Ongulés

Parc national des Lacs-Waterton

Sabots

Le wapiti, le cerf-mulet et le cerf de Virginie, l'orignal, le mouflon d'Amérique et la chèvre de montagne font partie de l'écosystème du parc national des Lacs-Waterton, qui sert également de domicile à une petite harde captive de bisons des prairies. Vous verrez probablement au moins un de ces animaux si vous visitez le parc!

Que veut-on dire par ongulés? Les ongulés sont des mammifères pourvus de sabots. Ils appartiennent au même ordre, mais les ressemblances s'arrêtent là.

Bois et cornes

Le cerf, le wapiti et l'orignal possèdent de véritables bois qu'ils perdent chaque année. Les bois ne poussent normalement que chez les mâles.

Le mouflon d'Amérique, le bison et la chèvre de montagne sont munis de cornes. Les animaux des deux sexes portent des cornes permanentes qui poussent tout au long de leur vie. Savez-vous que les cornes peuvent servir à déterminer l’âge de l’animal?

Un habitat parfait

L'écorégion de la forêt-parc des contreforts offre un excellent habitat aux ongulés. La prairie de fétuque indigène est riche en nutriments, et le vent chinook « déblaie » souvent la neige qui la recouvre. Les tremblaies fournissent un abri où les ongulés peuvent se reposer et échapper aux prédateurs. Le couvert forestier permet à la lumière de filtrer jusqu'au tapis, où la végétation pousse au printemps.

Le cône Blakiston et d'autres zones de prairie sont près de sources d'eau. Les jardins du lotissement urbain constituent tout un buffet de plantes.

Wapiti (Cervus elaphus)

Le wapiti mâle a recours à ses grands bois pour prouver sa force

Le wapiti, qui est le deuxième plus grand cerf du parc, constitue un élément vital de l'écologie de Waterton. Cet herbivore est également le plus gros animal le plus répandu à Waterton. De plus, le wapiti constitue l'une des principales sources de nourriture pour les prédateurs tels que le couguar.

Les wapitis se déplacent librement dans le parc international de la paix Waterton-Glacier, traversent la frontière entre le Canada et les États-Unis et broutent sur des terres à l’extérieur des parcs.

Les wapitis se déplacent en grandes hardes dans le parc pendant l'automne et l'hiver. On voit souvent des centaines d'animaux sur le cône Blakiston ou d'autres zones de prairie à ces époques de l'année.

L'été, les hardes se dispersent et migrent souvent à plus haute altitude. Les femelles et leurs petits se nourrissent ensemble, tandis que les mâles forment des groupes distincts. À la saison du rut (d'accouplement), les mâles rassemblent des harems comptant jusqu'à 80 femelles. C'est alors qu'ils frappent leurs bois contre les arbustes, se roulent dans des trous boueux et brament pour attirer les femelles. Les mâles de même stature se battent parfois pour défendre leur harem.

Orignal (Alces alces)

Grâce à ses longues pattes, l’orignal peut marcher dans l’eau profonde

L'orignal est le membre le plus grand de la famille des cervidés. On le reconnaît facilement à ses longues pattes minces et à son museau large et charnu. Le mâle possède de grands bois aplatis pendant l'été et l'automne, ainsi qu'un repli de peau et de poils à l'encolure appelé fanon. Généralement solitaires, c'est à l'aube et au crépuscule que les orignaux sont les plus actifs.

L'hiver, l'orignal fréquente les écorégions montagnardes et subalpines où il broute l'épinette, le sapin subalpin et des arbustes tels que le saule et le cornouiller. La neige profonde dans ces habitats à plus haute altitude décourage le wapiti et le cerf de s'y aventurer.

Au printemps et pendant l'été, on retrouve généralement l'orignal dans les zones humides, le long des lacs, des ruisseaux et des rivières, et dans les zones de nouvelle croissance saisonnière.

Cerf-mulet (Odocoileus hemionus)

Les oreilles particulières du cerf-mulet permettent de le distinguer du cerf de Virginie

Le cerf-mulet est le cerf typique des montagnes, des vallées et des zones aménagées de Waterton. On l'observe facilement et souvent il ne s'enfuit pas lorsqu'on l'approche. De nombreux visiteurs croient à tort qu'il est apprivoisé et s'approchent trop près, ce qui est dangereux, car c'est un animal sauvage et imprévisible. N'oubliez pas : ne vous approchez pas des animaux et ne les nourrissez pas.

