Foire aux questions

Pendant des millénaires, le peuple Mi’kmaq a fréquenté le littoral et les forêts de l’Île-du-Prince-Édouard ainsi que les dunes Sandhills. Appelé Epekwitk par les Mi’kmaq, le territoire qui forme aujourd’hui l’Île-du-Prince-Édouard a joué un rôle important dans la culture et l’histoire de ce peuple. Ces liens restent aussi forts que jamais.

Parcs Canada a écouté les gouvernements, organismes et collectivités des Premières Nations, les organismes provinciaux, les collectivités locales et les intervenants, et a beaucoup appris de cet exercice. Une réserve de parc national dans ce secteur constituerait un avantage exceptionnel, et sa création nécessiterait l’adoption d’approches novatrices afin de respecter et de célébrer les valeurs et les traditions des Mi’kmaq, les collectivités locales ainsi que la riche biodiversité des écosystèmes qui donnent à ce secteur son caractère spécial.

À la suite d’une annonce conjointe en août 2019, le gouvernement du Canada, le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard et les gouvernements des Premières Nations Mi’kmaq ont entrepris une étude de faisabilité sur la création d’une réserve de parc national à Pituamkek (île Hog et dunes Sandhills).

La réalisation de cette étude de faisabilité représente une occasion exceptionnelle de faire avancer la réconciliation et de renforcer les liens de nation à nation avec les Premières Nations Mi’kmaq en vue de la création d’un nouveau modèle de partenariat pour la gestion de la réserve de parc national proposée. Les discussions portent également sur la poursuite des activités culturelles et traditionnelles des Mi’kmaq dans la région.

La création d’une aire protégée est un processus complexe. Le gouvernement du Canada, L’nuey (initiative de défense des droits des Mi’kmaq) et le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard prendront le temps qu’il faut pour obtenir l’apport de toutes les parties et pour faire les réflexions nécessaires à chaque étape.


Où se trouve le secteur où l’on envisage de créer une aire protégée à l’Île-du-Prince-Édouard?

Le secteur faisant l’objet de l’étude de faisabilité pour la réserve de parc national proposée est un cordon d’îles littorales situées dans le nord-ouest de l’Île-du-Prince-Édouard. L’île Hog, de même que le cordon d’îles protectrices appelées en français dunes Sandhills (îles Cascumpec et Conway), s’étendent sur 50 kilomètres et abritent certains des lieux les plus importants de la province sur les plans culturel, écologique et géographique.


Zone d’étude proposée pour la réserve de parc national

Carte de la zone d’étude proposée pour la réserve de parc national.
Carte de la zone d’étude proposée pour la réserve de parc national — Version texte

Cette carte montre les limites provisoires de la réserve de parc national à Pituamkek.

L’aire d’étude commence à l’est d’Alberton, s’étendant de l’île d’Oulete à l’ouest, puis jusqu’aux îles à l’est de l’île Lennox, légèrement au nord-ouest de la baie Malpeque.

Qu’est-ce qu’une étude de faisabilité?

Une étude de faisabilité, qui inclut de vastes consultations publiques, est conçue pour aider à déterminer s’il est réaliste et souhaitable de créer une réserve de parc national à Pituamkek (île Hog et dunes Sandhills). Cette étude ne vise pas à décider si la réserve de parc national sera créée, mais plutôt à délimiter la portée du projet de parc ainsi que les occasions et les défis connexes. Si l’évaluation montre que le projet est faisable et que le public comme les Premières Nations l’appuient, les gouvernements et les Premières Nations pourraient décider de procéder à la négociation d’une entente pour l’établissement du parc. Dans le cas contraire, le projet serait abandonné.

Pourquoi est-il si important de protéger Pituamkek (île Hog et dunes Sandhills)?

Pituamkek (île Hog et dunes Sandhills) est un lieu important pour les Mi’kmaq depuis des millénaires et revêt une grande importance culturelle, historique et spirituelle pour ce peuple. Pituamkek abrite aussi l’un des écosystèmes de dunes côtières les plus importants sur le plan écologique de tout l’Est du Canada. La région abrite de nombreuses espèces en péril, notamment la petite chauve-souris brune, la chauve-souris nordique, le pluvier siffleur et l’aster du golfe Saint-Laurent. De plus, la formation géologique de Pituamkek crée une barrière littorale qui protège la rive nord-ouest de l’Île-du-Prince-Édouard des marées imprévisibles du golfe du Saint-Laurent.

