Parc national du Canada Jasper, rapport annuel 2025

Parc national Jasper

Introduction

Le présent rapport annuel fait état des points saillants des travaux réalisés par Parcs Canada dans le parc national Jasper en 2025.

En 2025, le parc national Jasper a accueilli des visiteurs d’ici et d’ailleurs. Le « laissez-passer Un Canada fort » offre des entrées gratuites et des tarifs de camping réduits pendant la période des Fêtes et l’été, donnant aux visiteurs canadiens et étrangers l’occasion de découvrir et d’apprécier notre patrimoine naturel et culturel commun.

Sur les terres, de nouvelles pousses apparaissent dans les zones brûlées par les incendies de forêt en 2024 et, en ville, les maisons et les entreprises sont en cours de reconstruction. Chaque nouveau semis planté et chaque fondation de bâtiment coulée est un signal encourageant pour aller de l’avant et témoigne de la résilience de l’environnement et des personnes qui considèrent Jasper comme leur chez-soi.

Présentation de la nouvelle directrice de l’Unité de gestion de Jasper

À l’automne 2025, Geneviève Caron est devenue directrice de l’Unité de gestion, responsable du parc national Jasper et du lieu historique national du Fort-St. James. Geneviève possède plus de 25 ans d’expérience en leadership, tant dans le secteur privé que dans la fonction publique fédérale. Elle était dernièrement directrice de l’Unité de gestion de la Mauricie et de l’Ouest du Québec. Elle est impatiente de rencontrer les visiteurs du parc, les résidents des collectivités, les partenaires autochtones, les entreprises et les intervenants, alors que nous travaillons ensemble au rétablissement continu de Jasper.

Après 10 ans de service au parc national Jasper, le précédent directeur de l’Unité de gestion, Alan Fehr, a pris sa retraite en avril 2025. Parcs Canada le remercie pour son leadership et lui offre ses meilleurs vœux pour la suite.

Stratégie 1 : Conservation du patrimoine naturel et culturel pour les générations futures

Rétablissement des caribous de la population des montagnes du Sud

Deux caribous nés au centre d’élevage de conservation du caribou en 2025. Photo par Parcs Canada / Lalenia Neufeld

En 2025, Parcs Canada a transféré 10 caribous du parc national Jasper au nouveau Centre d’élevage de conservation du caribou. En juin, sept caribous en bonne santé sont nés et ont tissé des liens solides avec leur mère, ce qui représente un début encourageant pour la première saison de mise bas du programme.

Un huitième faon de l’enclos de maternité Central Selkirk a rejoint le troupeau de Jasper après avoir été abandonné et jugé peu susceptible de survivre s’il était relâché dans la nature.

Les jeunes caribous nés dans le cadre du programme seront ensuite relâchés pour rejoindre la harde de la vallée Tonquin dans le parc national Jasper. Bien que la harde de la vallée Tonquin soit de petite taille, ses effectifs sont stables et augmentent lentement depuis 2015.

Groupe des relations liées au caribou

Le Groupe des relations liées au caribou aide à guider le rétablissement du caribou à Jasper et est composé de plusieurs collectivités autochtones ayant des liens avec le parc national Jasper. Au fil des ans, les partenaires autochtones ont participé à des consultations et travaux sur le terrain, mené des inventaires archéologiques et de végétation, tenu des cérémonies, récolté du lichen pour le caribou, travaillé à la protection du caribou à Jasper et ailleurs, et bien plus encore. Leur soutien, leur collaboration et leur confiance demeurent les fondements de notre travail à venir.

Le Groupe des relations liées au caribou et le personnel de Parcs Canada lors de la cérémonie d’ouverture du centre d’élevage de conservation du caribou. Photo de Parcs Canada / Luuk Wijk
 

Le programme d’élevage de conservation du caribou de Parcs Canada collabore avec les nations autochtones du Forum des Autochtones du parc national Jasper, de manière à allier les connaissances autochtones et la science occidentale pour favoriser la croissance de la harde de la vallée Tonquin. Ce partenariat est né d’un dialogue respectueux et inclusif, et a abouti à une cérémonie et une bénédiction. C’est en soutenant les pratiques culturelles au moyen de cérémonies et de collaborations que l’on démontre tout le potentiel des mesures de réconciliation.

Shelley Calliou, coprésidente du Groupe des relations liées au caribou du parc national Jasper et conseillère culturelle de la Nation crie de Kelly Lake
Nourrir la harde

Le lichen est le principal aliment consommé par le caribou pendant l’hiver, et l’un de ses aliments de prédilection tout au long de l’année. Au Centre d’élevage de conservation, les caribous reçoivent des granulés pour répondre à leurs besoins nutritionnels quotidiens, mais le lichen demeure un complément essentiel à leur alimentation. L’apport de lichen et d’autres plantes permet de conserver des aliments naturels dans leur régime alimentaire. Les aliments naturels aident également les caribous à passer en douceur à une alimentation en granulés à leur arrivée au Centre, puis à revenir progressivement à une alimentation naturelle avant d’être relâchés dans la nature.

La Nation Aseniwuche Winewak, la Nation crie de Kelly Lake et les Cris des Rocheuses (Mountain Cree) ont créé des programmes communautaires de collecte de lichen pour les caribous du Centre. La Nation crie de Kelly Lake récolte le lichen près de sa collectivité, dans des zones qui seront ultérieurement perturbées par des projets industriels. La contribution de nos partenaires autochtones est remarquable : en 2025, ils nous ont remis plus de 500 sacs de lichen séché.

