Foire aux questions : Transformation de Parcs Canada
1. Qu’est-ce que la transformation de Parcs Canada?
La transformation de Parcs Canada vise à rendre l’Agence plus viable, agile, collaborative et plus axée sur les priorités pour réaliser notre mandat. Nous modernisons notre façon de livrer des résultats pour la population canadienne. La transformation consiste à revoir nos modèles opérationnels et fonctionnels pour s'assurer que notre travail et nos investissements sont ciblés avec précision sur les domaines ayant le plus grand impact, et pour garantir que nous nous concentrons sur les tâches dictées par notre mandat. Nous avons choisi de transformer notre organisation au lieu de mettre en œuvre des réductions uniformes à l’échelle de l’Agence, car nous croyons qu’en nous concentrant sur nos responsabilités fondamentales et en tirant parti des partenariats avec les peuples autochtones, les partenaires, les communautés locales et d’autres, nous serons en mesure de continuer à bien servir les Canadiens.
2. Quels sont le processus et le calendrier de cette transformation?
Grâce à des exercices antérieurs visant la viabilité, nous avions déjà commencé à réfléchir à notre transformation en tant qu’agence. De même, au cours de la dernière année, nous avons commencé à revoir certains de nos modèles organisationnels. Toutefois, l'Examen exhaustif des dépenses annoncé récemment a accéléré ce travail et a établi notre calendrier de transformation.
Nous procédons en trois phases. La première phase est en cours et comprend un examen des programmes et services de chaque direction. Dans le cadre de cet examen, nous visons à identifier les priorités clés, les lacunes ou les chevauchements, ainsi que de nouvelles façons de soutenir la prestation de services et de programmes sur le terrain conformément à notre mandat. La deuxième étape consistera à préparer la mise en œuvre, et enfin la troisième étape sera la mise en œuvre, où il apparait de plus en plus que l’attrition naturelle ne sera pas suffisante.
Nous prévoyons atteindre l’étape de la mise en œuvre à la fin de l’été ou au début de l’automne.
3. Pourquoi cette transformation a-t-elle lieu maintenant?
Notre environnement opérationnel a considérablement évolué, et une série de pressions internes et externes motivent le besoin de se renouveler. Parmi celles-ci :
- Les changements climatiques et leurs impacts accélérés, comme les feux de forêt plus intenses et l’érosion côtière, posent des risques croissants pour l’intégrité écologique, ce qui nous oblige à nous adapter.
- L’avancement des efforts de réconciliation, y compris la mise en œuvre complète de la Politique d'intendance autochtone.
- Les nouvelles technologies émergentes et les outils numériques que nous devons exploiter pour améliorer nos opérations et la prestation de nos services.
- Les résultats des exercices visant la viabilité et la planification intégrée des affaires de Parcs Canada, qui démontrent que l’augmentation rapide des coûts d’exploitation érode la capacité du modèle de prestation actuel de l’Agence.
Et le facteur qui nous pousse à agir maintenant consiste en l’Examen exhaustif des dépenses (EED) du gouvernement du Canada, qui exige une discipline budgétaire accrue d’ici trois ans. Nous devons adapter notre structure organisationnelle à notre réalité financière.
4. Cela change-t-il le mandat de Parcs Canada?
Absolument pas. Notre mandat demeure exactement le même : protéger et mettre en valeur des exemples représentatifs du patrimoine naturel et culturel du Canada pour les générations présentes et futures. Ce qui change, c’est la façon dont nous travaillons pour remplir ce mandat. Nous nous dirigeons vers une génération de revenus proactive, une efficacité axée sur la technologie et un leadership partagé avec les communautés locales et les partenaires afin de moderniser la façon dont Parcs Canada remplit son mandat.
5. Qu’est-ce que l’Examen exhaustif des dépenses (EED) et quels sont les objectifs d’économies spécifiques?
L’EED est une initiative à l’échelle du gouvernement fédéral et un moteur essentiel de notre réalignement financier actuel. Il est conçu pour garantir que les dépenses fédérales sont responsables et rentables. Selon le budget 2025, d’ici 2028-2029, Parcs Canada devra avoir réalisé environ 75 millions de dollars en économies annuelles. Bien que nous ayons fait de grands progrès en vue d’y arriver grâce à l’exercice de planification intégrée des affaires, il reste encore un écart à combler.
6. Le Plan ministériel de Parcs Canada récemment déposé au Parlement indique que d'ici 2028-2029, l'Agence aura réduit ses ETP (équivalents temps plein). Est-ce ce à quoi il faut s'attendre?
