Recherche et surveillance à propos du caribou

Parc national Jasper

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Que pouvons-nous apprendre de la surveillance des caribous?

Dans la partie septentrionale du globe, les caribous sont honorés et respectés par de nombreux peuples autochtones. Le caribou joue un rôle essentiel dans le maintien d’écosystèmes sains et équilibrés. Les forêts anciennes et les habitats subalpins et alpins fragiles, où vivent les caribous, ont évolué avec ces derniers sur le territoire.

Certains peuples autochtones dont l’histoire est associée à ce qui est maintenant le parc national Jasper entretiennent des liens culturels et spirituels étroits avec le caribou. Les cérémonies et les perspectives autochtones nous aident à mieux comprendre le caribou. Parcs Canada collabore avec ses partenaires autochtones au rétablissement du caribou et continue de s’inspirer des savoirs autochtones.

Parcs Canada dispose d’un programme de surveillance continue pour recueillir des renseignements sur la faune, y compris le caribou, le cerf, le wapiti et le loup. Ces renseignements nous aident à comprendre les interactions entre ces animaux, leur utilisation de l’habitat dans le parc et les tendances de leurs populations au fil du temps. Des rapports réguliers fournissent des résultats détaillés du programme de surveillance.

Dénombrement des caribous

Depuis sa création, le parc national Jasper a surveillé les populations de caribous et d’autres espèces sauvages à l’aide des outils qui étaient à sa disposition. Un programme de surveillance des caribous a été mis en place en 2001 pour les aires de répartition des caribous de la Maligne, de la Brazeau et de la vallée Tonquin. Combien y a-t-il de caribous dans le parc national Jasper?

Documents autochtones, archéologiques et écrits

Les détenteurs du savoir autochtone et les archéologues confirment que les humains et les caribous coexistent sur ce territoire depuis des milliers d’années. Un panache daté au carbone 14 et mis au jour après la fonte d’une plaque de glace atteste que les caribous sont présents dans cette région depuis au moins 1300 ans.

Caribous dans les collines Bald de la vallée de la Maligne du parc national Jasper (1950).

Bois de caribou trouvés près d’un banc de glace fondu dans un col de haute montagne près de la vallée Tonquin dans le parc national Jasper (2018). Source : Parcs Canada, Aaron Osicki.

Rapport d’un garde de parc sur la faune observée dans la vallée de la rivière Snake Indian (1956). En plus du lynx, du cougar, des orignaux, des chèvres, des mouflons, des cerfs mulets et des grizzlis, le garde de parc a vu 56 caribous.

Les documents écrits remontent à 1857. L’explorateur européen James Hector, de l'expédition Palliser faisait référence à de « grands troupeaux » de caribous et à des zones « abondantes en caribous ». En 1974, John G. Stelfox, biologiste de la faune et chercheur pour le Service canadien de la faune, estimait le nombre de caribous à au moins 200, et pouvant atteindre 650 dans les secteurs sud du parc national Jasper entre 1915 et 1973. Des relevés occasionnels à la fin des années 1980 et au milieu des années 1990 ont indiqué qu’il y avait environ 150 à 200 caribous. Depuis, la population a chuté à moins de 100 individus.

  • Limites

    Certaines histoires orales et écrites ne sont pas connues de Parcs Canada ou ont été perdues au fil du temps.

Relevé aérien

Chaque année, les biologistes recensent les caribous en survolant leur habitat à bord d’un hélicoptère et en comptant le nombre de caribous qu’ils voient. Le relevé a lieu à l’automne, lorsque les caribous se rassemblent en grands groupes pour le rut (saison des amours). Les biologistes attendent qu’il y ait de la neige au sol pour que les caribous et leurs traces soient plus faciles à voir.

Lors de ce relevé, les biologistes recueillent des informations sur le nombre minimum de caribous observés, y compris le nombre de faons, de mâles et de femelles. Ces données sont essentielles pour nous aider à comprendre l’évolution de la population.