Collecte de lichens pour le Centre d’élevage de conservation du caribou. Photo de Parcs Canada

Surveillance du caribou

Chaque année depuis 2006, des employés de Parcs Canada effectuent des relevés aériens de l’habitat du caribou à bord d’hélicoptères. Ils comptent le nombre de caribous qu’ils voient du haut des airs et se posent pour prélever des excréments en vue d’extraire l’ADN qu’ils contiennent. L’équipe de surveillance effectue son travail pendant l’automne et l’hiver, et les résultats des analyses sont obtenus à l’été et à l’automne suivants. On utilise ces méthodes conjointement pour estimer le nombre de caribous qui composent les hardes du parc national Jasper.

Les trois derniers caribous connus de la harde de la Brazeau ont été transférés au Centre d’élevage de conservation de Parcs Canada en mars 2025. Cette harde qui parcourait les parties les plus méridionales du parc national Jasper, dans le secteur de la Brazeau, est fonctionnellement disparue depuis 2005. Sans intervention, les caribous de la Brazeau et leurs caractéristiques génétiques et comportementales uniques auraient rapidement disparu. La prise de mesures pour localiser les caribous de la Brazeau et assurer leur protection jusqu’à ce qu’ils puissent réintégrer le parc a été une réalisation importante au cours de la première année du programme.

Le déplacement des derniers membres de la harde de la Brazeau dans l’installation d’élevage a permis de mettre fin à la fermeture hivernale annuelle du secteur de la Brazeau. Aucune nouvelle fermeture à long terme en lien avec le caribou n’est prévue.

Parcs Canada estime que la harde de la Tonquin compte entre 43 et 50 caribous, dont 12 femelles reproductrices. Cette harde semble vouloir se stabiliser après une légère baisse entre 2022 et 2024. On s’attend à ce que la croissance naturelle de cette population demeure lente jusqu’à ce que Parcs Canada commence à y réintégrer des caribous provenant du Centre d’élevage de conservation.

La population de caribous de l’À la Pêche s’étend de la partie nord du parc national Jasper aux contreforts de l’Alberta. On estime que cette harde compterait jusqu’à 250 caribous, et environ la moitié de ceux-ci passent tout ou partie de l’année dans le parc national Jasper. Cette population est considérée comme stable ou en augmentation.

Employés de Parcs Canada emmenant un caribou au Centre d’élevage de conservation à bord d’un hélicoptère. Photo de Parcs Canada.

Espèces en péril

Martinet sombre

Les relevés effectués au canyon Maligne et aux chutes Athabasca en lien avec le martinet sombre ont apporté de bonnes nouvelles en 2025. Le Feu de forêt de Jasper 2024 a causé des dommages considérables à ces habitats de nidification importants, et on s’inquiétait pour les populations de martinets sombres. Les employés de Parcs Canada ont toutefois eu l’heureuse surprise de constater que le nombre de martinets sombres volant dans les canyons et directement au-dessus de ceux-ci était similaire à celui observé avant le feu de forêt. En partenariat avec les biologistes du Service canadien de la faune, les employés de Parcs Canada ont utilisé des caméras infrarouges au canyon Maligne pour aider à repérer l’emplacement des nids.

Pin à écorce blanche

L’équipe responsable du pin à écorce blanche s’est rendue fréquemment sur le terrain au cours de l’été. L’année 2025 a été une rare année semencière, au cours de laquelle les arbres ont produit un très grand nombre de cônes. Les membres de l’équipe ont grimpé aux arbres pour protéger les cônes de 40 pins à écorce blanche résistants à la rouille vésiculeuse.

On a ainsi recueilli plus de 1 200 cônes contenant près de 47 000 graines de pin à écorce blanche! Les graines ont été envoyées à des laboratoires d’analyse, à des pépinières ainsi qu’au Centre de semences forestières de la Colombie-Britannique pour y être entreposées à court terme. Le personnel de Parcs Canada a également recensé plus de 10 000 arbres dans 10 secteurs nouvellement étudiés et a repéré 25 nouveaux arbres résistants à la rouille vésiculeuse.

Surveillance de l’intégrité écologique

L’équipe de surveillance de l’intégrité écologique recueille des données pour suivre l’état d’indicateurs écologiques importants dans l’ensemble du parc. Pour surveiller des espèces de premier plan comme les grizzlis et d’autres mammifères, l’équipe utilise un réseau d’appareils photo actionnés par le mouvement répartis dans l’ensemble du parc. Les déplacements à cheval requis pour assurer l’entretien et la récupération de ces appareils peuvent durer plus de deux semaines. Au cours de ces déplacements, le personnel soutient les projets de suivi des plantes alpines, des espèces d’oiseaux, des chauves-souris et du pin à écorce blanche. Il profite également de la tournée des appareils photo de surveillance pour enlever les arbres tombés sur les sentiers reculés, ce qui contribue à améliorer l’accès des visiteurs.

Surveillance des milieux aquatiques et espèces envahissantes

En 2025, l’équipe de prévention des espèces aquatiques envahissantes a continué à surveiller la présence d’espèces envahissantes dans les plans d’eau les plus populaires du parc. Aucune espèce aquatique envahissante à haut risque, comme le parasite Myxobolus cerebralis (qui cause le tournis des truites) ou les moules envahissantes, n’a été détectée dans le parc national Jasper au cours de l’année. L’équipe a rencontré plus de 4 000 visiteurs, continuant à éduquer le public sur l’importance de la procédure « nettoyer, vider, sécher » tout en recueillant des données sur les loisirs aquatiques afin d’orienter les futures décisions de gestion.

