Rapport sur les résultats ministériels 2024-2025 de Parcs Canada
Renseignements sur les droits d’auteur
© Sa Majesté le Roi du chef du Canada, représenté par le ministre de l’identité et de la culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles, 2025
Numéro au catalogue : R61-108F-PDF
ISSN : 2561-1534
Aussi disponible en anglais sous le titre : 2024-25 Departmental Results Report
En un coup d’œil
Le présent rapport sur les résultats ministériels présente les réalisations réelles de Parcs Canada par rapport aux plans, aux priorités et aux résultats attendus énoncés dans son Plan ministériel pour 2024 2025. La période visée par le rapport est l’exercice financier 2024 à 2025. Un exercice financier s’étend du 1er avril au 31 mars.
Principales priorités
Parcs Canada a cerné les principales priorités suivantes pour cette année :
- gérer efficacement les milieux naturels et en étendre la protection;
- assurer la protection des objets archéologiques et historiques confiés à Parcs Canada et poursuivre l’examen des désignations;
- offrir des expériences enrichissantes et inclusives;
- favoriser l’intendance autochtone;
- mettre en œuvre les stratégies et les priorités en matière de durabilité à long terme des biens en plus d’améliorer l’harmonisation ainsi que l’efficacité organisationnelle;
- mettre sur pied et consolider une équipe compétente et inclusive à Parcs Canada.
Faits saillants pour Parcs Canada cette année
- Total des dépenses réelles (y compris les services internes) : 1 368 745 848 $
- Personnel équivalent temps plein total (y compris les services internes) : 6 097
Pour tout savoir sur les dépenses totales et les ressources humaines de Parcs Canada, veuillez consulter la section Dépenses et ressources humaines de son rapport complet sur les résultats ministériels.
Sommaire des résultats
Voici un résumé des résultats atteints par le ministère en 2024 2025 dans ses principaux secteurs d’activité, appelés « responsabilités essentielles ».
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Responsabilité essentielle 1 : Protéger et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel du Canada
- Dépenses réelles : 1 192 453 379 $
- Personnel équivalent temps plein réel : 4 947
- Le soutien marqué des Canadiens pour le travail de Parcs Canada et l’importance de la nature dans leur vie quotidienne s’est maintenu;
- Au cours de cet exercice, environ 92 % des Canadiens appuyaient le mandat de Parcs Canada consistant à protéger et à mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel, ce qui est comparable aux niveaux de soutien observés en 2022 et 2023;
- La fréquentation a légèrement diminué, passant à 23,2 millions de visiteurs par rapport à 23,7 millions pendant l’exercice 2023 à 2024, en raison d’une baisse de la fréquentation du parc national Jasper attribuable au feu de forêt;
- Jasper a accueilli 1,2 million de visiteurs de moins cette année par rapport à l’exercice 2023 à 2024. Si l’on tient compte de ce facteur, Parcs Canada aurait été en bonne voie d’offrir plus de 24 millions d’expériences;
- Le nombre de lieux administrés par Parcs Canada où les peuples autochtones utilisent les terres et les eaux conformément à leurs pratiques culturelles traditionnelles et modernes a augmenté pour s’établir à 77 en mars 2025, ce qui est supérieur à l’objectif fixé pour mars 2026;
- Lors du feu de forêt dévastateur à Jasper en juillet 2024, Parcs Canada a travaillé sans relâche avec ses partenaires pour protéger les résidents et la ville de Jasper, puis pour rétablir les services aux visiteurs afin de favoriser la reprise de l’économie régionale;
- Parcs Canada a fait d’importants progrès pour renouveler son Cadre ministériel des résultats ainsi que son Répertoire des programmes, ce qui l’aidera à mieux mesurer son rendement et à produire des résultats manifestes pour les Canadiens;
- Parcs Canada a entrepris une série d’initiatives stratégiques afin d’améliorer son intégrité financière, sa conformité et son rendement opérationnel, notamment le renouvellement de son cadre de contrôle interne, la modernisation de normes et de guides financiers importants, le renforcement des pratiques comptables et le déploiement de solutions numériques pour appuyer la prise de décisions et la prestation de services.
Pour en savoir davantage sur Protéger et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel du Canada de Parcs Canada, veuillez consulter la section Résultats : Nos réalisations de son rapport sur les résultats ministériels.
Message du ministre
En ma qualité de ministre responsable de Parcs Canada, j’ai l’honneur de présenter le Rapport sur les résultats ministériels pour l’exercice 2024 à 2025. Au cours de la dernière année, Parcs Canada a continué de jouer un rôle de chef de file mondial dans les secteurs du tourisme et de la conservation des ressources naturelles et culturelles, tout en appuyant l’objectif ambitieux de notre gouvernement de protéger 30 % des terres et des eaux du Canada d’ici 2030. Les lieux administrés par Parcs Canada représentent les plus beaux fleurons de notre pays, et ceux-ci contribuent à unir la population canadienne d’un océan à l’autre et procurent à tous un sentiment de fierté.
Les lieux dans lesquels Parcs Canada joue un rôle d’administration sont au cœur de notre identité nationale. Ils soutiennent les économies locales partout au pays, génèrent des milliards de dollars chaque année pour l’économie canadienne et emploient des dizaines de milliers de Canadiens et Canadiennes. Ils jouent également un rôle essentiel dans l’atténuation des effets des changements climatiques, soutiennent la protection des espèces en péril et offrent à notre gouvernement des occasions de collaborer avec les peuples autochtones afin de mettre en place et cogérer un réseau de lieux historiques nationaux, parcs nationaux, et aires marines nationales de conservation qui reconnaît et honore les contributions historiques et contemporaines que les peuples autochtones ont apportées au Canada.
Le travail accompli par Parcs Canada, notamment la création et l’intendance de parcs nationaux et d’aires marines nationales de conservation ainsi que la protection des écosystèmes et des espèces en péril, contribue de façon importante à la résilience environnementale du Canada. Cette année, Parcs Canada et le gouvernement de la Nation mi’kmaw de l’Île-du-Prince-Édouard ont conclu une entente pour la création de la réserve de parc national de Pituamkek à l’Île-du-Prince-Édouard, qui est ainsi devenue le 48e parc national du Canada. Parcs Canada a également poursuivi les travaux visant à créer une nouvelle réserve de parc national dans la région de l’Okanagan et de Similkameen, en Colombie-Britannique, et a fait des progrès considérables dans les travaux liés à la création de 10 nouvelles aires marines nationales de conservation.
Parcs Canada reconnaît le rôle de longue date que jouent les peuples autochtones dans la protection de leurs terres ancestrales, de même que les liens historiques et culturels profonds qu’ils entretiennent avec leurs terres, leurs eaux et leurs glaces traditionnelles. La collaboration avec des partenaires autochtones pour l’intégration du savoir et des modes de vie autochtones dans les lieux historiques nationaux, les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation permet de faire en sorte que ces lieux patrimoniaux contribuent encore davantage au façonnement de l’identité nationale du Canada et à l’affirmation de sa souveraineté. Ces aspects reflètent l’engagement du Canada à préserver l’importance écologique, culturelle et stratégique du pays de manière pacifique, inclusive et durable.
Cette année, une étape importante à l’appui de l’engagement du gouvernement du Canada de mettre en œuvre la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones a été franchie grâce à la publication par Parcs Canada de la nouvelle Politique sur l’intendance autochtone. Cette politique, qui a été élaborée conjointement avec des dirigeants autochtones et adoptée lors d’une cérémonie menée par le Cercle d’intendance autochtone en octobre 2024, reconnaît et soutient l’intendance autochtone dans tous les lieux où Parcs Canada joue un rôle d’administration et guide la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies.
Le feu de forêt qui s’est déclenché en juillet 2024 à Jasper représente un moment crucial qui a nécessité une réponse rapide et coordonnée des organismes d’intervention, dont Parcs Canada. Après cet événement, Parcs Canada a axé ses efforts sur le retour sécuritaire des résidents à Jasper et le rétablissement des services aux visiteurs afin de stimuler l’économie locale, qui repose en grande partie sur le tourisme. Au printemps 2025, grâce aux efforts acharnés de Parcs Canada et de ses partenaires, la majeure partie du parc national Jasper avait été rouverte, ce qui représentait une énorme quantité de travail accompli en peu de temps. Le gouvernement du Canada investit 160,1 millions de dollars pour appuyer le rétablissement du parc national Jasper et de la ville de Jasper.
Ce ne sont là que quelques-unes des étapes franchies et des réalisations que vous découvrirez à la lecture du présent rapport. Je vous invite à l’examiner davantage et à prendre connaissance de ce que fait Parcs Canada pour protéger les trésors naturels et culturels du Canada, pour aider à atténuer les effets des changements climatiques et pour créer des liens significatifs entre la population canadienne et nos histoires collectives, tant pour les générations d’aujourd’hui que pour celles de demain.
Message du président et directeur général
Je suis fier de présenter le Rapport sur les résultats ministériels de cette année, qui traite des nombreuses réalisations de l’équipe de Parcs Canada tout au long de la période visée.
Depuis sa création en 1911 en tant que premier service de parcs nationaux au monde, Parcs Canada s’est vu confier la responsabilité de protéger et de mettre en valeur le patrimoine culturel et naturel remarquable et unique du Canada, patrimoine qui témoigne de la riche diversité du pays. Je suis constamment touché de constater le dévouement, la passion et le professionnalisme dont font preuve les membres de l’équipe de Parcs Canada qui s’emploient à donner vie aux récits des lieux administrés par Parcs Canada pour les plus de 20 millions de visiteurs que nous accueillons chaque année dans ces lieux exceptionnels.
Cette année a été marquée par des défis importants et des réalisations impressionnantes. L’un des moments les plus marquants de 2024 a été le feu de forêt dévastateur qui a fait rage à Jasper. En collaborant étroitement avec la municipalité et de nombreux autres partenaires, l’équipe de Parcs Canada, qui travaille avec soin et dévouement, à assurer l’évacuation sécuritaire de plus de 20 000 résidents et visiteurs, ainsi que la protection d’infrastructures essentielles. Depuis, les efforts que nous déployons visent surtout à soutenir le rétablissement de la collectivité, notamment à ramener les gens chez eux, à rétablir les services et à accueillir de nouveau des visiteurs pour leur permettre de découvrir tout ce que Jasper peut offrir.
Cette année, conformément à sa priorité d’honorer et de soutenir l’intendance autochtone, Parcs Canada a atteint à l’avance un important objectif important. Le nombre de lieux administrés par Parcs Canada où les peuples autochtones se livrent à des pratiques culturelles traditionnelles et contemporaines est passé à 77 cette année, soit environ un an plus tôt que prévu, ce qui aidera les Autochtones à créer ou à rétablir des liens avec les terres, les eaux, les glaces et les cultures.
Un autre jalon important franchi cette année a été la création de la réserve de parc national de Pituamkek, le 48e parc national du Canada. Formées d’un cordon d’îles situées dans le nordouest de l’Île-du-Prince-Édouard, les terres de Pituamkek (bi-DOU-om-guèque) constituent, sur le plan écologique, l’un des écosystèmes de dunes côtières les plus importants de l’Est du Canada et revêtent une grande importance culturelle et historique pour les Mi’kmaq d’Epekwitnewaq, les Mi’kmaq d’Epekwitk et les résidents de l’Île-du-Prince-Édouard.
Cette année a également marqué le 10e anniversaire de la découverte par Parcs Canada et de partenaires inuits de l’emplacement de l’épave du HMS Erebus, l’une des épaves liées à la légendaire expédition de 1845 de sir John Franklin. L’emplacement de l’épave a pu être confirmé grâce aux conseils et au savoir traditionnel des Inuit, qui a été transmis de génération en génération au cours des 170 dernières années, après que les Inuit eurent constaté pour la première fois les conséquences tragiques et désastreuses de l’expédition de Franklin. Le lieu historique national des Épaves-du-HMS Erebus-et-du-HMS Terror est maintenant géré conjointement par Parcs Canada et les Inuit.
Au cours de l’exercice, Parcs Canada a continué de moderniser ses activités internes afin d’améliorer leur efficacité et de veiller à ce que les ressources soient harmonisées aux priorités stratégiques, ce qui témoigne de son engagement à l’égard de l’innovation, de la responsabilisation et de la viabilité financière. En plus d’apporter ces améliorations opérationnelles, Parcs Canada s’est employé à créer un milieu de travail plus inclusif et plus positif en publiant son plan d’action sur l’équité en matière d’emploi, en faisant progresser son plan d’équité salariale et en élargissant ses initiatives de santé mentale et de mieux-être, ce qui met en évidence la volonté de Parcs Canada de promouvoir l’équité, la sécurité et le bien-être au sein de son effectif.
Je suis profondément reconnaissant du soutien indéfectible que les Canadiens et Canadiennes continuent d’accorder à notre travail. Cette confiance nous inspire à en faire davantage pour protéger notre patrimoine naturel et culturel, pour améliorer l’accès aux espaces verts pour tous et pour aider la population canadienne et les visiteurs du monde entier à découvrir les plus 450 000 km² de lieux protégés administrés par Parcs Canada partout au pays.
Je me sens vraiment privilégié de diriger une équipe aussi remarquable et demeure déterminé à poursuivre l’important travail décrit dans le présent rapport. En poursuivant sa collaboration avec les peuples autochtones, les partenaires et les intervenants, Parcs Canada continuera de protéger les lieux historiques nationaux, les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation, et veillera à ce que ces endroits demeurent des lieux de découverte, d’apprentissage et d’échange pour les générations à venir.
Résultats : Nos réalisations
Responsabilités essentielles et services internes
- Responsabilité essentielle : Protéger et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel du Canada
- Services internes
Responsabilité essentielle : Protéger et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel du Canada
Dans la présente section
Description
Parcs Canada crée des parcs nationaux et des aires marines nationales de conservation; désigne des lieux, des personnages et des événements d’importance historique nationale; protège et préserve le patrimoine naturel et culturel en se laissant guider par la science et le savoir autochtone; offre des possibilités d’explorer le patrimoine naturel et culturel du Canada, d’en faire l’expérience et d’en profiter pleinement; et assume ces responsabilités en collaborant avec le public, d’autres ministères fédéraux, les provinces, les territoires, les Autochtones et d’autres intervenants.
Répercussions sur la qualité de vie
Cette responsabilité essentielle de Parcs Canada contribue à plusieurs domaines du Cadre de qualité de vie pour le Canada. Grâce à son programme d’agrandissement et de création de parcs nationaux et d’aires marines nationales de conservation, à la désignation de nouveaux parcs urbains nationaux ainsi qu’à la protection et à la conservation des milieux naturels, Parcs Canada contribue au domaine de l’environnement. Il y contribue également par la protection des écosystèmes qui offrent des services comme la qualité de l’air et de l’eau, l’adaptation aux changements climatiques, les aires conservées, les travaux liés aux espèces en péril et la conservation du capital naturel dans les milieux terrestres, marins et côtiers. Parcs Canada dispose de ses propres indicateurs relatifs à l’intégrité écologique et fait le suivi de la création de nouveaux lieux patrimoniaux pour le résultat ministériel 1, ci-dessous.
Cette responsabilité essentielle de Parcs Canada contribue également au domaine de la saine gouvernance. L’aspect de l’autodétermination des Autochtones est représenté par les travaux réalisés pour protéger et conserver le patrimoine naturel et culturel en se basant sur les connaissances scientifiques et le savoir autochtone, par l’établissement d’accords de gestion coopérative avec les partenaires autochtones pour les lieux historiques nationaux, les parcs nationaux, les aires marines nationales de conservation protégées, ainsi que par le soutien et la reconnaissance accordés à l’intendance autochtone dans la conservation du patrimoine naturel et culturel. Parcs Canada mesure la confiance envers les institutions au moyen de sondages annuels sur le soutien du public pour son mandat. Il apporte également des contributions importantes aux sciences, aux réseaux patrimoniaux et aux organismes non gouvernementaux internationaux, améliorant ainsi la réputation du Canada et la place que le pays occupe dans le monde. Les résultats, les indicateurs et les cibles liés à ce domaine sont indiqués dans les résultats ministériels 1, 2 et 3, ci-dessous.
Enfin, en mettant en valeur le patrimoine naturel et culturel, Parcs Canada contribue également aux domaines de la prospérité, de la santé et de la société. Il exploite des lieux patrimoniaux d’un océan à l’autre, contribuant ainsi directement à la prospérité en offrant des emplois, notamment aux jeunes et en particulier dans les régions rurales, et en effectuant des dépenses dans les régions rurales. Il contribue aussi aux économies rurales grâce aux dépenses touristiques directes et indirectes. L’existence et l’accessibilité de ces lieux contribuent également à la santé de la population canadienne, car il a été prouvé que l’activité physique et le temps passé dans la nature sont bénéfiques pour la santé physique et mentale. Ces avantages sont observés à la fois à l’échelle individuelle et dans toute la société, et contribuent à réduire les coûts pour le système de santé du Canada.
Dans le domaine de la société, les activités offertes aux visiteurs par Parcs Canada, à la fois dans les aires protégées où il joue un rôle d’administrateur et à l’extérieur de celles-ci, créent un sentiment de fierté, d’appartenance et de cohésion communautaire chez les Canadiens qui y participent. Parcs Canada propose aussi une grande variété d’occasions de bénévolat et offre une représentation positive de la diversité canadienne de même qu’un accès et une exposition aux langues autochtones. Le résultat 3 reflète le nombre de visiteurs qui profitent d’expériences axées sur la culture et sur la nature, ainsi que le nombre d’endroits où les terres et les eaux sont utilisées par les peuples autochtones conformément à leurs pratiques traditionnelles et modernes. Des mesures pour les autres aspects du Cadre de la qualité de vie sont en cours d’élaboration.
En mettant l’accent sur l’importance du lien entre la durabilité sociale, environnementale et économique, la Stratégie ministérielle de développement durable 2023 à 2027 de Parcs Canada brosse un tableau plus complet de l’étendue des travaux réalisés par l’organisme et de sa contribution à la durabilité sociale, environnementale et économique ainsi qu’à l’amélioration de la qualité de vie de toute la population canadienne.
Progrès à l’égard des résultats
Cette section présente le rendement du ministère par rapport à ses cibles pour chaque résultat ministériel lié à la responsabilité essentielle : Protéger et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel du Canada.
Tableau 1 : Résultat ministériel 1 : Le patrimoine naturel du Canada est protégé dans l’intérêt des générations présentes et futures
Résumé du tableau 1 : Résultat ministériel 1 : Le patrimoine naturel du Canada est protégé pour les générations présentes et futures
Le tableau 1 présente la cible, la date d’atteinte de la cible et le résultat réel pour chaque indicateur lié au résultat ministériel « Le patrimoine naturel du Canada est protégé pour les générations présentes et futures » au cours des trois derniers exercices financiers.
- Ligne 1. Indicateur de résultat ministériel : Pourcentage des régions terrestres représentées dans le réseau de parcs nationaux
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- Cible : Au moins 82 %
- Date d’atteinte de la cible : Mars 2025
- Résultat réel :
- 2022–2023 : 79 %
- 2023–2024 : 79 %
- 2024–2025 : 79 %
- Ligne 2. Indicateur de résultat ministériel : Pourcentage des régions marines représentées dans le réseau d’aires marines nationales de conservation
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- Cible : Au moins 31 %
- Date d’atteinte de la cible : Mars 2025
- Résultat réel :
- 2022–2023 : 21 %
- 2023–2024 : 21 %
- 2024–2025 : 21 %
- Ligne 3. Indicateur de résultat ministériel : Pourcentage des écosystèmes des parcs nationaux dont l’intégrité écologique est maintenue ou améliorée
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- Cible : Au moins 92 %
- Date d’atteinte de la cible : Décembre 2025
- Résultat réel :
- 2022–2023 : 79 %
- 2023–2024 : 80 %
- 2024–2025 : 80 %
- Ligne 4. Indicateur de résultat ministériel : Nombre de lieux du patrimoine naturel gérés en collaboration avec les peuples autochtones
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- Cible : Au moins 27
- Date d’atteinte de la cible : Mars 2026
- Résultat réel :
- 2022–2023 : 22
- 2023–2024 : 23
- 2024–2025 : 23
Fin du résumé du tableau 1.
Tableau 2 : Résultat ministériel 2 : Le patrimoine culturel du Canada est protégé dans l’intérêt des générations présentes et futures
Résumé du tableau 2 : Résultat ministériel 2 : Le patrimoine culturel du Canada est protégé pour les générations présentes et futures
Le tableau 2 présente la cible, la date d’atteinte de la cible et le résultat réel pour chaque indicateur lié au résultat ministériel « Le patrimoine culturel du Canada est protégé pour les générations présentes et futures » au cours des trois derniers exercices financiers.
- Ligne 1. Nombre de personnes, de lieux et d’événements importants pour les Canadiens officiellement reconnus
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- Cible : 3 955
- Date d’atteinte de la cible : mars 2025
- Résultat réel :
- 2022–2023 : 3 934
- 2023–2024 : 3 950
- 2024–2025 : 3 965
- Ligne 2. Pourcentage de la collection historique et archéologique, des paysages culturels et des sites archéologiques sous la responsabilité de Parcs Canada qui sont protégés
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- Cible : Au moins 90 %
- Date d’atteinte de la cible : mars 2026
- Résultat réel :
- 2022–2023 : 68 %
- 2023–2024 : 68 %
- 2024–2025 : 68 %
- Ligne 3. Nombre de lieux du patrimoine culturel gérés en collaboration avec les peuples autochtones
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- Cible : Au moins 15*
- Date d’atteinte de la cible : mars 2026
- Résultat réel :
- 2022–2023 : 7
- 2023–2024 : 8
- 2024–2025 : 9
- Ligne 4. Pourcentage des biens patrimoniaux en bon ou en état acceptable
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- Cible : Au moins 62 %
- Date d’atteinte de la cible : mars 2025
- Résultat réel :
- 2022–2023 : 61 %
- 2023–2024 : 58 %
- 2024–2025 : 56 %
Fin du résumé du tableau 2.
Tableau 3 : Résultat ministériel 3 : La population découvre le patrimoine naturel et culturel du Canada et en fait l’expérience par des moyens qu’elle juge significatifs
Résumé du tableau 3 : Résultat ministériel 3 : Les gens découvrent et vivent le patrimoine naturel et culturel du Canada de manière significative pour eux
Le tableau 3 présente la cible, la date d’atteinte de la cible et le résultat réel pour chaque indicateur lié au résultat ministériel « Les gens découvrent et vivent le patrimoine naturel et culturel du Canada de manière significative pour eux » au cours des trois derniers exercices financiers.
- Ligne 1. Nombre de visiteurs découvrant les lieux administrés par Parcs Canada
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- Cible : Au moins 23,7 millions
- Date d’atteinte de la cible : mars 2025
- Résultat réel :
- 2022–2023 : 22,5 millions
- 2023–2024 : 23,7 millions
- 2024–2025 : 23,2 millions
- Ligne 2. Pourcentage de Canadiens qui soutiennent la protection et la mise en valeur des lieux administrés par Parcs Canada
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- Cible : Au moins 78 %
- Date d’atteinte de la cible : mars 2025
- Résultat réel :
- 2022–2023 : 92 %
- 2023–2024 : 93 %
- 2024–2025 : 92 %
- Ligne 3. Nombre de lieux où les peuples autochtones utilisent les terres et les eaux selon leurs pratiques traditionnelles et modernes
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- Cible : Au moins 42
- Date d’atteinte de la cible : mars 2026
- Résultat réel :
- 2022–2023 : 39
- 2023–2024 : 48
- 2024–2025 : 77
- Ligne 4. Pourcentage des biens contemporains en bon ou en état acceptable
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- Cible : Au moins 79 %
- Date d’atteinte de la cible : mars 2025
- Résultat réel :
- 2022–2023 : 77 %
- 2023–2024 : 77 %
- 2024–2025 : 73 %
Fin du résumé du tableau 3.
La section Résultats de l’infographie de Parcs Canada dans l’InfoBase du GC présente des renseignements supplémentaires sur les résultats et le rendement liés à son répertoire de programmes.
Renseignements sur les résultats
La section suivante décrit les résultats obtenus relativement à Protéger et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel du Canada cette année par rapport aux résultats prévus dans le plan ministériel de Parcs Canada pour l’exercice.
Résultat ministériel 1 : Le patrimoine naturel du Canada est protégé dans l’intérêt des générations présentes et futures
Résultats obtenus
Étendre la protection des milieux naturels
Indicateurs de résultat ministériel connexe
- Pourcentage de régions terrestres représentées dans le réseau de parcs nationaux;
- Cible d’au moins 82 % d’ici mars 2025;
- Le résultat réel était de 79 %;
- Pourcentage de régions marines représentées dans le réseau d’aires marines nationales de conservation;
- Cible d’au moins 31 % d’ici mars 2025;
- Le résultat réel était de 21 %.
Le réseau de parcs nationaux et d’aires marines nationales de conservation du Canada est un atout important pour freiner et renverser la perte de la biodiversité, et pour lutter contre les effets des changements climatiques en protégeant des écosystèmes sains et en contribuant au rétablissement des espèces en péril.
