Résumé climatique

Parc national de l'Île-du-Prince-Édouard

À propos du parc national de l’Île-du-Prince-Édouard

Plage d’altitude : 0 à 61 m
Superficie : 37,6 km2
Latitude : 46,4°N
Longitude : 63,2°O

Le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard, situé du côté nord de l’Île-du-Prince-Édouard, protège 37,6 km2 de la région naturelle de la plaine des Maritimes. Les terres et les eaux se trouvent sur le territoire traditionnel des Premières Nations Mi’kmaq et sont des lieux d’importance écologique, culturelle et historique. L’une des principales destinations balnéaires du Canada, le parc contient des plages de sable, des sablières et des dunes de sable en mouvement, ainsi que des forêts abénaquis-acadiennes et des tourbières d’épinettes noires.

L’écosystème côtier abrite de nombreuses espèces en péril, notamment l’habitat essentiel du Pluvier siffleur, de l’Aster du golfe du Saint-Laurent, et de l’Hirondelle de rivage, et constitue une importante aire d’alimentation et de repos pour les oiseaux migrateurs. Le Site Patrimonial Green Gables, qui fait également partie du lieu historique national Cavendish-de-L.-M.-Montgomery, est l’une des principales attractions patrimoniales, culturelles et touristiques du parc national.

The floating boardwalk at Greenwich surrounded by dunes.Promenade flottante de Greenwich

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Changements de température

An instructor demonstrates how to hold a hose when putting out a fire to two volunteer firefighters.

Comme ailleurs au Canada, le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale. Si les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter au rythme actuel, la température annuelle moyenne du parc devrait augmenter d’environ 4 à 5 degrés par rapport au passé récent d’ici 2051-2080. Les effets du réchauffement du climat comprennent la hausse des températures maximales, la hausse des températures minimales, et la baisse du nombre de jours de gel par année. Un climat plus chaud intensifiera sans doute certaines conditions météorologiques extrêmes, ce qui augmentera la gravité des vagues de chaleur, des sécheresses et des feux de forêt. La hausse des températures contribue également de manière importante à l’élévation du niveau de la mer. Selon un scénario à émissions élevées, le niveau relatif de la mer devrait augmenter d’environ 47 cm d’ici 2070 dans le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard.

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Changements de précipitations et de disponibilité en eau 

Selon les projections, les précipitations annuelles totales devraient augmenter dans le parc national de l’Île-du- Prince-Édouard. Les modèles prévoient également une augmentation du nombre de précipitations extrêmes (p. ex. des épisodes de fortes précipitations) durant cette même période. Par exemple, la quantité maximale de pluie tombée sur une période d’un jour devrait augmenter de 22 % dans le cadre d’un scénario à émissions élevées, par rapport à la quantité du passé récent. Les changements saisonniers de température et de précipitations se combineront probablement pour affecter la couverture de neige et de glace, le débit des cours d’eau et l’érosion côtière. Par exemple, la hausse des températures hivernales peut entraîner une augmentation des précipitations sous forme de pluie plutôt que de neige, ce qui entraînera une augmentation des taux de ruissellement et d’érosion.

calm waves crash onto the sandDalvay Beach

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 Valeurs climatiques projetées pour le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard. 

Variable Passé récent Footnote 1
1961 à 1990
Avenir à émissions modéréesFootnote 2
2051 à 2080
Avenir à émissions élevéesFootnote 2
2051 à 2080
Température annuelle moyenne  5,7 °C
(5,6 – 5,9)
9,3 °C
(8,2 – 10,3)
10,3 °C
(9,4 – 11,8)
Jours > 29 °C  2
(1 – 2)
16
(9 – 28)
30
(17 – 45)
Saison sans gel (jours)Footnote 3 158
(152 – 163)
199
(183 – 220)
210
(195 – 235)
Degrés – jours de croissanceFootnote 4 1 672
(1 634 – 1 703)
2 348
(2 127 – 2 617)
2 656
(2 366 – 2 960)
Précipitations annuelles totales  1 270 mm
(1 248 – 1 303)
1 399 mm
(1 308 – 1 453)
1 420 mm
(1 336 – 1 478)
Précipitation maximale durant 1 jour  47 mm
(45 – 49)
55 mm
(50 – 59)
57 mm
(53 – 62)
Cycles de gel-dégelFootnote 5 7
(7 – 8)
6
(6 – 7)
7
(7 – 7)
Cycles de gel-dégel5 69
(68 – 71)
58
(50 – 63)
56
(46 – 61)

Les valeurs en gros caractères représentent la médiane d’un ensemble de 26 modèles climatiques; les valeurs entre parenthèses représentent les valeurs du 10e et du 90e centile.