On s’attend à ce que le Feu de forêt de Jasper 2024 ait des répercussions sur les écosystèmes d’eau douce, la végétation riveraine, la qualité de l’eau et la façon dont l’eau s’écoule dans le parc. L’équipe des milieux aquatiques surveille les changements touchant le débit et la température de l’eau ainsi que les sédiments et les nutriments dans différents secteurs des brûlis. Elle étudie les effets potentiels de ces changements sur les habitats importants pour les espèces en péril, la répartition des espèces aquatiques envahissantes et la croissance de la végétation aquatique.

Le programme de surveillance de la communauté de poissons indigènes s’est poursuivi en 2025. Parcs Canada s’est associé au ministère de l’Environnement et des Zones protégées de l’Alberta pour mener un programme de pêche électrique dans la rivière Athabasca. Les populations de poissons de Jasper servent de point de référence pour les endroits plus perturbés situés en aval. Ce travail a été l’occasion d’évaluer les répercussions du feu de 2024 sur les populations de poissons à l’intérieur et en aval du secteur brûlé.

Il a été intéressant de découvrir que les dénombrements de poissons dans les rivières situées à l’intérieur et en aval du secteur brûlé étaient plus élevés que lors de tout autre échantillonnage précédent. Il est possible que ces poissons bénéficient à court terme de l’augmentation des nutriments et de la productivité de l’habitat fluvial après les feux de forêt. Parcs Canada continuera de surveiller les conditions après les feux de forêt au cours des prochaines années.

Programme de pose de colliers sur des ours

Grizzli préreproducteur muni d’un collier. Photo de Parcs Canada.

Le nombre de grizzlis et d’ours noirs dans le fond de la vallée près du lotissement urbain de Jasper a augmenté au cours des dernières années. Malgré une bonne participation au programme de remplacement des arbres fruitiers, qui vise à réduire la quantité d’éléments pouvant attirer les animaux sauvages dans la ville, quelques ours accoutumés continuent de considérer le lotissement urbain de Jasper comme leur habitat de prédilection. Cette situation a entraîné une hausse des conflits humains-ours et, par conséquent, une augmentation des heures de travail du personnel consacrées à la gestion des ours.

En 2025, le personnel chargé de la coexistence entre les humains et la faune a modifié son approche de gestion des ours, capturant et équipant de colliers GPS sept grizzlis et deux ours noirs qui fréquentaient des secteurs à forte utilisation humaine. La pose de colliers améliore la gestion des ours puisque les colliers permettent d’identifier de manière fiable les individus et fournissent des renseignements en temps réel sur l’endroit où ils se trouvent, facilitant ainsi une gestion ciblée de ces ours. De plus, les données recueillies par les colliers nous renseigneront sur la manière dont les ours utilisent les fonds de vallée dans le paysage après un feu de forêt et elles alimenteront à long terme la surveillance de la population de grizzlis.

Rétablissement de la forêt

Parcs Canada s’est concentré sur l’atteinte de trois objectifs de restauration de la végétation en 2025 : restaurer les sites perturbés par le feu de forêt, prévenir l’établissement de nouvelles espèces végétales envahissantes et contrôler celles qui sont déjà présentes, et mobiliser les résidents et les visiteurs dans le cadre d’activités de diffusion externe.

Pour la plupart des sites perturbés par le feu de forêt, la régénération naturelle sera privilégiée. Les travaux de remise en état sont réalisés principalement dans les secteurs les plus fréquentés et aux endroits où la stabilité des pentes suscite des préoccupations.

Parcs Canada observe par ailleurs comment se produit la régénération végétale dans les secteurs ayant brûlé à différentes intensités. Pour ce faire, en 2025, on a notamment procédé à l’échantillonnage de 77 parcelles de végétation afin de savoir comment les espèces indigènes et les espèces envahissantes non indigènes se régénèrent. Sur ces 77 parcelles, neuf contenaient des espèces envahissantes non indigènes, ce qui indique que certains secteurs sont particulièrement vulnérables après un incendie de forêt.

Des membres du personnel de Parcs Canada plantent des arbres, des arbustes, des graminées et des plantes herbacées dans les enclos du Centre d’élevage de conservation du caribou touchés par le feu de forêt. Photo : Parcs Canada / Luuk Wijk.

Parmi les activités de remise en état terminées en 2025, mentionnons :

  • la restauration de 20 sites dans le parc et la municipalité, au moyen de techniques telles que la replantation, l’ensemencement, la pose de tapis anti-érosion et l’installation de clôtures en cèdre;
  • la plantation de 16 356 douglas verts, 1 080 saules de Wolf, 540 saules de Bebb et 540 cornouillers stolonifères dans le cadre du programme 2 milliards d’arbres;
  • la collecte de 3 200 cônes de douglas verts, lesquels donneront suffisamment de graines pour environ dix années de plantation;
  • la plantation de 1 400 graminées et plantes herbacées indigènes cultivées à partir de semences locales afin de remettre en état quatre sites dans la municipalité;
  • la plantation de 13 000 semis au Centre d’élevage de conservation du caribou afin de rétablir la végétation dans les enclos touchés par les feux de forêt.

Gestion des espèces végétales envahissantes

Des mesures de prévention, comme l’installation de clôtures et d’enseignes, contribuent à réduire la propagation des espèces envahissantes dans les secteurs sensibles. Photo de Parcs Canada.

