Glaciers et champs de glace

Parc national Jasper

Glaciers de Jasper – faits saillants

Nombre de glaciers :  392 glaciers (2021)
Principales rivières alimentées par les glaciers :  les rivières Saskatchewan Nord et Brazeau qui se déversent dans la baie d’Hudson (océan Atlantique); les rivières Athabasca et Smoky (océan Arctique); et les rivières Columbia et Fraser (océan Pacifique).

Le parc national Jasper abrite le plus grand champ de glace encore présent dans les montagnes Rocheuses canadiennes : le champ de glace Columbia. Les glaciers ont déplacé, façonné et modifié chaque écosystème et relief du parc national Jasper. En fait, les glaciers de Jasper libèrent de l’eau qui influence le bien-être des écosystèmes, façonne les paysages et soutient les populations situées bien en aval, partout en Amérique du Nord.



À la rencontre des glaciers et des champs de glace de Jasper

Nous sommes heureux de vous présenter certains des glaciers les plus intéressants de Jasper. Faites défiler les images; il y en a peut-être que vous n’avez encore jamais vues.

 
Liste de glaciers
Nom Description Image
Glacier Athabasca Le glacier Athabasca est non seulement le plus accessible du Canada, mais aussi le plus emblématique de Jasper.
Le glacier Athabasca sous le soleil, avec un plan d’eau en contrebas. Le glacier resplendit sous un ciel lumineux.
Glacier Dome Situé juste au nord du glacier Athabasca, le glacier Dome est son plus proche voisin et il est visible depuis la promenade des Glaciers.
Le glacier Dome sous un ciel nuageux, avec une importante couverture de neige à la base de la montagne.
Glacier Saskatchewan Le glacier Saskatchewan, le plus long du champ de glace Columbia, s’admire idéalement depuis le chaînon Parker.
Le glacier Saskatchewan vu d’en haut par une journée ensoleillée. À côté du glacier s’élèvent les montagnes, tandis qu’un lac glaciaire repose à sa base.
Glacier Stutfield Le glacier Stutfield est un autre glacier du champ de glace Columbia, visible depuis la promenade des Glaciers, à quelques kilomètres au nord du glacier Athabasca.
Vue rapprochée du glacier Stutfield, avec beaucoup de neige, de glace et de falaises abruptes. Un léger brouillard voile la scène, ajoutant une atmosphère brumeuse.
Glacier Columbia Géant caché de Jasper, le glacier Columbia se jette dans un lac et constitue la source de la rivière Athabasca.
Le glacier Columbia vu de près, avec un plan d’eau bleu clair à la base du front glaciaire. La surface glacée du glacier est bien visible.
Champ de glace Columbia Avec plus de 300 km² de glace, le champ de glace Columbia alimente de nombreux glaciers, dont les eaux de fonte se déversent dans plusieurs rivières de la Colombie-Britannique et de l’Alberta.
Cartographie par satellite du champ de glace Columbia.
Référence photographique : Ressources naturelles Canada
Snow Dome Le mont Snow Dome est l’un des deux points hydrologiques les plus élevés d’Amérique du Nord, où se rencontrent trois lignes de partage des eaux. De là, l’eau de fonte des glaciers s’écoule vers les océans Pacifique, Arctique et Atlantique.
Cartographie par satellite du sommet du mont Snowdome.
Référence photographique : Ressources naturelles Canada
Glacier Angel et glacier Cavell Le célèbre glacier Angel de Jasper laisse place au glacier Cavell, plus bas. Les deux sont facilement visibles depuis le sentier du Passage-du-Glacier dans le secteur du mont Edith Cavell.
Les glaciers Angel et Cavell en été, avec de l’eau de fonte qui descend la montagne. Des blocs rocheux détachés et des pierres sont visibles en avant-plan.
Glacier / champ de glace Brazeau Source de deux importants bassins versants, le glacier Brazeau alimente la rivière Brazeau au sud et à l’est, et les eaux bien connues du lac Maligne : le plus grand lac des Rocheuses canadiennes alimenté par des glaciers.
Le glacier Brazeau et le champ de glace présentent un contraste saisissant entre la surface glacée et le terrain brun et graveleux. Le ciel est bleu avec quelques nuages.
Référence photographique : G. Horne
Mont Balinhard Un petit glacier de cirque se trouve sur le mont Balinhard, l’un des sommets les plus à l’est de Jasper.
Le mont Ballenhard, avec son glacier de cirque et ses nappes de neige, par une journée ensoleillée sous un ciel bleu.
Référence photographique : G. Horne
Champ de glace Clemenceau Le champ de glace Clemenceau est relativement grand et chevauche la ligne de partage des eaux continentale, alimentant le réseau hydrographique du fleuve Columbia en Colombie-Britannique.
Cartographie par satellite du champ de glace Clemenceau.
Référence photographique : Ressources naturelles Canada
Glacier Robson Le mont Robson est juste à l’ouest du parc national Jasper. Le vaste complexe glaciaire du mont Robson traverse la ligne de partage des eaux continentale et alimente en partie la rivière Smoky, qui s’écoule vers le nord jusqu’à la rivière de la Paix, puis finalement jusqu’au Grand lac des Esclaves.
Le glacier Robson sous la neige; deux personnes marchent sur le glacier, paraissant minuscules devant l’immensité des montagnes et des étendues ouvertes.
Référence photographique : G. Horne
Champ de glace Resthaven Le champ de glace le plus au nord de Jasper, le champ de glace Resthaven, borde le parc sauvage Willmore. L’eau de ce champ de glace alimente le bassin versant de la rivière Smoky.
Cartographie par satellite du champ de glace Resethaven.
Référence photographique : Ressources naturelles Canada
Glaciers Southesk Le groupe des petits glaciers Southesk fait partie des glaciers les plus à l’est du parc national Jasper, ainsi que des rares glaciers des chaînons frontaux en Alberta.
Les glaciers Southesk par une journée ensoleillée, avec une végétation verdoyante en avant-plan.
Mont Dalhousie Le mont Dalhousie, dans les chaînons frontaux des Rocheuses, contient de la glace glaciaire qui pourrait être le glacier le plus à l’est de Jasper.
Cartographie par satellite du Mont Dalhousie
Référence photographique : Google Maps