La création de parcs nationaux et d’aires marines nationales de conservation aide également Parcs Canada à respecter son engagement d’honorer l’intendance des terres, des eaux et des glaces par les peuples autochtones. Ce travail est fondé sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat. La création de nouvelles aires protégées représente une belle occasion de renforcer les relations avec les communautés autochtones en se basant sur les principes d’une intendance partagée, de la gestion coopérative et de la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
La création ou la désignation de nouvelles aires naturelles protégées, comme des parcs nationaux, des aires marines nationales de conservation, des parcs urbains nationaux et des corridors écologiques, est un processus qui comprend plusieurs étapes, notamment une collaboration et une coopération entre les municipalités, les provinces, les instances locales, des gouvernements autochtones, des organismes et des communautés, les principaux intervenants ainsi que d’autres organisations et personnes intéressées. Les processus de création de Parcs Canada sont essentiels pour permettre au Canada de respecter son engagement de protéger 30 % des terres, des eaux intérieures et des régions marines et côtières d’ici 2030. Chacun de ces réseaux contribue à l’interconnexion des aires protégées et de conservation du Canada, à leur représentativité sur le plan écologique ainsi qu’à la protection des zones importantes pour la biodiversité.
Création de nouveaux parcs nationaux
Les parcs nationaux et les réserves de parc national du Canada sont créés et gérés de manière à protéger des exemples représentatifs des régions terrestres du Canada. Dans le Plan du réseau des parcs nationaux, le Canada est découpé en 39 régions terrestres distinctes, chacune représentant un milieu naturel caractéristique du patrimoine naturel du pays. La création et la gestion des parcs nationaux, en collaboration avec les partenaires autochtones, contribuent également à créer des liens entre divers grands paysages afin de favoriser la santé des écosystèmes.
En mars 2025, 79 % de ces régions naturelles (soit 31 sur 39) étaient représentées par 48 parcs nationaux et réserves de parc national ainsi que par deux aires marines nationales de conservation d’eau douce. Dans le contexte de l’engagement pris par le Canada de protéger au moins 30 % de ses terres et de ses eaux intérieures d’ici 2030, ces aires protégées comptent actuellement pour 3,5 % de la superficie visée. Bien que Parcs Canada n’ait pas atteint son objectif de parvenir à une représentation de 82 % des régions naturelles dans le réseau des parcs nationaux en mars 2025, des jalons importants ont été franchis pour ouvrir la voie à la création de nouveaux parcs à l’avenir. Pour tenir compte de cette progression, la date cible de cet indicateur a été reportée à mars 2026 dans le Plan ministériel 2025 à 2026 de Parcs Canada.
Au cours de cet exercice, avec la collaboration de partenaires autochtones et d’autres ordres de gouvernement, Parcs Canada a fait de grands progrès en vue de créer dix nouveaux parcs nationaux représentant trois régions naturelles terrestres. Mentionnons par exemple la création de la réserve de parc national de Pituamkek (Île-du-Prince-Édouard), laquelle est devenue en juillet 2024 le 48e parc national du Canada.
Par ailleurs, un accord négocié a été conclu en mars 2025 avec les bandes indiennes de Lower Similkameen et d’Osoyoos, ce qui représente une étape importante dans le processus de création d’un nouveau parc national dans la région sud de l’Okanagan et de Similkameen, en Colombie-Britannique, une région qui n’est actuellement pas représentée. Les négociations se poursuivent avec les deux bandes de la Nation syilx/Okanagan et la Province de la Colombie-Britannique afin de conclure un accord de transfert de terres et un accord définitif de création. La création de ce parc national proposé fera passer la représentation totale des régions terrestres à plus de 82 %.
Les travaux ont également progressé dans plusieurs autres régions. Une étude de faisabilité a été entreprise cette année pour un parc national proposé dans la région de la rivière Ross, au Yukon, et les travaux d’étude de faisabilité ont repris pour un éventuel parc national dans les basses terres du Manitoba. De plus, des négociations sont en cours pour la création d’une réserve de parc national et d’une aire protégée et de conservation autochtone dans le bassin versant de la rivière Seal, dans le Nord du Manitoba, et pour la création d’un parc national dans le bassin versant de la Teetl'it Gwinjik (rivière Peel), dans le Nord du Yukon. Parcs Canada poursuit également les discussions avec les partenaires autochtones et les gouvernements provinciaux et territoriaux en vue de créer d’autres parcs nationaux au Canada.
Création de la réserve de parc national de Pituamkek
En juillet 2024, la Mi’kmaw Epekwitnewaq Kapmntemuow (Nation mi’kmaq), le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard et Parcs Canada ont annoncé avoir conclu un accord pour la création d’une nouvelle réserve de parc national sur la côte nord-ouest d’Epekwitk (l’Île-du-Prince-Édouard), laquelle est devenue le 48e parc national du Canada.
Les terres de Pituamkek (bi-DOU-om-guèque), qui se composent d’une chaîne d’îles-barrières au nord-ouest de l’Île-du-Prince-Édouard, forment l’un des écosystèmes de dunes côtières les plus importants sur le plan écologique dans l’Est du Canada et revêtent une grande importance culturelle et historique pour les Mi’kmaq d’Epekwitnewaq, les Mi’kmaq d’Epekwitk et les habitants de l’Île-du-Prince-Édouard.
Pituamkek, qui signifie « À la longue dune de sable », est associée à des traditions mi’kmaw immémoriales d’utilisation des terres qui perdurent encore aujourd’hui, et renferme d’importants sites culturels et archéologiques, des écosystèmes rares et fragiles et des formations géologiques exceptionnelles. C’est un lieu d’une beauté naturelle remarquable de par ses systèmes de dunes côtières, ses forêts anciennes et la présence de roches ignées, qu’on ne trouve nulle part ailleurs sur l’Île-du-Prince-Édouard.
Cet accord démontre l’engagement commun du gouvernement du Canada et du Mi’kmaq Epekwitnewaq Kapmntemuow à assurer la protection à long terme de ce lieu magnifique. Au cours des dernières années, un programme de gardiens autochtones, appelé le Projet de conservation de Pituamkek, a été mis sur pied pour préserver les ressources naturelles et culturelles de la réserve de parc national de Pituamkek.
Création de nouvelles aires marines nationales de conservation
En date du 31 mars 2025, le réseau des aires marines nationales de conservation (AMNC) était constitué à 21 %, c’est-à-dire que six des 29 régions marines y étaient représentées. Au cours de cet exercice, des progrès importants ont été accomplis en vue de créer dix nouvelles AMNC représentant neuf régions marines. Bien que Parcs Canada n’ait pas atteint sa cible fixée à une représentation de 31 % des régions marines dans le réseau des aires marines nationales de conservation en mars 2025, des jalons importants ont été franchis pour ouvrir la voie à la création de nouvelles AMNC à l’avenir. Pour tenir compte de cette progression, la date cible de cet indicateur a été reportée à mars 2026 dans le Plan ministériel 2025 à 2026 de Parcs Canada.
Parcs Canada et ses partenaires ont réalisé une étude de faisabilité pour la création d’une AMNC dans la partie est de la baie James (Québec) et ont signé un protocole d’entente (PE) pour entamer la négociation d’un accord de création. Une étude de faisabilité et un accord de principe ont également été signés en vue de créer une réserve d’aire marine nationale de conservation (RAMNC) dans la région de la côte centrale de la Colombie-Britannique. De plus, les négociations se sont poursuivies en ce qui concerne la création d’une aire protégée inuite/AMNC dans la région des Torngats (Terre-Neuve-et-Labrador), et d’une AMNC dans la partie ouest de la baie James et la partie sud-ouest de la baie d’Hudson (Ontario).
Par ailleurs, les travaux d’étude de faisabilité se sont poursuivis pour trois AMNC proposées dans trois régions marines non représentées :
- Partie sud du détroit de Georgia (Colombie-Britannique)
- Fjords de la côte sud (Terre-Neuve-et-Labrador)
- Mingan-Anticosti (Québec)
De plus, des protocoles d’entente ont été signés en janvier 2025 avec 12 partenaires des Premières Nations en vue d’une étude de faisabilité pour un projet de RAMNC sur leur territoire traditionnel, dans la région marine de la plate-forme de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique.
Les négociations et les discussions se poursuivent également avec les partenaires en vue de lancer officiellement une étude de faisabilité pour la région marine de la baie d’Hudson (Manitoba).
Pour favoriser un leadership autochtone et une participation communautaire significatifs dans les projets en cours pendant l’exercice, Parcs Canada a augmenté de 19 à 29 le nombre d’ententes de contribution en vigueur avec des partenaires autochtones et communautaires. Ces ententes facilitent la participation des Autochtones aux études de faisabilité ainsi que la mobilisation communautaire.
Création de nouveaux parcs urbains
Au cours de cet exercice, trois lieux candidats (Saskatoon, Windsor et Halifax) sont passés à l’étape de la planification, tandis que trois autres (Victoria, Winnipeg et St. John’s) continuent de progresser.
Cette année, Parcs Canada a franchi un jalon important dans le processus de désignation de parcs urbains nationaux en publiant sa Politique provisoire sur les parcs urbains nationaux en septembre 2024. Cette politique provisoire oriente la désignation et la gestion des nouveaux parcs urbains nationaux dans tout le Canada et permet à Parcs Canada de désigner des parcs urbains nationaux et d’établir les modalités de leur gestion. Parcs Canada a élaboré cette politique provisoire en tenant compte des commentaires reçus d’environ 2 500 personnes et organisations de tout le pays.
Parcs Canada étudie actuellement diverses options pour établir un cadre juridique régissant la création, la désignation, la gestion et la protection des terres administrées par le gouvernement fédéral dans les parcs urbains nationaux.
Amélioration des corridors écologiques
En mai 2024, Parcs Canada a publié une définition, des lignes directrices et des critères nationaux pour les corridors écologiques, qu’il a élaborés en collaboration avec des experts, des partenaires autochtones, des gouvernements et des intervenants. Ces outils, qui s’inspirent des valeurs autochtones en matière d’intendance, favorisent une compréhension commune des corridors écologiques et favorisent leur aménagement partout au Canada. Parcs Canada a également publié une carte des zones prioritaires nationales montrant les zones où il est particulièrement urgent d’aménager des corridors pour restaurer ou maintenir la connectivité écologique. Ces liens sont essentiels à la conservation de la biodiversité et à l’adaptation aux changements climatiques. Ils contribuent aux éléments qualitatifs de l’engagement du Canada à protéger 30 % de ses terres et de ses eaux intérieures d’ici 2030 en aidant à assurer la connectivité écologique de part et d’autre des « limites » administratives des aires protégées.
Tout au long de l’exercice, le Programme des corridors écologiques a soutenu 16 nouvelles initiatives de corridors, dont sept menées par des partenaires autochtones. Le nombre total d’initiatives soutenues depuis le lancement du programme s’élève donc maintenant à 26 initiatives, réparties dans sept provinces. Parcs Canada a contribué à ces efforts à hauteur de 26,9 millions de dollars, auxquels s’ajoutent 19,9 millions de dollars versés par des partenaires, pour un investissement total de 46,8 millions de dollars dans les corridors écologiques d’un bout à l’autre du Canada. Ainsi, au moins 80 aires protégées, dont 11 parcs nationaux, devraient bénéficier d’une meilleure connectivité écologique grâce aux projets financés par le programme.
Gestion efficace des milieux naturels
Indicateur de résultat ministériel connexe
- Pourcentage d’écosystèmes des parcs nationaux dont l’intégrité écologique est préservée ou améliorée;
- Cible d’au moins 92 % d’ici décembre 2025;
- Le résultat réel était de 80 %.
Les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation sont des lieux magnifiques et inspirants qui protègent des exemples d’écosystèmes canadiens d’importance nationale. En collaboration avec les partenaires autochtones, Parcs Canada gère l’un des rares réseaux de parcs nationaux au monde doté d’un programme qui permet de surveiller l’intégrité écologique à l’échelle du réseau et de produire des rapports à cet égard, et qui fait appel à des mesures scientifiques pour orienter les priorités propres à chaque parc et guider les efforts de restauration. La préservation de l’environnement est aussi un aspect fondamental du bien-être des Canadiens d’aujourd’hui et de demain, et Parcs Canada prend très au sérieux son mandat de protection de l’intégrité écologique.
Les écosystèmes conservent leur intégrité écologique lorsque leurs composantes, comme les espèces indigènes, les communautés biologiques, les paysages naturels et les fonctions écologiques, sont intactes et susceptibles de perdurer. En mars 2025, l’intégrité écologique de 80 % des écosystèmes des parcs avait été maintenue ou améliorée. Ce résultat est comparable à celui de l’exercice 2023 à 2024 et représente une légère amélioration par rapport aux trois exercices précédents. Neuf écosystèmes ont été stabilisés ou améliorés pendant l’année, tandis que huit ont commencé à se détériorer.
D’un bout à l’autre du pays, les lieux historiques nationaux, les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation doivent composer avec d’importants défis environnementaux. En effet, des changements d’une ampleur sans précédent liés aux effets du climat et à la répartition des espèces, notamment les espèces envahissantes et la perte de biodiversité, transforment les écosystèmes, perturbent les traditions culturelles, menacent les infrastructures et les ressources, et modifient les expériences vécues par les visiteurs dans ces lieux. Ces changements vont en s’accélérant, de sorte qu’il sera probablement impossible, peu pratique ou inapproprié de préserver ces lieux tels qu’ils sont actuellement. Pour s’adapter à ces défis et renforcer la résilience, Parcs Canada adopte une approche proactive et souple. Il s’agit notamment d’évaluer régulièrement les nouvelles conditions et tendances, de déterminer les domaines où des interventions sont nécessaires, et de travailler avec les peuples autochtones et les partenaires pour prendre et communiquer des décisions difficiles. Malgré tout, Parcs Canada reste déterminé à préserver les écosystèmes et le patrimoine culturel, ainsi qu’à offrir des expériences enrichissantes aux générations actuelles et futures, et il le fera dans une optique de durabilité tout en tenant compte des contraintes opérationnelles, financières et écologiques.
Au cours de cet exercice, plusieurs mesures de l’intégrité écologique ont été ajoutées ou améliorées, ce qui porte à 525 le nombre total de mesures utilisées par Parcs Canada. Par exemple, des mesures relatives à l’eau douce et à la toundra ont été évaluées dans le parc national des Glaciers (Colombie-Britannique), et une nouvelle mesure concernant les forêts a été ajoutée dans le parc national du Mont-Revelstoke (Colombie-Britannique). Ces nouvelles mesures permettent à Parcs Canada d’avoir un portrait plus complet de l’état de santé des écosystèmes dans les aires protégées.
Les renseignements recueillis grâce à la surveillance écologique permettent de déterminer les activités de conservation les plus importantes et aident ainsi à définir les domaines où Parcs Canada doit concentrer ses efforts. Guidés par les recommandations d’une récente évaluation interne du programme de surveillance de l’intégrité écologique, les travaux en cours demeurent axés sur l’intégration des considérations liées aux changements climatiques, l’amélioration de la surveillance de la connectivité entre les écosystèmes, le renforcement des partenariats avec les peuples autochtones et les collaborateurs externes ainsi que la création d’un mécanisme formel de coordination interne. Au cours de cet exercice financier, Parcs Canada a amélioré ses méthodes de surveillance et ajouté cinq nouvelles mesures. Le programme de surveillance écologique est maintenant achevé à 87 %. De plus, Parcs Canada a investi 16,2 millions de dollars dans 27 initiatives de conservation qui visent à améliorer l’intégrité écologique dans 20 lieux. Au parc national Elk Island (Alberta), l’écosystème des prairies, qui était en mauvais état et en déclin lors de l’exercice précédent, s’est amélioré pour atteindre un état passable et stable pendant cet exercice, en partie grâce à un enlèvement actif des plantes envahissantes et à un programme fructueux de brûlages dirigés, des mesures soutenues par des investissements dans la restauration et la conservation
Depuis plus d’une décennie, les investissements de Parcs Canada dans la conservation et la restauration jouent un rôle crucial pour préserver et restaurer l’intégrité écologique des parcs nationaux, assurer la durabilité écologique des aires marines nationales de conservation et contribuer au rétablissement des espèces en péril. Cette année, un montant de 21,2 millions de dollars a été consacré à 48 initiatives dans 29 lieux administrés par Parcs Canada. Par exemple, dans le parc national de la Pointe-Pelée (Ontario), une initiative d’élimination des quenouilles envahissantes dans les habitats humides a connu un succès remarquable, ce qui a permis à plus de 19 espèces en péril de prospérer. Grâce à la création de plus de 1 413 mètres carrés d’habitat aquatique ouvert et de plus de 300 mètres d’habitat périphérique, le projet a permis de revitaliser l’écosystème et apporte un nouvel espoir pour ces espèces vulnérables. La collaboration avec des partenaires universitaires, les Premières Nations locales et une communauté de pratique régionale dans le cadre du projet a favorisé un esprit d’innovation et d’apprentissage collectif, ce qui a fait progresser la restauration des espèces indigènes et produit des résultats inspirants.
Protection, gestion et restauration des écosystèmes côtiers et marins
En collaboration avec le ministère de la Justice, Parcs Canada travaille à élaborer un règlement général qui s’appliquerait à toutes les aires marines nationales de conservation (AMNC) créées en vertu de la Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada. La prépublication de l’ébauche du règlement dans la partie I de la Gazette du Canada est prévue pour 2026, tandis que la publication de sa version définitive et son entrée en vigueur sont prévues pour 2027. Le règlement facilitera la protection et la gestion d’un réseau croissant d’AMNC en renforçant la protection des ressources naturelles et culturelles, et favorisera une utilisation et une jouissance durables des AMNC.
Parcs Canada travaille en collaboration avec des partenaires autochtones, des ministères fédéraux, des gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi que d’autres organisations pour gérer les activités dans les AMNC, notamment les activités commerciales comme la pêche et le transport maritime. Cette année, les efforts concertés en matière de recherche et de surveillance ont favorisé une gestion efficace des AMNC. Ces efforts consistaient notamment à partager des connaissances dans le cadre de publications évaluées par des pairs, à animer des ateliers d’évaluation de la gestion fondée sur les écosystèmes afin d’orienter la gestion des pêches à Gwaii Haanas (par exemple, la pêche à l’oursin et au crabe) et à parachever le cadre de surveillance de la durabilité écologique afin de faire le point sur l’état des habitats et des espèces, les facteurs de stress environnementaux et l’utilisation des milieux marins dans les AMNC.
Au cours de cet exercice financier, Parcs Canada a continué de favoriser la protection du patrimoine naturel grâce à la production de cartes scientifiques et de cartes des écosystèmes marins. Des spécialistes de l’archéologie subaquatique ont utilisé le navire de recherche David Thompson de Parcs Canada pour effectuer un relevé acoustique marin de base à l’aide d’un hydrophone dans le but d’étudier l’habitat des baleines dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent.
Rapport de Parcs Canada sur la conservation de 2018 à 2023
En février 2025, Parcs Canada a préparé et publié son Rapport sur la conservation de 2018 à 2023, un rapport exhaustif qui résume les effets des travaux de conservation menés par l’organisme. Le rapport présente les faits saillants de plus de 450 projets de conservation de la nature visant à aider plus de 250 espèces en péril réparties sur les 450 000 kilomètres carrés d’aires protégées administrées par Parcs Canada.
Ce rapport, qui présente une série de projets phares, explique la façon dont les priorités de Parcs Canada en matière de conservation sont mises en œuvre, ainsi que l’engagement de l’organisme à gérer les aires protégées de manière efficace et équitable. Il montre comment Parcs Canada travaille avec les peuples autochtones et d’autres partenaires en utilisant des approches collaboratives et innovantes à l’égard de la conservation, d’un océan à l’autre, et illustre l’engagement de Parcs Canada pour la création d’aires protégées, la restauration des écosystèmes et le rétablissement des espèces en péril, le leadership autochtone dans le domaine de la conservation, la conservation à l’échelle du paysage et l’adaptation aux changements climatiques.
Le Rapport sur la conservation a été conçu dès le départ selon une approche axée sur le numérique, afin d’être entièrement accessible à tous les Canadiens qui ont besoin de technologies ou de stratégies d’assistance. Il présente les résultats de Parcs Canada en conservation de manière concise et non technique, afin qu’ils puissent être facilement compris par une grande variété de publics, tout en fournissant des liens vers le site Web de Parcs Canada pour ceux qui souhaitent accéder à des renseignements plus détaillés et complexes.
Les personnes qui s’intéressent au rapport peuvent naviguer par sujet ou par lieu, et Parcs Canada a créé une brève vidéo YouTube intitulée Pourquoi la conservation est essentielle — pour nous tous.
Protection et rétablissement des espèces en péril
Cette année, Parcs Canada a publié un plan d’action visant des espèces multiples et a progressé dans l’élaboration de 18 autres. Ces plans présentent les possibilités de conservation dirigée par les Autochtones, de conservation à l’échelle du paysage, de connectivité écologique et de mesures d’adaptation au climat. Parcs Canada est en voie de réaliser 85 % des mesures de rétablissement prévues dans les plans d’action visant des espèces multiples qui sont en vigueur. Parcs Canada a également publié un rapport quinquennal sur la mise en œuvre du programme de rétablissement de l’isoète de Bolander, une plante aquatique rare présente dans les lacs et les étangs de l’Ouest qui réagit aux changements dans son environnement. Le rapport souligne les contributions au rétablissement de cette espèce.
Parcs Canada est l’un des organismes responsables du projet Génomique intégrée du bison (GIB), qui vise à protéger les populations de bisons des plaines et de bisons des bois, deux espèces en péril. Les partenaires du projet travaillent à développer un vaccin combiné contre la brucellose et la tuberculose bovine, ainsi qu’un test plus efficace pour dépister la tuberculose bovine. Ils travaillent également à séquencer l’ADN et à développer un test permettant de distinguer les bisons des bois et des bisons des plaines afin de pouvoir créer des hardes de conservation pour chaque sous-espèce. Cette distinction entre les espèces contribuera à développer et à perfectionner les techniques de collecte de matériel génétique et à créer une biobanque du génome du bison afin d’assurer la pérennité de l’espèce. À ce jour, plus de 180 échantillons d’ADN de bisons anciens ont été séquencés au niveau du génome entier, six vaccins candidats ont été testés de manière expérimentale sur des bisons et ont démontré une efficacité modérée à protéger les bisons vaccinés contre les deux maladies, et des techniques ont été développées et validées pour permettre la collecte de matériel génétique (c’est-à-dire du matériel génétique comme du sperme, des ovules, des embryons) provenant de hardes de conservation des bisons. De multiples communautés autochtones ont participé à l’élaboration de structures de gouvernance pour l’accès à une biobanque génomique du bison et le partage des avantages qui en découlent. En outre, deux articles scientifiques évalués par des pairs démontrant l’efficacité des vaccins et la validation des tests de dépistage de la tuberculose bovine ont récemment été publiés.
Au cours de cet exercice financier, Parcs Canada a continué de collaborer à un projet de recherche visant à étudier l’adaptation génomique des bisons et leur résilience aux changements climatiques. Le projet permettra d’analyser des échantillons prélevés sur 12 hardes de bisons au Canada afin d’étudier les contaminants environnementaux chez les bisons, le rendement du fourrage des bisons en période de sécheresse et l’élaboration de méthodes pour détecter les agents pathogènes prioritaires.
Soutenir le retour du bison dans le paysage
Grâce au programme réputé de transfert de bisons du parc national Elk Island, les bisons des plaines et les bisons des bois (deux espèces en voie de disparition) élevés dans le cadre du programme de reproduction du parc national ont contribué à la création de nouvelles harde, à la réalisation de projets de conservation dans leurs aires de répartition historiques, ainsi qu’au rétablissement de l’intendance autochtone pour deux espèces qui occupent une place importante dans de nombreuses cultures autochtones. Depuis un siècle, plus de 3 300 bisons ont été transférés du parc national Elk Island vers de nombreux endroits, notamment des communautés autochtones et d’autres parcs nationaux au Canada et dans le monde entier. Certains bisons d’Elk Island ont même été envoyés aussi loin qu’en Russie de même qu’au Montana, à l’American Prairie Reserve et à la Nation indienne des Blackfeet.
Au cours de l’année visée par le rapport, Parcs Canada a poursuivi ce travail important pour protéger deux espèces en péril cruciales. En février 2025, 163 bisons des plaines élevés dans le parc national Elk Island ont été transférés à huit communautés autochtones de l’Alberta et de la Saskatchewan. Ces transferts favorisent le ramatriement Note en bas de page 1(retour) ou le renforcement des hardes de bisons en santé dans le paysage des communautés autochtones et contribuent au retour d’un animal d’importance culturelle dans son aire de répartition traditionnelle, tout en favorisant les possibilités culturelles ou socioéconomiques pour les peuples autochtones.
Pour en savoir plus sur le bison et les travaux de conservation du bison réalisés par Parcs Canada depuis plus d’un siècle, consultez son site web.
Gestion du feu dans les lieux administrés par Parcs Canada
Les données scientifiques révèlent que les changements climatiques rendent les saisons des feux plus longues, plus chaudes et plus sèches. Les feux de forêt sont de plus grande taille, sont plus chauds et se déplacent plus rapidement que jamais. Parcs Canada est le seul organisme fédéral qui gère des feux de forêt et des interventions de lutte contre les feux sur le terrain. Il dispose d’un effectif national de 300 personnes pleinement qualifiées en matière de gestion des feux de forêt, y compris des pompiers luttant contre les feux de végétation, des pompiers de soutien et du personnel de gestion des incidents.