Les gouvernements du Canada et de l’Île-du-Prince-Édouard se sont engagés à créer un réseau de lieux patrimoniaux qui reconnaissent et honorent les contributions historiques et contemporaines, les histoires et les cultures des Autochtones ainsi que les liens très particuliers qui unissent ces derniers à leurs terres et à leurs eaux ancestrales.

Quand le secteur sera-t-il protégé? Combien de temps le processus prendra-t-il?

La création d’une aire protégée est un processus complexe. Le gouvernement du Canada, L’nuey et le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard prendront le temps qu’il faudra pour obtenir l’apport de toutes les parties et pour faire les examens et les réflexions nécessaires à chaque étape. Les caractéristiques et les aspects de chaque parc national ou réserve de parc national proposé sont uniques, et il n’y a donc pas de calendrier de déroulement précis.

Le gouvernement du Canada, L’nuey et le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard demanderont aussi l’avis d’intervenants comme la fondation Island Nature Trust et Conservation de la nature Canada.

Établirez-vous un nouveau parc national sur l’Île-du-Prince-Édouard, ou le secteur sera-t-il intégré au parc national de l’Île-du-Prince-Édouard?

Le gouvernement du Canada, L’nuey et le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard collaboreront à la réalisation d’une étude de faisabilité en vue de la création d’une nouvelle réserve de parc national. Elle sera distincte du parc national de l’Île-du-Prince-Édouard et sera exploitée séparément; elle pourrait faire l’objet d’une cogestion par Parcs Canada et les Mi’kmaq. À l’étape de l’étude de faisabilité, des discussions supplémentaires auront lieu qui pourraient déboucher sur diverses ententes de partenariat, y compris des discussions sur une éventuelle cogestion.

Quelles sont les étapes générales de la création d’un parc national ou d’une réserve de parc national?

La création d’un parc national est un processus complexe qui nécessite la collaboration de Parcs Canada et de ses partenaires, notamment les provinces et territoires et les groupes autochtones.

Voici un aperçu des étapes générales nécessaires à la création d’un parc national ou d’une réserve de parc national au Canada.

1. Proposer une aire représentative
Au terme d’analyses scientifiques, on propose des aires représentatives d’une région naturelle qui sont à l’état naturel (ou peuvent être ramenées à l’état naturel).
2. Choisir une aire potentielle
Une aire proposée est choisie en fonction de son caractère représentatif d’une région naturelle d’après divers critères précisés dans les plans du réseau ainsi que dans les Principes directeurs et politiques de gestion de Parcs Canada, avec l’appui de la province, du territoire ou des groupes autochtones visés.
3. Étudier la faisabilité de créer une aire naturelle à cet endroit
En collaboration avec le gouvernement provincial ou territorial et avec les groupes autochtones, l’aire proposée et son contexte régional font l’objet d’une évaluation visant à déterminer s’il est faisable de négocier une entente d’établissement. L’étude est fondée sur la science de la conservation, la science sociale ainsi qu’une évaluation des ressources minérales et énergétiques. On établit ainsi les limites souhaitées pour l’aire protégée, en plus d’un concept de gestion opérationnelle. Les consultations avec les groupes Autochtones, les autres intervenants et le grand public constituent un élément essentiel du processus. C’est à cette étape que Parcs Canada peut adopter des mesures de protection provisoires ou mettre de côté des terres pour s’assurer que l’aire protégée à l’étude ne fera pas l’objet d’aménagements.
4. Négocier et signer une ou des ententes
Il faut ensuite négocier une entente fédérale-provinciale/territoriale en vue du transfert de terres ou encore des ententes sur les avantages mutuels, suivant le contexte des revendications avec les Autochtones de la région.
5. Placer officiellement l’endroit sous la protection des lois en vigueur
À cette étape, la nouvelle réserve de parc national ou le nouveau parc national est inscrit dans la Loi sur les parcs nationaux du Canada. Vu les caractéristiques et les considérations propres à une réserve de parc national ou à un parc national proposé, le processus d’établissement est différent chaque fois, et il n’existe donc pas de calendrier précis pour la réalisation du processus.
Les collectivités Mi’kmaq locales profiteront-elles de la protection de la région?