Le Plan ministériel est déposé chaque année, généralement fin février ou début mars. Comme le renouvellement des fonds temporaires était inconnu au moment de la finalisation du plan, les chiffres reflètent le profil de l'Agence sans renouvellement de financement. Les décisions sur les renouvellements sont toujours en attente.
Indépendamment des renouvellements, Parcs Canada poursuivra son exercice de transformation actuel pour réaliser son mandat et les priorités du gouvernement de manière plus viable, notamment grâce aux partenariats et à l'engagement avec les peuples autochtones, les ONG, les exploitants touristiques et l'industrie, les communautés et les entreprises locales.
7. Cette transformation entraînera-t-elle des pertes d’emplois?
Parcs Canada s'engage à gérer les réductions d'effectifs par l'attrition naturelle, la réaffectation et les départs volontaires dans la mesure du possible. Cependant, les analyses préliminaires suggèrent qu'il est peu probable que les objectifs budgétaires puissent être atteints uniquement par l'attrition naturelle. Lorsque des mesures de réaménagement des effectifs (RE) deviendront nécessaires, elles seront gérées avec équité et respect, en collaboration avec les syndicats, et en stricte conformité avec la convention collective.
8. Nous demande-t-on de faire plus avec moins?
L'objectif n'est pas de faire plus avec moins, mais de changer notre façon de travailler. Nous revoyons les opérations et les programmes pour identifier les activités à faible rendement, en dédoublement ou non essentielles à notre mandat, afin de pouvoir y mettre fin ou les réduire. En concentrant notre temps et nos ressources là où ils apportent la plus grande valeur, et en tirant parti des alliances avec nos partenaires, nous réaliserons notre mandat fondamental de manière viable.
9. Les budgets de capital ou le financement de la base B sont-ils réduits?
Les budgets de capital utilisés pour l'infrastructure et la technologie ne sont pas inclus dans la base de dépenses identifiée pour cette transformation.
Toutefois, nous reconnaissons qu’une part importante de notre financement provient de la base B (temporaire) et les décisions concernant son rôle dans les propositions d’économies ou le renouvellement des programmes arrivant à échéance n’ont pas encore été finalisées.
10. Le syndicat sera-t-il consulté?
Des informations sur l'examen des dépenses seront partagées avec le syndicat aux moments opportuns. Parcs Canada communiquera avec les représentants syndicaux de l’Agence au fur et à mesure de l'élaboration des plans. De plus, le Secrétariat du Conseil du Trésor engagera le dialogue avec les agents négociateurs au niveau national.
11. Quand en saurons-nous plus sur le renouvellement des fonds temporaires?
Nous n'avons pas de date confirmée pour le moment. Nous attendons toujours les décisions du gouvernement concernant le statut des programmes à financement temporaire (base B). Nous communiquerons l'issue de ces décisions dès que l'information sera disponible.
12. Pouvons-nous utiliser la génération de revenus pour éviter ces coupes?
Non. Bien que la génération de revenus favorise la résilience et la flexibilité, elle ne peut remplacer les réductions requises dans le cadre de l'EED. L'examen cible spécifiquement les dépenses de fonctionnement financées par les crédits budgétaires gouvernementaux.
13. Quelle est la différence entre l'EED, l'IRAP et le RE?
- EED (Examen exhaustif des dépenses) : C'est l'un des moteurs de la situation actuelle, et celui qui nous pousse à agir rapidement. Il s'agit d'une initiative gouvernementale exigeant que les ministères trouvent des économies (jusqu'à 15 % sur trois ans) pour garantir une gestion responsable des fonds publics.
- Irap (Incitatif à la retraite anticipée) : Il s'agit d'un outil à l'échelle du gouvernement qui permet aux employés admissibles de prendre leur retraite plus tôt.
- RE (Réaménagement des effectifs) : Il s'agit du processus formel prévu dans les conventions collectives. Bien que nous priorisions l'attrition naturelle et les départs volontaires, les analyses préliminaires suggèrent qu'ils pourraient ne pas suffire. Si d'autres mesures sont nécessaires pour atteindre les cibles de l'EED, nous suivrons les dispositions du RE pour gérer ces changements équitablement.
14. Quel soutien est disponible si j’éprouve des inquiétudes?
Nous comprenons que l’incertitude liée aux réductions d’effectifs soit une source de stress. Si vous avez des inquiétudes, un soutien confidentiel est accessible en tout temps par l’entremise du Programme d’aide aux employés et aux familles au 1-800-268-7708 (ou au 1-800-567-5803 pour les personnes malentendantes).
Nous vous encourageons également à en discuter avec votre superviseur ou avec le Bureau de l’ombud : 1-866-787-6780 ou omb@pc.gc.ca.
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