Cette année, 93 feux de forêt ont brûlé plus de 108 000 hectares dans 18 lieux administrés par Parcs Canada. L’Agence a dirigé les mesures d’intervention rapide et mis en place une structure de commandement unifié intégrant Parcs Canada et la municipalité de Jasper. Grâce à la collaboration de nombreux partenaires, plus de 20 000 personnes ont été évacuées en toute sécurité, et plus de 70 % des structures de la municipalité ont été protégées. Au cours de la saison des feux de 2024 à 2025, Parcs Canada a déployé 264 membres de son équipe provenant de partout au pays pour aider à lutter contre les feux de forêt dans sept lieux qu’il administre, ainsi qu’à l’externe dans six provinces et territoires.
Au cours de cet exercice financier, Parcs Canada a réalisé 13 brûlages dirigés dans sept lieux qu’il administre. Au total, 1 022 hectares ont été brûlés dans le but de favoriser la restauration et la réduction des risques. De plus, Parcs Canada a mené 37 initiatives de gestion de la végétation afin de réduire les risques de feux de forêt dans 20 lieux. Au total, 412 hectares ont été traités, en partie par la création de coupe-feu autour des communautés. Ces travaux ont notamment été effectués sur 89 hectares à Jasper et 70 hectares à Banff, en plus d’un coupe-feu de 70 hectares protégeant la communauté de Lake Louise.
Favoriser la coopération et la mobilisation dans le domaine de la conservation
Cette année, Parcs Canada a continué à soutenir le Réseau de recherche pancanadien sur les parcs et les aires protégées. Ce réseau s’appuie sur le Collectif pour les parcs, la conservation, l’innovation et le leadership et rassemble des chercheurs, des professionnels indépendants et des praticiens qui souhaitent innover et partager des connaissances. Le cinquième sommet annuel de la recherche, qui a eu lieu virtuellement en 2025, a réuni 500 participants et comprenait 50 présentations avec interprétation bilingue.
Parcs Canada a également préparé et publié son Rapport sur la conservation de 2018 à 2023, lequel résume les effets des travaux de conservation menés par l’organisme d’un océan à l’autre. De plus, de nombreux récits et produits ont été partagés avec les Canadiens dans le cadre de la campagne de communication #ParcsCanadaConservation, ce qui démontre le leadership de Parcs Canada dans les domaines de la science des écosystèmes, de la conservation, de la restauration et de l’adaptation aux changements climatiques. Parmi les produits figuraient cinq articles Web, 17 vidéos et quatre articles du bulletin de Parcs Canada. Le mot-clic #ParcsCanadaConservation a atteint 4,7 millions de personnes sur les réseaux sociaux.
Cette année, les services d’application de la loi de Parcs Canada ont élaboré et mis en œuvre des accords d’échange de renseignements avec trois services provinciaux et un service territorial d’agents de conservation. Ces accords contribuent au développement continu d’une capacité de renseignement pour améliorer les interventions et la coordination en matière d’application de la loi dans les lieux administrés par Parcs Canada.
Faire progresser l’adaptation aux changements climatiques par des mesures multilatérales au parc national de la Pointe-Pelée
Lancé à l’automne 2023, le Comité de résilience côtière de Pelée est le fruit d’une collaboration inédite entre plus de 20 partenaires fédéraux, provinciaux, municipaux, autochtones, à but non lucratif et universitaires, dont le parc national de la Pointe-Pelée et la Première Nation de Caldwell. Le comité élabore actuellement un plan d’action pour la résilience côtière afin de lutter contre l’érosion et les inondations de grande ampleur qui menacent le parc national de la Pointe-Pelée et la région environnante.
Grâce au soutien d’Environnement et Changement climatique Canada et à une subvention d’un million de dollars de Ressources naturelles Canada, le comité a réalisé une évaluation de la vulnérabilité côtière, tenu des consultations publiques et autochtones, et défini six concepts d’adaptation, notamment la protection des hauts-fonds et des marais perpendiculaires au littoral qui servent d’habitats. La Première Nation de Caldwell a joué un rôle de leadership en réussissant à obtenir 180 000 $ de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada et en fournissant à la fois des connaissances et du financement pour contribuer à cet effort. Cette initiative illustre bien le rôle important de Parcs Canada en tant que leader et collaborateur dans les efforts d’adaptation aux changements climatiques à l’échelle du paysage qui sont ancrés dans la réconciliation et appuyés par la science et la communauté.
Renforcer les connaissances et les capacités en matière de changements climatiques
Parcs Canada intègre de plus en plus les considérations liées aux changements climatiques dans ses processus d’élaboration des plans directeurs, de création d’aires protégées et de conservation, notamment dans des programmes comme la surveillance écologique, les plans d’action pour le rétablissement des espèces en péril, ainsi que la conservation et la restauration. Cette année, Parcs Canada a mené trois exercices de planification de l’adaptation et produit six nouveaux résumés climatiques, lesquels présentent de manière concise l’évolution des conditions climatiques dans les lieux de Parcs Canada, ainsi que les risques, les impacts et les mesures d’adaptation possibles. Des progrès importants ont également été réalisés pour élaborer des outils d’évaluation de la vulnérabilité des écosystèmes aux changements climatiques et aux phénomènes climatiques extrêmes, et pour mieux intégrer les considérations climatiques dans la création et la gestion des parcs nationaux. Parcs Canada a notamment produit des données climatiques, des profils sur les tendances liées aux changements climatiques et des projections pour 225 de ses lieux.
Parcs Canada a également enrichi sa série d’Atlas du carbone afin d’y inclure le carbone des tourbières forestières, des zones côtières et des prairies. Un atlas interactif du carbone basé sur des cartes sera rendu public en 2026. Dans les basses terres de la baie d’Hudson et de la baie James, Parcs Canada a collaboré avec des partenaires externes afin d’évaluer conjointement la biodiversité et le carbone des écosystèmes à l’aide de connaissances scientifiques et autochtones. De plus, il a mesuré et cartographié le carbone dans un parc national nordique renfermant des tourbières de pergélisol, dans cinq parcs nationaux situés plus au sud qui renferment également des tourbières, ainsi que dans les basses terres de la baie d’Hudson et de la baie James. Les résultats montrent que les tourbières situées à l’intérieur et à proximité des parcs nationaux stockent d’énormes quantités de carbone dans les sols profonds, ce qui contribue à la régulation du climat.
Partager des connaissances et collaborer pour la surveillance écologique à Thaıdene Nëné
En septembre 2024, un camp de surveillance écologique créé conjointement par Parcs Canada et la Première Nation dénée de Łutsël K'é (PNDLK) a eu lieu dans la baie Timber (Ɂedacho Tł'ázı̨) du lac Artillery au sein de la réserve de parc national Thaıdene Nëné. En 2023, lors d’un atelier communautaire axé sur l’intégration des connaissances dénées à la science de l’écologie, ce camp collaboratif avait été désigné comme une priorité.
Quarante-six participants ont pris part au camp, notamment des Aînés, des gardiens Ni Hat’ni Dene, des membres de la PNDLK ainsi que des membres du personnel de Parcs Canada. Guidés par les connaissances et le leadership des Aînés, les participants ont mené des activités de surveillance de la faune, de l’eau et de la végétation parallèlement à la pratique de traditions comme la pêche, la cueillette de baies et le travail de la viande et des peaux.
L’intendance des peuples autochtones est honorée et soutenue
Indicateur de résultat ministériel connexe
- Nombre de lieux patrimoniaux naturels gérés en coopération avec les peuples autochtones;
- Cible d’au moins 27 d’ici mars 2026;
- Le résultat réel était de 23.
Parcs Canada reconnaît les responsabilités passées et actuelles des peuples autochtones relativement à l’intendance du patrimoine naturel de leur territoire ancestral et de leur patrie. L’organisme travaille à favoriser les ententes de gestion coopérative avec les peuples autochtones dans les lieux patrimoniaux où il a un rôle d’administrateur.
Au 31 mars 2025, les peuples autochtones participaient à la prise de décisions dans le cadre de 23 structures actives de gestion coopérative dans des lieux patrimoniaux naturels administrés par Parcs Canada. Bien qu’il n’y ait aucun changement par rapport aux résultats de l’année précédente, de 2024 à 2025, Parcs Canada a travaillé en collaboration avec Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada pour conclure des ententes de réconciliation et de reconnaissance des droits et des ententes de mise en œuvre des droits avec les Mi'gmaq du Nouveau-Brunswick, les Mi’kmaq de l’Île-du-Prince-Édouard et les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse. Ces ententes prévoient la mise sur pied de conseils de gestion coopérative dans les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux de ces provinces, et ces nouvelles structures devraient commencer leurs activités au cours de l’exercice 2025 à 2026, ce qui permettra de les prendre en compte dans l’atteinte de la cible de l’indicateur.
Nouvelles ententes de gestion coopérative établies à l’Île-du-Prince-Édouard
En juillet 2024, une entente de gestion coopérative a été conclue entre le Mi’kmaq Epekwitnewaq Kapmntemuow (gouvernement de la Nation mi’kmaq de l’Île-du-Prince-Édouard) et le gouvernement du Canada. Intitulée Toquktmekl (doh-gouk-ti-mé-goul, ce qui signifie « s’attaquer ensemble à des projets »), l’entente énonce l’intention et établit le cadre pour que Parcs Canada et l’Assemblée des conseils d’Epekwitk coopèrent dans la planification, la gestion, l’exploitation, la surveillance et l’évaluation des terres administrées par Parcs Canada à l’Île-du-Prince-Édouard.
Parcs Canada et le Mi’kmaq Epekwitnewaq Kapmntemouw ont également signé une entente pour la création de la réserve de parc national de Pituamkek. Parcs Canada et L’nuey travaillent de concert pour faire connaître ces initiatives, sélectionner les membres du conseil et opérationnaliser à la fois l’entente Toquktmekl et le conseil de gestion coopérative de Pituamkek.
En décembre 2024, la Nation haïda et le Canada ont signé l’Accord Chiix̲uujin / Chaaw K̲aawgaa « Big Tide (Low Water) » sur les terres visées par le titre haïda. Cette entente comprend une reconnaissance par le Canada du titre ancestral des Haïda sur les terres de Haida Gwaii et marque un jalon important sur le chemin de la réconciliation. Le Conseil de gestion de l’archipel Haïda-Canada continuera d’assurer la gestion coopérative de la réserve de parc national, de la réserve d’aire marine nationale de conservation et du site du patrimoine haïda Gwaii Haanas pendant une période de transition, au cours de laquelle les deux gouvernements travailleront à concilier les champs de compétence et les lois. De plus, Parcs Canada travaille en consultation et en coopération avec la Nation haïda pour favoriser l’application des lois haïda à Gwaii Haanas, conformément à l’Accord Chiix̲uujin / Chaaw K̲aawgaa « Big Tide (Low Water) » sur les terres visées par le titre haïda.
Parcs Canada a poursuivi l’élaboration de modèles de gouvernance et la recherche de possibilités favorisant le dialogue et la réconciliation dans tout l’organisme pour les parcs nationaux, les aires marines nationales de conservation et les parcs urbains nationaux gérés conjointement. Au cours de l’année visée par ce rapport, une première activité de mobilisation a été lancée afin de travailler avec les principaux partenaires autochtones pour valider les modèles de gouvernance proposés.
Parcs Canada contribue à la mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (LDNUDPA) dans les lieux patrimoniaux qu’il administre. Il travaille actuellement à obtenir des pouvoirs juridiques ainsi qu’à examiner, à mettre à jour et à élaborer des politiques et des pratiques opérationnelles permettant aux peuples autochtones d’exercer leurs droits et leurs responsabilités. Parcs Canada fournit des mises à jour annuelles sur les progrès réalisés par le gouvernement du Canada par rapport au Plan d’action de la LDNUDPA.
Cette année, le Cercle d’intendance autochtone et le ministre responsable de Parcs Canada ont officiellement approuvé la Politique d’intendance autochtone, qui est maintenant en vigueur. Cette politique reconnaît et appuie l’intendance autochtone dans tous les lieux où Parcs Canada joue un rôle d’administrateur, et guide la mise en œuvre de la DNUDPA. La Politique d’intendance autochtone a été élaborée conjointement avec le Cercle d’intendance autochtone, un groupe diversifié de leaders autochtones qui continuera à guider sa mise en œuvre. Des travaux importants visant à favoriser l’intendance autochtone sont en cours dans les domaines d’activité de Parcs Canada qui sont liés au patrimoine naturel et culturel.
Cette année, Parcs Canada a élaboré des modèles possibles pour les aires protégées et de conservation autochtones (APCA) qu’il soutient. Une séance de consultation a été organisée avec L’Nuey, qui représente les droits des Mi’kmaq d’Epekwitnewaq (Mi’kmaq de l’Île-du-Prince-Édouard), et les membres du Cercle d’intendance autochtone. Un groupe de réflexion de Parcs Canada sur les APCA a analysé les modèles proposés afin de déterminer les prochaines étapes. Une démarche de mobilisation modifiée au sujet des options de gouvernance partagée est actuellement menée.
Le parc national Wood Buffalo (Territoires du Nord-Ouest et Alberta) est un site du patrimoine mondial de l’UNESCO reconnu pour sa valeur universelle exceptionnelle. Au cours de cet exercice, Parcs Canada a continué de mettre en œuvre les principales mesures de conservation énoncées dans le Plan d’action pour protéger le site du patrimoine mondial du parc national Wood Buffalo en collaboration avec les partenaires autochtones, d’autres ministères fédéraux, les gouvernements provincial et territorial ainsi que les principaux intervenants, afin que la valeur universelle exceptionnelle du parc soit préservée pour les générations à venir. En tant que responsable du patrimoine mondial pour le Canada, Parcs Canada a soumis cette année un rapport sur l’état de conservation du parc national Wood Buffalo au Comité du patrimoine mondial, qui l’examinera lors de sa réunion de juillet 2025.
Parcs Canada a également poursuivi la mise en œuvre du Plan d’action pour protéger le site du patrimoine mondial du parc national Wood Buffalo. Les travaux réalisés cette année consistaient notamment à réaliser des évaluations préliminaires de la santé des écosystèmes du delta Paix-Athabasca, en s’appuyant sur une approche à double perspective (intégrant à la fois les pratiques et les perspectives scientifiques occidentales et autochtones) et en se concentrant sur 23 indicateurs écologiques et culturels. L’évaluation est le résultat d’un programme intégré de recherche et de surveillance élaboré conjointement par le gouvernement du Canada et les partenaires autochtones. Ce programme offre une nouvelle façon d’évaluer la santé écologique et les valeurs culturelles autochtones de la région.
Dans la réserve de parc national des Îles-Gulf (RPNIG), Parcs Canada travaille en collaboration avec les Premières Nations W̱SÁNEĆ afin de rétablir et de renforcer l’intendance autochtone des terres et les pratiques culturelles dans la mer des Salish grâce à l’élaboration conjointe et à la mise en œuvre de programmes de récolte et de rétablissement des plantes indigènes. Ce travail a permis cette année de récupérer près de 2 000 livres de viande de cerf pour les communautés locales, et de planter près de 2 000 arbres et arbustes indigènes afin de favoriser la récolte d’aliments, de remèdes et de matériaux traditionnels, ainsi que la transmission des connaissances entre les générations et les cultures. Des membres du personnel de la réserve de parc national ont bénéficié du premier programme d’« Aîné en résidence », et l’équipe du projet travaille avec des représentants W̱SÁNEĆ afin de déterminer comment soutenir au mieux l’intendance autochtone, les pratiques culturelles de même que la préservation et l’application des connaissances autochtones dans la gestion à long terme de la réserve de parc national.
Résultat ministériel 2 : Le patrimoine culturel du Canada est protégé dans l’intérêt des générations présentes et futures
Résultats obtenus
Poursuite de l’examen des désignations
Indicateur de résultat ministériel connexe
- Nombre de lieux, de personnes et d’événements dont l’importance nationale est officiellement reconnue;
- Cible d’au moins 3 955 d’ici mars 2025;
- Le résultat réel était de 3 965.
Parcs Canada appuie la désignation et la commémoration d’éléments du patrimoine culturel dans le cadre de programmes nationaux de reconnaissance officielle. Ce travail de commémoration peut comprendre la désignation de personnages, de lieux et d’événements d’importance historique nationale, de gares ferroviaires patrimoniales, de phares patrimoniaux, de lieux de sépulture de premiers ministres, de sites canadiens du patrimoine mondial, d’édifices fédéraux du patrimoine et de rivières du patrimoine canadien. Chaque désignation faite au titre du Programme national de commémoration historique apporte une contribution unique à la mosaïque de récits qui forme notre passé et, ensemble, elles contribuent à notre identité.
Au cours de cet exercice, Parcs Canada a dépassé sa cible concernant le nombre total de désignations de lieux, de personnages et d’événements importants pour les Canadiens : on compte maintenant 3 965 désignations, soit une augmentation de 15 désignations par rapport à l’année précédente. Ce nombre comprend 1 329 édifices fédéraux du patrimoine, 1 013 lieux historiques nationaux, 520 événements historiques nationaux, 748 personnages historiques nationaux, 114 phares patrimoniaux, 22 sites canadiens du patrimoine mondial, 42 rivières du patrimoine canadien, 17 lieux de sépulture de premiers ministres canadiens et 160 gares ferroviaires patrimoniales.
Soutenir la désignation du patrimoine culturel
Dans le cadre des nombreux programmes de désignation sous sa responsabilité, Parcs Canada a organisé cette année 18 cérémonies de dévoilement de plaques de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada. Parmi celles-ci figuraient la commémoration de l’événement historique national des célébrations du Jour de l’émancipation, la désignation de l’athlète olympique Ethel Catherwood comme personnage d’importance historique nationale et celle du pensionnat indien d’Amos, dans le cadre de l’événement historique national du système des pensionnats autochtones (voir l’encadré).
Parcs Canada continue à mener des recherches, à faire connaître l’histoire et les récits associés au patrimoine culturel et naturel du Canada, ainsi qu’à améliorer, par des outils numériques, l’accès des Canadiens au patrimoine culturel et leur compréhension de celui-ci. Cette année, Parcs Canada a utilisé ses réseaux sociaux pour favoriser la compréhension du public à l’égard de l’histoire du Canada et de son patrimoine culturel, chaque publication ayant été vue en moyenne par 21 000 personnes.
Parcs Canada continue de renforcer ses liens, ses partenariats et ses collaborations avec les communautés internationales de registres patrimoniaux, de sciences des données et d’analyse pour la conservation du patrimoine culturel, tout en favorisant l’innovation dans le domaine des technologies numériques. En appui à ses travaux de désignation du patrimoine et afin de rendre accessibles aux Canadiens des données à jour sur les désignations patrimoniales et de l’information sur le patrimoine culturel, Parcs Canada s’est associé au Getty Conservation Institute (GCI) pour mettre en œuvre la plateforme Arches, un registre modernisé pour le patrimoine culturel.
Reconnaissance du pensionnat indien d’Amos (1955-1973)
Cette année, Parcs Canada a organisé 18 dévoilements de plaques de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, dont la désignation du pensionnat indien d’Amos, commémorée le 30 septembre 2024 dans le cadre de l’événement historique national du système des pensionnats autochtones.
Le pensionnat indien d’Amos faisait partie du système des pensionnats pour les enfants autochtones officiellement instauré par le gouvernement fédéral au 19e et au 20e siècle. Ce système s’étendait à tout le Canada dans les années 1880 et a perduré jusqu’à la fin des années 1990. Selon les estimations, au moins 150 000 enfants des Premières Nations, des Inuit et des Métis ont fréquenté ces pensionnats. Ce système, qualifié en 2015 de « génocide culturel » par la Commission de vérité et réconciliation, a été imposé aux peuples autochtones dans le cadre d’une vaste série de mesures d’assimilation délibérées visant à détruire leurs riches cultures et identités et à effacer leur histoire.
De 1955 à 1973, des enfants anicinapek du Sud-Ouest du Québec et des enfants atikamekw nehirowisiw de la région de la Mauricie, âgés de 6 à 17 ans, ont été arrachés à leur famille et placés au pensionnat indien d’Amos. Le gouvernement du Canada a construit ce pensionnat dans la municipalité de Saint-Marc-de-Figuery, au Québec, sur le territoire traditionnel de la Nation Anicinape et a confié son administration aux Oblats de Marie Immaculée, avec l’aide des Sœurs de Saint-François d’Assise.
Au pensionnat, les enfants étaient maltraités et soumis à des abus, à une discipline stricte et à des punitions sévères. Ils n’étaient pas autorisés à parler leur langue maternelle à aucun moment, même lorsque leurs parents venaient les visiter. À leur sortie du pensionnat, beaucoup d’entre eux avaient oublié leur langue maternelle, qui avait été parlée pendant des générations. Pendant cette période, les parents ont également subi des répercussions destructrices et ont eu du mal à se remettre et à reconstruire leur famille.
Célébrer la diversité du Canada et la contribution des Autochtones à l’histoire du pays
Cette année, Parcs Canada a poursuivi son travail pour faire en sorte que les désignations reflètent la diversité de la société canadienne et favorisent la compréhension par le public de l’histoire complexe du Canada grâce à la mise en œuvre du Cadre pour l’histoire et la commémoration : le plan du réseau des lieux historiques nationaux. La mise en œuvre de ce cadre contribue également aux priorités de Parcs Canada pour ce qui est d’accroître la protection du patrimoine culturel en réservant une place aux peuples autochtones et aux communautés en quête d’équité afin qu’ils racontent leurs récits.
À cette fin, Parcs Canada collabore avec les communautés autochtones locales pour raconter leurs récits d’une façon qui reflète la diversité du pays, et veille à ce que l’histoire des Autochtones soit mise en valeur dans les lieux historiques nationaux, les parcs nationaux, les aires marines nationales de conservation et les parcs urbains nationaux qu’il administre. Ce travail aide Parcs Canada à mettre en œuvre la mesure no 110 (reconnaissance et excuses) du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
Au cours de cet exercice, Parcs Canada a continué à élaborer des formations et des programmes pour orienter les processus internes axés sur la mise en valeur de l’histoire du Canada selon des points de vue plus diversifiés. Cette année, une démarche a été menée à bien pour former les membres du personnel de Parcs Canada sur la manière d’aborder les aspects controversés de l’histoire dans les lieux patrimoniaux. De plus, une formation sur l’histoire orale a été donnée à certains membres du personnel des lieux administrés par Parcs Canada, ainsi qu’à des partenaires autochtones, et des conseils ont été fournis sur la gestion de ces projets.
Parcs Canada a aussi continué à solliciter de nouvelles candidatures de personnages, de lieux et d’événements qui correspondent aux priorités stratégiques énoncées dans le Cadre pour l’histoire et la commémoration, et a organisé des présentations sur demande afin d’aider le public à présenter ces candidatures. Dans le cadre de la priorité stratégique du cadre qui vise à accroître la diversité des désignations, de nouvelles candidatures ont été reçues cette année de la part de diverses communautés, dans la foulée des travaux réalisés lors d’ateliers ciblés au cours des années précédentes. Les candidatures admissibles sont en cours d’examen en vue d’une désignation.
Au cours de cette année, plusieurs désignations existantes ont été réexaminées par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) afin de s’assurer qu’elles reflètent ce que l’on sait ou ce qu’il est important de dire aujourd’hui sur l’histoire du pays. Ces examens sont toujours en cours. D’autres examens de désignations existantes demandés par le public seront effectués dans la mesure où le temps et les ressources le permettent. Les résultats de ces examens des désignations sont publiés sur le site Web de la CLMHC au terme du processus d’examen. Pendant l’exercice financier, les résultats de 36 examens ont été publiés sur le site Web.
Cette année, dans le cadre de ses efforts visant à mettre en valeur des récits diversifiés dans son programme de désignation, Parcs Canada a mené à bien 28 projets de Récits du Canada. Le programme Récits du Canada a favorisé des approches axées sur les lieux afin de nouer des relations et d’officialiser des partenariats de travail qui respectent les cultures, les responsabilités et les droits particuliers des partenaires autochtones. Parmi les projets réalisés figurent l’installation de panneaux indiquant les noms de lieux traditionnels et de panneaux d’interprétation de l’histoire en plein air, de même qu’un appui à la recherche autochtone, à des installations artistiques, à des vidéos et à des expositions interprétatives. Ces projets ont été réalisés aux endroits suivants :
- Yukon : lieux historiques nationaux du Klondike
- Colombie-Britannique : réserve de parc national, réserve d’aire marine nationale de conservation et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas; lieu historique national du Fort-Langley
- Alberta : lieu historique national Cave and Basin
- Saskatchewan : lieu historique national du Homestead-Motherwell
- Ontario : lieu historique national du Fort-St. Joseph, lieu historique national du NCSM Haida, lieu historique national de la Maison-Laurier
- Québec : parc national Forillon
- Nouvelle-Écosse : parc national et lieu historique national Kejimkujik
- Île-du-Prince-Édouard : lieu historique national Province House
- Terre-Neuve-et-Labrador : lieu historique national de l’Établissement-Ryan
Succès à souligner : le programme Récits du Canada
Lorsque nous accueillons des invités ici, nous voulons qu’ils découvrent l’histoire de cet endroit. Pouvoir raconter notre histoire, notre récit, fait partie du processus de réconciliation.