Le parc national Jasper adopte une approche intégrée pour gérer les plantes envahissantes dans les écosystèmes sensibles. Les principales mesures sont la surveillance et les relevés, la prévention et l’éducation, ainsi que diverses méthodes de contrôle et de remise en état par l’ensemencement et la plantation d’espèces concurrentes.

Des relevés ont été faits en 2025 dans des zones vulnérables totalisant près de 50 hectares afin de détecter la présence d’espèces envahissantes. Au total, 4 875 kg de plantes envahissantes ont été arrachés manuellement puis incinérés. D’autres techniques de gestion ont été utilisées en 2025, dont la vapeur, les herbicides, la lutte biologique au moyen de charançons, les tapis en chanvre pour étouffer la végétation, les bâches de solarisation et le brûlage des tiges porte-graines de la clématite tangoute à l’aide de torches pour empêcher la dispersion des graines.

Initiatives pour la santé des forêts

Seize pièges ont été placés dans le parc fin de surveiller la présence de la spongieuse, une espèce envahissante, et 550 sachets de phéromones ont été installés pour surveiller la présence du dendroctone du Douglas. Aucune trace de l’une ou l’autre espèce n’a été trouvée.

Dix-huit pièges ont été installés pour surveiller la présence de la légionnaire noire, une espèce de papillon de nuit indigène qui prospère dans les zones touchées par les feux de forêt. Au printemps 2025, on a observé des chenilles en train de se nourrir de plantes à feuilles et de semis de conifères. Les activités de replantation ont donc été temporairement suspendues dans ces zones, mais, selon les résultats des pièges, la population de légionnaire noire est désormais suffisamment basse pour reprendre les activités de plantation en 2026.

Projets de réduction des risques d’incendie de forêt

Une stratégie de réduction du risque d’incendie a été finalisée en 2025 afin d’orienter les activités des cinq prochaines années. On y répertorie les valeurs en péril, les initiatives de réduction des risques et les secteurs prioritaires pour la gestion de la végétation. La stratégie s’articule autour des volets d’Intelli-feu : éducation, gestion de la végétation, législation, développement, coopération entre les organismes, formation croisée et planification des mesures d’urgence.

De janvier à avril 2025, 100 hectares supplémentaires de végétation ont été débroussaillés dans le secteur de la Terrasse Pyramid et de l’allée coupe-feu de la collectivité, lesquels s’ajoutent aux 360 hectares adjacents déjà traités. Plus de 15 autres hectares ont été traités à proximité d’établissements d’hébergement commercial périphériques, notamment les complexes Pine Bungalows et Patricia Lake Bungalows, et des installations des écuries Jasper Park Riding Stables. Ces secteurs de traitement s’inscrivent dans l’approche de Parcs Canada visant à renforcer la protection contre les incendies de forêt autour de la collectivité et des zones périphériques.

Before wildfire risk reduction work in Jasper National Park. Photo by Parks Canada / Luuk Wijk.
After wildfire risk reduction work in Jasper National Park. Photo by Parks Canada / Luuk Wijk.
Avant et après les travaux de réduction des risques d’incendie de forêt dans le parc national Jasper. Photo : Parcs Canada / Luuk Wijk.

Saison des feux 2025

Parcs Canada a rendu compte des indices de danger d’incendie enregistrés d’avril à octobre 2025 dans le parc national Jasper. Durant cette période, le parc s’est trouvé en situation de risque faible pendant 52 jours, modéré pendant 48 jours, élevé pendant 25 jours, très élevé pendant 20 jours, et n’a connu aucun jour de risque extrême. À titre de comparaison, le parc enregistre habituellement quatre jours par saison où le risque d’incendie est extrême. En 2024, au cours de la saison, il y a eu 19 jours où le risque d’incendie dans le parc national Jasper était extrême. L’indice de danger d’incendie est publié sur le site Web du parc national Jasper, et indiqué sur la signalisation à l’entrée du parc.

Il y a eu cinq débuts de feux de forêt dans le parc en 2025. Tous étaient d’origine humaine et ont été éteints avant de dépasser 0,1 hectare.

Rapports sur le Feu de forêt de Jasper 2024

Parcs Canada a commandé deux rapports indépendants sur le Feu de forêt de Jasper 2024. Ceux-ci ont été publiés en 2025.

Documentation, reconstruction et analyse du comportement du complexe d'incendies de Jasper 2024 a été préparé par le Service canadien des forêts de Ressources naturelles Canada. Il porte principalement sur le comportement du feu à l’extérieur du lotissement urbain du 22 au 24 juillet 2024, soit de l’allumage jusqu’à ce que les tisons atteignent le lotissement urbain.

Jasper Community Wildfire Impact Research a été préparé par FPInnovations, et n’existe qu’en anglais. Il porte principalement sur le comportement du feu dans le lotissement urbain et les établissements d’hébergement commercial périphériques.

Stratégie 2 : Expériences authentiques adaptées au territoire

Sentiers

Le parc national Jasper compte près de 1 100 km de sentiers officiels et plus de 80 terrains de camping dans l’arrière-pays. Le réseau de sentiers offre des possibilités d’aventures d’un, de deux ou de plusieurs jours selon les capacités de chaque randonneur. Parcs Canada continue d’investir dans le remplacement des panneaux d’orientation et dans la remise en état, la modification de tracé, le réaménagement et l’entretien des sentiers, ainsi que la rénovation et l’entretien des infrastructures, afin de garantir aux visiteurs et aux résidents des expériences sûres et agréables.

