Résumé climatique

Parc national Banff

À propos du parc national Banff

Le parc national Banff protège 6 641 km² de sommetsescarpés, de champs de glace et de glaciers, de prairiesalpines, de lacs, de rivières et de sources thermales situésdans les chaînes principale et frontale des Rocheuses.Les terres et les eaux du parc revêtent une importanceécologique, culturelle et historique exceptionnelle et setrouvent sur les territoires visés par les traités 6, 7 et 8ainsi que dans la patrie des Métis. Banff abrite les sourcesdes rivières Bow, Red Deer et Saskatchewan Nord, quifournissent de l’eau à des millions de personnes en aval, etoffre un habitat important à 56 espèces de mammifères,300 espèces d’oiseaux et plus de 800 espèces de plantes.Le parc national Banff comprend deux communautés,renferme d’importants corridors de transport, fait partiedu site du patrimoine mondial des parcs des montagnesRocheuses canadiennes de l’UNESCO et est le parcnational le plus fréquenté du Canada, accueillant plus de4 millions de visiteurs chaque année. Les visiteurs commeles résidents profitent des nombreuses activités offertesà Banff, notamment la randonnée, l’alpinisme, le campingen arrière-pays, le cyclisme, les activités nautiques etle ski.

Changements de température

Comme ailleurs au Canada, le parc national Banff seréchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale.Si les émissions de gaz à effet de serre continuentd’augmenter au rythme actuel, la température annuellemoyenne du parc devrait augmenter d’environ 3 à6 degrés par rapport au passé récent d’ici 2051-2080.Les effets du réchauffement climatique comprennentla hausse des températures maximales, la hausse destempératures minimales, la baisse du nombre de jours degel par année, moins de journée très froides et des saisonssans gel plus longues. Des températures plus élevéesentraîneront une augmentation de la fonte des glaciers,ledégel du pergélisol alpin et une réduction de la durée ducouvert neigeux hivernal dans le parc national Banff. Deplus, un climat plus chaud intensifiera sans doute certainsphénomènes météorologiques extrêmes, augmentantainsi la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur, dessécheresses et des feux de forêt.

Changements dans les précipitations etla disponibilité en eau

Selon les projections, les précipitations annuelles totalesdans le parc national Banff devraient augmenter d’ici2051-2080. Toutefois, les modèles climatiques suggèrentune possible diminution des précipitations durantles mois d’été. Les modèles prévoient également uneaugmentation du nombre de précipitations extrêmes(p. ex., des épisodes de fortes précipitations) au cours decette même période de temps. Par exemple, on s’attendà ce que la quantité maximale de pluie tombée sur unepériode de 5 jours augmente de 14 % dans le cadre d’unscénario à émissions élevées, par rapport à la quantitédu passé récent. Les changements saisonniers detempératures et de précipitations (voir le « Diagrammeclimatique », p.2) devraient se combiner pour influencerl’hydrologie du parc national Banff. Par exemple, lahausse des températures peut entraîner une plus grandeproportion de précipitations sous forme de pluie plutôtque de neige, et modifier le moment ainsi que l’ampleurdes débits de pointe des cours d’eau au printemps.

Valeurs climatiquesprojetées pour le parcnational Banff

Les valeurs en gros caractèresreprésentent la médiane d’unensemble de 26 modèlesclimatiques; les valeurs entreparenthèses représentent lesvaleurs du 10e et du 90e centile.
Variable Passé récent1 1961 à 1990 Avenir à émissions modérées2 2051 à 2080 Avenir à émissions élevées2 2051 à 2080
 Température annuelle moyenne 1,8 °C (-1,9 à -1,6) 1,1 °C (0,7 à 2,7) 2,3 °C (1,7 à 4,4)
 Jour le plus chaud de l’année 23,0 °C (22,2 à 23,5) 26,7 °C (25,5 à 29,4) 28,8 °C (27,4 à 31,9)
 Jours par année au-dessus de 25°C 1 (0 à 1) 8 (4 à 21) 16 (11 à 37)
 Jours par année en dessous de -15°C 67 (65 à 70) 44 (37 à 49) 37 (26 à 45)
 Saison sans gel (jours)3 46 (41 à 52) 98 (82 à 120) 115 (95 à 135)
 Précipitations annuelles totals (mm) 1185 mm (1156 à 1208) 1262 mm (1181 à 1357) 1284 mm (1187 à 1368)
 Précipitations maximales sur 5 jours (mm) 77 mm (74 à 83) 85 mm (78 à 93) 88 mm (79 à 95)
 Jours de précipitations (> 10 mm) 31 (29 à 33) 35 (31 à 41) 37 (32 à 42)
Notes de bas de page
Table 1 Notes
Table Note 1