Retrait des glaciers

Depuis plus d'un siècle, les glaciers de Jasper rétrécissent. Motivées par le réchauffement climatique, des recherches issues de diverses sources montrent que nos glaciers sont en difficulté.

Le retrait des glaciers en chiffres
  • De 2021 à 2024, Jasper a perdu environ 4,3 % de sa glace glaciaire totale. Si les tendances actuelles se maintiennent, les glaciers du parc disparaîtront au cours du prochain siècle.
  • De 1985 à 2024, Jasper a perdu 21,8 % de sa masse glaciaire totale. Le champ de glace Columbia à lui seul a perdu près de 13,3 % de sa glace au cours de la même période.
  • Entre 2017 et 2024, le champ de glace Columbia a perdu environ 1,5 kilomètre cube de glace. C’est assez d’eau pour remplir près de 590 000 piscines olympiques – environ 1,47 million de mégalitres d’eau.
  • En 1985, Jasper comptait 311 glaciers. En 2021, ce nombre est passé à 392. Cela ne signifie pas que les glaciers sont en expansion. À mesure que les grands glaciers fondent, certains se fragmentent en plus petits morceaux, désormais comptés comme des glaciers distincts. En d'autres termes, les glaciers plus grands se rétrécissent et se fragmentent. Les glaciers plus petits sont plus vulnérables à une fonte rapide et résistent moins à l’augmentation des températures.
  • Ces changements affectent aussi les réseaux hydrographiques. Les débits de pointe dans la rivière Athabasca sont plus élevés plus longtemps en été et en automne. D'autres rivières et ruisseaux à travers le parc connaissent des changements similaires.
Informations sur la méthodologie

D’où proviennent les informations de Parcs Canada sur le recul des glaciers?

Nous remercions tout particulièrement Brian Menounos et Caleb Mathias de l’UNBC, l’Institut Hakai et Ressources naturelles Canada, pour avoir compilé ces nouvelles données et les avoir mises à la disposition des visiteurs de Parcs Canada et du public en ligne.

Les limites législatives du parc national Jasper ont été obtenues à partir du Portail du gouvernement ouvert de Ressources naturelles Canada. L’étendue — ou l’aire de surface — des glaciers inclus dans les calculs liés au champ de glace Columbia suit les lignes de partage glaciaires entre les glaciers individuels (Stutfield, Dome, Athabasca, etc.).

L’étendue des zones glaciaires peut être mesurée de différentes manières, mais l’une des méthodes les plus précises consiste à utiliser la technologie de cartographie LiDAR.

Qu'est-ce que la technologie LiDAR exactement?