Notes de bas de page

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Pleins feux sur les impacts : L’érosion côtière et les changements climatiques

Dans l’ensemble du parc national de l’Île-du-Prince-Édouard, les effets des changements climatiques accélèrent le rythme de l’érosion côtière. Une proportion croissante de l’érosion côtière totale observée dans le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard est due à des ondes de tempête de plus en plus fréquentes et violentes, à une réduction de la présence de glace près du rivage et à l’élévation du niveau de la mer. L’Unité de gestion de l’Île-du-Prince-Édouard s’efforce de renforcer la résilience climatique dans toutes les décisions opérationnelles, notamment par le retrait stratégique et planifié de biens bâtis vulnérables et la priorité accordée à des expériences sécuritaires et accessibles pour les visiteurs.

Diagramme climatique

Le climatographe montre que la température augmente pendant les mois d'été et diminue pendant les mois d'hiver. Les précipita-tions diminuent généralement pendant les mois d'été et augmen-tent pendant les mois d'hiver. Par rapport à la période 1961-1990, la température est de 3 à 5 degrés plus élevée au cours de la pé-riode 2051-2080. Par rapport à la période 1961-1990, les niveaux de précipitations sont également jusqu'à 20 mm plus élevés au cours de la période 2051-2080.* Cliquez pour agrandir l'image
Le diagramme climatique montre les valeurs des températures et des précipitations mensuelles pour le passé (1961 à 1990) et pour le scénario d’un avenir à émissions élevées (SSP5-8.5 ; 2051 à 2080). Les valeurs représentent la moyenne d’un ensemble de 26 modèles climatiques répartis sur l’ensemble du parc national de l’Île-du-Prince-Édouard.

Remarque : Ce graphique ne montre que la valeur moyenne de l’ensemble et ne présente pas la gamme des projections des modèles individuels.  
Le diagramme climatique montre les valeurs des températures et des précipitations mensuelles. Version textuelle.

 

Précipitations par mois - Historiques et prévues (mm)
Mois 1961-1990 2051-2080
Janvier 136.9 163
Février 114.4 133.4
Mars 111.7 129.2
Avril 91.6 105.9
Mai 83.9 87.8
Juin 88.4 93.5
Juillet 80 90.7
Août 90.7 97.4
Septembre 91.7 91.1
Octobre 113.4 118.4
Novembre 131.6 140.8
Décembre 138.6 161.3

 

Température moyenne par mois - Historique et prévisions (°Celsius)
Mois 1961-1990 2051-2080
Janvier -7.1
-1.6
Février -7.3 -1.7
Mars -2.8 1.9
Avril 2.7 6.9
Mai 8.6 12.8
Juin 14.4 18.7
Juillet 18.5 23.2
Août 18.2 23
Septembre 13.9 18.6
Octobre 8.5 12.7
Novembre 3.3 7.3
Décembre -3.2 1.6

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Regard sur l’avenir 

Park staff are planting marram grass and shrubs on sand dunes.
L’ampleur du réchauffement futur dépend de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. À l’exécution des modèles climatiques, différents scénarios, appelés « trajectoires communes d’évolution socio-économiques (SSPs, de l’anglais Shared Socio-economic Pathway) », sont utilisés pour tenir compte des incertitudes dans l’estimation des émissions. Le profil SSP1-2.6 est un scénario à faibles émissions, caractérisé par des réductions rapides des émissions et une politique axée sur le développement durable. Dans ce scénario, les émissions atteignent leur maximum vers 2020 et diminuent jusqu’à zéro vers le milieu du siècle. Dans le scénario modéré SSP2-4.5, le développement socioéconomique se poursuit selon les schémas actuels et les émissions atteignent leur maximum vers 2050 avant de diminuer. Le scénario SSP5-8.5 représente un scénario à émissions très élevées caractérisé par la poursuite d’un développement économique fondé sur les combustibles fossiles. Dans ce scénario, les émissions augmentent tout au long du siècle.