À l’appui des objectifs du Cadre pour l’histoire et la commémoration et en réponse à l’appel à l’action no 79 de la Commission de vérité et réconciliation, de 2018 à 2025, Parcs Canada a collaboré avec plus de 60 communautés autochtones pour réaliser 70 projets à volets multiples dans le cadre du programme Récits du Canada. Ce programme visait à mettre la voix des peuples autochtones au cœur du processus de réappropriation, de diffusion et de célébration des cultures, des histoires et des langues autochtones grâce à des fonds temporaires accordés par le gouvernement du Canada pour son initiative horizontale de « mise en œuvre du Cadre fédéral pour réparer les torts causés par les pensionnats indiens ».
Par l’intermédiaire du programme Récits du Canada, Parcs Canada a fourni un soutien à des projets jugés prioritaires par les partenaires autochtones, notamment des recherches sur l’histoire, des projets d’histoire orale, des études sur les connaissances autochtones, la rédaction et la publication de livres, des panneaux d’interprétation installés sur des sentiers, le renouvellement des expositions dans les centres d’accueil, des programmes de continuité culturelle (par exemple, un programme de mentorat pour la fabrication de canots traditionnels et des stages d’apprentissage de la sculpture), des panneaux sur la reconnaissance des terres, des camps culturels, des programmes culturels autochtones, des projets vidéo et des projets sur les noms de lieux traditionnels.
Pendant la durée du programme, Parcs Canada a octroyé des fonds grâce à plus de 80 ententes de contribution conclues avec des communautés autochtones dirigeant des projets, ce qui a permis de renforcer les capacités des organisations partenaires en matière de mobilisation, de leadership ou de participation à des projets, et de favoriser l’acquisition de compétences et de connaissances liées au projet.
Le programme Récits du Canada montre bien l’importance de la mobilisation, de l’élaboration conjointe et de la création de relations significatives entre Parcs Canada et les peuples autochtones, en offrant à ces derniers un soutien pour leur temps, leur leadership et leur innovation. Par l’intermédiaire de ses unités de gestion, Parcs Canada a travaillé avec de nombreuses communautés autochtones dans tout le pays afin de revoir les perspectives sur l’histoire et les récits mis en valeur dans les lieux patrimoniaux et d’intégrer des façons de découvrir ces lieux qui soient adaptées à la culture.
Faire progresser la réconciliation par la commémoration
Les programmes de commémoration de Parcs Canada contribuent à l’engagement du gouvernement du Canada envers la réconciliation avec les Premières Nations, les Inuit et les Métis du Canada. Ces programmes jouent un rôle déterminant dans la mise en œuvre des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation (CVR) liés à la commémoration (nos 79 et 80). Par ses programmes sur le patrimoine culturel, Parcs Canada veille à ce que les connaissances autochtones soient respectées, reflétées et honorées dans la gestion des ressources culturelles et naturelles.
Cette année, Parcs Canada a rencontré des groupes consultatifs autochtones dans le cadre de ses travaux pour renouveler les critères et les lignes directrices associés à la CLMHC et au Programme national de commémoration historique. Ces travaux devraient être terminés d’ici 2026 et permettront d’améliorer la compréhension du public et de mieux intégrer les histoires et les valeurs autochtones dans ce programme.
En collaboration avec les partenaires autochtones, Parcs Canada a également poursuivi les travaux visant à favoriser de nouvelles désignations par la mobilisation communautaire. Au cours de l’année, l’organisme a tenu 15 rencontres avec des communautés, des Aînés et des groupes de survivants qui ont proposé des désignations ou indiqué leur intérêt à le faire dans le cadre du Programme national de commémoration historique. Pendant l’année visée par ce rapport, le programme a reçu dix nouvelles candidatures liées à l’histoire autochtone et à l’histoire des pensionnats. Actuellement, 13 % de toutes les désignations historiques nationales concernent l’histoire autochtone. Parcs Canada continue de travailler à augmenter ce pourcentage.
Pendant l’année, Parcs Canada a soutenu les efforts dirigés par les communautés pour commémorer les répercussions des pensionnats, notamment par des séances de mobilisation avec les entités suivantes :
- Première Nation de Long Plain, Première nation de Muskowekwan et Tk̓ emlúps te Secwépemc pour le pensionnat indien de Kamloops;
- Conseil de la Première Nation Abitibiwinni pour le pensionnat indien d’Amos;
- Yukon Residential Schools Missing Children Project pour le pensionnat indien de Carcross/Choutla;
- Ⱡkamnin̓tik Children’s Truth and Reconciliation Society pour le pensionnat indien de St. Eugene’s;
- Nation métisse de la Saskatchewan pour l’école de l’Île-à-la-Crosse.
Afin de favoriser la collaboration sur l’histoire des pensionnats autochtones et leurs conséquences, Parcs Canada a également tenu cinq ateliers de mobilisation avec des spécialistes autochtones et des spécialistes de l’histoire autochtone.
Puisque le financement provenant du Cadre fédéral pour réparer les torts causés par les pensionnats indiens prendra fin le 31 mars 2025, Parcs Canada aura plus de mal à faire avancer ces travaux importants. La capacité de revoir les désignations existantes sera réduite. De même, les possibilités de mobiliser les organisations, les communautés et les groupes de survivants autochtones seront plus limitées en ce qui concerne les nouvelles désignations liées aux pensionnats autochtones, leurs conséquences et les histoires autochtones au Canada. Bien que le rythme des travaux soit ralenti, Parcs Canada reste déterminé à faire progresser les nouvelles désignations et les activités de mobilisation connexes, dans la mesure où les ressources le permettent.
Soutenir le patrimoine mondial du Canada
Parcs Canada est un chef de file dans le domaine de la désignation et de la gestion du patrimoine mondial naturel et culturel du Canada. Cette année, l’organisme a fourni des conseils et des orientations à deux équipes cherchant à obtenir la désignation de patrimoine mondial pour leur lieu, à savoir le lieu historique national Wanuskewin (Saskatchewan) et l’ensemble des câbles transatlantiques, une candidature transnationale comprenant des éléments situés à Heart’s Content, à Terre-Neuve, et à Valentia, en Irlande.
Parcs Canada a également maintenu son appui au programme du patrimoine mondial du Canada. Cette année, l’organisme a fourni des conseils aux gestionnaires des sites désignés du patrimoine mondial ainsi qu’aux gestionnaires des sites figurant sur la liste indicative du Canada. Il a également participé à la 46e session du Comité du patrimoine mondial, qui a eu lieu à New Delhi, en Inde.
Sauvegarde de la collection d’objets archéologiques et historiques sous la garde de Parcs Canada
Indicateur de résultat ministériel connexe
- Pourcentage de la collection historique et archéologique, des paysages culturels et des sites archéologiques sous la garde de Parcs Canada qui sont sauvegardés;
- Cible d’au moins 90 % d’ici mars 2026;
- Le résultat réel était de 68 %.
Parcs Canada assure la préservation des ressources culturelles en effectuant des travaux de surveillance et de conservation dans les lieux historiques nationaux, les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation qu’il administre, ainsi que dans les installations où sont entreposées les collections d’objets archéologiques et historiques dont il a la garde. Ces travaux permettent de protéger et de conserver les ressources culturelles et de faire connaître leur valeur patrimoniale afin que les générations actuelles et futures de Canadiens puissent les comprendre, les apprécier et en jouir.
Cette année, la construction du futur Centre des collections et de la conservation de Parcs Canada à Gatineau, au Québec, contribuera de manière importante à l’atteinte de cette cible de sauvegarde de la collection. La fin des travaux a été retardée en raison d’exigences de sécurité et d’entretien qui n’étaient pas encore remplies, ce qui a influé sur l’échéance associée à cette cible, désormais fixée à mars 2027. La consolidation et le déménagement de la collection dans la nouvelle installation devaient se faire à l’automne 2024, mais en raison du retard, il est maintenant prévu de les commencer en septembre 2025. À ce jour, Parcs Canada a préparé 60 % de la collection pour le déménagement. La nouvelle installation sera carboneutre et contribuera ainsi aux cibles du gouvernement du Canada pour l’écologisation de ses activités.
Protection et conservation des lieux du patrimoine culturel du Canada
Au cours de cet exercice, les travaux de gestion et de conservation des ressources culturelles ont continué à contribuer à la sauvegarde des ressources culturelles et aux gains réalisés dans la conservation du patrimoine culturel. Parcs Canada a poursuivi ses travaux pour faire progresser l’intégration des valeurs et des protocoles autochtones dans les activités de protection et de conservation des ressources culturelles et naturelles sous sa garde. Au cours de la dernière année, l’organisme a poursuivi ses efforts de renouvellement des politiques liées à la protection et à la conservation des lieux patrimoniaux, et ses experts du patrimoine culturel ont contribué à mille projets individuels dans des lieux patrimoniaux d’un bout à l’autre du pays.
Cette année, Parcs Canada a continué à élaborer et à revoir des instruments de politique, des outils et des formations dans le domaine de la gestion des ressources culturelles, notamment en ce qui concerne la conservation des lieux historiques nationaux et du patrimoine bâti. La nouvelle Politique sur la gestion des ressources culturelles, des sites archéologiques, des phares patrimoniaux et des sites du patrimoine mondial a reçu l’approbation du ministre en septembre 2024, et son entrée en vigueur est fixée au 1er septembre 2025.
Conformément aux principes de son Cadre d’intendance autochtone et du Plan d’action de la LDNUDPA, Parcs Canada a élaboré la Politique sur la gestion des ressources culturelles dans le cadre d’un dialogue continu avec ses partenaires autochtones. Ce dialogue était essentiel pour que les points de vue, les protocoles, les valeurs et les pratiques des Premières Nations, des Inuit et des Métis soient respectés et pris en compte, et qu’ils guident les approches en matière de conservation et de mise en valeur du patrimoine culturel dans les lieux administrés par Parcs Canada.
Parcs Canada a commencé à élaborer l’ébauche d’une directive sur la gestion des ressources culturelles au cours de l’année visée par le présent rapport. Cette directive appuiera la nouvelle Politique sur la gestion des ressources culturelles et orientera sa mise en œuvre. En mars 2025, Parcs Canada a tenu à Vancouver un atelier sur des sujets liés à la directive avec le Conseil consultatif sur le patrimoine culturel autochtone. Il a également entrepris les travaux préliminaires d’examen et de mise à jour des processus d’évaluation des impacts sur les ressources culturelles et d’évaluation de l’intégrité commémorative, et a rédigé une ébauche de norme sur les noms géographiques.
Au cours de cet exercice financier, Parcs Canada a mené 416 évaluations des impacts sur les ressources culturelles au pays afin de cerner et d’atténuer les impacts éventuels des activités sur la valeur patrimoniale des ressources culturelles dans les lieux patrimoniaux, ainsi que sur l’intégrité commémorative des lieux historiques nationaux qu’il administre. Il a notamment mené des évaluations aux lieux historiques nationaux du Commerce-de-la-Fourrure-à-Lachine (Québec), de la Tour-Murney (Ontario), du Fort-Anne (Nouvelle-Écosse) et de la Grosse-Île (Québec) ainsi qu’au parc national du Gros-Morne (Terre-Neuve-et-Labrador) dans le cadre de sa stratégie de conservation préventive des objets historiques et archéologiques par l’évaluation de 35 lieux d’ici 2027. Parcs Canada a également réalisé des projets de surveillance afin d’évaluer l’état de certains sites archéologiques et de fournir des conseils spécialisés sur leur gestion. Les travaux collaboratifs d’analyse des données et de production de rapports se sont poursuivis avec les partenaires autochtones locaux dans le cadre d’un projet pluriannuel de surveillance et d’évaluation de l’érosion côtière dans la réserve de parc national des Îles-Gulf (Colombie-Britannique) et en association avec le projet Les paysages vivants de SGang Gwaay (Colombie-Britannique). Parcs Canada a aussi poursuivi sa collaboration avec les partenaires autochtones locaux pour mener un projet pluriannuel de surveillance et d’évaluation de l’érosion côtière dans la réserve de parc national des Îles-Gulf (Colombie-Britannique).
Cette année, les spécialistes de l’archéologie subaquatique de Parcs Canada ont réalisé d’importants travaux de réparation et de restauration sur le remblai du site de l’épave d’un baleinier basque du 16e siècle au lieu historique national et site du patrimoine mondial de Red Bay (Terre-Neuve-et-Labrador). Ils ont également mené divers projets semblables au lieu historique national et site du patrimoine mondial du Canal-Rideau (Ontario), au lieu historique national de la Voie-Navigable-Trent–Severn (Ontario), au parc national de la Mauricie (Québec) et à la réserve de parc national de l’Île-de-Sable (Nouvelle-Écosse) afin de documenter et d’évaluer les ressources culturelles subaquatiques.
Cette année, Parcs Canada a continué de mener des fouilles archéologiques subaquatiques au lieu historique national des Épaves-du-HMS Erebus-et-du-HMS Terror (Nunavut) et a contribué au transfert d’artefacts, à leur interprétation et à la conception d’une exposition pour l’ouverture du centre du patrimoine Nattilik à Gjoa Haven. Des recherches ont été menées sous l’eau aux sites des épaves, notamment des fouilles et une mise à jour cartographique grâce à un appareil multifaisceaux à haute résolution au HMS Erebus, ainsi qu’une modélisation des courants, une photogrammétrie 3D et une étude des sédiments au HMS Terror.
Succès à souligner : les épaves de l’Erebus et du Terror
Parcs Canada a reçu un financement spécial pour que son équipe d’archéologie subaquatique puisse mener des travaux de recherche plus approfondis sur les épaves de l’Erebus et du Terror. Cette initiative, qui a pris fin en mars 2025, a été l’un des projets d’archéologie subaquatique les plus complexes de l’histoire du Canada sur le plan logistique, et a entraîné de nombreuses découvertes archéologiques exceptionnelles au cours des dix dernières années.
Les travaux sur le terrain et les recherches menés par l’équipe d’archéologie subaquatique pour retrouver l’Erebus et le Terror ont débuté en 2008. Depuis que les épaves ont été localisées (respectivement en 2014 pour l’Erebus et en 2016 pour le Terror), 14 projets archéologiques ont été réalisés, la plupart avec la participation des Inuit, notamment des gardiens. Au total, l’équipe d’archéologie subaquatique a effectué 747 plongées individuelles sur les épaves et mené des fouilles ciblées sur l’Erebus pendant quatre saisons sur le terrain (2019, puis de 2022 à 2024), à l’aide du navire de recherche David Thompson et du Qiniqtiryuaq (une barge de soutien à la plongée et aux fouilles). Au total, 1 558 artefacts ont été récupérés de l’Erebus depuis 2014. Cependant, aucun artefact n’a été remonté du Terror à ce jour.
L’équipe d’archéologie subaquatique de Parcs Canada a contribué à l’interprétation des sites en offrant des présentations publiques dans la communauté inuite locale et ailleurs au Canada, notamment en organisant des visites sur place pour les membres de la communauté, des organisations inuites et des membres du personnel de Parcs Canada, ainsi qu’en donnant des entrevues aux médias et en participant à des conférences. Parcs Canada a également commencé à publier ses rapports archéologiques sur le site Web du gouvernement ouvert (en anglais, en français et en inuktitut) ainsi que du contenu sur son propre site Web (textes, photos et vidéos), et a contribué à faciliter l’agrandissement du centre du patrimoine Nattilik à Gjoa Haven.
Par l’intermédiaire de son équipe d’archéologie subaquatique, Parcs Canada appuiera la surveillance des sites à l’avenir, fournira un soutien fonctionnel continu aux unités de gestion et au Comité de mise en œuvre de l’entente sur les répercussions et les avantages pour les Inuit, par exemple en ce qui concerne le plan directeur et la stratégie de recherche, et effectuera d’autres recherches et publications.
Leadership et partenariats pour la conservation du patrimoine culturel
En plus de son travail de gestion des ressources du patrimoine culturel qui lui sont confiées, Parcs Canada joue un important rôle de leadership dans la conservation des ressources du patrimoine culturel des lieux patrimoniaux du Canada. L’organisme apporte son soutien aux ministères responsables de la protection et de la conservation des biens patrimoniaux fédéraux au sein de leurs propres portefeuilles d’actifs, et fournit des conseils et du financement à d’autres propriétaires de lieux patrimoniaux d’importance nationale.
Pendant l’année visée par ce rapport, Parcs Canada a évalué la valeur patrimoniale de 230 bâtiments appartenant au gouvernement fédéral et a répondu à plusieurs ministères fédéraux qui lui ont demandé des conseils et des recommandations. Parcs Canada a également réalisé 82 examens d’interventions sur des biens patrimoniaux fédéraux à l’échelle du pays, notamment le grand projet de renouvellement de l’îlot 2 au sein de la cité parlementaire, dans la région de la capitale nationale. De plus, pour la troisième année consécutive, Parcs Canada a augmenté son aide financière dans le cadre du Programme national de partage des frais pour les lieux patrimoniaux, ce qui lui a permis de soutenir 13 lieux patrimoniaux qui sont reconnus par le gouvernement fédéral sans être administrés par celui-ci, grâce à 15 ententes de contribution.
Parcs Canada continue de travailler de concert avec les provinces et les territoires en participant aux réunions de la Table fédérale-provinciale-territoriale sur la culture et le patrimoine en tant que coprésident des réunions bimensuelles du Groupe de travail fédéral-provincial-territorial sur les ressources patrimoniales. Ce groupe de travail œuvre pour l’atteinte de buts communs liés à la protection et à la conservation du patrimoine culturel. Des options pour un nouveau cadre de collaboration dans le domaine de la conservation des lieux historiques au Canada ont été présentées aux sous-ministres provinciaux et territoriaux lors de la réunion annuelle des ministres et sous-ministres responsables de la culture et du patrimoine, qui a eu lieu à Whitehorse en mai 2024. Au cours de l’année, Parcs Canada a continué de dialoguer avec ses partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux à la Table fédérale-provinciale-territoriale sur la culture et le patrimoine au sujet de questions prioritaires qui reflètent des domaines d’intérêt commun.
Cette année, dans le cadre de son leadership international en matière de conservation du patrimoine culturel et de son rôle de représentant du Canada pour le patrimoine mondial, Parcs Canada a versé une contribution volontaire de 50 000 $ pour soutenir les activités de l’UNESCO liées à la Convention du patrimoine mondial. Cette contribution aide le Centre du patrimoine mondial à maintenir ses efforts pour reconnaître le rôle des peuples autochtones dans la définition, la gestion, la protection et la mise en valeur du patrimoine mondial.
Soutenir l’intendance du patrimoine culturel par les Autochtones
Au cours de cet exercice, Parcs Canada a travaillé à favoriser l’intendance autochtone des lieux du patrimoine culturel qu’il administre et a poursuivi ses démarches pour rétablir le lien entre les peuples autochtones et les objets et artefacts historiques dont il a la garde. Pendant la période visée par ce rapport, des activités de mobilisation ont été organisées avec 17 nations autochtones en vue de partager des connaissances sur les collections. Parcs Canada a collaboré avec des nations du Nord de l’Ontario, du Manitoba et de l’Alberta afin de mettre en commun des renseignements sur les objets et les sites archéologiques des lieux historiques nationaux du Fort-St. Joseph (Ontario), York Factory et de la Maison-Riel (Manitoba) ainsi que du parc national Jasper (Alberta). Un soutien et des discussions continus ont été maintenus avec la Fiducie du patrimoine inuit (Nunavut), la Première Nation de Timiskaming (Québec) et le Centre culturel U'mista (Colombie-Britannique).
Au cours de cette année, Parcs Canada a également dialogué avec des communautés autochtones afin de partager des connaissances et de collaborer à la gestion des ressources culturelles dans les lieux patrimoniaux. Le comité d’archéologie de Kejimkujik (Nouvelle-Écosse) a tenu des réunions mensuelles réunissant des représentants des Mi'kmaw et de Parcs Canada pour discuter de projets. De plus, des échanges ont eu lieu avec des Aînés et des jeunes autochtones lors des travaux sur le terrain dans le cadre du projet archéologique du sentier Huron au lieu historique national de l’Île-Beausoleil (Ontario).
Au cours de l’année visée par le présent rapport, Parcs Canada a travaillé à l’élaboration, à la mise à jour et à la création de processus et d’outils de politique et de pratiques qui rendent hommage et laissent place aux voix autochtones, soutiennent le leadership et l’autodétermination des Autochtones et respectent les droits, les connaissances et les systèmes de connaissances autochtones dans le domaine de la conservation du patrimoine culturel. Sous la direction du Cercle d’intendance autochtone, un sous-cercle a été créé dans le but de déterminer et d’examiner les lacunes dans les politiques, procédures et processus pertinents de Parcs Canada en ce qui concerne la gestion globale des projets et des travaux de construction ainsi que l’archéologie des projets. Des dispositions concernant la mobilisation des Autochtones ont été intégrées à l’ébauche du guide fédéral d’archéologie et aux gabarits d’examen des interventions sur le patrimoine fédéral.
L’intendance par les peuples autochtones est honorée et appuyée
Indicateur de résultat ministériel connexe
- Nombre de lieux patrimoniaux culturels gérés en coopération avec les peuples autochtones
- Cible d’au moins 15 d’ici mars 2026;
- Le résultat réel était de 9.
Parcs Canada reconnaît les responsabilités historiques et continues assumées par les peuples autochtones en matière d’intendance du patrimoine culturel dans leur territoire ancestral et leur patrie. Il continue à favoriser la gestion coopérative en collaboration avec les Autochtones dans les lieux du patrimoine culturel en établissant de nouvelles structures de gestion coopérative et en intégrant des rôles autochtones aux structures existantes d’établissement de liens afin d’appuyer l’intendance des lieux patrimoniaux conformément aux processus de reconnaissance des droits et d’autodétermination, et aux ententes de réconciliation et de reconnaissance des droits.
Cette année, le lieu historique international de l’Île-Sainte-Croix, situé à la frontière entre le Nouveau-Brunswick et l’État du Maine aux États-Unis (accord intérimaire Peskotomuhkati sur les questions concernant Parcs Canada), a été ajouté au nombre total de lieux du patrimoine culturel qui sont gérés coopérativement avec les peuples autochtones.
Une mesure importante a été prise et permettra d’améliorer le résultat de cet indicateur dans les années à venir : Parcs Canada, de concert avec Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, a conclu des ententes de réconciliation et de reconnaissance des droits/ententes de mise en œuvre des droits avec les Mi'gmaq du Nouveau-Brunswick, les Mi’kmaq de l’Île-du-Prince-Édouard et les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse. De nouveaux conseils de gestion coopérative seront créés dans les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux de ces provinces et devraient commencer leurs activités au cours de l’exercice 2025 à 2026, ce qui permettra de les prendre en compte dans l’atteinte de la cible de l’indicateur.
Ajipjuwaluke’k Maljewe’jk – encourager nos jeunes
En partant d’une idée issue d’un comité de la Table ronde des jeunes Mi’kmaq, créé à l’initiative de partenaires du programme des gardiens de la Confédération des Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse continentale, Parcs Canada a travaillé avec ses partenaires pour créer Ajipjuwaluke'k Maljewe'jk – encourager nos jeunes, un programme visant à créer un espace qui favorise la créativité, l’imagination, les idées et les compétences en leadership chez les jeunes L’nu.
Ce programme a été soutenu par des organisations qui œuvrent pour l’autonomisation des jeunes Mi’kmaq en leur offrant des occasions de perfectionnement continu des capacités, notamment Parcs Canada, la Confédération des Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse continentale, l’Union des Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse, le Centre d’éducation Ulnooweg, Asitu'lisk, Mi'kmaw Kina'matnewey et The Howl Experience. Le rassemblement, auquel ont participé 14 jeunes et cinq Aînés, a eu lieu du 27 au 30 mars 2025 à Asitu’lisk (anglais seulement), où les jeunes L’nu ont été invités à venir avec leur rêve de ce que représente pour eux la revitalisation de la culture mi’kmaw. Parcs Canada souhaite poursuivre sa collaboration avec les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse pour cette initiative importante, qui contribuera à façonner l’avenir des programmes destinés aux jeunes autochtones.
Tout au long de l’exercice, Parcs Canada et ses partenaires autochtones ont poursuivi leur collaboration afin de négocier d’autres ententes qui pourraient créer de nouvelles structures de gestion coopérative ou améliorer celles qui existent dans les lieux où Parcs Canada joue un rôle d’administrateur. Ces structures de gestion favorisent l’intendance autochtone des ressources culturelles et la collaboration dans la gestion des lieux du patrimoine culturel.
Pendant l’année visée par ce rapport, des séances d’apprentissage intensives ont eu lieu afin d’améliorer la compréhension à l’égard de la gestion coopérative au sein de Parcs Canada. Ces séances comprenaient une analyse approfondie des leçons tirées de la gestion coopérative. De plus, des entrevues ciblées ont été réalisées afin de recueillir des exemples d’outils, de conseils et de techniques pour mettre sur pied des conseils de gestion et travailler avec eux en collaboration avec les partenaires autochtones, car ceux-ci constituent un élément essentiel des ententes de gouvernance partagée. Les leçons apprises, les conseils et les stratégies visant à favoriser les bonnes relations de travail ont été analysés et résumés en fonction de thèmes et de domaines d’intérêt importants. Ceux-ci seront communiqués à l’ensemble du personnel de Parcs Canada sous la forme de nouvelles orientations internes, dont l’élaboration sera achevée au cours de l’exercice 2025 à 2026.