Tout au long de l’année 2025, l’équipe a entretenu les sentiers, retiré les arbres dangereux et construit des ponts, notamment sur les sentiers du Haut-Fryatt et du Bas-Fryatt, du Ruisseau-Evelyn et des Chutes-Snake-Indian, ainsi que de nombreux ponts de terrains de camping qui avaient été touchés par les incendies.

Le sentier de la Vallée-des-Cinq-Lacs a été fortement touché par l’incendie de Jasper en 2024 et est resté fermé en 2025 pour préserver la sécurité des utilisateurs du sentier et assurer le rétablissement écologique. L’équipe d’entretien des sentiers de Jasper a travaillé d’arrache-pied tout au long de l’année et a consacré collectivement plus de 2 000 heures à remettre en état les sentiers et à en redéfinir les tracés. Parcs Canada se réjouit à l’idée d’accueillir les visiteurs pour leur faire découvrir le très prisé sentier de la Vallée-des-Cinq-Lacs en 2026.

Interprétation en personne

En 2025, le personnel chargé de la diffusion externe et de l’éducation est entré en contact avec plus de 26 000 résidents et visiteurs dans le cadre de programmes portant sur les feux de forêt, la régénération des forêts, la coexistence entre les humains et les animaux sauvages et la sécurité en hiver.

Collaboration avec les Amis du parc national Jasper

Les Amis du parc national Jasper étaient à pied d’œuvre en 2025! Plus de 1550 heures de bénévolat ont été consignées au cours de l’année. Les Amis ont été d’une grande aide pour débroussailler et remettre en état la chaussée du sentier de la Vallée-des-Cinq-Lacs afin de préparer sa réouverture en 2026.

Parcs Canada met également à l’essai un programme de collecte de lichen en collaboration avec les Amis du parc national Jasper (organisme Friends of Jasper National Park). Avec le soutien de la station de ski Marmot Basin, une équipe d’employés de Parcs Canada et des bénévoles des Amis du parc national Jasper ont recueilli au cours de l’été du lichen sur les pistes de ski de Marmot Basin, qui sera utilisé au Centre d’élevage de conservation du caribou.

Le personnel de Parcs Canada guide une randonnée d’interprétation dans les zones de réduction des risques de feu de forêt de la Terrasse Pyramid. Photo : Parcs Canada / Luuk Wijk.
Des bénévoles des Amis du parc national Jasper aident à remettre en état le sentier de la Vallée-des-Cinq-Lacs. Photo de Parcs Canada.

Estimations du nombre de visiteurs du parc

Parcs Canada estime la fréquentation à l’aide de compteurs de véhicules dans les parcs nationaux des montagnes. Ces estimations tiennent compte de la circulation de transit et des multiples points d’entrée à l’intérieur des limites partagées des parcs nationaux de Jasper, Banff, Yoho et Kootenay. Les estimations du nombre de visiteurs pour 2025 restent inférieures aux niveaux d’avant l’incendie, ce qui reflète la disponibilité réduite des campings de l’avant-pays et des établissements d’hébergement commercial. Le laissez-passer Un Canada fort offrait une entrée gratuite et encourageait les déplacements vers les sites de Parcs Canada pendant les périodes de pointe. Les estimations globales du nombre de visiteurs sont arrondies à la dizaine de mille près, et les estimations du nombre de campeurs dans l’avant-pays et l’arrière-pays sont arrondies à la centaine près.

Estimations du nombre de visiteurs du parc
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Nombre estimé de visiteurs 1 670 000 2 110 000 2 410 000 2 480 000 1 130 000 2 130 000

Estimations du nombre de visiteurs du parc : Les données pour 2025 reposent sur une estimation de la reprise commerciale post-COVID-19, indiquant une hausse par rapport aux chiffres de 2019. Ces estimations tiennent compte de la circulation de transit et des multiples points d’entrée situés à l’intérieur des limites partagées avec d’autres parcs nationaux des montagnes.

Campeurs de l'avant-pays et de l'arrière-pays     
2020 2021 2022 2023 2024 2025
Campeurs de l’arrière-pays 14 300 17 800 14 100 15 100 4 900 12 300
Campeurs de l’avant-pays 191 100 389 400 453 000 520 700 241 500 438 800

Campeurs de l’arrière-pays et de l’avant-pays : Le nombre total de campeurs est estimé en multipliant le nombre de permis de camping vendus par 2,8 (le nombre moyen de campeurs dans un groupe). À la suite du feu de forêt de Jasper, 75 % des emplacements de camping de l’avant-pays ont été accessibles pendant la saison 2025. 100 % des terrains de camping de l’arrière-pays étaient ouverts.

Information pour les visiteurs et JasperActuel

Une équipe spécialisée a été postée dans les aires de fréquentation diurne et aux points de départ des sentiers les plus fréquentés du parc afin de renseigner les visiteurs et d’aider à la gestion de la circulation. Cette équipe s’est concentrée sur les secteurs très fréquentés tels que le lac Maligne, les chutes Athabasca, le lac Annette et les points de départ des sentiers dans la zone touchée par le feu de forêt. Au total, cette équipe est entrée en contact avec plus de 62 000 visiteurs.

Des panneaux et des barrières physiques supplémentaires ont été installés dans les zones sujettes aux embouteillages et aux problèmes de stationnement afin d’améliorer le respect des règles, la fluidité du trafic et l’accès des véhicules d’urgence.

JasperActuel fournit des mises à jour quotidiennes tout au long de la saison estivale sur ce qui est ouvert, la disponibilité des stationnements, les mises à jour sur l’état des routes, et bien plus encore. En 2025, la fréquence des rapports de JasperActuel a été considérablement augmentée afin de fournir aux visiteurs de l’information en temps réel sur la capacité des stationnements, afin de les aider à planifier leur voyage et pendant leur séjour.

