Que devient le goéland argenté?
Parc national Pukaskwa
par Jenna MacLaurin
Vous avez peut être l’impression que les goélands argentés, collectivement regroupés avec les autres espèces de Laridés sous le nom de « goélands », sont partout, mais on a plutôt constaté le contraire à Pukaskwa ces temps ci.
Cet été, dans le cadre du Programme de surveillance de l’intégrité écologique (PSIE), le personnel de la conservation des ressources a compté les nids des colonies d’oiseaux aquatiques (les oiseaux mangeurs de poissons qui font leurs nids en groupe) sur les îles au large de la côte de Pukaskwa. Cette enquête est réalisée pendant la période de pointe d’accouplement, laquelle, selon l’année, est de la mi mai à la mi juin et elle a été menée à bien à Pukaskwa tous les deux à cinq ans depuis 1977.
Les résultats de l’enquête indiquent que le nombre de nids retrouvés le long de la côte de Pukaskwa a diminué de 90 % depuis le début des enquêtes en 1977 et que cette tendance n’a été observée dans aucune autre zone du lac Supérieur. Bien qu’il existe de nombreuses théories, Parcs Canada ne sait actuellement pas avec certitude la raison de ce déclin. Afin de trouver réponse à ses questions, l’équipe de Pukaskwa a entrepris des travaux cet été en collaboration avec M. Craig Hebert, Ph. D. et chercheur d’Environnement Canada, afin d’étudier les différences observées dans l’alimentation des goélands de Pukaskwa et du parc marin national Fathom Five de sorte à trouver un effet causal. Un petit échantillon d’œufs de goélands a été recueilli sur chaque site et offrira une indication du contenu en acides gras et en éléments nutritifs produit par les femelles. Toute différence pourrait nous aider à expliquer au moins l’un des facteurs de stress pouvant contribuer à un nombre de nids plus faible que ce que l’on a observé à Pukaskwa au cours des dernières décennies.
Craig Hebert, Ph. D., d’Environnement Canada mesurant un œuf de goéland argenté sur une île au large de la côte de Pukaskwa. © Parcs Canada
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