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Au sujet des données 

Conformément à la pratique courante, les données présentées ici proviennent d’un ensemble de 26 modèles climatiques mondiaux du projet CMIP6, mis à l’échelle de 6 km par 10 km suivant la méthode MBCn. Les valeurs représentent les moyennes spatiales calculées pour le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard et les moyennes temporelles sur deux périodes de 30 ans (de 1961 à 1990 et de 2051 à 2080).   Le tableau récapitulatif présenteprésente les valeurs médianes, les 10e et 90e centile de l’ensemble de modèles climatiques, ce qui permet de démontrer l’éventail des projections des modèles. Pour obtenir une description complète des données et de la méthodologie de modélisation, et pour télécharger des données supplémentaires, consultez le site DonneesClimatiques.ca.

Basées sur les données de Ressources naturelles Canada; les projections concernant le changement relatif du niveau de la mer sont présentées par décennie (2010-2100) par rapport aux conditions de 1986-2005.

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Impacts éventuels des changements climatiques et mesures d’adaptation possibles 

Les changements climatiques auront un effet sur tous les programmes relevant du mandat de Parcs Canada. Il existe de nombreux impacts éventuels liés aux conditions climatiques prévues pour le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard dans l’avenir. Le tableau ci-dessous présente quelques exemples des conditions et impacts qui sont prévus, ainsi que des mesures d’adaptation possibles. Parcs Canada collabore avec des partenaires autochtones pour mieux comprendre les tendances et les influences du climat, et pour élaborer et mettre en oeuvre des mesures d’adaptation aux changements climatiques. Parcs Canada utilise ces informations, ainsi que le savoir autochtone, dans le but d’améliorer la gestion des activités dans les lieux historiques nationaux, les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation, ainsi que les services offerts aux visiteurs.

Programmes de Parcs Canada  Conditions climatiques futures  Exemple d’impact éventuel  Exemple de mesure d’adaptation possible 
Patrimoine naturel  Réchauffement des températures  Déplacement de l’aire de répartition des espèces  Des efforts de restauration forestière climato-ingénieuse qui tiennent compte de la compatibilité avec le climat futur des espèces sélectionnées pour la plantation d’arbres. 
Patrimoine culturel  Augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes  Risque d’érosion côtière accru  Après les tempêtes majeures, collaborer avec les partenaires autochtones pour documenter et préserver tous les éléments culturellement importants qui ont été exposés. 
Expérience du visiteur  Réchauffement des températures  Augmentation des taux de fréquentation et prolongement de la saison des visites 
Augmenter le nombre d’employés au travail qui sont chargés de la conformité afin de soutenir la gestion et la protection des ressources. 
Santé, sécurité et mieux-être  Augmentation des épisodes de chaleur extrême  Risque accru d’épuisement par la chaleur pour le personnel  Créer des horaires flexibles pour le personnel afin de reporter le travail à l’extérieur pendant les périodes de forte chaleur et établir des contrôles plus fréquents pendant les périodes de chaleur extrême. 
Biens immobiliers  Augmentation de la fréquence et de la gravité des phénomènes météorologiques extrêmes 
Augmentation des ondes de tempête  Planifier le recul des côtes et concevoir des infrastructures côtières adaptées au climat, comme des structures mobiles et des accès rétractables aux plages.  

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Un travail d’équipe 

Le Centre Canadien des Services Climatiques (CCSC) donne accès à des données et à des renseignements, en plus d’offrir la formation et le soutien nécessaires à l’utilisation de l’information sur le climat afin de favoriser la prise de décisions qui renforcent la résilience aux impacts des changements climatiques. Parcs Canada travaille avec le CCSC à la préparation de résumés sur les changements climatiques qui permettront d’orienter et de faciliter la planification de l’adaptation dans les lieux gérés par Parcs Canada.

Canada.ca/services-climatiques | changementclimatique-climatechange@pc.gc.ca

Avis de non-responsabilité : Sa Majesté du Chef le Roi du Canada, représentée par le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, ne garantit ni l’exactitude ni l’exhaustivité des renseignements (« les données ») contenus dans le présent document, et n’assume aucune responsabilité à l’égard de tout dommage ou de toute perte découlant de l’utilisation ou de l’interprétation de ces données.  

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