  • Limites

    Lors de la surveillance par voie aérienne, les conditions météorologiques et géographiques limitent notre capacité à repérer les caribous dans un vaste paysage. La petite taille des populations les rend également plus difficiles à trouver. La zone survolée se situe généralement entre la limite des arbres et les sommets des montagnes. Les caribous y sont plus facilement repérables qu’en dessous de la limite des arbres, où ils sont cachés par la forêt. Même avec de bonnes conditions et techniques de relevé, il est peu probable que nous voyions 100 % de la population. Afin de tenir compte des caribous que nous ne voyons pas, nous utilisons des techniques statistiques pour estimer la taille de la population.

Des biologistes de Parcs Canada notent l’emplacement et le nombre d’échantillons d’excréments de caribou recueillis au cours d’un relevé hivernal.

Une biologiste de Parcs Canada regarde par la fenêtre d’un hélicoptère en effectuant la surveillance aérienne des caribous.

Quatre caribous des montagnes observés lors d’un relevé aérien. Les biologistes prennent des photos des animaux pour les classer ensuite selon qu’il s’agit de mâles/femelles et de faons/individus âgés d’un an/adultes.

Prélèvement d’excréments

L’étude des excréments d’animaux est un excellent moyen d’obtenir des informations détaillées sans trop déranger les animaux. Au cours du relevé aérien annuel, les biologistes recherchent des traces et des endroits où les caribous ont laissé des trous ou des dépressions dans la neige en cherchant de la nourriture. Ils s’arrêtent pour prélever des échantillons d’excréments de caribous qu’ils ramènent ensuite à un laboratoire pour analyse. Chaque année, plus de 150 échantillons d’excréments de caribous sont recueillis.

Une biologiste de Parcs Canada prélève un échantillon d’excréments de caribou. À l’aide d’un bâtonnet, elle recueille les excréments de caribou et la neige dans un sac en plastique. Les échantillons sont ensuite acheminés directement par hélicoptère et conservés dans un congélateur afin de préserver l’ADN jusqu’à ce que les excréments puissent être analysés.

Une biologiste de Parcs Canada traite des échantillons d’excréments de caribou dans un laboratoire. Elle prélève un échantillon de mucus à l’extérieur de la pelote fécale congelée. Chaque échantillon est étiqueté et scellé, puis envoyé à un laboratoire partenaire pour analyse.

L’extraction d’ADN à partir d’excréments congelés de caribous nous permet d’identifier les caribous individuellement en analysant leur composition génétique. Au fil du temps, ces informations sont utilisées pour estimer avec plus de confiance le nombre de caribous dans le parc, leur âge, la proportion de mâles et de femelles, et le nombre minimum de femelles reproductrices. La collecte d’excréments de caribous de divers individus sur plusieurs années nous permet également d’en savoir plus sur la survie des caribous, l’apparition de nouveaux caribous dans le parc et les déplacements entre les différentes populations.

  • Limites

    La collecte, le traitement, le génotypage et l’analyse des modèles statistiques de l’ADN des excréments prennent du temps, ce qui signifie que les résultats sont généralement retardés d’un an. Il est possible que les excréments de certains caribous passent inaperçus lors de la collecte sur le terrain. Pour en tenir compte, nous utilisons des modèles statistiques pour estimer le nombre de caribous dont nous n’avons pas pu recueillir les excréments.

Collier émetteur à transmission par satellite

La radiotélémétrie et les colliers émetteurs à transmission par satellite recueillent des données de localisation et les envoient aux biologistes. Le parc national Jasper a utilisé deux types de colliers de radiotélémétrie pour surveiller les caribous entre 2003 et 2010. En 2010, Parcs Canada a adopté des techniques de surveillance moins invasives, comme l’analyse de l’ADN prélevé dans les excréments et les appareils photo actionnés par le mouvement.

Deux caribous avec leurs bois dans un paysage boisé et enneigé du parc national Jasper. Un caribou porte un collier GPS fonctionnant avec la technologie satellitaire. Source : Mark Bradley

Une biologiste de Parcs Canada examine une carcasse de caribou portant un collier, qui a été la proie d’un carcajou à haute altitude dans le parc national Jasper.