Cette année, le Cercle d’intendance autochtone et le ministre responsable de Parcs Canada ont officiellement approuvé la Politique d’intendance autochtone. Cette politique, qui est maintenant en vigueur, a été élaborée conjointement par Parcs Canada et le Cercle d’intendance autochtone, un groupe diversifié de leaders autochtones qui continueront d’orienter sa mise en œuvre. La Politique reconnaît et soutient l’intendance autochtone dans tous les lieux où Parcs Canada joue un rôle d’administrateur, guide la mise en œuvre de la DNUDPA, et favorise le renforcement des capacités des membres de l’équipe afin qu’ils puissent établir et maintenir des relations efficaces avec les partenaires autochtones. La Politique d’intendance autochtone appuiera une gestion et une gouvernance des lieux du patrimoine naturel et culturel qui s’harmonisent respectueusement avec les modes de connaissances et le leadership autochtones en matière d’intendance des terres, des eaux et des glaces. Cette année, Parcs Canada a également fait progresser plusieurs outils stratégiques connexes, notamment des lignes directrices pour les ententes de gouvernance partagée, les connaissances autochtones et la propriété intellectuelle, ainsi qu’un gabarit pour les ententes de confidentialité et d’utilisation conclues avec les Autochtones.
Mise en œuvre des stratégies et des priorités pour la durabilité des biens à long terme
Indicateur de résultat ministériel connexe
- Pourcentage d’ouvrages patrimoniaux dans un état bon ou passable
- Cible d’au moins 62 % d’ici mars 2025;
- Le résultat réel était de 56 %.
Au cours de cet exercice, le pourcentage des biens patrimoniaux bâtis dont l’état est bon ou passable a diminué pour s’établir à 56 %, comparativement à 58 % au cours de l’exercice 2023 à 2024. La fin du financement temporaire pour les biens bâtis de Parcs Canada a entraîné cette baisse globale, car le taux d’investissement dans l’entretien ou l’amélioration des biens a été inférieur au rythme de détérioration. En fonction des fonds disponibles, Parcs Canada a donné la priorité aux interventions qui visaient à protéger la santé et la sécurité des visiteurs et du personnel et à prévenir une défaillance immédiate des biens. Par conséquent, le nombre de projets réalisés pour améliorer l’état des biens patrimoniaux a diminué.
Cette année, 15 biens patrimoniaux, dont la valeur de remplacement actuelle est de 198 millions de dollars (soit 2 % de l’actuelle valeur de remplacement totale du portefeuille de biens patrimoniaux de Parcs Canada), ont été améliorés et sont passés d’un état « très mauvais ou mauvais » à un état « passable ou bon ». Au cours de l’exercice, 19 autres biens patrimoniaux ont été désignés et ainsi ajoutés au portefeuille de biens patrimoniaux, sans incidence notable sur les résultats en raison de leur faible valeur de remplacement actuelle.
Pendant l’année visée par ce rapport, 32 biens patrimoniaux se sont détériorés et sont passés à un état « mauvais ou très mauvais », ce qui représente 10 % de l’actuelle valeur de remplacement totale du portefeuille de biens patrimoniaux de Parcs Canada. Enfin, au cours de l’exercice, Parcs Canada a transféré ou aliéné 18 biens patrimoniaux représentant 3 % de l’actuelle valeur de remplacement de son portefeuille de biens patrimoniaux.
Voici des exemples de travaux réalisés pendant l’année visée par ce rapport et qui ont permis d’améliorer l’état de biens patrimoniaux bâtis. La plupart des projets exécutés cette année étaient axés sur l’amélioration de biens patrimoniaux individuels :
- réfection de la maçonnerie des écluses de Jones Falls et de Kingston Mills sur le canal Rideau (Ontario);
- restauration des chambres de filtration des citernes au lieu historique national de la Citadelle-d’Halifax (Nouvelle-Écosse);
- remplacement du pont tournant de Lower Brewers, de ses culées et de ses murs de guidage au lieu historique national du Canal-Rideau (Ontario);
- restauration et remplacement de la maçonnerie, des portes et des fenêtres au lieu historique national du Fort-Henry (Ontario);
- réfection des éléments historiques du point d’entrée sud du parc national Kootenay (Colombie-Britannique).
Priorité aux investissements dans la santé et la sécurité au lieu historique national du Canal-Rideau
Le lieu historique national du Canal-Rideau compte 206 vannes d’écluse à fonctionnement manuel réparties dans les 49 écluses opérationnelles qui relient Ottawa à Kingston. Pendant de nombreuses années, ces vannes ont été la principale cause de blessures chez les employés, car les opérateurs des postes d’éclusage ouvrent et ferment les vannes pour permettre aux visiteurs de circuler sur le canal. De 2021 à 2022 seulement, on a dénombré 13 blessures invalidantes causées par des coups de poignée de vanne.
Pour remédier à ce grave problème de santé et de sécurité au travail, Parcs Canada a privilégié, parmi les investissements effectués au lieu historique national du Canal-Rideau, la création d’un mécanisme de freinage et son installation dans toutes les écluses en 2023 et 2024. Grâce à ces travaux, le nombre de blessures invalidantes attribuables au fonctionnement des écluses a été réduit à zéro pendant la saison de navigation 2024.
Résultat ministériel 3 : La population découvre le patrimoine naturel et culturel du Canada et en fait l’expérience par des moyens qu’elle juge significatifs
Résultats obtenus
Offrir des expériences enrichissantes et inclusives aux visiteurs
Indicateur de résultat ministériel connexe
- Nombre de visiteurs qui font l’expérience des lieux de Parcs Canada
- Cible d’au moins 23,7 millions d’ici mars 2025;
- Le résultat réel était de 23,2 millions.
Parcs Canada a poursuivi ses efforts pour que les lieux patrimoniaux demeurent en tête de liste des destinations choisies par les Canadiens et les visiteurs étrangers qui planifiaient leurs escapades cette année. Grâce à des mesures intégrées sur le plan des médias, des communications et de la collaboration, Parcs Canada a mis en valeur la grande variété d’expériences qu’il offre à des millions de voyageurs actuels et éventuels, et qui permettent à des millions de personnes du Canada et du monde entier de vivre des expériences mémorables.
Cette année, Parcs Canada a accueilli 23,2 millions de visiteurs provenant de cent endroits différents dans le monde. La fréquentation totale a diminué de seulement 2 % par rapport à celle de l’année précédente, qui était de 23,7 millions de visiteurs, un résultat remarquable étant donné les défis qui ont marqué l’année. Les lieux historiques nationaux ont accueilli 8,2 millions de visiteurs. Ce chiffre représente une augmentation de 7 % par rapport à l’exercice 2023 à 2024 et constitue la fréquentation la plus élevée des lieux historiques nationaux depuis 2019, année où elle avait atteint 8,7 millions de visiteurs.
Les parcs nationaux ont quant à eux accueilli 15 millions de visiteurs, soit une baisse de 7 % par rapport à l’année dernière. Le feu de forêt à Jasper a été un événement déterminant, et la baisse de fréquentation est en grande partie attribuable aux opérations de lutte contre le feu et aux fermetures liées à la sécurité dans le parc national. Lors d’une année normale, le parc national Jasper est le deuxième parc national le plus visité au Canada. Le parc a été fermé de la fin juillet à la mi-octobre 2024, et les services restaient limités après octobre 2024. Même si un retour lent et gérable des visiteurs locaux a été observé pendant la saison hivernale (par exemple, pour le ski ou le festival d’hiver de la ville), le parc national Jasper a accueilli cette année 1,3 million de visiteurs de moins que l’année précédente (soit une baisse de 53 %). D’autres parcs de la région ont connu une hausse équivalente du nombre de visiteurs pendant l’automne et l’hiver (par exemple, les parcs nationaux des Lacs-Waterton, du Mont-Revelstoke et des Glaciers), ce qui laisse supposer que les visiteurs ont tenu compte des appels à choisir d’autres destinations afin de laisser aux résidents et aux entreprises de Jasper le temps et l’espace nécessaires pour se remettre. Dans l’ensemble, c’est l’Alberta qui a connu la baisse la plus importante, c’est-à-dire une diminution de 16 % de la fréquentation par rapport à l’année précédente. À l’échelle régionale, Terre-Neuve-et-Labrador et la Nouvelle-Écosse ont connu les plus fortes augmentations de fréquentation d’une année à l’autre, avec des hausses respectives de 16 % et de 13 %.
Feu de forêt et rétablissement au parc national Jasper
Le parc national Jasper est réputé dans le monde entier comme un symbole incontournable du Canada. Dans les jours qui ont suivi le feu de forêt de juillet 2024, de nombreuses personnes ont exprimé leur soutien en partageant des souvenirs précieux concernant le parc national Jasper, que ce soit des vacances en famille, un mariage ou un premier emploi. Soulignons que, dans le cadre du sondage trimestriel mené par Parcs Canada pour recueillir des données sur le public, 44 % des Canadiens ont déclaré avoir un lien personnel avec ce parc national parce qu’ils y avaient habité ou travaillé ou l’avaient visité.
Le parc national Jasper et la ville de Jasper apportent une contribution importante à l’économie de l’Alberta. Selon les estimations de 2019 concernant les retombées économiques du tourisme dans les Rocheuses albertaines, la municipalité de Jasper et le parc national Jasper ont entraîné des dépenses touristiques de 523 millions de dollars Note en bas de page 2. Ces dépenses représentent une contribution d’environ 450 millions de dollars au PIB, 5 100 emplois et des recettes fiscales de 69 millions de dollars. Selon un sondage réalisé par l’Association de l’industrie touristique de l’Alberta, les entreprises de Jasper ont estimé que leurs pertes de revenus cumulées pourraient atteindre 4,5 millions de dollars par jour pendant les mois les plus fréquentés de l’été 2024, une période où de nombreuses entreprises engrangent la majeure partie de leurs revenus annuels.
Après le feu de forêt, Parcs Canada a travaillé sans relâche pour rétablir les offres aux visiteurs afin de favoriser la reprise économique de Jasper. À la mi-septembre 2024, les services avaient été rétablis dans toutes les zones autres que celle touchée par l’incendie. Tout au long de l’automne, les sentiers et les aires de fréquentation diurne situés dans les zones touchées par l’incendie ont été rouverts progressivement, à mesure que les débris étaient enlevés et que les dangers étaient éliminés. Parcs Canada a été en mesure d’accueillir les visiteurs pour les activités hivernales dès le début du mois de décembre 2024, notamment grâce à la réouverture de la route 93A donnant accès à la station de ski alpin Marmot Basin et aux pistes de ski de fond damées dans les zones touchées par le feu de forêt. Au printemps 2025, la majeure partie du parc national Jasper était à nouveau accessible, à savoir 75 % des emplacements de camping dans l’avant-pays et 100 % des emplacements de camping dans l’arrière-pays, ainsi qu’un point d’entrée temporaire au sud et des réseaux de sentiers entièrement rétablis.
Le parc national Jasper est ouvert et accueille les Canadiens et les visiteurs du monde entier. Effectuant un travail colossal en très peu de temps, Parcs Canada a œuvré avec diligence pour rouvrir la majeure partie des zones touchées par le feu dans le parc national Jasper, afin de soutenir les entreprises locales et les résidents dont le gagne-pain dépend du tourisme.
Les normes rigoureuses de Parcs Canada et la qualité des expériences qu’il offre aux visiteurs ont donné d’excellents résultats. Parmi les visiteurs canadiens sondés :
- 93 % ont déclaré avoir pris plaisir à leur visite;
- 95 % se sont dits généralement satisfaits;
- 80 % ou plus des répondants se sont dits satisfaits des principaux aspects de leur visite, comme l’orientation sur les lieux, l’accueil du personnel, l’entretien des terrains ainsi que les renseignements sur les comportements responsables à proximité d’animaux sauvages;
- 91 % des visiteurs canadiens ont dit prévoir revenir l’année suivante, ce qui montre un taux élevé de loyauté et d’engagement chez les visiteurs;
- 95 % ont dit qu’ils recommanderaient les lieux de Parcs Canada à d’autres.
Parcs Canada a continué de favoriser des expériences mémorables dans tout le pays pour des millions de personnes grâce à ses services, programmes et expériences de grande qualité. D’autres améliorations ont été apportées aux outils et services en ligne, qui constituent le portail d’accès à de nombreuses expériences pour les visiteurs. Mentionnons notamment des efforts visant à améliorer la convivialité du site Web de Parcs Canada à l’aide de données rigoureuses issues de tests d’expérience utilisateur afin de déterminer les sections du site où les efforts devaient être concentrés. Au cours des tests, la planification d’un séjour était la principale tâche accomplie par les utilisateurs, et l’amélioration de cette section a été l’un des principaux objectifs de cette année. Parcs Canada a également poursuivi un projet pluriannuel dont l’objectif est de mettre en évidence et d’améliorer les renseignements sur l’accessibilité des expériences et des services aux visiteurs qui sont publiés sur son site Web. En outre, Parcs Canada a ajouté à son système de réservation une nouvelle fonctionnalité qui permet aux gens de s’inscrire pour recevoir un courriel lorsque leur emplacement de camping de préférence ou un autre type d’hébergement souhaité dans l’avant-pays devient disponible (par exemple, en raison d’une annulation). Les travaux se poursuivent pour apporter des améliorations et ajouter de nouvelles fonctionnalités aux systèmes publics de Parcs Canada, comme le système de réservation. Par exemple, une nouvelle fonctionnalité qui sera bientôt ajoutée pour aider les entreprises du domaine du voyage à acheter des cartes Découverte et des expériences prêtes à l’exportation et leur offrir des options de paiement à crédit.
Grâce à son développement et à son amélioration continus, l’application de Parcs Canada a atteint le cap des 1,8 million de pages vues, ce qui témoigne d’une forte mobilisation des utilisateurs et de la pertinence de son contenu. L’application comprend divers éléments accessibles par téléphone mobile comme des visites guidées, des cartes, des images, des indications pour s’orienter, des anecdotes amusantes et des fonctionnalités d’accessibilité. Au cours de l’année visée par ce rapport, Parcs Canada a publié cinq éditions de son bulletin électronique (une pour chacune des quatre saisons, plus une édition spéciale pour les fêtes), qui a été distribué à environ deux millions d’abonnés au pays et à l’étranger. La diversité des sujets abordés (opérations, voyages et autres) permet de créer un lien saisonnier entre les gens et les lieux patrimoniaux administrés par Parcs Canada. Les interactions périodiques avec les abonnés ont aidé l’équipe chargée du bulletin à améliorer l’expérience client, à fournir du contenu plus pertinent et à gérer les coûts de manière judicieuse, par exemple par des campagnes de relance visant à retirer les abonnés inactifs. Parcs Canada a aussi publié régulièrement du contenu sur ses comptes Facebook et Instagram nationaux afin de mettre en valeur les expériences proposées aux visiteurs et de promouvoir la planification des voyages. Les publications sur Instagram présentaient régulièrement des photos inspirantes de lieux patrimoniaux administrés par Parcs Canada qui avaient été envoyées par des visiteurs.
Le renouvellement de la collection nationale de photos et de vidéos de Parcs Canada se poursuit afin qu’elle présente une plus grande diversité de Canadiens en train de profiter des lieux patrimoniaux, des services et des offres. Des milliers d’images et des heures de séquences vidéo ont été captées, éditées et ajoutées à la banque nationale d’images de Parcs Canada, améliorant ainsi la capacité des lieux historiques nationaux, des parcs nationaux et des aires marines nationales de conservation à communiquer efficacement avec le public et à susciter son intérêt grâce à des images aussi diversifiées que les visiteurs eux-mêmes. Les normes relatives à la marque de Parcs Canada pour le patrimoine mondial de l’UNESCO au Canada ont également été mises à jour afin de mieux mettre en valeur certaines des réalisations les plus remarquables de l’humanité et des créations les plus inspirantes de la nature dans tout le Canada. Ces normes aident à assurer la cohérence des récits et de la reconnaissance, ce qui renforce l’importance à l’échelle mondiale des sites du patrimoine mondial tout en consolidant le lien des Canadiens avec ces lieux irremplaçables.
Au cours de cet exercice, les principales destinations et activités touristiques de Parcs Canada ont fait l’objet de présentations à des médias spécialisés dans le voyage et de visites de familiarisation avec des journalistes ciblés dans les domaines du tourisme et de l’art de vivre, ce qui a donné lieu à des milliers de publications en ligne et dans la presse écrite. Le maintien des relations avec les journalistes et les médias permet de joindre un large public au pays et à l’étranger. Par exemple, le New York Times a donné beaucoup de visibilité à la réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan (Québec) en l’incluant dans sa liste des 52 meilleures destinations pour 2025. Parcs Canada a également participé à des salons du tourisme pour établir des liens avec des rédacteurs et des influenceurs spécialisés dans le domaine du voyage et ainsi mettre en vedette l’organisme, ses offres et ses récits. Ce travail a donné lieu à la publication d’articles sur des plateformes traditionnelles et numériques partout dans le monde. Ces salons du tourisme, tels que Rendez-vous Canada et Bienvenue Québec, permettent de promouvoir et de vendre les destinations et les expériences offertes par Parcs Canada sur les marchés internationaux. Ce processus aide à influencer le moment et le lieu des visites, met en valeur des destinations moins connues, favorise la collaboration avec les intervenants du secteur et permet d’explorer des moyens d’améliorer l’harmonisation avec les normes de l’industrie touristique.
Soutenir la croissance de l’industrie canadienne du tourisme
En tant que source de soutien et acteur de premier plan de l’industrie touristique canadienne, Parcs Canada investit de manière stratégique dans des initiatives de marketing et de publicité. La campagne publicitaire nationale de Parcs Canada, intitulée 450 000 km2 d’histoires, a été lancée avant la saison estivale 2024 afin d’encourager les gens à visiter les lieux historiques nationaux, les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation du Canada et à y découvrir leur propre histoire extraordinaire. La campagne a presque doublé sa cible, et 11 millions de Canadiens se souviennent des publicités, ce qui a permis de mieux faire connaître Parcs Canada et d’augmenter l’intention de visiter ses lieux. Parcs Canada a également poursuivi sa collaboration avec Tim Hortons pour son concours annuel Déroule pour gagner® en offrant comme prix à gagner des cartes Découverte, lesquelles permettent l’entrée gratuite pour un an dans tous les lieux administrés par Parcs Canada à travers le pays.
Parcs Canada s’est associé à Destination Canada et à Expedia afin de promouvoir ses destinations et de profiter de l’attrait de ces lieux pour soutenir l’économie touristique régionale tout au long de l’année dans les communautés adjacentes à ces lieux. Cette année, l’investissement de Parcs Canada a généré plus de 19 millions d’impressions et environ 144 millions de dollars en réservations d’hébergement brutes. Ces réservations découlent de la consultation du contenu de Parcs Canada sur la plateforme Expedia.
Parcs Canada continue de collaborer avec ses partenaires du secteur du tourisme afin que les visites des lieux qu’il administre soient un choix facile et évident pour eux lorsqu’ils élaborent des forfaits destinés à leurs clients. Cette année, Parcs Canada a poursuivi son programme pilote de portail sécurisé de paiement en ligne et de cartes Découverte imprimables afin de soutenir les entreprises du secteur du tourisme qui proposent des forfaits numériques à leurs clients au pays et à l’étranger. Parcs Canada a présenté une série de webinaires à l’intention des membres de l’Association de l’industrie touristique du Canada (AITC) et de l’Association touristique autochtone du Canada (ATAC) dans le but de démystifier les outils et les processus de mobilisation qui permettent la collaboration avec Parcs Canada.
Parcs Canada est fier d’avoir commandité cette année le salon Rendez-vous Canada, le congrès de l’Association de l’industrie touristique du Canada et le Congrès international du tourisme autochtone. La participation à ces événements apporte une aide financière et un leadership au secteur du tourisme, tout en facilitant la mobilisation et la collaboration avec les partenaires et les intervenants du secteur. Parcs Canada a également continué de participer au Programme stratégique de corridors touristiques de Destination Canada, qui met l’accent sur la création intentionnelle de destinations et les collaborations entre les administrations et les secteurs afin de créer une industrie touristique canadienne plus résiliente.
Parcs Canada a continué d’appuyer le Sentier transcanadien pendant la troisième année d’une entente de contribution quinquennale. Cette entente finance les travaux réalisés par la Fondation du Sentier transcanadien pour accroître les liens avec les sentiers locaux et régionaux, améliorer l’accessibilité et le caractère inclusif du Sentier transcanadien et renforcer son rôle de soutien au tourisme d’un bout à l’autre du Canada.
Prolongation du projet pilote de cyclisme dans le parc national Banff
De 2022 à 2024, le parc national Banff a réalisé un projet pilote triennal de cyclisme sur le tronçon est de la promenade de la Vallée-de-la-Bow d’une longueur de 17 kilomètres. Ce projet pilote consistait à restreindre la circulation des véhicules publics au printemps et à l’automne sur la promenade de la Vallée-de-la-Bow afin d’offrir aux cyclistes la possibilité de parcourir cette route panoramique en l’absence de véhicules. Ce premier projet pilote a permis de démontrer la forte demande pour une expérience de cyclisme sans véhicules dans le parc national Banff, et a suscité des réactions positives de la part du public.
Ainsi, Parcs Canada prolonge de cinq ans le projet pilote de cyclisme sur la promenade de la Vallée-de-la-Bow, soit jusqu’en 2030. La prolongation du projet pilote offre à Parcs Canada l’occasion d’adopter une approche de gestion adaptative pour cette offre de cyclisme exceptionnelle. Au cours des cinq prochaines années, Parcs Canada continuera d’assurer un suivi et de recueillir des données afin de tenir compte des considérations concernant l’expérience du visiteur, l’accessibilité, la sécurité, l’application de la loi et la gestion de la faune. Des ajustements à la gestion adaptative pourraient être apportés afin d’atténuer d’éventuels problèmes au cours de cette phase pilote prolongée et d’orienter la planification de la gestion à long terme.
Des expériences enrichissantes et inclusives pour tous
Indicateur de résultat ministériel connexe
- Pourcentage de citoyens qui appuient la protection et la mise en valeur des lieux patrimoniaux de Parcs Canada;
- Cible d’au moins 78 % d’ici mars 2025;
- Le résultat réel était de 92 %.%
Cette année, Parcs Canada a poursuivi ses efforts pour maintenir l’importance de la conservation du patrimoine au premier plan. Grâce à des activités de sensibilisation multimédia, à des interactions en personne et à des initiatives collaboratives, Parcs Canada a permis aux gens de découvrir la mosaïque du patrimoine, la richesse du travail accompli pour remplir son mandat et les avantages associés à des valeurs communes en conservation.
Malgré une année marquée par l’incertitude, deux éléments sont restés constants : le soutien indéfectible des Canadiens à l’égard du travail de Parcs Canada et l’importance continue de la nature dans leur vie quotidienne. Cette année, environ 92 % des Canadiens ont dit appuyer le mandat de Parcs Canada consistant à protéger et à mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel, ce qui est comparable aux niveaux de soutien observés en 2022 et en 2023. En outre, le soutien est resté fort parmi les principaux groupes démographiques, notamment les jeunes adultes âgés de 18 à 34 ans, les résidents canadiens nés à l’étranger et les résidents des trois plus grands centres urbains du Canada. En ce qui concerne la nature, 95 % des Canadiens sont d’accord pour dire que les aires naturelles protégées sont importantes pour leur qualité de vie en tant que Canadiens, un sentiment qui est resté stable depuis 2022.
La création de contenu pertinent, inspirant et informatif pour les Canadiens nécessite de la passion et du dévouement, ce qui se reflète clairement dans les résultats de cette année. Parcs Canada a joint et mobilisé le public grâce à une grande variété de canaux de communication. L’organisme a également continué d’étendre sa présence dans des formats populaires comme les vidéos et les balados. Cette année, Parcs Canada a produit du contenu vidéo sur divers sujets, notamment les comportements à adopter en présence d’animaux sauvages, les glaciers (pour souligner l’Année internationale de la préservation des glaciers [anglais seulement]), le leadership autochtone en conservation ainsi que l’importance des commémorations historiques.
Faire connaître le paysage culturel de l’île Beausoleil
La visite mobile du lac Fairy a été lancée en juillet 2024 dans le parc national des Îles-de-la-Baie-Georgienne. Élaborée en collaboration avec les partenaires autochtones et l’équipe nationale des nouveaux médias, cette visite autoguidée sur l’application de Parcs Canada met en vedette les voix des porteurs du savoir anishinaabe, qui transmettent leurs enseignements culturels et leur lien profond avec la terre. Ces porteurs de savoir travaillent avec Parcs Canada en tant que gardiens du territoire, comme leurs ancêtres l’ont fait avant eux pendant des générations. Leurs récits témoignent d’une relation avec la terre, l’eau, les plantes et les animaux présents sur l’île Beausoleil.
Cet outil novateur permet aux utilisateurs d’explorer le sentier du Lac-Fairy en personne ou à distance, leur offrant ainsi une expérience flexible, accessible et inclusive. La visite guidée appuie la vérité et la réconciliation en amplifiant les voix autochtones et en favorisant une meilleure compréhension du patrimoine culturel. Le succès du projet démontre que la technologie mobile peut améliorer de façon durable l’accès aux récits et aux pratiques traditionnels des Autochtones.
