Montréal : une destination stratégique!
Lieu historique national de la Bataille-de-la-Châteauguay
Le site extérieur du lieu historique national de la Bataille-de-la-Châteauguay se visite de façon autonome.
Apprenez-en plus sur ce lieu de campement du champ de bataille, aussi présenté comme le premier arrêt des 13 balises historiques du circuit balisé du champ de bataille, à parcourir à vélo ou en voiture.
Téléchargez la carte du circuit balisé du champ de bataille 2025 (PDF, 1,87 Mo).
Utilité durant la bataille : lieu de campement temporaire à la ferme Spear, sur l’île, et de surveillance de l’arrivée des Américains
Localisation sur le champ de bataille extrémité ouest du champ de bataille
Près de : route 138, près de l’embouchure des rivières aux Outardes et Châteauguay, Ormstown
Coordonnées géographiques en degrés décimaux [latitude, longitude] : 45.1243° N, -74.0031° O
Une armée américaine composée d’environ 4 000 soldats, sous le commandement du major général Wade Hampton, quitte Plattsburgh, en septembre 1813. Cette colonne marche le long de la rivière Richelieu tandis qu’une autre placée sous le commandement du général James Wilkinson emprunte le fleuve Saint-Laurent. Elles ont reçu l’ordre de converger vers Montréal et de s’en emparer afin d’empêcher le ravitaillement des colonies du Haut-Canada.
En cours de route, la troupe de Wade Hampton se bute à des forces britanniques, à Odelltown près de Lacolle. À court d’eau fraîche, elle se replie aux États-Unis, dans la ville de Chazy, pour ensuite se diriger vers la rivière Châteauguay.
Pendant ce temps, au Bas-Canada, le lieutenant-colonel Charles-Michel de Salaberry, responsable de la protection du couloir de la Châteauguay, déploie des éclaireurs à différents postes afin de le tenir informé des déplacements de la troupe de Wade Hampton. Dans l’après-midi du 1er octobre 1813, Charles-Michel de Salaberry, accompagné de voltigeurs canadiens et d’Autochtones, tente une attaque au campement du major général Hampton, érigé à Chateaugay Four Corners, dans l’État de New York. Décelant la menace des compagnies de flanc américaines, le lieutenant-colonel Salaberry retraite le long de la rivière de la Châteauguay.
« Tout en se repliant le long de la Châteauguay, sur le chemin de charroi qu’il obstruait à mesure, Salaberry remarqua les avantages qu’offrait le terrain près du site actuel d’Allan’s Corners (Québec) comme site pour affronter l’armée américaine dans l’éventualité de son déplacement vers le nord. » (V.J.H. Suthren, La bataille de la Châteauguay, 1980)
Un piquet canadien (soit un groupe de soldats immobilisés, mais prêts à intervenir) composé d’environ 40 miliciens sédentaires et d’Autochtones est installé tout près de la ferme Spear. À l’arrivée du brigadier général, George Izard, à l’heure du souper, les miliciens canadiens parviennent, après un échange de coups de feu, à aviser le lieutenant-colonel Salaberry de la présence des Américains.
On raconte que la milice américaine, qui accompagnait les troupes régulières de Hampton, refusa de traverser la frontière du Bas-Canada. Si bien que le 21 octobre 1813, le major général Hampton continua sa marche vers Montréal avec une armée d’environ 3 700 hommes divisée en deux brigades : celle du colonel Robert Purdy et celle du brigadier général George d’Izard. Avec ses 1 000 hommes, ce dernier emprunta la rivière aux Outardes alors que Purdy suivit la rivière Châteauguay avec le reste des troupes sur une route en très mauvais état.
Aujourd'hui la rivière aux Outardes se jette directement dans la rivière Châteauguay, à la hauteur du village d’Ormstown. En vous référant à la carte de 1814 dessinée par Sir Joshua Jebb et Jean-Baptiste Duberger, vous verrez que l’embouchure de la rivière aux Outardes, se scindait en deux, formant ainsi une petite île.
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