La technologie des colliers émetteurs s’est continuellement améliorée et permet aujourd’hui de signaler plus rapidement les déplacements et les mortalités. En 2021, Parcs Canada a commencé à utiliser des colliers GPS fonctionnant avec la technologie satellitaire pour surveiller les femelles adultes de la population de la vallée Tonquin. Grâce à ces colliers, nous pourrons avoir une meilleure compréhension des circonstances, du moment et du lieu de décès des femelles caribous. Ces informations pourraient aider Parcs Canada à prévenir les décès au sein d’une population de caribous gravement réduite et s’avéreront précieuses pour le nouveau programme d'élevage de conservation de Parcs Canada.

  • Limites

    La taille restreinte de la population de caribous rend difficile l’établissement de conclusions fiables avec seulement un petit nombre de colliers. L’ajout de données radio et satellitaires aux autres informations que nous recueillons sur les caribous est précieux pour la modélisation statistique.

Appareils photo actionnés par le mouvement

Le parc national Jasper dispose d’un réseau de plus de 100 appareils photo actionnés par le mouvement installés afin d’étudier la manière dont les animaux utilisent leur habitat et de déterminer quelles zones ils fréquentent. Lorsque les animaux sauvages passent devant un appareil photo, leur mouvement est détecté et l’appareil prend une série de photos.

En plus de surveiller la façon dont les caribous utilisent leur habitat, les images prises par ces appareils photo permettent d’identifier les caribous grâce à la forme de leurs bois, de confirmer le nombre minimum de caribous dans le parc et de détecter la présence de nouveaux faons.

  • Limites

    Les appareils photo ne capturent pas les images de tous les animaux présents dans une zone, car ceux-ci doivent passer devant l’objectif. Il est donc important de placer les appareils photo dans des emplacements où les animaux sont susceptibles de passer.

Une biologiste de Parcs Canada installe un appareil photo actionné par le mouvement dans l’habitat du caribou dans le parc national Jasper.

Image prise par un appareil photo actionné par le mouvement montrant trois caribous des montagnes de la harde de l’À-la-Pêche, dans le parc national Jasper.

Conditions écologiques

Surveillance des loups

Image prise par un appareil photo actionné par le mouvement de deux loups dans le parc national Jasper.

Nous utilisons des appareils photo actionnés par le mouvement, la télémétrie et des colliers émetteurs à transmission par satellite dans le parc national Jasper pour surveiller la densité des loups (le nombre de loups dans une zone de 1 000 km2). En plus de suivre le temps que les loups passent dans l’habitat du caribou, nous pouvons estimer la taille des meutes et identifier les individus ainsi que les meutes uniques grâce aux couleurs et aux marques de leur pelage.

La densité des loups est un facteur important qui influence l’évolution des populations de caribous. La densité de loups dans le parc national Jasper est estimée à 1,6 loup par 1 000 km2 comparativement à 3,9 en 2011 et à 6,9 en 2004. Ce nombre est suffisamment faible pour que les populations de caribous puissent se maintenir de manière autonome.

L’étude des restes d’animaux tués par les loups nous aide à comprendre ce que les loups mangent et à quelle fréquence ils s’attaquent aux caribous. Pendant plusieurs mois, des données de localisation GPS sont recueillies à partir de loups munis de colliers pour identifier d’éventuels sites de prédation. Les biologistes étudient ensuite les sites et recherchent des traces de carcasses. De nombreuses carcasses différentes ont été trouvées à ces sites, notamment des cerfs, des wapitis, des orignaux, des caribous, des marmottes et des ours. La proie la plus courante sur ces sites est le cerf, mais cela varie d’une meute de loups à l’autre.

Surveillance des cerfs

Image prise par un appareil photo actionné par le mouvement d’un cerf mulet dans le parc national Jasper.

