Phragmites

Aire marine nationale de conservation du Lac-Supérieur

Le roseau commun d’Europe (Phragmites australis subsp. australis), connu comme une espèce de Phragmites envahissantes, est une plante de zone humide native de l’Eurasie que l’on trouve désormais dans une grande partie de l’Ontario. C’est une graminée vivace de grande taille (entre 2 et 6 mètres) qui pousse dans un sol humide ou des eaux peu profondes des terres humides, le long des cours d’eau, en bordure des lacs, dans les champs détrempés et les fossés. Les phragmites peuvent se propager de manière très active par germination (semences) ou par les racines (rhizomes) et des fragments de plante portés par l’eau ou le vent peuvent également se régénérer facilement. Les peuplements denses formés par cette espèce n’ont que peu de valeur pour la faune, peuvent supplanter la végétation indigène et menacer les habitats des espèces des terres humides, notamment des espèces en péril. L’élimination des phragmites envahissantes du bassin du lac Supérieur est une priorité identifiée dans le Plan d’action et d’aménagement panlacustre du lac Supérieur (Partenariat du lac Supérieur 2016).

Le personnel en charge de la conservation des ressources a découvert et étudié la présence de phragmites le long de la route Transcanadienne (en dehors des limites de l’AMNC du Lac-Supérieur), ainsi que dans une zone du marais de la rivière Nipigon, juste au bord des limites de l’AMNC du Lac-Supérieur. La plupart des implantations situées le long de la route ont été identifiées comme des phragmites envahissantes, bien qu’un peuplement fût de la variété indigène (Phragmites australis subsp. americanus). Les roseaux présents le long de la rivière Nipigon on également été identifiés comme des phragmites indigènes.

Pour mieux comprendre la dispersion potentielle des phragmites dans l’AMNC du Lac-Supérieur, le 13 octobre 2017 le personnel a effectué en survol en hélicoptère. Ce relevé aérien a permis d’examiner les régions littorales de l’aire de conservation du cap Thunder à l’ouest à la pointe Bottle près de la baie Terrace à l’est. La partie du continent non survolée correspond à la péninsule de la baie Black au sud, qui est considérée comme présentant moins de risques de colonisation des phragmites en raison de l’absence de route et de corridor de transport ferroviaire, qui semblent être le principal vecteur de l’élargissement de l’aire d’expansion des espèces. Aucune trace de phragmites envahissantes n’a été trouvée au sein de l’AMNC du Lac-Supérieur durant ce relevé.

La présence d’une variété envahissante et non indigène de phragmites dans cette région est préoccupante, car une fois installées les phragmites sont très difficiles à contrôler et à éradiquer. Le lieu le plus proche des limites de l’AMNC est le chemin Coughlin, qui se trouve à environ 6 km des côtes de la baie Black. Ce lieu n’est qu’à quelques kilomètres seulement des zones humides d’importance provinciale situé sur la péninsule de la baie Black. Dans les zones humides du sud de l’Ontario, comme la zone de la pointe Long, des efforts coûteux et de grande ampleur sont entrepris pour contrôler cette plante. La démarche la plus efficace et la plus rentable est le contrôle précoce de la présence de la plante. La possibilité de mesures de contrôle dans ce secteur va donc être étudiée.

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