Les valeurs du passé récent ont été calculées à partir de simulations de modèles historiques.

Return to table note 1 referrer

Table Note 2

L’« avenir à émissions modérées » correspond au scénario de trajectoire commune d’évolution socio-économique 2 (SSP2-4.5) et l’« avenir à émissions élevées » correspond au scénario SSP5-8.5.

Return to table note 2 referrer

Table Note 3

Le nombre de jours entre le dernier gel printanier (dernier jour où la température moyenne est en dessous de 0 °C) et le premier gel automnal (premier jour où la température moyenne est en dessous de 0 °C).

Return to table note 3 referrer


Lumière sur les impacts : Prairies alpines

L’écorégion alpine couvre environ 44 % du parc national Banff, dont seulement environ 6 % correspond à des prairies alpines. Ces prairies, d’une grande importance écologique, sont très sensibles aux changements climatiques. L’augmentation des températures ainsi que les changements liés aux précipitations totales, au ratio neige/pluie, à l’épaisseur du manteau neigeux, et au moment ainsi qu’à l’ampleur de la fonte des neiges auront des répercussions profondes sur la structure et le fonctionnement de ces écosystèmes de haute altitude. La migration ascendante de la limite forestière, l’empiètement des arbustes dans la zone alpine, les changements de phénologie ainsi que les déplacements des espèces végétales et animales comptent parmi les effets anticipées des changements climatiques, susceptibles de réduire l’étendue des prairies alpines du parc. Parcs Canada travaille actuellement à mieux comprendre les répercussions continues des changements climatiques dans ces milieux particuliers grâce à la recherche, à la surveillance écologique et à la modélisation. De plus, Parcs Canada utilise des stratégies de gestion des visiteurs afin de réduire les pressions exercées sur ces régions, notamment en mettant en place des périodes d’activité restreinte et des fermetures saisonnières de zones particulièrement sensibles, telles que le secteur des prés Sunshine, du col Healy et du col Citadel.

 

Diagramme climatique présentant les valeurs mensuelles projetées de la température moyenne et des précipitations totales pour le passé (1961 à 1990) et pour un scénario d’avenir à émissions élevées (SSP5-8.5 ; de 2051 à 2080). Les valeurs représentent la médiane d’un ensemble de 26 modèles climatiques, moyennée pour l’ensemble du parc national Banff. Remarque : Ce graphique présente uniquement la valeur médiane de l’ensemble et n’illustre pas l’étendue des projections individuelles des modèles.

Regard vers l’avenir

L’ampleur du réchauffement futur dépend de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Afin de prendre en compte l’incertitude liée aux émissions futures, les modèles climatiques sont exécutés selon différents scénarios, appelés « trajectoires communes d’évolution socio-économique » (SSP, de l’anglais Shared Socioeconomic Pathways). Le profil SSP1-2.6 (non présenté dans le tableau de la p.1) correspond à un scénario à faibles émissions, caractérisé par une réduction rapide des émissions et des politiques axées sur le développement durable. Dans ce scénario, les émissions atteignent leur maximum vers 2020 et diminuent jusqu’à atteindre zéro vers le milieu du siècle. Dans le scénario modéré SSP2-4.5, le développement socioéconomique se poursuit selon les tendances actuelles et les émissions atteignent leur maximum autour de 2050, puis diminuent. Le scénario SSP5-8.5 représente un scénario à émissions très élevées caractérisé par une poursuite du développement économique alimenté par les combustibles fossiles. Dans ce scénario, les émissions continuent d’augmenter tout au long du siècle.