Les visiteurs peuvent également consulter la page Ce qui est ouvert dans le parc national Jasper  pour obtenir des renseignements à jour sur les fermetures de secteurs dans le parc. Cette page a été particulièrement utile lors de la première saison estivale après le Feu de forêt de Jasper 2024. La page a permis aux visiteurs de planifier leur séjour en toute confiance.

Stratégie 3 : Renforcement des relations avec les Autochtones

Parcs Canada travaille avec plus de 20 groupes autochtones qui constituent le Forum des Autochtones du parc national Jasper. Les partenaires autochtones et Parcs Canada discutent de la gestion du parc et des questions opérationnelles, en plus de collaborer sur les projets du parc. Parcs Canada et le Forum des Autochtones du parc national Jasper se sont réunis en juin et en octobre. La séance d’octobre comprenait des visites du site de la prairie Buffalo, du Centre des Palissades et de l’aire culturelle autochtone. Plusieurs autres séances de mobilisation ont été organisées en 2025, notamment deux cérémonies du calumet et des réunions avec le Groupe de travail sur l’Exposition autochtone du parc national Jasper.

Exposition autochtone

En 2025, les visiteurs ont été invités à découvrir la nouvelle Exposition autochtone. L’Exposition autochtone est le fruit de plus de dix ans de travail et d’une collaboration entre quinze communautés. Langues, œuvres d’art et récits autochtones font partie de l’exposition présentée dans le parc national Jasper. Restez à l’affût pour en savoir plus sur l’achèvement de l’exposition et sur l’inauguration!

L’Exposition autochtone sous la neige fraîche. Photo : Parcs Canada / Luuk Wijk.

Surveillance autochtone

Pour soutenir les efforts de rétablissement dans l’ensemble du parc et de la collectivité, Parcs Canada a travaillé en étroite collaboration avec ses partenaires autochtones pour coordonner la surveillance des sites et les recherches archéologiques, y compris l’échantillonnage du sol et les relevés visuels.

Le feu comme chemin de guérison

L’un des nombreux arbres plantés dans le cadre du programme Healing through fire (Le feu comme chemin de guérison) avec des résidents de Jasper. Photo : Parcs Canada / Rachelle Linde

Le programme d’interprétation « Healing through fire » (Le feu comme chemin de guérison), organisé en collaboration avec des partenaires autochtones, a soutenu le rétablissement social et écologique en mettant les résidents de Jasper en contact avec la nature et le savoir autochtone. Plus de 300 résidents ont participé au programme et tissé des liens avec des partenaires autochtones et des naturalistes de Parcs Canada à l’occasion d’une expérience qui a permis d’entremêler la sagesse autochtone et la pratique scientifique, l’objectif étant de faire découvrir aux participants la résilience écologique après le Feu de forêt de Jasper 2024. Le programme a fait connaître les points de vue autochtones sur la guérison et comprenait la plantation d’arbres, en plus d’avoir exploré comment le paysage du parc a survécu, s’est régénéré et a recommencé à prospérer à la suite du feu de forêt.

 

Stratégie 4 : Communication, collaboration et apprentissages communs

Faire passer le mot – Médias sociaux

Parcs Canada fournit aux visiteurs des informations cohérentes et précises, ce qui permet à la population canadienne d’en apprendre davantage sur son patrimoine et de faire l’expérience du plein air d’une manière sûre et agréable. Le parc national Jasper harmonise ses canaux de médias sociaux, ses bulletins d’information et son site Web pour communiquer des renseignements importants, notamment des mises à jour sur l’entretien des sentiers et les événements, des conseils de planification d’excursion et des avis de déclenchement préventif d’avalanches.

Le Feu de forêt de Jasper 2024 a continué à susciter l’intérêt des médias, des visiteurs et des résidents tout au long de l’année 2025. Les pages Web du parc national Jasper consacrées au feu de forêt ont reçu plus de 118 000 visites, avec des périodes de pointe de visites notables liées aux conditions enfumées de juin et de septembre ainsi qu’au soutien apporté par Parcs Canada au Service d’incendie de la Colombie-Britannique lors de l’incendie du secteur du lac Yellowhead, qui s’est produit à l’extérieur de la limite ouest du parc national Jasper.

Plus de 130 articles de presse ont été publiés sur le Feu de forêt de Jasper 2024, en plus de diverses entrevues accordées par le personnel de Parcs Canada pour des projets de films liés au feu de forêt, avec des partenaires tels que Travel Alberta et des cinéastes de la région.

État du manteau neigeux

Parcs Canada, en collaboration avec la station de ski Marmot Basin, le Club alpin du Canada, Rockaboo Mountain Adventures, la Légion royale canadienne et l’organisme State of the Snowpack, a créé un nouveau programme communautaire de sensibilisation aux avalanches.

Stratégie 5 : Gestion de l’aménagement

Employée de Parcs Canada sur un site touché par un incendie de forêt. Photo de Parcs Canada.

Parcs Canada gère l’aménagement et le réaménagement pour s’assurer que les projets s’intègrent bien au paysage du parc national. Les études d’impact déterminent si les projets proposés ont des effets néfastes importants sur l’environnement du parc et proposent des mesures d’atténuation pour réduire ces effets.