Les cerfs et les caribous sont des ongulés qui ont plusieurs prédateurs en commun. Des recherches menées à travers le Canada ont montré que les perturbations du paysage qui créent plus d’habitats de pâturage pour des animaux comme le cerf peuvent entraîner une augmentation de leurs populations. Il s’ensuit une hausse des populations de loups qui peut éventuellement avoir un impact négatif sur les populations de caribous. La surveillance des cervidés est donc importante pour comprendre les tendances des populations de proies susceptibles de provoquer une augmentation de la population de loups.

Des images de cerfs mulets et de cerfs de Virginie prises par des appareils photo actionnés par le mouvement servent à estimer la densité des cerfs et les tendances des populations dans la zone entourant le lotissement urbain de Jasper. Parcs Canada étudie comment les cerfs utilisent l’habitat qui a été fortement perturbé par une épidémie de dendroctone du pin ponderosa, à la fois avant et après l’éclaircissement d’une grande partie de la forêt mature en vue de protéger la communauté en 2017 et 2018.

Projets de recherche

  • Combien de caribous compte la harde de la vallée Tonquin?

    Université du Montana / Speedgoat Wildlife Solutions

    Parcs Canada a collaboré avec l’Université du Montana pour élaborer un modèle intégré de population (MIP) à partir des données sur le caribou du parc national Jasper.

    Le MIP est un modèle statistique avancé qui combine toutes les données recueillies par le parc national Jasper depuis 2003 pour calculer une estimation annuelle de la population de caribous de la vallée Tonquin. En utilisant le modèle, nous pouvons obtenir des renseignements plus précis sur les tendances des populations, le nombre de femelles et de mâles, leur âge, ainsi que les taux de survie et de reproduction. Le MIP fournit également une estimation plus précise des tendances de la population que celle de toute autre méthode de suivi.

    Journal Ecosphere (article en anglais)

  • À quel point l’ADN des caribous de Jasper est-il diversifié? Quelles sont les populations les plus proches génétiquement?

    Université de Calgary

    À partir d’échantillons de tissus de caribous, des scientifiques de l’Université de Calgary (les Drs Samuel Deakin et Jocelyn Poissant, s’appuyant sur les travaux des Drs Maria Cavedon et Marco Musiani) ont étudié les gènes des caribous des montagnes du sud dans la région de Jasper et ses environs. Ces méthodes génétiques et d’analyse permettent de mieux comprendre les caribous, tant individuellement qu’au niveau des hardes. Elles fournissent également des informations sur la diversité génétique et les variations présentes chez les caribous des montagnes du sud en Alberta et en Colombie-Britannique.

    Les caribous d’autres régions de l’Alberta et de la Colombie-Britannique, qui partagent des caractéristiques génétiques et comportementales similaires à celles des caribous de Jasper, peuvent ainsi appuyer le programme d’élevage de conservation de Parcs Canada. Les résultats montrent que les populations situées au nord et à l’ouest de Jasper présentent des niveaux moyens à élevés de diversité génétique et sont génétiquement similaires aux caribous du secteur sud de Jasper. Parcs Canada collabore avec les gouvernements de l’Alberta et de la Colombie-Britannique afin d’identifier les populations qui pourraient fournir un petit nombre de caribous pour le programme d’élevage de conservation et qui, surtout, ne seraient pas affectées de façon significative par le retrait de quelques individus.

    Les renseignements génétiques détaillés permettront également de s’assurer que la reproduction au Centre d’élevage de conservation du caribou donne naissance à des faons génétiquement diversifiés, résilients et aptes à rejoindre les hardes sauvages. Cette collaboration fournira les bases et les techniques nécessaires pour orienter la sélection génétique des couples reproducteurs au Centre d’élevage de conservation du caribou dans les années à venir.

    Journal of Conservation Genetics (article en anglais)

  • Pourquoi les femelles caribous ont-elles des bois?

    Université de Cincinnati

    Chez presque toutes les espèces de cervidés (y compris l’orignal, le wapiti et le cerf mulet), seuls les mâles ont des bois, mais les femelles caribous sont une exception : elles en portent aussi. Étonnamment, alors que la plupart des caribous mâles portent des bois qu’ils perdent chaque année, la proportion de femelles au sein d’une population qui développent des bois varie considérablement, entre 3 % et 98 % en Amérique du Nord. Le pourcentage de femelles avec des bois dans une même aire de répartition de caribous change-t-il au fil du temps et, dans l’affirmative, qu’est-ce qui entraîne ce changement?