Cette année, Parcs Canada a diffusé des récits sur l’histoire culturelle et naturelle grâce à ses balados novateurs. Tout au long de l’année 2024, des épisodes du balado de Parcs Canada sur l’histoire et l’archéologie, ReTrouver / ReCollections, étaient accessibles sur le système de divertissement en vol d’Air Canada. Pendant cette période, ils ont été écoutés 33 500 fois, et ReTrouver s’est ainsi classé parmi les cent fichiers audio les plus écoutés d’Air Canada. De nouveaux épisodes du balado sur l’écologie de Parcs Canada, Interactions, ont également été diffusés cette année. Parcs Canada a aussi apporté une aide financière à la production de The Woven Spirit, un balado animé par des jeunes sur la résilience et la guérison intergénérationnelle, accessible sur la chaîne YouTube de l’Indian Residential School Survivor Society.
Dans un monde où le numérique est omniprésent, Parcs Canada demeure conscient de l’importance des interactions en personne. Cette année, l’organisme a présenté 967 activités d’initiation au camping à l’intention des Canadiens qui souhaitent perfectionner leurs habiletés pour le camping. Parcs Canada a également organisé des événements communautaires afin de rendre hommage aux Canadiens pour leur contribution au Canada et à leur communauté dans le cadre du programme Les héros de chez nous. Il a aussi poursuivi sa collaboration avec des organisations à vocation éducative afin d’offrir des programmes virtuels et en personne dans le but d’approfondir la compréhension et l’appréciation de la nature et de l’histoire parmi les jeunes de tous âges.
Joindre les Canadiens dans leur communauté
Pendant l’année visée par ce rapport, Parcs Canada a produit et diffusé plus de 200 vidéos qui mettent en valeur ses récits et ses lieux magnifiques. Sur les réseaux sociaux, ces vidéos ont été vues par 6,1 millions de personnes et ont été visionnées pendant 1,2 million de minutes. Sur Instagram seulement, elles ont généré un total de 10 millions de vues (premiers visionnements et visionnements subséquents). La chaîne YouTube de Parcs Canada compte maintenant plus de 38 000 abonnés (profils anglais et français combinés) et a atteint 67 000 heures de visionnement. De plus, trois nouvelles visites interactives pour appareils mobiles ont été mises en ligne, et 27 visites existantes ont été ajoutées à l’application de Parcs Canada, ce qui a entraîné plus de 10 000 téléchargements et renforcé la mobilisation des visiteurs grâce à la richesse des récits diffusés par ce média et à ses fonctionnalités interactives.
Parcs Canada a continué de mettre à profit les nouvelles désignations historiques pour raconter les récits liés aux personnes, aux lieux et aux événements qui ont marqué l’histoire du Canada, tout en utilisant sa présence constante sur les réseaux sociaux pour maximiser leur diffusion. Il a poursuivi sa collaboration avec l’industrie du cinéma, de la télévision et du multimédia pour produire du contenu conforme à son mandat et à ses priorités. Parmi ces projets figurent la troisième saison de l’émission Canada’s National Parks, diffusée gratuitement sur les plateformes de TVO, les émissions FlyOver Immersive Experience et Secret of a Forest sur TVOKids, ainsi que la deuxième saison de Canada’s Ultimate Challenge présentée par la CBC, dont trois épisodes présentent des lieux administrés par Parcs Canada. Ce mode de diffusion aide Parcs Canada à remplir son mandat en lui permettant de joindre des millions de Canadiens, tout en contribuant aux économies locales grâce à la promotion du tourisme et aux dépenses locales des membres de l’industrie pour des services comme l’hébergement et la restauration.
Cette année, les collaborations se sont poursuivies avec la Société géographique royale du Canada, Espace pour la vie et École en Réseau afin de créer des liens avec les jeunes grâce à des programmes virtuels en direct. Parcs Canada a également collaboré avec L’éducation au service de la Terre pour soutenir la tenue de forums virtuels et en personne sur les changements climatiques et la réalisation de projets d’action communautaire dans les écoles, ce qui permet de joindre des milliers d’élèves chaque année.
Parcs Canada a travaillé avec la Fiducie nationale du Canada pour la tenue des Journées des lieux patrimoniaux, des événements qui mettent en valeur la conservation du patrimoine et ont permis de joindre environ 779 000 Canadiens cette année. En outre, un ancien combattant a été honoré cette année dans le cadre du programme Les héros de chez nous pour sa contribution à l’armée canadienne et son dévouement à la préservation et à la promotion du patrimoine naturel et culturel du Canada. Parcs Canada a également collaboré avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada pour la tenue de cérémonies de citoyenneté, accueillant 455 nouveaux citoyens canadiens cette année lors de 13 cérémonies organisées dans 12 de ses lieux.
L’intendance des peuples autochtones est honorée et soutenue
Indicateur de résultat ministériel connexe
- Nombre de lieux patrimoniaux dont les terres et les eaux sont utilisées par les peuples autochtones conformément à leurs pratiques traditionnelles et modernes
- Cible d’au moins 42 d’ici mars 2026;
- Le résultat réel était de 77.
Parcs Canada reconnaît le rôle et les responsabilités importants et permanents des peuples autochtones en tant qu’intendants des lieux historiques nationaux, les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation qu’il administre et est déterminé à créer un réseau de lieux patrimoniaux nationaux qui reconnaît et honore les contributions historiques et contemporaines des peuples autochtones, leurs histoires et leurs cultures, ainsi que les relations d’intendance qu’ils entretiennent avec leurs terres, leurs eaux et leurs glaces ancestrales. La plupart, sinon la totalité, des lieux naturels et culturels administrés par Parcs Canada sont utilisés de façon traditionnelle par les peuples autochtones depuis bien avant la création du Canada. Le fait de favoriser les liens des peuples autochtones avec leur territoire traditionnel contribue à rétablir ces liens qui, dans bien des cas, ont été brisés lors de la création des lieux patrimoniaux.
Parcs Canada a continué de travailler avec les peuples autochtones afin de trouver des occasions pour qu’ils renouent des liens significatifs avec leur territoire traditionnel, notamment par des projets, ententes ou mécanismes collaboratifs qui appuient le leadership autochtone dans l’intendance des terres, des eaux et des glaces situées dans les lieux administrés par Parcs Canada.
En mars 2025, le nombre de lieux administrés par Parcs Canada où les peuples autochtones utilisaient les terres et les eaux conformément à leurs pratiques culturelles traditionnelles et modernes avait augmenté pour atteindre 77. Cette hausse notable, qui dépasse l’objectif fixé pour mars 2026, est le résultat des efforts déployés par Parcs Canada et Relations Couronne-Autochtones pour conclure des ententes de réconciliation et de reconnaissance des droits/ententes de mise en œuvre des droits avec les Mi'gmaq du Nouveau-Brunswick, les Mi’kmaq de l’Île-du-Prince-Édouard et les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse. Ces ententes comprennent des dispositions qui favorisent les pratiques culturelles traditionnelles ou modernes sur les terres et les eaux dans 29 lieux de plus.
Parcs Canada et ses partenaires autochtones continuent de travailler à la conclusion d’ententes qui faciliteront pour les peuples autochtones l’accès aux terres, aux eaux et aux glaces des lieux patrimoniaux protégés administrés par Parcs Canada dans tout le pays, ainsi que leur utilisation.
Cette année, le Cercle d’intendance autochtone et le ministre responsable de Parcs Canada ont officiellement approuvé la Politique d’intendance autochtone, qui est maintenant en vigueur. Cette politique reconnaît et soutient l’intendance autochtone dans tous les lieux où Parcs Canada joue un rôle d’administrateur, et guide la mise en œuvre de la DNUDPA. Elle a été élaborée conjointement par Parcs Canada et le Cercle d’intendance autochtone, un groupe diversifié de leaders autochtones qui continueront d’orienter sa mise en œuvre.
Rétablir les liens avec la terre dans le parc national et la réserve de parc national Kluane
Les cultures et les identités des peuples autochtones sont profondément ancrées dans leurs liens avec leurs terres, leurs eaux et leurs glaces traditionnelles. Au Yukon, les citoyens de la Première Nation de Kluane ont autrefois été exclus de leurs terres ancestrales dans le refuge faunique de Kluane, qui est devenu plus tard le parc national et la réserve de parc national Kluane en 1976.
Au cours des dernières années, Parcs Canada a travaillé avec la Première Nation de Kluane afin de rétablir les liens entre ses citoyens et leurs terres traditionnelles. L’une des étapes de cette démarche consiste à permettre aux membres de la Première Nation de Kluane d’exercer leur droit de pratiquer le piégeage commercial dans le parc national et la réserve de parc national Kluane, conformément à l’Entente définitive de la Première Nation de Kluane, un traité moderne.
En décembre 2024, le ministre responsable de Parcs Canada a accepté une recommandation du Conseil de gestion du parc national Kluane consistant à établir une zone de piégeage commercial pour les membres de la Première Nation de Kluane dans le parc national et la réserve de parc national Kluane. Pour mettre en œuvre ce droit reconnu, Parcs Canada a travaillé en étroite collaboration avec les représentants du gouvernement du Yukon afin de concevoir une approche pour les permis dans le cadre du Règlement sur le piégeage du Yukon. Ainsi, au cours de l’hiver 2024-2025, les citoyens de la Première Nation de Kluane ont pu établir un territoire de piégeage dans le parc national et la réserve de parc national Kluane pour la première fois depuis des générations.
Parcs Canada a soutenu l’Association touristique autochtone du Canada (ATAC) pour la troisième année d’une entente de contribution triennale. Le programme d’accréditation de l’ATAC pour les entreprises autochtones du secteur du tourisme contribue à renforcer les capacités des entreprises touristiques autochtones qui travaillent à l’intérieur et à proximité des lieux administrés par Parcs Canada. Les plateformes numériques et en personne de Parcs Canada ont continué d’être utilisées pour faire connaître les récits, les points de vue et la culture des Autochtones. Cette année, la collaboration avec la Fondation Students on Ice s’est poursuivie, ce qui a permis de rapprocher les jeunes et les Aînés autochtones des terres, des eaux et des glaces du Nord canadien. Parcs Canada a également continué de travailler avec le Wapikoni mobile, un organisme sans but lucratif canadien dirigé par des Autochtones qui sensibilise et informe le public sur la culture autochtone au moyen d’ateliers éducatifs et de films. Dans deux lieux administrés par Parcs Canada, des projections ont été organisées par des artistes autochtones à l’intention des visiteurs. Les ambassadeurs du Wapikoni ont animé des échanges interculturels avec le public.
Mettre en œuvre des stratégies et des priorités pour la durabilité des biens à long terme
Indicateur de résultat ministériel connexe
- Pourcentage des biens contemporains dans un état bon ou passable
- Cible d’au moins 79 % d’ici mars 2025;
- Le résultat réel était de 73 %.
Le pourcentage de biens contemporains en bon ou assez bon état a diminué pendant l’exercice pour atteindre 73 %, comparativement à 77 % au cours de l’exercice 2023 à 2024. La réalisation de grands projets d’immobilisations a contribué à améliorer l’état de certains biens de Parcs Canada, en particulier les biens routiers de grande valeur. Toutefois, ces investissements ciblés n’ont pas suffi à compenser la détérioration de l’état des biens dans ce portefeuille.
Cette année, 290 biens contemporains, représentant 4 % de l’actuelle valeur de remplacement du portefeuille contemporain, sont passés d’un état « bon ou passable » à un état « mauvais ou très mauvais ». En outre, on a constaté cette année une amélioration de l’état de 137 biens contemporains, qui représentent 1 % de l’actuelle valeur de remplacement du portefeuille contemporain. Pendant l’année visée par ce rapport, 525 biens contemporains ont été ajoutés, sans effet notable sur les résultats. De même, 194 biens contemporains ont été aliénés pendant l’année. Toutefois, ces aliénations n’ont pas eu d’effet notable sur les résultats dans leur ensemble, en raison de la faible valeur de remplacement actuelle.
En plus de la construction de nouveaux biens, comme l’installation d’élevage de caribous au parc national Jasper, les travaux réalisés cette année ont permis d’améliorer l’état de plusieurs biens contemporains existants, notamment les suivants :
- remise en état de la station d’épuration des eaux usées de Lake Louise dans le parc national Banff (Alberta);
- rénovation des toilettes, amélioration des panneaux de sécurité, renouvellement des expositions et réparation de la tour du belvédère à la pointe sud du parc national de la Pointe-Pelée (Ontario);
- aménagement de dispositifs de protection du littoral et plantation de végétaux le long des brise-lames sur le littoral de la Niagara au lieu historique national du Fort-Mississauga (Ontario);
- réfection d’un tronçon de 2,4 kilomètres de la route 436 près du lieu historique national de L’Anse aux Meadows (Terre-Neuve-et-Labrador).
Réduire les impacts humains sur les écosystèmes éloignés de la réserve de parc national Nahanni
La gestion des déchets humains dans les zones reculées de l’arrière-pays, en particulier dans les climats froids et nordiques, demeure un défi logistique et financier important qui perdure dans de nombreux parcs nationaux éloignés du Nord canadien. Il est essentiel de s’attaquer à ce problème difficile afin de réduire les impacts humains sur les écosystèmes et les coûts financiers pour Parcs Canada.
Cette année, dans la réserve de parc national Nahanni aux Territoires du Nord-Ouest, Parcs Canada a conçu et commencé à mettre à l’essai un nouveau système de traitement des déchets humains à faible entretien pour les aires de fréquentation diurne, inspiré de solutions éprouvées utilisées dans d’autres lieux éloignés en Alaska et au Canada. Jusqu’à présent, cette initiative a donné des résultats prometteurs qui se traduiront par une amélioration de l’expérience du visiteur, une réduction des coûts opérationnels liés à une logistique complexe ainsi qu’une évolution des réalités dans les opérations en région éloignée. Il s’agit d’un exemple concret pouvant être appliqué à d’autres parcs nationaux au Canada. Le succès du projet pilote a également permis de retirer de l’arrière-pays deux systèmes de toilettes coûteux qui exigeaient beaucoup d’entretien.
Principaux risques
Résilience environnementale et climatique
Parcs Canada a poursuivi ses efforts pour atténuer les risques environnementaux, en particulier ceux découlant des changements climatiques, qui nuisent à sa capacité de mettre en œuvre ses priorités et son mandat. Cette année, l’organisme a fait progresser ses travaux d’évaluation des risques liés aux changements climatiques, ce qui lui a permis d’approfondir sa compréhension des impacts et de définir des mesures d’adaptation réalisables dans les lieux où il joue un rôle d’administrateur. Parcs Canada a notamment réalisé trois exercices de planification de l’adaptation et six nouveaux résumés climatiques, qui décrivent clairement les changements climatiques observés dans ses lieux ainsi que les risques et les impacts à prévoir et les mesures d’adaptation possibles.
Parcs Canada a également poursuivi l’examen de ses approches en matière de gestion des urgences, notamment pour se préparer et pouvoir réagir aux situations difficiles que représentent les feux de forêt, les inondations, l’érosion et les autres catastrophes naturelles liées aux changements climatiques. Il a commencé le processus de remplacement du Système de prévision des avalanches, une plateforme utilisée pour recueillir, analyser et communiquer des renseignements sur les risques d’avalanche, par un système qui améliorera l’intégration des données en temps réel, qui est doté de capacités d’aide à la prise de décisions et qui offrira une fiabilité opérationnelle dans les parcs nationaux des montagnes. Ce système est crucial pour gérer la sécurité publique et la circulation routière le long de la Transcanadienne et de la ligne ferroviaire du CP, qui font partie intégrante de l’infrastructure commerciale du Canada. Des améliorations ont également été apportées au système de répartition assistée par ordinateur, un élément central de l’infrastructure d’intervention d’urgence de Parcs Canada, ce qui permettra d’améliorer la coordination des interventions, l’intégration des systèmes et le soutien général à la sécurité publique.
De plus, Parcs Canada a effectué 13 brûlages dirigés dans 7 lieux qu’il administre et mis en œuvre 37 initiatives de gestion de la végétation afin de réduire les risques de feux de forêt dans 20 lieux. Il a également poursuivi sa collaboration avec les partenaires autochtones locaux dans le cadre d’un projet pluriannuel de surveillance et d’évaluation de l’érosion côtière dans la réserve de parc national des Îles-Gulf (Colombie-Britannique), en plus de réaliser 416 évaluations des impacts sur les ressources culturelles à l’échelle nationale afin de cerner et d’atténuer les impacts possibles des activités sur la valeur patrimoniale des ressources culturelles.
Réconciliation et partenariat avec les Autochtones
Cette année, Parcs Canada a continué de renforcer ses relations avec les peuples autochtones. L’organisme a fait progresser des projets, des ententes et des mécanismes qui facilitent les liens des Autochtones avec les terres, les eaux et les glaces utilisées traditionnellement, notamment des ententes de réconciliation et de reconnaissance des droits et des ententes de mise en œuvre des droits conclues avec les Mi'gmaq du Nouveau-Brunswick, les Mi’kmaq de l’Île-du-Prince-Édouard et les Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse, lesquelles établissent de nouveaux conseils de gestion coopérative pour les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux dans ces provinces.
De plus, Parcs Canada a conclu un accord négocié avec les bandes indiennes de Lower Similkameen et d’Osoyoos, une étape importante dans le processus de création d’un nouveau parc national dans la région sud de l’Okanagan et de Similkameen, en Colombie-Britannique, une région naturelle qui n’est actuellement pas représentée dans le plan du réseau des parcs nationaux de Parcs Canada.
Une mesure importante pour atténuer ce risque a été l’entrée en vigueur de la Politique d’intendance autochtone. Élaborée en collaboration avec le Cercle d’intendance autochtone, cette politique reconnaît et soutient l’intendance autochtone dans tous les lieux où Parcs Canada joue un rôle d’administrateur, guide la mise en œuvre de la DNUDPA et favorise le renforcement des capacités des membres de l’équipe afin qu’ils puissent établir et maintenir des relations efficaces avec les partenaires autochtones. Un sous-cercle du Cercle d’intendance autochtone a été créé afin de combler les lacunes liées aux processus des projets de Parcs Canada et à leurs répercussions sur les communautés autochtones.
Cette année, Parcs Canada a collaboré avec des groupes consultatifs autochtones au moment de renouveler les critères et les lignes directrices qui permettront de mieux refléter les histoires et les valeurs autochtones et d’améliorer la compréhension du public à cet égard dans le cadre du Programme national de commémoration historique. L’organisme a mené à bien 28 projets Récits du Canada, qui favorisent les approches axées sur les lieux pour établir des relations et officialiser des partenariats collaboratifs dans le respect des cultures, des droits et des responsabilités propres aux partenaires autochtones. Il a également tenu 15 réunions avec des communautés autochtones, des Aînés et des groupes de survivants qui ont proposé des candidatures ou manifesté leur intérêt à le faire dans le cadre du Programme. Parcs Canada a aussi conclu de nouveaux accords avec des communautés autochtones afin de faire passer à 77 le nombre de lieux qu’il administre où les peuples autochtones utilisent les terres et les eaux conformément à leurs pratiques culturelles traditionnelles et modernes.
Capacité de l’effectif et de l’organisation
Pendant la dernière année, Parcs Canada a géré le risque lié au recrutement et au maintien en poste en mettant l’accent sur le soutien aux membres actuels de son équipe et en joignant d’éventuels nouveaux employés pour bâtir l’avenir de l’organisation. Il a dépassé les cibles de son programme Stratégie emploi et compétences jeunesse (SECJ), dont ont bénéficié 1 358 jeunes issus en grande partie de groupes méritant l’équité.
Parcs Canada a également investi dans des initiatives comme le Programme de parrainage et le Programme des navigateurs de carrière autochtone afin de renforcer la préparation au leadership interne. Le Programme des navigateurs de carrière autochtone a directement aidé plus de cent employés autochtones et gestionnaires d’embauche dans tout l’organisme en offrant des conseils personnalisés sur la carrière et un soutien adapté à la culture. Il a également servi de source d’information pour les participants au programme Occasion d’emploi pour étudiants autochtones du Centre d’expertise autochtone. L’accès équitable au perfectionnement professionnel a été renforcé grâce à des initiatives comme le Fonds de formation des employés autochtones.
Afin d’améliorer ses processus et ses politiques internes, Parcs Canada a effectué l’examen de sa politique sur la prévention et la résolution du harcèlement et de la violence au travail, ainsi que l’examen de son modèle de prestation de services dans le domaine de la prévention du harcèlement et de la violence, ce qui a permis d’améliorer les délais de résolution des cas et de prise de mesures appropriées. L’organisme a également effectué un examen méthodologique du processus RH-à-Paye et a achevé les premiers travaux de conception de nouvelles fonctionnalités RH-à-Paye qui amélioreront encore le système.
Parcs Canada a mis en œuvre des mesures internes pour soutenir les membres de son équipe. Il a continué à mettre en œuvre sa Stratégie sur la santé mentale, a fait la promotion des ressources en matière de mieux-être par l’intermédiaire du réseau des ambassadeurs du mieux-être et de la formation « L’esprit au travail », et a collaboré avec la communauté de la santé et de la sécurité au travail afin que la sécurité psychologique soit incluse dans les mises à jour de la Directive sur la prévention des risques et la Norme connexe. Il a soutenu les employés méritant l’équité grâce à des programmes de perfectionnement ciblés tels que le programme de perfectionnement en leadership Mosaïque et le programme Mentorat Plus.
Afin de déterminer les domaines prioritaires et les stratégies d’atténuation pour l’avenir, Parcs Canada a mené un sondage pour évaluer le point de vue des employés sur la mise en œuvre du Plan d’action pour l’accessibilité 2022 à 2025. L’organisme a également effectué un examen de son modèle de prestation de services concernant l’obligation de prendre des mesures d’adaptation, en mettant l’accent sur une approche coordonnée et intégrée à l’égard des mesures d’adaptation pour les membres de l’équipe qui ont un handicap, ainsi que sur un centre d’expertise, un financement centralisé et un accord d’approvisionnement.
Modernisation du numérique et des services
Pour atténuer le risque lié aux services et au numérique, Parcs Canada a fait progresser son programme de modernisation numérique et renforcé les bases de sa prestation de services numériques, en apportant des améliorations importantes à l’infrastructure technologique, à la cybersécurité, à la gestion des services et à la gouvernance des données. La communication et la collaboration à l’interne ont été renforcées grâce à l’amélioration de l’infrastructure des réseaux et des télécommunications. Des travaux fondamentaux ont été entrepris pour faire concorder les projets numériques avec les priorités organisationnelles par l’intermédiaire du Plan d’investissement numérique, qui est axé sur la modernisation à l’échelle de l’organisation, l’automatisation des flux de travail, la stabilité par la numérisation et l’introduction d’une utilisation éthique et responsable des outils d’intelligence artificielle.
Fréquentation et pertinence pour les Canadiens
Cette année, dans le cadre de ses efforts visant à atténuer le risque lié à la fréquentation et à la pertinence pour les Canadiens, Parcs Canada a ciblé des marchés et des publics particuliers à l’échelle nationale afin de diversifier et d’accroître la fréquentation ainsi que de renforcer la sensibilisation et le soutien du public, ce qui lui a permis d’accueillir 23,2 millions de visiteurs provenant de cent endroits différents dans le monde. L’organisme a aidé les visiteurs à vivre des expériences mémorables grâce à des services et à des programmes de grande qualité, et a continué d’améliorer ses outils et services en ligne afin de favoriser une expérience client intégrée.
Parcs Canada a renforcé ses efforts de promotion sur les canaux numériques, notamment son site Web, son application mobile, son bulletin électronique et sa présence sur les réseaux sociaux. Il a accru sa présence en ligne dans les formats vidéo et balado et a collaboré avec l’industrie du cinéma, de la télévision et du multimédia pour produire du contenu conforme à son mandat. Les relations avec les journalistes et les médias ont été renforcées, ce qui a permis d’élargir la portée nationale et internationale.
Enfin, Parcs Canada a ciblé des publics particuliers grâce à des initiatives spéciales et à des activités de sensibilisation. L’organisme a poursuivi un projet pluriannuel qui vise à améliorer les renseignements sur l’accessibilité figurant sur son site Web, et a profité d’anniversaires importants pour proposer des programmes améliorés et des événements spéciaux, notamment la tenue de cérémonies de citoyenneté et une collaboration avec la Fiducie nationale du Canada dans le cadre des Journées des lieux patrimoniaux.
Durabilité des finances et des biens
À mesure que les fonds disponibles pour entretenir ses biens continuaient de diminuer, Parcs Canada a donné la priorité aux investissements dans les infrastructures essentielles, les infrastructures très fréquentées par les visiteurs et les biens patrimoniaux bâtis d’importance nationale afin de prévenir leur défaillance et d’assurer la prestation des services publics et la sécurité. Il a continué d’analyser, de planifier et de prévoir les besoins en matière de capital, d’exploitation et d’entretien afin de soutenir ses biens bâtis. Ce travail a été appuyé par les améliorations continues apportées au système d’information sur la gestion des biens afin d’accroître la qualité des données pour l’analyse du portefeuille et la prise de décisions fondées sur des éléments probants, et d’assurer la disponibilité de renseignements exhaustifs sur la portée et l’état des biens patrimoniaux et contemporains.
