Le programme de résidence d’artistes
Parc national et réserve de parc national Kluane
Présenté en partenariat avec le Yukon Arts Centre et la Station de recherche du lac Kluane de l’Institut arctique de l’Amérique du Nord, le programme de résidence d’artistes du parc national Kluane invite les artistes visuels canadiens à réaliser des œuvres qui marient science et art en établissant un lien avec le paysage spectaculaire du parc national et de la réserve de Kluane. Les artistes sont logés à la Station de recherche du lac Kluane, sur les rives du lac Kluane (Lhù’ààn Mânʼ) et bénéficient d’un temps précieux pour s’isoler, réfléchir et se concentrer sur leur travail, tout en ayant accès aux chercheurs, au personnel de Parcs Canada et aux scientifiques. Les résidences permettent d’explorer le parc national de Kluane, le cadre idéal pour étudier l’interaction entre la science, la conservation et l’art. Les artistes ont la possibilité de partager et d’interagir avec des personnes du monde entier.
Les visiteurs peuvent entrer en contact avec les artistes dans le cadre de démonstrations d’artistes au travail, d’ateliers publics et de présentations d’artistes.
Rencontrez les artistes sélectionnés pour la résidence 2026!
Le 21 juillet à 4 août, 2026

Helen O’Connor est une artiste visuelle du Yukon qui fabrique du papier à la main pour créer des sculptures, des livres d’artiste et des installations. Ses œuvres témoignent d’un profond respect pour la nature et s’inspirent d’une mythologie personnelle qui explore les notions de matérialité, de territoire et d’écologie. Pour O’Connor, la transformation d’une plante en papier, puis en œuvre d’art est un prodige!
Elle a découvert la fabrication artisanale du papier, combinée à la gravure, dans le cadre de ses études en beaux-arts à la Western University. Animée par le désir d’en apprendre davantage sur l’histoire et la perspective culturelle de cette pratique, elle a voyagé en Chine, au Japon, en Italie et en Inde afin d’y étudier les méthodes traditionnelles de fabrication du papier.
En 2020, O’Connor a obtenu une maîtrise en éducation dans le domaine des arts visuels à l’Université de Victoria. Dans le cadre de ses recherches de deuxième cycle, elle s’est intéressée à l’utilisation d’espèces végétales envahissantes présentes à Whitehorse et à Victoria comme matière première artistique, en examinant leurs répercussions écologiques, leur signification culturelle ainsi que leurs propriétés médicinales et botaniques.
En tant qu’artiste en résidence du parc national de Kluane, Helen O’Connor mènera des recherches sur la fabrication de papier et création artistique à partir du mélilot blanc, une espèce de plante envahissante. En transformant cette plante très répandue en papier fabriqué à la main, son travail explorera les liens entre le paysage, l’écologie et les processus de transformation de la matière.
Au cours de sa résidence, elle proposera au public des ateliers de fabrication du papier et de création en papier, notamment des ateliers simples de fabrication de carnets et de livres, invitant les visiteurs et les membres de la communauté à découvrir les liens créatifs entre les plantes, le territoire et l’art.
Helen O’Connor a été sélectionnée par un jury national pour figurer sur la liste préliminaire du Prix du Yukon de 2025. Elle expose ses œuvres réalisées à partir de papier fabriqué à la main au Yukon et à l’étranger. Son atelier, Stovepipe Paper, est situé à Whitehorse.
PROGRAMMES PUBLICS
Dans le cadre de sa résidence, Helen animera une conférence et deux ateliers. Consultez notre calendrier des événements pour plus de détails.
Le 10 à 24 septembre, 2026

Christine Dunbar est née et a grandi à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.). Après avoir vécu deux ans en Ontario, elle est revenue s’établir à Yellowknife en septembre 2025. Pendant son séjour en Ontario, elle a poursuivi une maîtrise en sciences en biologie intégrative à l’Université Wilfrid Laurier, où elle a étudié la détection saisonnière du bœuf musqué dans l’aire protégée autochtone de Thaıdene Nëné, aux Territoires du Nord-Ouest. Pour ses études de premier cycle, Christine a fréquenté le Lethbridge Polytechnic, où elle a obtenu un baccalauréat en gestion des écosystèmes et rédigé un mémoire de recherche portant sur la contamination à l’arsenic des sols à proximité de Yellowknife.
Elle possède une vaste expérience de travail dans le Nord, ayant occupé plusieurs postes d’étudiante d’été au sein du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO), avant d’y effectuer un stage après l’obtention de son diplôme de premier cycle. En tant que stagiaire aux programmes de bassins versants, elle a travaillé dans des régions éloignées le long de la rivière des Esclaves, où elle a participé à l’échantillonnage de l’eau et des poissons afin d’y détecter des contaminants, en collaboration avec des gouvernements autochtones et des établissements universitaires. Dans le cadre de sa maîtrise, elle a réalisé des travaux de terrain à la station de recherche de Daring Lake, dans les Territoires du Nord-Ouest, où elle a installé des caméras-pièges sur la toundra afin d’observer la faune. Christine a récemment accepté un poste de technicienne de laboratoire et de terrain en faune au sein du GTNO.
Du côté maternel, Christine est Inuvialuite et Crie tandis que du côté paternel, elle est d’origine ukrainienne et écossaise. Son nom inuvialuktun est Nauyaq, qui signifie « mouette ». Sa mère, Carrie Norris, est née et a grandi à Inuvik, dans les Territoires du Nord-Ouest, où elle a passé beaucoup de temps sur le territoire avec sa famille durant son enfance dans l’Arctique. La grand-mère de Christine, Junice Arey, est originaire d’Utqiaġvik, en Alaska, et s’est installée dans les Territoires du Nord-Ouest lorsqu’elle était jeune avec sa famille. Son grand-père, Fred Norris, était Cri et venait de Fort McKay (aujourd’hui Fort McMurray), en Alberta. Christine porte le nom de son arrière-grand-mère Christine Norris, une femme crie reconnue comme l’une des meilleures trappeuses du delta du Mackenzie. Cette dernière a passé la majeure partie de sa vie dans un camp isolé près d’Inuvik, où elle a élevé ses enfants en vivant de la terre.
Christine a commencé à faire du perlage en 2020, pendant la pandémie, pour passer le temps. Elle possédait déjà une collection grandissante de boucles d’oreilles perlées et souhaitait essayer d’en fabriquer elle-même. Ce passe-temps s’est rapidement transformé en une entreprise florissante à temps plein. Christine a vendu ses créations perlées partout au Canada, aux États-Unis et en Europe, et l’une de ses paires de boucles d’oreilles a même été présentée dans le magazine Vogue. Elle a organisé plusieurs ateliers partout au Canada afin d’aider d’autres personnes à renouer avec leur culture autochtone, ou à découvrir cette forme d’art. Christine s’inspire de la nature, de l’art moderne et de son héritage autochtone.
PROGRAMMES PUBLICS
Dans le cadre de sa résidence, Christine animera une conférence et deux ateliers. Consultez notre calendrier des événements pour plus de détails.
Résidences antérieures d’artistes
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