    À l’aide de photographies de caribous prises lors des relevés annuels du parc national Jasper, des scientifiques de l’Université de Cincinnati (la doctorante Maddie Gaetano et le Dr Joshua Miller) comptent chaque année le nombre de femelles à Jasper qui développent des bois et celles qui n’en développent pas. Ils comparent ensuite le nombre de femelles avec bois aux changements climatiques et démographiques subis par la population afin d’évaluer les facteurs susceptibles d’expliquer la variabilité annuelle de la production de bois chez les femelles caribous. Cette recherche enrichit notre compréhension de la manière dont les caribous femelles développent leurs bois et fournit des indices sur les facteurs ayant favorisé l’émergence de cette caractéristique.

  • Les microorganismes provenant de différents régimes alimentaires influencent-ils la santé des caribous?

    Université de l’Alberta

    Les microorganismes vivant dans l’intestin jouent un rôle important dans la digestion et la santé globale de l’animal. En comparant les communautés de microorganismes présentes dans les intestins des caribous ayant différents régimes alimentaires, une équipe de chercheurs de l’Université de l’Alberta étudie comment le microbiome pourrait influencer la relation entre l’alimentation et la santé de ces animaux.

    L’équipe de l’Université de l’Alberta a comparé les caribous qui se nourrissent de lichens arboricoles, ceux qui se nourrissent de lichens terrestres, les caribous de l’enclos de maternité de Revelstoke, ainsi que les caribous semi-domestiqués. Leurs résultats montrent que les caribous en liberté vivant en milieu de neige profonde se nourrissant de lichens arboricoles Bryoria et Nodobryoria, ces derniers étant reconnaissables par leurs fines mèches semblables à des cheveux, possèdent un microbiome distinct de celui des caribous des milieux de neige peu profonde, qui se nourrissent principalement des lichens terrestres Cladonia et Stereocaulon. Les caribous des enclos de maternité situés en milieu de neige profonde ont montré des modifications significatives de leur alimentation et de la composition de leur microbiome. Leurs résultats suggèrent donc que les gestionnaires devraient examiner attentivement l’alimentation des populations de caribous lorsqu’ils planifient des interventions susceptibles de modifier leur régime alimentaire.

    Journal of Molecular Ecology (article en anglais)

  • Quels changements environnementaux se cachent derrière les artefacts retrouvés dans les glaciers alpins en fonte?

    Étude archéologique de l’Alberta, Musée royal de l’Alberta, Université de l’Alberta et Université MacEwan

    En 2009, un manche en bois a été découvert près d’un banc de glace fondant à proximité de la limite ouest du parc national Jasper. À la suite de cette découverte, des études menées sur d’autres bancs de glace ont permis de découvrir d’autres artefacts et vestiges, notamment une lanière de cuir nouée, un os de bison et des bois de caribou, datant d’il y a 250 à 2500 ans. Les datations au carbone 14 des bois de caribous retrouvés dans des contextes similaires suggèrent que les caribous utilisent les bancs de glace – pour se rafraîchir par temps chaud et échapper aux insectes nuisibles – depuis des milliers d’années.

    Les artefacts figés dans la glace peuvent avoir des milliers d’années, et pourtant être parfaitement conservés, comme s’ils avaient été déposés il y a à peine un an ou deux. Mais une fois la glace fondue, l’exposition à l’environnement peut rapidement modifier la qualité et la décomposition de l’artefact. C’est pourquoi il est crucial d’identifier rapidement les découvertes importantes dès qu’elles sont mises au jour. Parcs Canada collabore avec la Commission archéologique de l’Alberta, le Musée royal de l’Alberta, l’Université de l’Alberta et l’Université MacEwan pour mieux comprendre les bancs de glace, les indices paléoenvironnementaux et l’évolution des écosystèmes au fil du temps.

    Journal of Glacial Archaeology (article en anglais)

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