulaire en ligne ou en composant le
1 800 667 7561.

Des moules zébrées recouvrent une bouée. Elles peuvent recouvrir les moteurs des bateaux en à peine trois mois et ceux-ci deviennent donc inutiles
Des moules zébrées recouvrent une bouée. Elles peuvent recouvrir les moteurs des bateaux en à peine trois mois et ceux-ci deviennent donc inutiles.

Règles et règlement

Il est illégal de transporter, de posséder ou de mettre en liberté des EAE en Saskatchewan. Renseignez vous sur les règles à respecter avant de vous y rendre :

Foire aux questions

Quelles sont les EAE qui posent problème?

Les EAE sont des plantes, des animaux et des invertébrés non indigènes ainsi que des maladies qui ont été introduits accidentellement ou intentionnellement dans les écosystèmes par les activités humaines. Vous trouverez ci dessous une liste des EAE particulièrement préoccupantes pour le parc national de Prince Albert. Voir les profils complets des EAE de la Saskatchewan (en anglais seulment).

Moules zébrées et moules quagga

Les moules zébrées et les moules quagga sont petites, en forme d’éventail et d’une couleur allant du brun foncé au blanc. Quelques moules seulement peuvent produire des millions d’œufs. Elles extraient très efficacement les nutriments de l’eau et privent les espèces indigènes de nourriture. Les colonies de moules de forte densité peuvent boucher les infrastructures d’eau potable et d’eaux usées, et recouvrir les moteurs de bateaux. Elles peuvent également rendre le littoral inutilisable en raison de leurs coquilles coupantes et de l’odeur qu’elles dégagent. Les moules sont les espèces envahissantes les plus préoccupantes. À ce jour, il n’existe aucune méthode éprouvée pour les éliminer.

Tournis des truites

Le tournis des truites est causé par un parasite. Celui-ci cause des malformations squelettiques au corps ou à la tête des poissons infectés, tandis que leur queue peut devenir plus foncée ou noire. La maladie peut se propager à d’autres plans d’eau par des spores présentes dans la boue. La maladie ne présente aucun danger pour la santé humaine ou pour les mammifères, mais peut avoir des répercussions considérables sur les populations de salmonidés, comme le touladi.

Myriophylle en épi

Le myriophylle en épi est une plante aquatique submergée originaire d’Eurasie. Cette vivace forme d’épais tapis dans les eaux peu profondes, par exemple sur les plages, ce qui nuit aux baigneurs. Ces tapis ont un impact sur les espèces de poissons indigènes, car ils réduisent les niveaux d’oxygène dans l’eau et supplantent les plantes indigènes. De nouvelles colonies peuvent naître à partir d’une seule tige, graine ou feuille.

Cladocère épineux

Le cladocère épineux fait concurrence aux espèces indigènes dont il consomme la nourriture et peut causer une forte diminution du nombre de zooplanctons indigènes. Il ne constitue pas une source de nourriture souhaitable en raison de sa longue queue et de ses épines, ce qui lui permet de former de grandes populations.

Carassin argenté

Le carassin argenté peut se reproduire à partir du sperme d’autres espèces de carpes. Il produit des clones du poisson parent et perturbe les taux de reproduction des poissons indigènes. Il fait concurrence à ces derniers dont il consomme la nourriture et utilise l’habitat. Il a des répercussions sur l’irrigation et le tourisme, car il réduit la qualité de l’eau.

Comment les EAE sont elles introduites?

Les EAE se propagent lorsque des gens transfèrent de la boue, de l’eau et des organismes vivants ou morts (comme des plantes, des invertébrés et des poissons) d’un plan d’eau à un autre. Les activités telles que la navigation de plaisance, le canot, le kayak, la planche à pagaie et la pêche peuvent contribuer à la propagation des EAE.

Les bateaux peuvent propager des espèces envahissantes microscopiques, telles que les jeunes moules zébrées et moules quagga, les graines de mauvaises herbes, les œufs de poissons et les maladies. Ces espèces survivent dans les cales, les viviers, les citernes de ballast ou les sacs et seaux à appât ainsi que dans tout matériel humide, comme les gilets de sauvetage et les cordes. Les moules envahissantes peuvent survivre dans des endroits humides pendant des jours, voire des semaines. Les embarcations motorisées présentent le risque le plus élevé en raison de la complexité de leur structure et de leur système de propulsion. Cependant, tous les bateaux et tout le matériel de loisirs nautiques peuvent transporter des EAE.

Une inspection détaillée peut s’avérer nécessaire pour éliminer toutes les matières organiques. Les visiteurs peuvent prévenir la propagation des EAE en appliquant les pratiques exemplaires « Lavez, videz et séchez » et en se conformant aux exigences régionales et locales.

Pour quelles embarcations et quel matériel de loisirs nautiques dois je appliquer les pratiques « Lavez, videz et séchez »?