LiDAR, acronyme de « Laser Identification, Detection and Ranging », ou « Identification, Détection et Télémétrie par Laser » en français, est une technologie de télédétection qui utilise la lumière laser pour mesurer les distances et générer des modèles 3D détaillés d’objets et d’environnements. Elle fonctionne en émettant des impulsions laser et en mesurant le temps nécessaire pour que la lumière revienne après avoir touché une cible, permettant des calculs de distance précis. Pour ce projet, les relevés LiDAR aéroportés des glaciers du champ de glace Columbia à Jasper ont été rendus possibles grâce à l’Institut Hakai, en partenariat avec l’Airborne Coastal Observatory. La technologie LiDAR a un vaste éventail d'applications de cartographie et de recherche dans les lieux de Parcs Canada.

Combien d’images LiDAR faut-il pour faire une carte ou une étude des glaciers de Jasper?

Les relevés LiDAR aéroportés génèrent des millions de mesures laser individuelles, qui forment ensemble un « nuage de points » dense de la surface qui peut être transformé en une image où chaque pixel représente une valeur d’élévation de la surface.

Quelles méthodes ont été utilisées pour compter les glaciers?

Chaque glacier a été compté une fois à l'aide de photos satellites pour déterminer le nombre de glaciers individuels, dont la taille varie entre 0,05 km2 pour les plus petits et 264 km2 pour les plus grands. Chaque glacier individuel a été compté comme un seul glacier, quelle que soit sa taille.

Comment l'étendue des glaciers a-t-elle été déterminée?

  • L’étendue des glaciers a été délimitée manuellement et enregistrée sous forme de fichiers de formes à l'aide d'images satellites des années 1985, 2021 et 2024. Les images satellites ont été filtrées pour minimiser la couverture nuageuse et neigeuse et exportées à l'aide de Google Earth Engine.
  • Les données d’étendues glaciaires utilisées pour mesurer le volume ont été tirées des limites des glaciers de 2009 publiées par Tennant et Menounos (2013). Footnote *

Comment distingue-t-on les glaciers du champ de glace Columbia?

Les lignes de partage glaciaires sont des crêtes ou des points élevés sur un champ de glace qui séparent le flux glaciaire d'un glacier de celui d'un autre. Ces lignes de partage ont été utilisées pour séparer le champ de glace Columbia contigu en 25 glaciers.

Notez que cela a été fait pour calculer les statistiques individuelles relatives aux variations de volume des glaciers au sein du champ de glace (p. ex. estimation des variations de volume des glaciers Athabasca, Stutfield, etc.). Cela ne se reflète pas dans le nombre de glaciers comptés pour chaque année. Pour ces données, le champ de glace a été considéré comme un glacier contigu.

Le travail de Parcs Canada et ses partenaires

La priorité dans la gestion des parcs nationaux du Canada est de protéger leur intégrité écologique et d’en approfondir la connaissance. Les glaciers et les champs de glace jouent un rôle vital dans la santé des rivières, des ruisseaux et des lacs alimentés par les glaciers, ainsi que dans la santé des écosystèmes alpins et subalpins.

Pour comprendre ce qui se passe, Parcs Canada se concentre sur la surveillance, la documentation et la recherche sur les glaciers. Ce travail nous aide à comprendre comment et pourquoi les glaciers changent.

Il y a encore beaucoup à apprendre, et Parcs Canada ne peut pas faire ce travail sans aide. Nous travaillons en étroite collaboration avec de nombreux partenaires de recherche qui étudient différents aspects de l’évolution des glaciers. Ensemble, leurs découvertes contribuent à dresser un portrait plus clair du passé, du présent et de l’avenir des glaciers de Jasper. Visitez notre page Web dédiée à la recherche sur les glaciers du parc national Jasper pour en savoir plus sur ces projets.

Travailler ensemble

La fonte et la perte des glaciers sont un phénomène mondial. Ces changements peuvent sembler insurmontables, mais l'action nécessite également la participation de chacun et se développe grâce à l'effort collectif.

Que pouvez-vous faire?

  • Passez à l’action pour réduire votre empreinte écologique à la maison.
  • Restez au fait des changements apportés aux glaciers et de la façon dont les communautés peuvent s’adapter.
  • Restez au fait de l'évolution des glaciers et des moyens dont disposent les communautés pour s'adapter.

Changement en image

Chaque année, Parcs Canada et ses partenaires enregistrent les changements dans le paysage au moyen de diverses méthodes de surveillance, y compris la rephotographie (action de reprendre une photographie d’un même lieu, sous le même angle, mais à deux moments différents).

Par temps brumeux, le glacier Athabasca révèle un important recul glaciaire, laissant place à un lac là où la glace s’étendait autrefois.
Le glacier Athabasca s’étend sur presque toute la largeur de l’image avec des rochers sur le côté gauche.
Glacier Athabasca en 2012 et 2024 
 
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