L’étude de faisabilité tiendra notamment compte des répercussions ainsi que des avantages économiques, sociaux et environnementaux de l’établissement d’une aire protégée.

Parmi les avantages prévus, la création d’une aire protégée permettrait de préserver, pour les prochaines générations, un secteur important sur le plan écologique, les animaux sauvages qui y vivent, des sites culturels Mi’kmaq et des sites archéologiques importants.

De plus, la création d’une réserve de parc national donnerait aux Mi’kmaq de la région des occasions de participer à l’aménagement et à la gestion de l’aire protégée.

Quelle sera la participation des Mi’kmaq à la création et à la gestion de l’aire protégée proposée?

Parcs Canada, L’nuey et le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard travaillent en partenariat à la réalisation de l’étude de faisabilité. Si celle-ci donne un résultat positif, Parcs Canada et L’nuey entreprendront de définir les relations qui les uniront de même que leurs rôles et responsabilités respectifs dans la gestion d’une future réserve de parc national en vue de l’atteinte d’avantages mutuels et de la réalisation d’objectifs communs à l’Agence et aux Mi’kmaq. Parcs Canada s’efforce de favoriser la réconciliation et de collaborer en partenariat avec les Autochtones à la création et à la gestion d’aires protégées nationales.

En quoi consiste une étude de faisabilité? Qui consultera-t-on dans le cadre de ce processus?

Parcs Canada, L’nuey et le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard s’efforceront d’établir s’il est faisable de créer la réserve de parc national proposée.

L’étape de l’étude de faisabilité porte sur l’établissement des limites et du concept général du parc. On met également l’accent sur les occasions et les défis liés au projet. La faisabilité de la création d’une réserve de parc national est évaluée par l’entremise de vastes consultations publiques dans la région en tenant compte, notamment, des répercussions ainsi que des avantages économiques, sociaux et environnementaux de l’établissement d’une aire protégée dans le nord-ouest de l’Île-du-Prince-Édouard.

L’étude de faisabilité vise à vérifier que l’on bénéficie du soutien des collectivités de Premières Nations, des collectivités locales et du gouvernement provincial ou territorial, sans oublier les autres intervenants régionaux.

Quand l’étude de faisabilité commencera-t-elle? Quand sera-t-elle terminée?

Le processus a été lancé en août 2019. Dans des circonstances normales, Parcs Canada et ses partenaires inviteraient les intervenants et les membres du public à une série de journées portes ouvertes et de séances d’information publiques.

Vu l’impact de la COVID-19, cependant, les séances d’information ont été reportées; on organise plutôt des consultations virtuelles. Des consultations en personne pourraient avoir lieu dans l’avenir; tout dépendra des mesures de sécurité à prendre. Le calendrier exact est difficile à établir pour l’instant, mais d’après les projections initiales, on s’attend à ce que l’étude de faisabilité dure au moins deux ans.

Une fois l’étude de faisabilité terminée et le concept officiel du parc convenu, la prochaine étape consistera à négocier un protocole d’entente avant de passer à la négociation d’une entente officielle pour la création de la réserve de parc national.

Quelles sont les conséquences du Budget fédéral de 2021 sur le projet?

Le Budget de 2021 inclut l’investissement le plus important et ambitieux dans la conservation de la nature de l’histoire du Canada. Il prévoit environ un milliard de dollars pour la protection des océans et plus de deux milliards de dollars pour la protection des terres et des eaux douces sur les cinq prochaines années afin que le Canada atteigne sa cible de préserver 25 % de la superficie terrestre et maritime du pays d’ici 2025.


Calendrier et prochaines étapes
Voyez où nous en sommes dans nos efforts pour la création de la réserve de parc national Pituamkek.

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