Caribou

Parc national Wapusk

Le caribou (Rangifer tarandus) est un membre de taille moyenne de la famille des cervidés (cerfs). Il a un long museau, une petite queue et un corps court et trapu qui conserve la chaleur. Ses longues pattes et ses gros sabots l’aident à se déplacer dans la neige profonde.

Le caribou est un élément essentiel de la culture autochtone et de la vie dans les communautés du Nord. Au parc national Wapusk, le caribou demeure intimement lié aux valeurs, aux croyances et aux pratiques de récolte des Autochtones.

Le parc national Wapusk est fréquenté à la fois par les caribous de la toundra et les caribous migrateurs de l’Est. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a recommandé de les considérer respectivement comme une espèce menacée et une espèce en voie de disparition. Il est recommandé de les inscrire à l’annexe de la Loi sur les espèces en péril du Canada.

La population de caribous migrateurs de l’Est s’étend le long de la côte de la baie d’Hudson, du nord du Manitoba au nord du Québec et du Labrador. Elle comprend plusieurs hardes distinctes, y compris la harde du cap Churchill, que l’on trouve le plus souvent dans le parc national Wapusk. On estime que cette harde compte entre 1 000 et 3 000 caribous. La harde passe une grande partie de l’année à se déplacer entre les habitats saisonniers à l’intérieur et autour du parc.

En hiver, les caribous du cap Churchill occupent la partie sud de Wapusk, où la forêt boréale offre un abri contre les conditions rigoureuses. En été, ils migrent vers le nord, en direction de la toundra près du cap Churchill, parcourant des distances allant jusqu’à 200 kilomètres pour atteindre leur aire de mise bas.

Les déplacements saisonniers sont étroitement liés à la survie. En hiver, les caribous dépendent fortement des lichens présents dans les forêts, qui constituent une source d’énergie importante. Au printemps, les femelles retournent dans les aires de mise bas traditionnelles et donnent naissance à leurs petits au cours d’une période courte et synchronisée. Cette période de mise bas augmente les chances de survie des petits en « submergeant » les prédateurs. Les petits peuvent se tenir debout et se déplacer peu de temps après leur naissance, ce qui est crucial lorsque des prédateurs tels que les loups, et occasionnellement les ours polaires, sont présents.

Les caribous sont uniques parmi les cervidés en ce que les mâles comme les femelles développent des bois. Ceux-ci tombent et repoussent chaque année. À Wapusk, le moment de la mue des bois peut fournir des indices sur le comportement saisonnier, comme les aires de mise bas et de reproduction. Les bois tombés jouent également un rôle dans l’écosystème, car ils sont mâchés par d’autres animaux à la recherche de minéraux essentiels.

Faits sur le caribou
 
  • Les caribous mâles et femelles ont tous deux des bois, bien que ceux des femelles soient beaucoup plus petits.
  • Les hardes de caribous portent souvent le nom de leur aire de mise bas.
  • Les caribous figurent sur la pièce de 25 cents du Canada.
  • Le caribou et le renne sont en fait la même espèce!

Images provenant d'appareils-photos avec détecteur de mouvement

Voyez certains des caribous qui, curieux, se sont arrêtés devant nos appareils photo !

Photo d’un jeune caribou prise par un appareil actionné par le mouvement.
Plan d’ensemble d’un grand troupeau de caribous.
Quatre caribous en train de manger à la tombée de la nuit.
Un jeune caribou et un grand mâle passent près de l’appareil photo actionné par le mouvement.
Un jeune caribou regarde l’appareil photo pendant qu’un mâle passe au loin.
Un grand caribou mâle marche vers l’appareil photo.

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