Les falaises de grès rouge dans le parc national de l'Île-du-Prince-Édouard
Parc national de l'Île-du-Prince-Édouard
Fermeture du secteur des falaises à Oceanview, dans le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard
Respectez et protégez ces falaises fragiles.
Le littoral de grès de l’Île-du-Prince-Édouard est à la fois magnifique et dynamique. Depuis plus de 8 000 ans, l’élévation du niveau de la mer et, plus récemment, l’intensification des tempêtes et la diminution de la glace de mer sculptent le rivage. Ces forces naturelles peuvent éroder rapidement les falaises (un phénomène accéléré par les changements climatiques), et même les efforts humains bien intentionnés pour lutter contre cette érosion peuvent causer des dommages inattendus.
Les falaises de grès rouge sont emblématiques dans le paysage de l’Île-du-Prince-Édouard. Elles sont uniques et fragiles et l’accès y est interdit… pour de très bonnes raisons!
Voici pourquoi :
Les falaises abritent des créatures!
Elles procurent un habitat essentiel à de nombreuses espèces, notamment à l’hirondelle de rivage qui, depuis 2017, figure sur la liste des espèces menacées en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada. L’hirondelle de rivage niche dans les cavités des falaises de grès, et on peut parfois la voir s’élancer de la falaise de manière acrobatique et attraper des insectes pour se nourrir et nourrir ses petits. La perte de leurs habitats de reproduction et d’alimentation attribuable aux changements dans l’utilisation des terres pose une menace importante pour ce petit oiseau. Ces falaises sont essentielles au rétablissement de l’hirondelle de rivage.
Elles servent également d’habitat au renard roux, au pygargue à tête blanche, au martin-pêcheur et à d’autres oiseaux marins.
Les falaises de grès sont dangereuses, même les plus basses.
OceanviewLes falaises de grès sont instables et imprévisibles, et posent donc un risque pour votre sécurité. Les falaises peuvent être « sous-cavées »; autrement dit, un secteur qui semble sûr en surface peut en fait céder de manière inattendue sous les pieds. Le grès est friable et instable comparativement à d’autres types de pierres. Les falaises contiennent également du till, qui est encore plus fragile que le grès. Les bords des falaises peuvent être glissants lorsqu’ils sont mouillés ou lorsqu’on porte certains types de chaussures
Il se peut que vous vous soyez approché du bord de falaises ailleurs qu’à l’Île-du-Prince-Édouard qui sont composées d’une roche plus « solide » – ce comportement n’est pas prudent lorsqu’il s’agit de falaises composées de grès et de till.
Ces falaises contiennent des fossiles et d’autres artefacts qui pourraient être détruits accidentellement.
Les falaises de grès rouge de l’Île-du-Prince-Édouard protègent des fossiles du Permien (il y a de 300 à 250 millions d’années), quand l’île faisait partie du supercontinent qu’était la Pangée. Lorsque la Pangée s’est divisée, le grès s’est déposé près de l’actuelle côte atlantique. L’érosion révèle chaque année de nouvelles couches contenant des fossiles, notamment des fougères géantes et des restes de dimétrodon, un prédateur qui vivait 60 millions d’années avant les dinosaures. Parmi les découvertes notables, il y a un crâne partiel et des empreintes de dimétrodon. Tous les fossiles sont protégés dans le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard, qui se trouve sur le territoire non cédé des Mi’kmaq.
De plus, des découvertes archéologiques d’importance culturelle ont été faites sur ces côtes et dans les environs. Ces traces importantes de notre histoire et de notre préhistoire sont protégées dans le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard. Si vous trouvez dans le parc un objet qui, selon vous, pourrait être un artefact important, laissez-le là où vous l’avez trouvé et signalez-le immédiatement à Parcs Canada. Si vous le pouvez, prenez-le en photo et/ou notez-en les coordonnées GPS.
Fermeture du secteur des falaises à Oceanview, dans le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard
Prudence ! Danger d'érosionParticulièrement, à Oceanview, les visiteurs ne tiennent pas compte des clôtures, des cordons, des panneaux de signalisation et d’autres moyens de dissuasion et s’aventurent vers le bord de la falaise, ce qui est dangereux en raison de la nature des falaises de grès. Il est également interdit d’aller sur les roches dans ce secteur. De plus, comme l’indiquent les panneaux de signalisation, il peut y avoir de l’herbe à puce dans ce secteur.
Pour toutes ces raisons, dès juillet 2025, Parcs Canada (à la demande du directeur de l’unité de gestion) interdit tout accès au secteur Oceanview (46.49951N 63.38272W), ce qui comprend les zones non fauchées au-delà des panneaux et des clôtures.
Le fait d’aller au-delà des panneaux de signalisation et/ou des clôtures constitue une infraction au titre du paragraphe 7(4) du Règlement général sur les parcs nationaux. L’amende minimale pouvant être imposée est de 150 $.
Prendre l’autoportrait ou le cliché parfait
Le tout nouveau belvédère Oceanview à l’extrémité est du stationnement est un endroit idéal et sûr d’où prendre un autoportrait dans ce secteur! Se tenir au bord de la falaise ou descendre sur les roches n’est pas une chose à faire!
Voici d’autres magnifiques endroits d’où prendre des photos des falaises rouges
- Ruisseau MacKenzies
- Ruisseau MacNeills
- North Rustico, stationnement inférieur; allez sur la plage et regardez à votre gauche (ouest)
- Structure de franchissement des dunes du complexe de la plage de Cavendish; allez sur la plage et regardez à votre droite (est)
Vous trouverez d’autres suggestions pour faire de la photo au parc national de l’Île-du-Prince-Édouard sur notre page Web dédiée à la photographie.
Appliquez ces principes de sécurité et de conservation pour toutes les falaises de grès du parc national de l’Île-du-Prince-Édouard. Faites attention où vous mettez les pieds et faites preuve de respect – ces paysages sont délicats, changent continuellement et méritent d’être protégés.
- Date de modification :