Le Fort Prince-de-Galles, symbole d’un Canada fort

Lieu historique national Fort Prince-de-Galles

Le laissez-passer « Un Canada fort » encourage les Canadiens et les voyageurs à découvrir les lieux précieux qui contribuent à notre identité nationale. Chaque parc national et lieu historique national illustre la force du Canada, qu’il s’agisse de l’héritage de la résilience, de la puissance de la communauté, des forces de la nature, de la robustesse de l’architecture ou encore des exploits physiques. Parcs Canada vous invite à célébrer l’importance de ces lieux en partageant des récits de force, en respectant la beauté sauvage de la nature et en tirant pleinement parti du laissez-passer « Un Canada fort ».

L’architecture est une force, et Parcs Canada est fier d’affirmer que le lieu historique national Fort Prince-de-Galles est un symbole d’un Canada fort.

Un fort en forme d’étoile près d’une grande étendue d’eau vu d’en haut.
Le Fort Prince-de-Galles se trouve près du bord de la baie d’Hudson.

Le Fort du Prince-de-Galles se dresse fièrement au bord de l’immense baie d’Hudson, souvent battue par le froid. En 1732, on posa la première pierre du fort, jetant les bases des milliers d’autres qui suivraient. Pendant 40 ans, la construction du fort s’est lentement poursuivie. Pierre après pierre, on érigea l’ouvrage jusqu’à ce qu’apparaisse enfin une imposante structure de calcaire et de quartzite.

Les murs s’élevaient à 6,5 m et étaient presque deux fois plus épais, avec quatre saillies qui s’avançaient vers les rives de la baie. Le fort avait la forme d’une étoile et était connu comme un fort bastionné, un type de fortification apparu en Italie au XVIe siècle. Ce modèle répondait directement à l’apparition et à l’adoption des armes à poudre dans l’art de la guerre. Cette forme particulière permettait d’éliminer les angles morts en offrant aux défenseurs un nombre accru de positions pour tirer au canon.

Des canons alignés sur une rangée pointés à travers un mur de pierre.
Le Fort Prince-de-Galles possède 42 canons.
Photo : Colby Spence

Au sommet des murs étaient disposés 42 canons prêts à tirer, même si nombre des hommes vivant au fort ne savaient pas s’en servir. Lorsque les Français approchèrent du site en 1782, cela devint manifeste : les habitants optèrent pour la reddition sans tirer un seul coup. Face à trois navires de guerre français, le gouverneur du fort, Samuel Hearne, savait que ses 39 hommes ne faisaient pas le poids.

À la suite de la reddition, les Français se mirent à piller puis à détruire la fortification de pierre, du moins, ils tentèrent de le faire. Ils eurent beau s’y employer, seuls les affûts et les remparts supérieurs furent endommagés. Un an plus tard, le fort fut rendu à la Compagnie de la Baie d’Hudson, mais on le jugea irréparable.

Il demeura là pendant 150 ans, la maçonnerie résistant aux vents rudes du Nord. Puis, dans les années 1930, tout juste après la construction du chemin de fer de la Baie d’Hudson, à Churchill, des mains expertes revinrent sur les lieux pour restaurer le fort.

Aujourd’hui, les pierres ayant retrouvé leur configuration d’origine, le fort Prince-de-Galles a recouvré la solidité et la stabilité qui en font un symbole d’un Canada fort.

Date de modification :