En 2025, l’équipe chargée de l’évaluation d’impact a reçu 141 nouvelles demandes de projets et a continué à travailler sur environ 70 dossiers en cours pour des projets pluriannuels ou des projets qui ont redémarré après le Feu de forêt de Jasper 2024. L’équipe a mis en œuvre des plans d’enlèvement des débris et d’échantillonnage, a examiné les rapports externes et a effectué des inspections de fermeture pour plus de 400 propriétés et structures détruites par l’incendie.

Superficie commerciale

La superficie commerciale est l’espace à l’intérieur d’un bâtiment qui est utilisé à des fins commerciales, comme les hôtels, les restaurants ou les magasins. La loi limite à 118 222 m2 la surface de plancher commerciale qui peut être aménagée à Jasper. Cette limite a été établie en 2004, après que des préoccupations ont été soulevées au sujet de l’aménagement excessif dans les parcs nationaux. Elle contribue également à la préservation des terres du lotissement urbain, afin que celles-ci soient utilisées pour le logement et pour d’autres besoins de la collectivité. Toute la surface commerciale exploitable est désormais attribuée. Des parties de surface de plancher commerciale pourraient se libérer à l’avenir grâce au réaménagement de certaines entreprises.

Permis

Parcs Canada a délivré 152 permis d’aménagement et 117 permis de construction en 2025 pour des propriétés en cours de reconstruction à la suite du Feu de forêt de Jasper 2024. En 2025, Parcs Canada a délivré 190 permis d’aménagement et 8 permis de construction supplémentaires pour d’autres projets, tels que de nouvelles constructions et des rénovations. Cette année est une année chargée pour l’équipe, et très chargée pour la collectivité et les entrepreneurs qui procèdent à la planification et à la construction d’une variété de projets résidentiels et commerciaux.

Aménagement de logements

En collaboration avec la Jasper Municipal Housing Corporation (Société d’habitation municipale de Jasper), Parcs Canada a attribué un nouveau contrat de location pour un projet de logements abordables qui prévoit la construction d’un immeuble de 40 appartements à Jasper.

Stratégie 6 : Changements climatiques et adaptation

Le personnel de Parcs Canada installe une enseigne du projet Icy (Glacial) et un support pour téléphone cellulaire au glacier Athabasca. Photo : Parcs Canada / Luuk Wijk.

Année internationale de la préservation des glaciers de l’ONU 2025

Les Nations Unies ont désigné 2025 comme l’Année internationale de la préservation des glaciers afin d’attirer l’attention sur l’importance des glaciers pour la santé des écosystèmes et des liens qui les unissent aux êtres humains. Le champ de glace Columbia, dans le parc national Jasper, est reconnu comme un élément incontournable du site du patrimoine mondial de l’UNESCO des Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes. Parcs Canada a été invité à prendre la parole lors d’un symposium sur la surveillance et la gestion des glaciers organisé par le Réseau mondial des réserves de biosphère de montagne de l’UNESCO. La séance a exploré des expériences du monde entier dans des réserves où les glaciers jouent un rôle clé. Les participants ont échangé leurs points de vue sur l’impact des changements climatiques et du retrait des glaciers sur les paysages, les liens culturels et l’accès des visiteurs.

Galerie des Glaciers au Centre de découverte du Champ-de-Glace-Columbia

En partenariat avec l’organisme « Guardians of the Ice », la Galerie des Glaciers a été réaménagée pour présenter MELTDOWN, une exposition de photographies grand format qui saisissent la beauté et la majesté du champ de glace Columbia. Les photos de l’exposition MELTDOWN soulignent l’évolution du paysage du champ de glace Columbia et rappellent la fragilité de l’environnement dans le contexte des changements climatiques.

L’exposition renouvelée a entraîné une augmentation de 22 % de la fréquentation de la Galerie des Glaciers pour la saison 2025 par rapport à la même période de mai à juillet 2024. Elle a incité des milliers de visiteurs à s’engager à prendre des mesures locales pour lutter contre les changements climatiques.

Icy et RégénÀL’oeil, des projets de science citoyenne

Panneau de signalisation sur la régénération forestière du projet RégénÀL’oeil avec support pour téléphone cellulaire. Photo de Parcs Canada, Luuk Wijk.

En partenariat avec l’Université de Waterloo, le parc national Jasper a lancé les initiatives Icy (Glacial) et RégénÀL’oeil, deux projets de science citoyenne. Des supports pour téléphones cellulaires ont été installés à certains points de vue sur les glaciers et à certains endroits de régénération des forêts pour permettre aux visiteurs de capter des images du même point de vue. Lorsque ces images seront téléchargées dans une base de données, elles permettront de suivre l’évolution du paysage au fil du temps, ce qui contribuera à d’importantes recherches sur l’environnement.

 

Secteur de gestion

La gestion sectorielle porte sur des secteurs donnés des parcs nationaux qui présentent des défis de gestion complexes, comme des valeurs naturelles ou culturelles importantes, une forte fréquentation, un intérêt public élevé, une infrastructure significative ou diverses possibilités d’expérience pour les visiteurs. Le plan directeur du parc national Jasper (2022) cible la collectivité de Jasper et la vallée Tonquin comme nécessitant des objectifs de gestion précis pour orienter la gestion dans ces secteurs.

Secteur de gestion : Collectivité de Jasper

Centre de coordination du rétablissement de Jasper

Le Centre de coordination du rétablissement de Jasper (CCRJ) est un partenariat entre Parcs Canada et la Municipalité de Jasper visant à coordonner le rétablissement après le Feu de forêt de Jasper 2024.