Pour prévenir les EAE, il est important de laver, de vider et de sécher les embarcations et le matériel de loisirs nautiques avant et après leur utilisation, quel que soit l’endroit où l’on se trouve, par exemple :

  • Embarcations motorisées
  • Canots
  • Engins de pêche
  • Kayaks
  • Planches à cerf volant et voiles
  • Pagaies
  • Bateaux d’aviron
  • Planches à pagaie
  • Embarcations gonflables
  • Chambres à air
  • Gilets de sauvetage
  • Bottes en caoutchouc
  • Bottes cuissardes
  • Combinaisons humides
  • Seaux à sable et pelles
  • Palmes
  • Masques et tubas
  • Chaussures pour marcher dans l’eau
  • Tout ce qui entre en contact avec l’eau
Dois je laver, vider et sécher mon embarcation, ma remorque et mon matériel de loisirs nautiques si je ne les utilise que dans le parc national de Prince Albert?

Le respect des lignes directrices « Lavez, videz et séchez » est le meilleur moyen de prévenir la propagation des EAE, peu importe l’endroit dans le parc où vous vous trouvez. Prenez l’habitude d’appliquer ces lignes directrices avant et après l’utilisation d’un plan d’eau. Ce principe s’applique également avant et après la visite du parc national de Prince Albert.

Des EAE ont elles été découvertes dans le parc national de Prince Albert?

Actuellement, rien ne prouve qu’il y a des EAE dans le parc national de Prince Albert. Cependant, ces espèces se propagent au Canada et constituent une menace.

D’ailleurs, le carassin argenté s’est répandu en Saskatchewan. Les moules envahissantes, le cladocère épineux ou le tournis des truites n’ont toutefois pas fait leur apparition dans la province. Les moules zébrées et les moules quagga se propagent rapidement. Elles se sont répandues en Ontario, au Manitoba, au Québec au Canada ainsi que dans 34 États américains. Le tournis des truites est présent en Alberta et en Colombie Britannique.

Qu’arrivera t il si des EAE font leur apparition dans un plan d’eau?

Les espèces envahissantes constituent la deuxième plus grande menace pour les écosystèmes de la planète après la perte d’habitat. Les conséquences des EAE sont expliquées en détail ci dessous.

Réduction de la biodiversité et de la qualité de l’habitat

Les EAE réduisent la biodiversité naturelle et les populations d’espèces indigènes, y compris des espèces en péril. Elles s’attaquent à d’autres espèces, leur font concurrence en consommant leur nourriture ou en colonisant leur habitat, ou vivent sur ou dans un autre organisme. Elles modifient également les écosystèmes et l’habitat des poissons, par exemple en causant l’érosion ou en détruisant la végétation.

Augmentation des coûts et répercussions économiques

La présence d’EAE entraîne des coûts substantiels pour les industries et les infrastructures aquatiques. Les colonies de moules zébrées et de moules quagga peuvent obstruer les stations d’épuration des eaux usées, les installations d’eau potable et les conduites d’eau vers les barrages ou les centrales électriques. Or, il est coûteux de contrôler, de surveiller et d’éliminer les EAE une fois qu’elles se sont établies. Il en découle une diminution des revenus pour de nombreuses industries, notamment celles du tourisme, du traitement de l’eau et de la pêche. Le Canada a dépensé des milliards de dollars pour prévenir, surveiller et gérer les répercussions des moules envahissantes depuis leur arrivée au pays, dans les années 1980.

Incidence sur le potentiel touristique et les possibilités récréatives

Les EAE nuisent à l’industrie du tourisme et à l’expérience du visiteur. Elles ont un impact sur la pêche, la baignade, les plages et la navigation de plaisance. Les moules zébrées, par exemple, se fixent sur des infrastructures touristiques comme les marinas et les quais. Elles chassent les espèces indigènes des zones de pêche récréative et rendent l’eau impropre à la baignade. Sur la plage, les coquilles de moules tranchantes peuvent causer des blessures aux pieds des baigneurs.

La prévention est le moyen le plus efficace et le plus rentable de gérer les EAE.

Que fait le parc national de Prince Albert pour empêcher les EAE de faire leur apparition sur son territoire?

Parcs Canada collabore avec le gouvernement de la Saskatchewan et avec d’autres organismes locaux de gestion des eaux pour détecter les EAE et en prévenir la propagation. Le parc national de Prince Albert effectue une surveillance annuelle de bon nombre de ses plans d’eau à haut risque afin d’y détecter la présence d’EAE. Le personnel de Parcs Canada prélève des échantillons d’eau et y analyse l’ADN environnemental pour y détecter la présence de larves de moules zébrées, appelées véligères, et d’autres EAE qui pourraient menacer les écosystèmes du parc et des environs. Le personnel inspecte également les quais, les cordages et les bouées lorsqu’il en a l’occasion à la fin de chaque saison.

Une stratégie de prévention à long terme des EAE est en cours d’élaboration pour le parc national de Prince Albert.

La prévention de la propagation des EAE est une responsabilité partagée. La meilleure façon de s’en acquitter consiste à respecter les lignes directrices « Lavez, videz et séchez ».

Que font les autres parcs nationaux pour prévenir l’introduction d’EAE?

Les sites ci dessous contiennent des renseignements sur les mesures prises par d’autres parcs nationaux pour gérer les EAE.

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