Parcs Canada a géré le risque lié à l’innovation commerciale en faisant progresser des initiatives visant à moderniser et à intégrer ses régimes de gestion des biens, des finances, des investissements et des projets. L’organisme a amélioré ses fonctions de gestion des finances et des ressources, renforcé ses contrôles internes et mis en œuvre un processus rigoureux de planification opérationnelle et financière intégrée. L’affectation des ressources a été harmonisée avec les priorités stratégiques, avec une gouvernance et une surveillance appropriées.
Parcs Canada a renforcé son mécanisme de contrôle des dépenses pour la gestion des investissements et des projets pluriannuels en instaurant un cadre modernisé de gestion de projet. Il a mené des initiatives pour améliorer l’intégrité financière, la conformité et le rendement opérationnel, notamment le renouvellement du cadre de contrôle interne, la modernisation des principales normes et guides financiers, le renforcement des pratiques comptables et le déploiement de solutions numériques pour appuyer la prise de décisions. Des progrès importants ont été faits dans la révision du Cadre de gestion des investissements afin de renforcer la gouvernance des investissements et de les axer sur les priorités et les résultats de l’organisation.
De plus, Parcs Canada a atténué le risque lié à son effectif, à l’équité, à l’accessibilité, à l’inclusion et à la diversité ainsi qu’au mieux-être en concentrant ses efforts sur la planification à long terme. L’organisme a créé le Plan d’action sur l’équité en matière d’emploi, qui décrit les objectifs stratégiques et les mesures visant à éliminer les obstacles systémiques et à améliorer la représentation au sein de l’effectif. Des progrès importants ont également été réalisés à l’égard du Plan d’équité salariale, le processus d’évaluation des emplois étant presque achevé.
Ressources nécessaires pour obtenir les résultats prévus
Tableau 4 : Aperçu des ressources requises pour Protéger et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel du Canada
Résumé du tableau 4 : Aperçu des ressources nécessaires à la protection et à la mise en valeur du patrimoine naturel et culturel du Canada
Le tableau 4 présente un résumé des dépenses prévues et réelles ainsi que des équivalents temps plein requis pour atteindre les résultats.
- Ligne 1. Ressource : Dépenses
-
- Dépenses prévues : 1 094 039 432 $
- Dépenses réelles : 1 192 453 379 $
- Ligne 2. Ressource : Équivalents temps plein
-
- Équivalents temps plein prévus : 4 885
- Équivalents temps plein réels : 4 947
Fin du résumé du tableau.
La section Finances de l’infographie de Parcs Canada dans l’InfoBase du GC et la section Personnel de l’infographie de Parcs Canada dans l’InfoBase du GC présente des renseignements exhaustifs sur les ressources financières et humaines en ce qui concerne son répertoire des programmes.
Priorités gouvernementales connexes
La présente section fait état des priorités gouvernementales qui correspondent à cette responsabilité essentielle.
Analyse comparative entre les sexes Plus
En tant qu’organisme de service du gouvernement du Canada, Parcs Canada cherche à appliquer une approche inclusive dans l’élaboration de ses politiques et la mise en œuvre de ses programmes afin d’améliorer continuellement les services qu’il offre aux Canadiens. Il vise à faire de l’inclusion et de l’accessibilité des principes fondamentaux utilisés pour élaborer et fournir des services et des expériences aux visiteurs, et à éliminer les obstacles à la fréquentation et à la jouissance des lieux historiques nationaux, des parcs nationaux et des aires marines nationales de conservation. Parcs Canada utilise de plus en plus les concepts de l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) dans ses politiques et ses programmes en remettant en question les hypothèses, en prenant en considération diverses recommandations formulées lors des consultations et des étapes d’examen, et en déterminant les problèmes qui pourraient se poser.
Cette année, Parcs Canada a continué de faire progresser ses engagements relatifs à l’ACS+ dans l’ensemble de l’organisation. Trois études de cas sur l’ACS+ ont été réalisées, et un blitz de formation a été organisé à l’interne afin d’augmenter le taux de suivi de la formation obligatoire d’introduction à l’ACS+. Tout au long de l’année, Parcs Canada a continué de suivre le taux de suivi de la formation obligatoire d’introduction à l’ACS+ destinée aux cadres et aux gestionnaires. En outre, pour la deuxième année consécutive, l’organisme a accordé de petits montants de financement de démarrage à trois projets visant à aider les équipes de Parcs Canada à éliminer les obstacles, à élaborer des plans d’interprétation plus inclusifs et à perfectionner les compétences des employés en matière d’ACS+.
Dans le cadre de sa Stratégie sur l’inclusion, la diversité, l’équité et l’accessibilité, Parcs Canada a passé en revue ses processus de dotation afin de réduire les préjugés et d’éliminer les obstacles. À l’aide d’une approche d’ACS+, Parcs Canada a introduit de nouveaux outils, mis à jour ses lignes directrices, instauré une formation obligatoire pour les membres des comités d’embauche, révisé les formulaires et les procédures, et exigé des attestations positives pour toutes les embauches. L’objectif était de favoriser une culture plus inclusive, plus saine et plus représentative dans le milieu de travail.
Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies et objectifs de développement durable
Vous trouverez de plus amples renseignements sur l’apport de Parcs Canada au Plan de mise en œuvre fédéral du Canada pour le Programme 2030 et à la Stratégie fédérale de développement durable dans notre stratégie ministérielle de développement durable.
Répertoire des programmes
Protéger et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel du Canada est appuyé(e)/sont appuyé(e)s par les programmes suivants :
- Création de lieux patrimoniaux
- Conservation des lieux patrimoniaux
- Promotion du patrimoine et soutien du public
- Expérience du visiteur
- Gestion des canaux patrimoniaux, des routes et des lotissements urbains
Vous trouverez de plus amples renseignements sur le répertoire des programmes pour Protéger et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel du Canada sur la page Résultats dans l’InfoBase du GC.
Services internes
Dans la présente section
Description
Les services internes désignent les activités et les ressources qui appuient un ministère dans son travail visant à remplir ses obligations générales et à exécuter ses programmes. Les dix catégories de services internes sont les suivantes :
- services de gestion et de surveillance;
- services de communication;
- services juridiques;
- services de gestion des ressources humaines;
- services de gestion des finances;
- services de gestion de l’information;
- services des technologies de l’information;
- services de gestion des biens immobiliers;
- services de gestion du matériel;
- services de gestion des acquisitions.
Progrès à l’égard des résultats
Cette section présente les mesures prises par le ministère pour atteindre les résultats et les cibles en ce qui a trait aux services internes.
Services de gestion et de surveillance
En juin 2024, Parcs Canada a reçu l’approbation du Conseil du Trésor pour le renouvellement de ses pouvoirs délégués en matière de gestion de projets et pour son plan d’investissement allant de l’exercice 2024 à 2025 à l’exercice 2028 à 2029. Parcs Canada a également fait d’importants progrès dans la révision de son Cadre de gestion des investissements. Il est prévu de lancer à l’automne 2025 un processus annuel de planification des investissements concordant avec la planification opérationnelle intégrée de Parcs Canada.
Parcs Canada a également réalisé des progrès considérables pour renouveler son Cadre ministériel des résultats et son Répertoire des programmes, renforçant ainsi les liens avec la mesure du rendement et les résultats atteints pour les Canadiens. Les travaux relatifs à la proposition de Cadre ministériel des résultats et de Répertoire des programmes ont été achevés. Les travaux visant à terminer les profils d’information sur les programmes de Parcs Canada ont commencé et seront achevés au cours de l’exercice 2025 à 2026. Le Cadre ministériel des résultats renouvelé de Parcs Canada entrera en vigueur pour l’exercice 2026 à 2027 et servira de fondement au Plan ministériel de cet exercice.
Services de gestion des ressources humaines
Cette année, Parcs Canada a maintenu son engagement à promouvoir l’équité, l’inclusion, l’accessibilité, la réconciliation et la lutte contre le racisme. Tandis que l’intégration à plus grande échelle au sein de l’organisation continue d’évoluer, il a pris des mesures concrètes, dans la mesure des ressources disponibles, pour éliminer les obstacles systémiques, lutter contre le racisme et favoriser un milieu de travail plus inclusif et respectueux.
Cette année, Parcs Canada a franchi une étape importante avec la création de son Plan d’action sur l’équité en matière d’emploi en décembre 2024. Ce document présente des objectifs stratégiques et des mesures concrètes pour éliminer les obstacles systémiques et améliorer la représentation au sein de l’effectif. Le Plan d’action prend appui sur des efforts de mobilisation stratégique auprès de groupes ciblés au sein de Parcs Canada. Afin de mobiliser les cadres supérieurs de l’organisation, Parcs Canada a organisé des présentations et des séances de mobilisation avec les comités de direction dans le but de sensibiliser les participants, de soutenir la mise en œuvre et de renforcer le leadership inclusif et les efforts de réconciliation. Parcs Canada a continué d’étudier et de mettre en œuvre des mesures complémentaires, par exemple des pratiques de recrutement, des initiatives de formation et des examens des politiques axés sur l’inclusion, afin de maintenir l’élan dans la lutte contre le racisme et la promotion de la réconciliation et de l’accessibilité, même dans le contexte actuel de ressources limitées.
Afin de mesurer les progrès accomplis par rapport aux objectifs du Plan d’action sur l’équité en matière d’emploi et d’établir des obligations de reddition de comptes dans toute l’organisation, Parcs Canada a fixé des objectifs de représentation à l’échelle des directions générales afin de combler les lacunes et de fournir régulièrement à la haute direction des mises à jour sur l’atteinte des objectifs du Plan d’action. Il a également mis en place un système de suivi du rendement comprenant des échéanciers clairs et une mobilisation structurée afin d’assurer la reddition de comptes pour tous les piliers du Plan. Parcs Canada continuera de s’appuyer sur ces progrès en réinstaurant des objectifs pluriannuels axés sur des actions concrètes et mesurables qui reflètent à la fois les valeurs de l’organisation et les réalités opérationnelles.
Le rapport d’étape de 2024 sur le Plan d’action pour l’accessibilité de Parcs Canada a souligné les progrès constants réalisés par rapport à tous les principaux objectifs. Parallèlement, il a mis en évidence la nécessité de redoubler d’efforts pour que les initiatives d’accessibilité soient plus efficaces pour joindre et aider les employés ayant un handicap et les visiteurs ayant des besoins en matière d’accessibilité. Pour favoriser l’amélioration continue, un sondage a été mené dans le but d’évaluer les points de vue des employés sur la mise en œuvre du Plan d’action pour l’accessibilité 2022 à 2025. Bien que des progrès importants aient été réalisés dans le cadre de ce pilier, les résultats montrent l’importance de veiller à ce que les efforts à l’égard de l’accessibilité soient inclusifs, produisent des résultats et joignent les personnes qu’ils visent à aider. Parcs Canada reste déterminé à améliorer l’accessibilité et continuera d’adapter ses approches afin de mieux tenir compte des besoins et des expériences des personnes en situation de handicap.
À la suite d’importantes consultations internes et externes, Parcs Canada a achevé l’examen de son modèle de prestation de services concernant l’obligation de prendre des mesures d’adaptation. La nouvelle approche met l’accent sur la coordination et l’intégration, dans le but d’éliminer les obstacles en milieu de travail et d’offrir des solutions grâce à un centre d’expertise, à un financement centralisé et à un accord d’approvisionnement simplifié.
Un logiciel de suivi numérique a été introduit pour traiter plus efficacement les demandes de mesures d’adaptation tout en permettant l’amélioration continue des services à cet égard grâce au suivi et à la surveillance des demandes de service. Cette année, Parcs Canada a également adopté le Passeport pour l’accessibilité et commencé à faire connaître cet outil par divers moyens de communication organisationnels, notamment la communauté de pratique des ressources humaines et la formation interne sur l’obligation de prendre des mesures d’adaptation.
Le conseil sur l’inclusion, la diversité, l’équité et l’accessibilité (IDEA) de Parcs Canada a continué de jouer un rôle de premier plan pour faire progresser le changement organisationnel au sein de Parcs Canada en réunissant des dirigeants de toute l’organisation afin de favoriser l’harmonisation, la reddition de comptes et un dialogue constructif sur les priorités d’IDEA. Lors de réunions périodiques, le conseil contribue à intégrer ces principes dans tous les aspects des opérations et de la culture du milieu de travail. Au cours de cet exercice financier, les discussions ont porté principalement sur l’importance de l’auto-identification des Autochtones comme fondement pour l’élaboration de pratiques et de programmes inclusifs, l’élimination des obstacles systémiques auxquels sont confrontés les employés racialisés, la promotion de la sécurité psychologique et la détermination des nouveaux défis et des nouvelles possibilités pour faire progresser l’équité, la diversité et l’inclusion dans l’ensemble de l’organisation.
En décembre 2024, Parcs Canada a publié son Plan d’action sur l’équité en matière d’emploi, un plan pluriannuel visant à faire progresser les objectifs de l’IDEA. Une stratégie de communication ciblée a permis d’informer tous les membres de l’équipe, y compris les employés saisonniers, grâce à des formats accessibles. Un cadre de suivi établissant clairement les jalons, les échéances et le rôle des intervenants a été créé afin de suivre les progrès accomplis dans chaque pilier du plan. De plus, des séances de mobilisation de la direction ont été menées afin de favoriser la compréhension et de soutenir la mise en œuvre. Divers comités de direction ont reçu des conseils sur l’intégration de l’IDEA dans les pratiques de l’équipe.
Cette année, Parcs Canada est resté déterminé à faire progresser l’équité et l’inclusion dans le leadership en soutenant les employés méritant l’équité grâce à des programmes de perfectionnement ciblés. L’organisme a continué de fournir son plein appui aux participants du programme de perfectionnement en leadership Mosaïque et du programme Mentorat Plus. Parcs Canada est également déterminé à favoriser la réussite continue des anciens participants en leur offrant des conseils et un soutien personnalisés pour obtenir des postes de niveau PCX-2 (cadres supérieurs). Cet engagement est reflété par la réussite récente d’un participant, qui a été nommé à un poste de niveau PCX-2 en mars 2025, un jalon encourageant qui illustre les effets des efforts soutenus de l’organisation.
Afin de renforcer la préparation au leadership à l’interne, Parcs Canada a continué d’investir dans des initiatives comme le Programme de parrainage et le Programme des navigateurs de carrière autochtone. En mars 2025, l’organisation a accueilli sa deuxième cohorte du Programme de parrainage, jumelant six protégés à des cadres parrains. Le programme est conçu pour favoriser l’avancement professionnel en créant un environnement sûr et inclusif, en élargissant l’accès aux réseaux professionnels et en aidant les protégés à acquérir les compétences et la visibilité nécessaires pour accéder à des postes de direction.
Ces efforts, qui prennent la forme de mentorat, d’affectations expérientielles et de conseils personnalisés, visent à préparer un plus grand nombre d’employés à satisfaire aux critères d’admissibilité pour occuper à l’avenir des postes de direction au sein de l’organisation. Les candidatures au Programme de développement en leadership pour les cadres supérieurs sont basées sur des discussions concernant la gestion des talents et sur les renseignements d’auto-identification tirés du questionnaire de gestion des talents, qui peuvent être utilisés pour établir les priorités.
Cette année, Parcs Canada a dépassé ses cibles pour le programme de la Stratégie emploi et compétences jeunesse (SECJ), en aidant 1 358 jeunes en grande partie issus de groupes méritant l’équité : 17 % de jeunes autochtones, 15 % de membres de minorités visibles et 15 % de personnes ayant un handicap. Grâce à des partenariats avec des organisations comme Vivre Travailler Jouer et Wavemakers, et à une attention particulière accordée aux communautés autochtones, Parcs Canada a offert une expérience de travail à ces jeunes et les a aidés à retourner à l’école ou à trouver un autre emploi grâce à leurs nouvelles compétences. Ce travail s’inscrit dans les priorités du gouvernement visant à soutenir les jeunes issus de communautés méritant l’équité et à bâtir une main-d’œuvre plus inclusive.
Pendant l’année visée par ce rapport, Parcs Canada a pris des mesures importantes et stratégiques pour éliminer les obstacles, soutenir les employés autochtones et faire progresser la réconciliation. Le navigateur de carrière autochtone, un membre autochtone de l’équipe qui a pour rôle de fournir des conseils et des orientations sur le recrutement, le maintien en poste et l’avancement professionnel, a directement aidé plus de cent employés autochtones et gestionnaires d’embauche à l’échelle de Parcs Canada en offrant des conseils personnalisés sur la carrière et un soutien adapté à la culture ainsi qu’en servant de source d’information pour les participants au programme Occasion d’emploi pour étudiants autochtones du Centre d’expertise autochtone.
Le navigateur de carrière autochtone mène des initiatives importantes qui ont pour but d’améliorer l’inclusion des employés autochtones, notamment un projet visant à encourager une discussion sur les politiques liées aux langues officielles dans le contexte de la réconciliation, ainsi que des conseils stratégiques sur les défis liés au logement des Autochtones, en collaboration avec le coordonnateur de la Stratégie nationale sur le logement. De plus, le navigateur a participé à plusieurs salons de l’emploi et événements communautaires autochtones dans tout le pays, où il a fait activement la promotion des occasions offertes au sein de Parcs Canada et a contribué à instaurer un climat de confiance avec les communautés autochtones. Le navigateur continue de jouer un rôle de leadership important pour faire progresser la représentation autochtone, accroître la compétence culturelle et servir à la fois de ressource et de défenseur au sein de l’organisation.
L’accès équitable au perfectionnement professionnel a été renforcé grâce à des initiatives comme le Fonds de formation des employés autochtones, un fonds d’apprentissage de 86 500 $ qui offre aux employés autochtones la possibilité de progresser dans leur perfectionnement professionnel ou leurs objectifs d’apprentissage culturel. Parcs Canada a aidé 33 employés autochtones dans leur parcours d’apprentissage cette année.
Pendant la saison opérationnelle, Parcs Canada a organisé une série de cinq séances d’intégration destinées aux employés autochtones et visant à créer pour eux un environnement accueillant, inclusif et culturellement sécuritaire. En parallèle, une série de parcours de vie et d’apprentissage sur les compétences culturelles autochtones est en cours d’élaboration conjointe dans le cadre de la Politique d’intendance autochtone. Ces efforts sont conçus pour faire progresser la réconciliation en approfondissant la connaissance des histoires, des cultures et des visions du monde des peuples autochtones, tout en favorisant la réappropriation de l’identité et en encourageant une inclusion réelle. Collectivement, ces initiatives témoignent de l’engagement continu de Parcs Canada à l’égard de l’équité, de la réconciliation et d’un changement organisationnel transformateur grâce à une mobilisation et à un apprentissage fondés sur la culture.
Cette année, Parcs Canada a mis sur pied le Réseau des jeunes employés, la Communauté des gestionnaires de Parcs Canada et le Réseau des employés juifs dans le cadre de ses efforts continus pour créer un milieu de travail plus inclusif et plus solidaire. Avec ces ajouts, Parcs Canada appuie désormais 11 réseaux d’employés, chacun contribuant à un milieu de travail plus solide et plus inclusif en créant un sentiment d’appartenance, en amplifiant la diversité des voix et en encourageant le dialogue et l’apprentissage dans l’ensemble de l’organisation.
Cette année, des champions de la santé mentale ont été recrutés et ont exercé un leadership exécutif au sein du réseau des ambassadeurs du mieux-être. Les champions ont contribué à promouvoir la formation « L’esprit au travail » dans toute l’organisation et ont lancé un groupe de mieux-être appelé le « Castor audacieux », qui encourage l’activité physique sur la plateforme Strava et compte désormais 266 membres.
Des progrès importants ont été accomplis cette année pour faire avancer la mise en œuvre de la version modernisée de la Loi sur les langues officielles et le renforcement de la conformité à celle-ci. S’appuyant sur des efforts préliminaires, notamment des précisions sur les obligations de Parcs Canada et les exigences des organismes centraux, des discussions avec la haute direction et la création d’un groupe de travail sur les langues officielles, le programme des langues officielles a terminé l’élaboration du Plan d’action des langues officielles de Parcs Canada, un plan pluriannuel qui en est maintenant à la dernière étape du processus d’approbation par la gouvernance. Cette année, Parcs Canada a également adopté et mis en œuvre les nouvelles exigences linguistiques du Secrétariat du Conseil du Trésor (niveau CBC) pour les postes de supervision dans les régions bilingues, et a mené à bien l’exercice d’examen et de rapport sur les langues officielles.
Parcs Canada a obtenu du Bureau de la commissaire à l’équité salariale une prolongation pour son plan d’équité salariale, qui doit désormais être présenté en février 2026. Des progrès importants ont été réalisés cette année à l’étape la plus longue du projet : le processus d’évaluation des emplois visant à déterminer la valeur du travail. Les travaux se poursuivront jusqu’à la nouvelle date limite.
Après une analyse détaillée poste par poste, Parcs Canada a attribué un profil de travail à chaque rôle afin d’évaluer sa compatibilité avec le télétravail. L’examen a conclu que 65 % des postes exigent que les employés soient présents sur place au moins trois jours par semaine. En appui à son modèle de travail hybride, Parcs Canada a lancé l’application mesRégimesDeTravail, qui a fait l’objet d’une promotion à l’échelle de l’organisation, et 81 % des membres de l’équipe admissibles ont déclaré un mode de travail hybride dans l’application. En outre, pour garantir le respect des normes de santé et de sécurité dans le cadre du modèle de travail hybride, Parcs Canada a mis en œuvre une stratégie de premiers soins adaptée au fait que tous les employés ne sont pas nécessairement présents au bureau chaque jour. Des secouristes ont été désignés et formés, et leurs responsabilités ont été clairement communiquées au Bureau national et dans les bureaux satellites.
Pour continuer à mettre l’accent sur la prévention du harcèlement et de la violence, Parcs Canada a mené à bien cette année l’examen de sa politique sur la prévention et la résolution du harcèlement et de la violence au travail. Une norme a également été élaborée afin de renforcer la politique et d’aborder la prévention du harcèlement et de la violence, y compris le harcèlement sexuel, dans tous les aspects du travail liés à Parcs Canada. De plus, Parcs Canada a passé en revue son modèle de prestation de services dans le domaine de la prévention du harcèlement et de la violence, ce qui a permis d’améliorer les délais de résolution des cas et de prise de mesures appropriées. Parcs Canada a également présenté son premier bilan de l’année afin de mettre en valeur les efforts continus du Centre d’expertise sur le harcèlement et la violence pour favoriser un milieu de travail sain, respectueux et exempt de harcèlement et de violence au sein de l’organisation. Le Centre d’expertise a organisé une tournée intensive de formation en personne à laquelle ont participé plus de 2 000 membres de l’équipe, et mené deux campagnes de sensibilisation pour lutter contre l’intimidation et souligner l’importance d’une résolution pacifique des conflits.
Ces efforts concordent avec la Stratégie sur la santé mentale de Parcs Canada et ont joué un rôle important dans la promotion d’une culture de respect. De plus, les efforts ont été axés à la fois sur la promotion des ressources en matière de mieux-être par l’intermédiaire du réseau des ambassadeurs du mieux-être et de la formation « L’esprit au travail », ainsi que sur la collaboration avec la communauté de la santé et de la sécurité au travail (SST) afin que la sécurité psychologique soit incluse dans les mises à jour de la Directive sur la prévention des risques et la Norme connexe.
Parcs Canada a poursuivi la mise en œuvre de son cadre de reddition de comptes sur la SST, en mettant l’accent sur ses programmes fondamentaux. Des efforts importants ont été consacrés au tableau de bord de la SST, ce qui a permis d’améliorer le taux de suivi des formations obligatoires. À la suite de ce changement, le taux de suivi des formations obligatoires sur la SST a augmenté de 13 % pour l’ensemble des membres de l’équipe, de 21 % pour les superviseurs et de 8 % pour les représentants et les membres des comités de SST.
À la suite du renouvellement de son code de valeurs et d’éthique en 2023, Parcs Canada a commencé à offrir en 2024 une nouvelle formation obligatoire sur les valeurs et l’éthique à tous ses employés. L’atelier « Vivre selon nos valeurs » est interactif et comprend des mises en situation dans lesquelles les employés de Parcs Canada peuvent facilement se reconnaître. Les participants ont indiqué que cette approche rendait l’expérience d’apprentissage plus pertinente et leur permettait de mieux comprendre comment appliquer le code de valeurs et d’éthique dans leurs actions et décisions quotidiennes. Le niveau de participation et de mobilisation des employés était élevé, et plus de 2 900 employés ont suivi la formation. Il est prévu que la formation des employés nommés pour une période indéterminée soit achevée d’ici la fin de l’exercice 2025 à 2026, et qu’elle se poursuive pour les nouveaux employés et les employés saisonniers. Ces efforts favorisent un milieu de travail respectueux, inclusif et sain, et cadrent avec la priorité accordée par le greffier du Conseil privé à un dialogue renouvelé sur les valeurs et l’éthique au sein de la fonction publique.
Parcs Canada a mis en œuvre les mesures nécessaires pour finir de remplir les engagements associés à l’Examen du régime des ressources humaines (RH) 2015-2020, notamment l’évaluation des risques dans le cadre de conformité et de surveillance et l’élaboration d’un plan de mise en œuvre. Parcs Canada a précisé les rôles et les responsabilités en intégrant des obligations redditionnelles et des personnes responsables bien définies dans ses plans d’action et ses cadres, ainsi qu’en élaborant et en diffusant en ligne du contenu de grande qualité sur les RH et les services qui définit clairement les pouvoirs à cet égard.