On confond parfois le cerf-mulet avec le cerf de Virginie en raison de son derrière blanc. Parmi ses caractéristiques principales, notons de grandes oreilles qui ressemblent à celles du mulet et une queue blanche à bout noir.

L'été, le cerf-mulet mange des arbustes et des plantes à larges feuilles, et des persistants, des arbrisseaux et des arbustes l'hiver. Il partage souvent son aire d'hivernage sur les pentes dénudées et dans les tremblaies avec le mouflon d'Amérique et le wapiti.

Le cerf-mulet a une démarche plutôt amusante, car il semble muni de ressorts quand il court. Tout comme chez les autres cerfs, la femelle du cerf-mulet donne naissance à deux faons, début juin. Pendant cette période, la femelle protège jalousement ses faons et les propriétaires de chiens et les parents de jeunes enfants doivent se méfier.

Cerf de Virginie (Odocoileus virginianus)

Il est moins probable d'apercevoir un cerf à queue blanche qu'un cerf mulet dans la ville

Le cerf de Virginie est commun dans les tremblaies et les prairies herbeuses vallonnées de l'écorégion de la forêt-parc des contreforts. On le reconnaît facilement à sa queue brune triangulaire qui, lorsqu'elle se dresse à tout signe de danger comme un drapeau, laisse voir un postérieur blanc.

Bien qu'il ait tendance à se méfier davantage des humains que le cerf-mulet, le cerf de Virginie a étendu son aire de distribution géographique dans de nombreux endroits d'Amérique du Nord, y compris Waterton, car il doit s'adapter aux changements apportés par les humains à l'environnement.

Mouflon d'Amérique (Ovis canadensis)

Le mouflon d'Amérique est un brouteur qui migre de façon saisonnière entre les basses pentes herbeuses en hiver et les prés alpins plus élevés en hiver et en été.

Le mouflon a un pelage beige grisé et une tache blanche sur la croupe. Seuls les mâles matures ont de très grosses cornes recourbées. Les mâles immatures et les femelles sont pourvus de cornes courtes et beiges.

On observe souvent le mouflon d’Amérique à Waterton

À Waterton, on le voit sur les pentes des montagnes ou aux alentours des lieux aménagés et des couloirs de déplacement. Il se nourrit normalement de graminées, de carex et de fleurs sauvages. L'aire d'hivernage est située sur des pentes plus sèches où il peut creuser dans la neige avec ses pattes pour trouver de la nourriture. Les barres rocheuses constituent des voies de sortie essentielles.

Les mouflons forment des hardes mixtes l'hiver et des hardes séparées l'été. Les hardes de mâles ont tendance à passer l'été à plus haute altitude que les hardes de femelles. Au cours de la saison du rut à l'automne, les mâles se battent pour dominer selon un rituel bien établi : ils se ruent l'un sur l'autre tête première jusqu'à ce que l'animal le plus faible abandonne.

Le centre d'accueil, la colline de l'hôtel Prince of Wales, le village et le canyon Red Rock sont de bons endroits pour observer le mouflon d'Amérique brouter. Carte du parc Waterton.

Chèvre de montagne (Oreamnos americanus)

On voit rarement la chèvre de montagne, à moins d’être dans l’arrière-pays de Waterton

La chèvre de montagne préfère les écorégions alpines et subalpines de l'arrière-pays de Waterton, notamment le lac Goat et la crête Avion. On la voit rarement en raison de sa nature prudente et de son habitat escarpé. Elle possède un pelage blanc, une barbe et de courtes cornes pointues noires (mâles et femelles). Les femelles et leurs petits forment des groupes l'été, tandis que les mâles sont solitaires.

La chèvre de montagne ne migre pas de façon saisonnière et préfère vivre toute l'année à haute altitude. On la voit parfois sur les pentes du mont Alderson (visible du stationnement du canyon Red Rock), au lac Rowe supérieur et au lac Crypt.

Bison (Bison Bison)

Les bisonneaux naissent avec une fourrure plus pâle que celle des adultes

Il y avait autrefois des millions de bisons dans les prairies et sur les versants orientaux des montagnes. Une petite harde vit maintenant dans un enclos dans le parc. L'enclos comporte un sentier, une route d'observation et une exposition.

L'hiver, les bisons sont déplacés dans un enclos adjacent et sont nourris par les gardes du parc au besoin. On réforme la harde tous les deux ans afin de maintenir la population en bonne santé et de s'assurer qu'on n'excède pas la capacité de charge de l'enclos.

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