En 2025, le CCRJ a publié le Cadre de rétablissement de Jasper ainsi qu’un Rapport d’étape de l’année 1. Le CCRJ publie des informations actualisées sur le rétablissement à la fois sur le site Web de Parcs Canada et celui de la Municipalité de Jasper, et par le biais de rapports annuels sur le rétablissement chaque été.

Le CCRJ se concentre actuellement sur les priorités suivantes :

 Priorité 1 : La gestion des débris

Coordonner l’enlèvement sécuritaire et rapide des débris d’incendie afin de permettre la reconstruction et de protéger la santé publique, la sécurité et l’environnement.

 Priorité 2 : L’hébergement provisoire

Fournir des logements provisoires sûrs et adaptés pour les résidents et travailleurs déplacés, afin d’assurer la stabilité et la continuité pendant le rétablissement.

 Priorité 3 : La reconstruction des résidences et des entreprises

Soutenir la reconstruction sécuritaire et efficace des résidences et des entreprises endommagées ou détruites, tout en saisissant les occasions de répondre aux besoins en logement à long terme et d’accroître la résilience face aux événements futurs.

 Priorité 4 : La relance sociale

Soutenir le bien-être individuel et collectif grâce à des services inclusifs qui aident les gens à guérir et à retisser des liens.

 Priorité 5 : La relance économique

Stabiliser et relancer l’économie de Jasper en soutenant les entreprises touchées, en accueillant les visiteurs et en favorisant le retour à l’emploi.

 Priorité 6 : Le rétablissement du parc

Remettre en état les biens du parc et les milieux naturels afin de préserver l’intégrité écologique et d’offrir aux visiteurs des expériences sécuritaires et de qualité.

Les progrès réalisés en 2025 sur le plan du rétablissement comprennent :

  • 93 % des propriétés détruites ont été certifiées comme ayant été débarrassées de tous leurs débris et présentant des conditions de sol sûres pour la reconstruction.
  • Des logements provisoires sont en place pour soutenir la collectivité pendant la reconstruction et abritent 462 ménages ou 805 personnes.
  • Des permis de construction ont été délivrés pour 107 propriétés reconstruites, ce qui représente 235 unités d’habitation. Les délais de traitement des demandes de permis complètes et conformes ont diminué de 60 %, passant d’une moyenne de 50 jours ouvrables en janvier 2025 à 20 jours ouvrables en novembre 2025.
  • L’équipe de rétablissement social du CCRJ a procédé à l’évaluation des besoins de la collectivité, mis en place des mesures de soutien communautaire fondamentales, coordonné des programmes de rétablissement à l’échelle de la collectivité, mené des activités de commémoration et de guérison culturelle, et renforcé les partenariats et la mobilisation.
  • Un village éphémère et un parc industriel provisoire ont été créés pour soutenir les entreprises déplacées. Des aires de dépôt temporaires ont été créées pour répondre aux besoins de stockage de la construction.
  • Les réparations et l’enlèvement des arbres dangereux ont permis de rouvrir 75 % des campings de l’avant-pays. Les campings constituent une part importante des possibilités d’hébergement offertes aux visiteurs et contribuent au rétablissement économique de Jasper.
  • La planification de la reconstruction a progressé pour les infrastructures de Parcs Canada, y compris les terrains de camping, les routes et les logements du personnel touchés à l’intérieur et à l’extérieur du lotissement urbain.
  • Des évaluations géotechniques et une planification sont en cours pour les sites qui restent fermés en raison de risques pour la sécurité, notamment les secteurs du canyon Maligne et de la route du Mont-Edith Cavell.

Secteur de gestion : Vallée Tonquin

Parcs Canada utilise des appareils photo actionnés par le mouvement pour surveiller les populations de prédateurs dans la vallée Tonquin. Les informations recueillies à partir de ces images nous aident à mieux comprendre le risque que représentent les prédateurs pour les caribous.

En 2025, Parcs Canada a achevé la construction d’un enclos de transition sur un site situé près du lac Amethyst pour le programme d’élevage de conservation des caribous. L’enclos de transition aidera les caribous qui quittent le centre d’élevage à s’acclimater à l’environnement sauvage avant d’être relâchés dans la vallée Tonquin.

Ce site, qui abritait auparavant la pourvoirie de la vallée Tonquin, sera utilisé par le personnel de Parcs Canada pour soutenir les activités opérationnelles dans ce secteur, notamment la mise en liberté et la surveillance des caribous. Cette décision fait suite à la constatation que le chalet de patrouille de la vallée n’est pas sécuritaire en raison de problèmes de fondations.

Caribous au lac Amethyst dans la vallée Tonquin. Photo de Parcs Canada.

Résumé du financement

Au cours de l’exercice 2024-2025, l’unité de gestion de Jasper (qui comprend le lieu historique national du Fort-St. James en Colombie-Britannique) a continué de prendre des mesures extraordinaires pour se remettre du feu de forêt de 2024 et reprendre ses activités et ses services aux visiteurs. Le budget de fonctionnement de l’unité de gestion pour cette année était d’environ 26,4 millions de dollars et provenait principalement des recettes issues des droits d’entrée, des droits de camping et des loyers des terrains.

À lui seul, le Feu de forêt de Jasper 2024 a été le deuxième feu de forêt le plus coûteux de l’histoire du Canada, avec des dommages assurés estimés à 1,23 milliard de dollars.

De 2024 à la fin de 2025, le gouvernement fédéral a investi plus de 383 millions de dollars pour soutenir la reconstruction de Jasper et le rétablissement du parc national Jasper. En outre, le gouvernement du Canada fournit une aide financière en cas de catastrophe au gouvernement de l’Alberta.

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