À propos des données

Conformément à la pratique courante, les données présentées ici proviennent d’un ensemble de 26 modèles climatiques mondiaux de la phase 6 du projet d’intercomparaison de modèles couplés (CMIP6), mis à l’échelle de 6 km par 10 km à l’aide de la méthode MBCn. Les valeurs représentent les moyennes spatiales calculées pour le parc et les moyennes temporelles sur deux périodes de 30 ans (de 1961 à 1990 et de 2051 à 2080). Le tableau récapitulatif au verso présente les valeurs médianes ainsi que les 10e et 90e centiles pour l’ensemble des modèles climatiques, ce qui permet de mettre en évidence la gamme de projections des modèles. Pour obtenir une description complète des données et de la méthode de modélisation ainsi que pour télécharger des données supplémentaires, consultez DonneesClimatiques.ca.

Impacts éventuels des changements climatiques et mesures d’adaptation possibles

Les changements climatiques auront des effets sur l’ensemble des programmes relevant du mandat de Parcs Canada. De nombreux impacts probables sont à prévoir en lien avec les conditions climatiques futures projetées pour le parc national Banff dans l’avenir. Le tableau ci-dessous présente quelques exemples de ces conditions et de leurs effets potentiels, ainsi que des mesures d’adaptation possibles. Parcs Canada collaborera avec des partenaires autochtones pour élaborer et mettre en oeuvre des mesures d’adaptation aux changements climatiques, lorsque l’intérêt et la capacité le permettent. Parcs Canada utilise ce type d’information, en complément du savoir autochtone, afin d’améliorer la gestion des opérations dans les lieux historiques nationaux, les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation, ainsi que les services offerts aux visiteurs.

Programme de Parcs Canada Condition climatique future Exemple d’impact éventuel Exemple de mesure d’adaptation possible
Patrimoine naturel Température annuelles plus élevées Perte de glaciers et changements dans les écosystèmes aquatiques en aval Identifier, protéger et/ou restaurer les habitats d’eau froide de la truite fardée versant de l’ouest et de l’omble à tête plate susceptibles de persister à mesure que les apports glaciaires diminuent
Patrimoine culturel Diminution des précipitations estivales Risque de feux de forêts endommageant ou détruisant des ressources culturelles Lorsque possible, documenter les ressources archéologiques ou culturelles nouvellement exposées et prendre des mesures appropriées pour les protéger. Veiller à ce que les lieux historiques nationaux et les édifices fédéraux du patrimoine disposent de plans d’intervention d’urgence (ou y soient intégrés), de systèmes d’extinction d’incendie et appliquent les principes Intelli-feu
Expérience du visiteur Étés plus chauds Augmentation des activités nautiques Élaborer du matériel éducatif informant les visiteurs des dangers et des précautions à prendre lors de l’utilisation des plans d’eau du parc
Santé, sécurité et mieux-être Augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes Risque accru d’inondations et de feux de forêt S’assurer que les visiteurs et le personnel connaissent les systèmes d’information utilisés pour communiquer les risques actuels et les alertes d’urgence, et fournir des lignes directrices et des conseils de sécurité
Biens immobiliers Hivers plus chauds Fréquence et gravité accrues des infestations d’insectes, comme le dendroctone du pin ponderosa Surveiller la santé des forêts autour des terrains de camping et mettre en oeuvre des mesures de gestion forestière, telles que l’enlèvement des arbres infestés et morts, l’utilisation de phéromones (appâts et piégeage), l’éclaircie forestière et les brûlages dirigés, afin de protéger les infrastructures et les gens

Remerciements

Nous remercions DonneesClimatiques.ca et PAVICS pour avoir fourni les données climatiques utilisées dans ce document. Pour plus de détails sur les projections climatiques, veuillez consulter le site DonneesClimatiques.ca.

Pour obtenir des renseignements sur ce Résumé climatique, veuillez communiquer avec nous à l’adresse suivante :changementclimatique-climatechange@pc.gc.ca

Date de modification :