Pendant la deuxième année de la Stratégie de modernisation des RH, Parcs Canada s’est concentré sur l’amélioration de la qualité des services de RH tout en instaurant de nouveaux canaux de service et des processus automatisés. L’utilisation du système JIRA pour le suivi des demandes et des approbations en ligne a été élargie, de sorte qu’il traite désormais les demandes concernant les langues officielles, les locaux, les départs, l’apprentissage et le perfectionnement, ainsi que la dotation. Parcs Canada a également réalisé un examen méthodologique du processus RH-à-Paye, comprenant des recommandations pour rationaliser davantage les pratiques liées aux RH. Cette année, Parcs Canada a aussi cartographié plus de 30 000 actifs des RH en ligne sur différentes plateformes numériques, ce qui a permis aux équipes d’archiver ou de modifier le contenu obsolète ou redondant, et a élaboré un cadre de gestion des produits numériques liés aux RH, qui définit les rôles, les responsabilités et les lignes directrices pour la gestion des ressources en ligne.
Parcs Canada a réussi à déployer un portail de dotation centralisé qui est directement lié au système de paye et qui a traité plus de 14 000 opérations au cours de sa première année. Le portail comprend de nouvelles procédures et normes de service nationales en matière de dotation, et offre ainsi aux intervenants un point d’accès unique pour tous les processus RH-à-Paye. En outre, les premiers travaux de conception ont été réalisés pour ajouter d’autres fonctionnalités de RH-à-Paye qui permettront d’améliorer encore plus le système. Cette modernisation a permis de simplifier les opérations de dotation, d’améliorer l’efficacité organisationnelle et de mieux suivre les délais des opérations de RH-à-Paye. En faisant mieux connaître son rôle dans la stabilisation de la paye, Parcs Canada a amélioré de 11 % son rendement en matière de respect des délais cette année, pour atteindre une moyenne de 83 % sur 12 mois.
Services de gestion des finances
Cette année, Parcs Canada a travaillé à améliorer encore plus ses fonctions de gestion des finances et des ressources en renforçant ses contrôles internes et son cadre de gestion des programmes et des opérations grâce à l’instauration d’un processus rigoureux de planification opérationnelle et financière intégrée. Cette approche permet une affectation efficace des ressources qui est axée sur les priorités stratégiques, avec une gouvernance et une surveillance appropriées pour veiller à ce que les fonds soient dirigés là où les besoins sont les plus grands. Grâce à une meilleure gestion du budget, notamment des prévisions exhaustives et des rapports produits en temps opportun, Parcs Canada a augmenté sa capacité à prévoir les besoins financiers au sein de l’organisation et à réagir de manière proactive aux changements. Ces mesures ont collectivement renforcé le cadre de contrôle interne qui régit les activités financières, favorisant ainsi la transparence et la conformité au sein du régime de gestion financière du gouvernement fédéral.
En adoptant un cadre de gestion de projets actualisé et modernisé, Parcs Canada a consolidé son mécanisme de contrôle des dépenses pour la gestion des investissements et des projets pluriannuels, ce qui lui permet d’avoir un processus pour démontrer l’optimisation des ressources dans le cadre des investissements et des projets de l’organisation.
Parcs Canada a également commencé à revoir et à mieux harmoniser sa structure financière et comptable avec le renouvellement de son Cadre ministériel des résultats. Ce processus sera achevé au cours de l’exercice 2025 à 2026 avec la mise en œuvre d’un Répertoire des programmes amélioré qui reflète les opérations, le mandat et les priorités actuels. Cette mise en œuvre permettra à Parcs Canada d’améliorer sa comptabilité financière et ses rapports sur l’affectation des ressources et des fonds du budget, ainsi que l’efficacité des dépenses par rapport à ses programmes et priorités approuvés.
Parcs Canada a également entrepris une série d’initiatives stratégiques pour améliorer l’intégrité financière, la conformité et le rendement opérationnel. Parmi les principales réalisations figurent le renouvellement de son cadre de contrôle interne, la modernisation des normes et guides financiers importants, le renforcement des pratiques comptables et le déploiement de solutions numériques pour soutenir la prise de décisions et la prestation de services. Les fonctions essentielles ont été améliorées, et des mesures concrètes ont été prises en réponse aux recommandations des organismes centraux et des organes de surveillance, par exemple le comité d’audit externe de Parcs Canada, ce qui a renforcé la reddition de comptes et l’amélioration continue.
Services de gestion de l’information et services des technologies de l’information
Cette année, Parcs Canada a réalisé des progrès mesurables en vue d’améliorer les processus numériques de collaboration et de consultation avec les partenaires, les intervenants et les Canadiens. Parmi les améliorations apportées, mentionnons une bande passante élargie, une meilleure interopérabilité entre les plateformes et des fonctionnalités d’accessibilité comme le sous-titrage en temps réel. Ces améliorations ont facilité les séances de mobilisation et les consultations virtuelles sur des initiatives majeures, comme les plans directeurs des parcs, les ententes de coopération avec les Autochtones et l’amélioration des expériences offertes aux visiteurs, ce qui a permis d’accroître les possibilités de participation et de réduire les obstacles géographiques à la mobilisation.
Pendant l’année visée par ce rapport, Parcs Canada a également poursuivi ses efforts pour rendre son effectif plus flexible et mobile en développant son infrastructure numérique et en déployant des outils d’infonuagique sécurisés, adaptés à la fois aux besoins d’un effectif hybride et à la diversité régionale et opérationnelle particulière qui caractérise son travail. Puisqu’une grande partie du travail de Parcs Canada se fait hors du cadre classique d’un bureau, ces initiatives étaient essentielles pour soutenir le personnel de première ligne, les opérations sur le terrain et la collaboration à distance. Parcs Canada a poursuivi le déploiement de SharePoint Online comme système organisationnel de gestion de l’information, tout comme celui des applications Microsoft 365, afin d’offrir à son personnel des outils mobiles et de favoriser la collaboration en temps réel entre les différents lieux de travail grâce à un meilleur accès aux fichiers et aux communications lors des déplacements. L’accès aux systèmes internes sur les appareils mobiles a été élargi, ce qui a amélioré la productivité et réduit les obstacles pour les employés qui travaillent à distance ou sur le terrain. Parmi les principales réalisations de cette année, mentionnons les suivantes :
- amélioration de l’infrastructure de réseau et de télécommunications, mise à niveau de la connectivité du réseau dans 28 lieux éloignés, modernisation des systèmes téléphoniques dans 7 lieux et déploiement de systèmes de vidéoconférence améliorés dans plus de 12 lieux au pays;
- ces améliorations ont renforcé la communication et la collaboration à l’interne tout en améliorant les services numériques offerts aux Canadiens;
- début des travaux préliminaires pour la transition des anciens systèmes téléphoniques vers des solutions vocales modernes basées sur l’infonuagique, dans le but d’améliorer la fiabilité, la mobilité et l’intégration avec les outils de collaboration;
- amélioration de la connectivité du réseau dans les régions éloignées prioritaires et meilleur accès aux services en ligne, aux outils de collaboration et aux systèmes internes pour les employés travaillant dans les parcs nationaux, les lieux historiques et les aires marines de conservation;
- amélioration des capacités de visioconférence sur les plateformes mobiles et de bureau, ce qui permet une communication virtuelle plus homogène et de meilleure qualité pour la collaboration interne et la mobilisation des intervenants externes, et contribue à une plus grande productivité et à une réduction des besoins en déplacements;
- renforcement de la cybersécurité et de la gestion des appareils mobiles grâce à l’authentification multifactorielle et à des politiques d’accès conditionnel, ce qui aide à protéger les données et les systèmes tout en permettant l’accès à distance;
- transition des courriels sur téléphone mobile depuis les applications intégrées à l’appareil vers l’application mobile Outlook, qui offre des fonctionnalités améliorées et une expérience de communication sécurisée;
- déploiement d’outils de communication sécurisés et adaptables, qui permettent d’assurer la continuité des activités et de soutenir l’environnement de travail de plus en plus hybride et décentralisé de Parcs Canada.
Grâce à ces efforts, Parcs Canada a renforcé sa capacité à maintenir la continuité des activités, à favoriser la collaboration et à aider les membres de l’équipe à remplir leur mandat, quel que soit leur lieu de travail. Ces améliorations s’inscrivent également dans les objectifs plus généraux de l’Ambition numérique du gouvernement du Canada, en favorisant des communications fluides, sécurisées et modernes à tous les échelons de l’organisation.
Au cours de cet exercice, Parcs Canada a fait progresser son programme de modernisation numérique conformément à l’Ambition numérique du gouvernement du Canada. Cette année, l’organisme s’est concentré sur le renforcement des bases de sa prestation de services numériques, en apportant des améliorations essentielles à l’infrastructure technologique, à la cybersécurité, à la gestion des services et à la gouvernance des données. Cette année, Parcs Canada a entrepris le remplacement du Système de prévision des avalanches, une plateforme utilisée pour recueillir, analyser et communiquer des renseignements sur les risques d’avalanches et qui est essentielle à la gestion de la sécurité publique et de la circulation automobile le long de la Transcanadienne et de la ligne ferroviaire du CP, deux éléments cruciaux de l’infrastructure commerciale du Canada. Le nouveau système améliorera l’intégration des données en temps réel, les capacités d’aide à la prise de décisions et la fiabilité opérationnelle dans les parcs nationaux des montagnes. Des progrès ont également été accomplis relativement à la modernisation du système de répartition assistée par ordinateur, un élément central de l’infrastructure d’intervention d’urgence de Parcs Canada. La mise à niveau du système permettra d’améliorer la coordination des interventions, l’intégration des systèmes et le soutien général à la sécurité publique.
Cette année, en mettant l’accent sur la modernisation à l’échelle de l’organisation, l’automatisation des flux de travail et la stabilité grâce à la numérisation, et en favorisant l’utilisation éthique et responsable des outils d’intelligence artificielle, Parcs Canada a commencé à jeter les bases nécessaires pour faire concorder les projets numériques avec les priorités organisationnelles par l’intermédiaire du Plan d’investissement numérique.
Services de gestion des biens immobiliers
Parcs Canada est l’intendant d’un des portefeuilles les plus vastes et les plus diversifiés de biens bâtis patrimoniaux et contemporains au Canada, dont la valeur de remplacement actuelle s’élève à 32,7 milliards de dollars (en dollars de 2024). Au cours de cet exercice, Parcs Canada a donné la priorité aux investissements dans ses infrastructures essentielles, ses infrastructures touristiques très fréquentées et très connues, ainsi que ses biens patrimoniaux bâtis d’importance nationale, contribuant ainsi à assurer la sécurité des membres de la communauté locale, des visiteurs et des autres utilisateurs, et à prévenir la défaillance des biens ou les répercussions sur sa capacité à offrir des services et des programmes au public. Parcs Canada a également amélioré ses installations de soutien opérationnel, notamment les logements du personnel, et renforcé sa capacité à améliorer la durabilité de son portefeuille et à faciliter la rationalisation des biens, le cas échéant.
Maintenant que Parcs Canada travaille à renouveler son Cadre ministériel des résultats, les segments de biens qui ont un lien direct avec les résultats des programmes et qui sont essentiels à la prestation des services aux Canadiens seront pris en compte dans les sections consacrées aux résultats des futurs plans ministériels. Il est important que le rôle et le caractère essentiel de ces segments soient présentés de façon distincte de ceux des actifs et des biens immobiliers associés aux services internes.
Dans tous ses projets, Parcs Canada vise à protéger la valeur patrimoniale culturelle, à réduire l’empreinte carbone, à accroître l’accessibilité et l’inclusivité des biens et des lieux, et à renforcer la résilience aux changements climatiques. Le Budget de 2024 prévoyait des nouveaux fonds temporaires de 545,1 millions de dollars sur quatre ans pour les investissements en immobilisations dans les lieux historiques nationaux, les parcs nationaux et les aires marines nationales de conservation du Canada, afin de réaliser les travaux prioritaires jusqu’à l’exercice 2027 à 2028. Parcs Canada continue également d’analyser, de planifier et de prévoir les besoins en matière d’immobilisations, d’exploitation et d’entretien afin de favoriser la préservation des biens et la gestion responsable du portefeuille immobilier dont il est l’intendant. Au cours de l’exercice, l’amélioration de son système d’information sur la gestion des biens s’est poursuivie, ce qui a permis d’améliorer la qualité des données utilisées pour l’analyse du portefeuille et la prise de décisions fondées sur des éléments probants.
Parcs Canada s’est doté d’une stratégie d’acquisition de terrains afin d’orienter l’acquisition prioritaire de biens immobiliers pour soutenir la création et l’agrandissement des aires protégées. Une nouvelle série de normes techniques applicables aux transactions immobilières (par exemple, acquisitions, aliénations, baux, permis d’occupation) sera bientôt achevée. Ces normes favorisent la cohérence et la conformité à l’échelle nationale avec les politiques, les lois, les règlements et les autres exigences juridiques applicables concernant les modalités d’exécution des transactions immobilières.
Parcs Canada continue également d’exercer un leadership en adoptant des approches novatrices en matière de gestion des terres dans le cadre des lois en vigueur, à l’appui des engagements du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (LDNUDPA). Par exemple, les transferts et autres transactions immobilières avec les gouvernements et les communautés autochtones peuvent représenter des mesures importantes pour soutenir les perspectives économiques des Autochtones, leur accès à la terre et divers accords de gouvernance partagée. Les efforts collaboratifs déployés par la communauté d’experts fonctionnels de Parcs Canada ont permis l’élaboration d’une trousse d’outils interne sur les transferts de terres, laquelle vise à orienter et à soutenir les travaux dans ce domaine qui concernent les transferts de terres des lieux historiques nationaux.
Au cours de l’exercice 2024 à 2025, Parcs Canada a achevé le transfert au gouvernement du Yukon du Red Feather Saloon et du lieu historique national de l’Ancien-Palais-de-Justice-Territorial, l’un des lieux historiques nationaux du Klondike à Dawson. Ces propriétés, même si elles ne sont pas essentielles à la réalisation du mandat de Parcs Canada, continueront d’être conservées, appréciées et utilisées, car le territoire y offre des services et des programmes destinés aux visiteurs.
Restituer l’intendance de Tsikatsinakwahere (île Cairn) à Akwesasne
Tsikatsinakwahere, appelée en français l’île Cairn, est une petite île d’un acre nichée dans le fleuve Saint-Laurent, en Ontario. Elle se trouve sur le territoire traditionnel des Mohawks d’Akwesasne, et son nom d’origine, Tsikatsinakwahere, évoque l’image d’un nid d’oiseau, ce qui illustre bien la forme particulière de l’île et sa profonde dimension culturelle.
En 1842, un monument a été érigé sur l’île pour commémorer les services rendus lors de la Rébellion du Haut-Canada. Ce monument a conduit à sa désignation comme lieu historique national dans les années 1920, et en 1922, l’île a été expropriée. Au fil des décennies, l’île Cairn est devenue un lieu visité par des générations de résidents locaux et de touristes, sous l’intendance de Parcs Canada.
Cependant, dans les années 1990, un changement majeur s’est produit. En reconnaissance de l’importance culturelle et spirituelle de l’île pour les Mohawks d’Akwesasne, et par respect pour leur lien durable avec cette terre, l’île a été fermée aux visiteurs. Ce fut un pas important vers la valorisation du patrimoine et de l’intendance autochtones.
Le processus est arrivé à son terme en août 2024, lorsque Tsikatsinakwahere a été officiellement restituée aux Mohawks d’Akwesasne. Ce transfert historique est le fruit d’un partenariat de collaboration entre les Mohawks d’Akwesasne, Services aux Autochtones Canada et Parcs Canada, et s’est appuyé sur le processus d’ajouts aux réserves. La restitution comprenait à la fois la terre et le lieu historique national du Cairn-de-Glengarry.
Aujourd’hui, le canton de South Glengarry, Akwesasne et Parcs Canada continuent de travailler ensemble pour concevoir une interprétation judicieuse et inclusive à l’intention du grand public, afin de faire connaître l’histoire riche et complexe de Tsikatsinakwahere et de rendre hommage à la fois aux récits des communautés autochtones et à ceux des communautés de pionniers.
Malgré les efforts considérables déployés pour classer les investissements par priorité et rationaliser le portefeuille de biens, les niveaux de financement actuels sont insuffisants pour suivre le rythme accéléré de dépréciation des biens. La situation est aggravée par les effets croissants des changements climatiques, dont les conséquences sur les infrastructures sont beaucoup plus graves et rapides que ce que prévoient les cycles habituels d’entretien, de détérioration et de réfection. Ces pressions ne sont plus théoriques; elles se manifestent de façon concrète et coûteuse.
Par exemple, le feu de forêt qui s’est déclaré à Jasper en juillet 2024 a eu des répercussions majeures sur les biens essentiels du parc national Jasper, dont environ 25 % ont dû être entièrement remplacés. Le gouvernement du Canada a débloqué plus de 160 millions de dollars pour répondre aux besoins immédiats à Jasper au cours de cet exercice, et a ensuite annoncé un investissement de 187 millions de dollars sur deux ans pour poursuivre la réparation et la reconstruction des infrastructures du parc national. Cette situation met en évidence le besoin urgent de disposer d’infrastructures résilientes et d’investir de manière soutenue afin d’atténuer les risques futurs.
Reconstruire Jasper
Le feu de forêt qui s’est déclaré à Jasper en juillet 2024 a détruit 358 structures dans la ville, entraînant la perte d’un grand nombre de maisons et de logements pour le personnel. Conscient de l’importance de faire revenir les résidents déplacés chez eux et du rôle fondamental du logement dans la reprise économique de Jasper, Parcs Canada a fourni des logements provisoires à plus de 500 résidents.
Tandis que la communauté commence à se reconstruire, Parcs Canada constate une augmentation exponentielle des demandes de permis d’aménagement de la part de résidents et d’entreprises. L’équipe chargée de l’octroi des permis, qui examine habituellement 150 demandes par an, en a approuvé plus de 500 depuis le mois d’août.
Afin d’aider les résidents de Jasper à rentrer chez eux rapidement et en toute sécurité, Parcs Canada a collaboré avec la Municipalité de Jasper pour simplifier le processus d’octroi des permis. Ainsi, les délais moyens de délivrance des permis ont été réduits. Parcs Canada a également ajouté 20 employés pour appuyer l’examen des demandes d’aménagement et de développement. De concert avec ses partenaires, l’organisme continue de mettre l’accent sur le retour rapide des résidents dans des logements permanents et sécuritaires.
Le Règlement sur l’aménagement des terres dans les parcs nationaux du Canada (DORS/2024-230) a été publié avec succès dans la partie II de la Gazette du Canada, et est entré en vigueur le 4 décembre 2024. Ce nouveau règlement modernise et regroupe au même endroit tous les pouvoirs en matière d’aménagement du territoire et de développement prévus par la Loi sur les parcs nationaux du Canada, alors qu’auparavant, ces pouvoirs étaient répartis dans plusieurs règlements pris en vertu de la Loi dans les années 1960.
Services de gestion du matériel
Parcs Canada gère un portefeuille vaste et diversifié de biens matériels répartis dans son grand réseau regroupant des lieux historiques nationaux, des parcs nationaux, des aires marines nationales de conservation et un parc urbain national. Ce portefeuille comprend des ressources du patrimoine culturel comme des objets et des artefacts historiques, du matériel contemporain comme des véhicules (terrestres et aquatiques) et du matériel spécialisé comme de l’équipement pour l’application de la loi, l’immobilisation des animaux sauvages, le contrôle des avalanches, la sécurité des visiteurs et les opérations de recherche et de sauvetage. Le portefeuille de biens matériels de Parcs Canada est essentiel à l’exécution de son mandat pour la population canadienne.
Parcs Canada continue de progresser dans la transition de son parc de véhicules légers vers des véhicules zéro émission, conformément à l’engagement pris par le gouvernement du Canada dans la Stratégie pour un gouvernement vert. Ainsi, 77 % des nouveaux véhicules légers achetés pendant l’exercice étaient des véhicules hybrides électriques ou des véhicules zéro émission. De plus, en date du 31 mars 2025, 19 % du parc de véhicules légers de Parcs Canada était constitué de véhicules zéro émission (comparativement à 12 % pour l’exercice 2023 à 2024), ce qui équivaut à 286 véhicules zéro émission (158 véhicules électriques à batterie et 128 véhicules hybrides rechargeables).
Services de gestion des acquisitions
Cette année, Parcs Canada a poursuivi les travaux visant à faire évoluer sa fonction d’approvisionnement et à établir des liens avec d’éventuels nouveaux fournisseurs afin de renforcer la capacité parmi les groupes méritant l’équité. Tout au long de l’exercice financier, Parcs Canada a participé à plusieurs sommets et événements de réseautage consacrés aux fournisseurs autochtones de diverses régions du Canada, notamment l’événement de réseautage du Conseil canadien pour l’entreprise autochtone et l’activité de mobilisation du Cercle consultatif autochtone du parc urbain national de la Rouge dans le cadre du projet de remise en état de la plage de la Rouge. Parcs Canada collabore avec les associations et conseils autochtones, Soutien en approvisionnement Canada, d’autres ministères fédéraux et différents ordres de gouvernement.
Parcs Canada a également participé à plusieurs salons professionnels destinés aux petites et moyennes entreprises, notamment aux entreprises autochtones, organisés par Services publics et Approvisionnement Canada dans l’Ouest et l’Est du Canada. Ces salons professionnels ont contribué à informer les participants des besoins prévus de Parcs Canada en matière d’approvisionnement dans ces régions, et les ont aidés à apprendre comment faire affaire avec le gouvernement du Canada.
Parcs Canada reste déterminé à maximiser les possibilités offertes aux entreprises autochtones en appliquant diverses stratégies d’approvisionnement dans le cadre de la Stratégie d’approvisionnement auprès des entreprises autochtones, notamment des plans d’approvisionnement auprès des entreprises autochtones et des volets autochtones dans les outils d’approvisionnement. Ces stratégies sont mises en valeur dans l’ensemble de Parcs Canada grâce à des séances de formation sur l’approvisionnement auprès des entreprises autochtones, offertes aux acheteurs professionnels ainsi qu’au personnel chargé des programmes et des opérations. Cette année, Parcs Canada a organisé une séance d’apprentissage sur l’approvisionnement auprès des entreprises autochtones dans le domaine de la construction avec son équipe des Services de génie routier, qui visait à explorer des solutions pour améliorer les possibilités d’affaires fédérales avec les entreprises autochtones œuvrant dans ce domaine d’expertise. En juin 2024, afin de partager son expertise croissante dans le domaine des marchés avec des entreprises autochtones, Parcs Canada a également animé une séance intitulée « Exemples pratiques et meilleures pratiques en matière de plans de participation autochtone pour les services de construction » lors de l’atelier national 2024 de l’Institut canadien d’approvisionnement et de gestion du matériel. Cette séance a réuni des professionnels de l’approvisionnement provenant de divers organismes du gouvernement du Canada.
Parcs Canada favorise également les relations interministérielles positives et le partage de renseignements en participant à des groupes de réseautage socialement responsables, par exemple le comité directeur des sous-ministres adjoints sur la Stratégie pour un gouvernement vert, le groupe de travail sur l’approvisionnement écologique, les agents de changement pour l’approvisionnement accessible ainsi que le groupe de travail interministériel des directeurs généraux concernant l’objectif de 5 % d’approvisionnement autochtone. Grâce à ces groupes, Parcs Canada peut à la fois faire connaître ses propres réussites dans ces domaines et bénéficier de l’expérience des autres.
Ressources nécessaires pour obtenir les résultats prévus
Tableau 5 : Ressources nécessaires pour obtenir les résultats prévus en ce qui a trait aux services internes pour l’exercice
Résumé du tableau 5 : Ressources nécessaires pour atteindre les résultats liés aux services internes cette année
Le tableau 5 présente un résumé des dépenses prévues et réelles ainsi que des équivalents temps plein requis pour atteindre les résultats.
- Ligne 1. Ressource : Dépenses
-
- Dépenses prévues : 135 167 536 $
- Dépenses réelles : 176 292 469 $
- Ligne 2. Ressource : Équivalents temps plein
-
- Équivalents temps plein prévus : 1 129
- Équivalents temps plein réels : 1 150
Fin du résumé du tableau.
La section Finances de l’infographie de Parcs Canada dans l’InfoBase du GC et la section Personnel de l’infographie de Parcs Canada dans l’InfoBase du GC présente des renseignements exhaustifs sur les ressources financières et humaines en ce qui concerne son répertoire des programmes.
Marchés attribués à des entreprises autochtones
Chaque année, les ministères du gouvernement du Canada sont tenus d’attribuer au moins 5 % de la valeur totale des marchés à des entreprises autochtones.
Résultats de Parcs Canada pour cette année :
Tableau 6 : Valeur totale des marchés attribués à des entreprises autochtones Note en bas de page 3
Résumé du tableau 6 : Valeur totale des marchés attribués à des entreprises autochtones
Comme l’indique le tableau 6, Parcs Canada a attribué 4,79 % de la valeur totale de tous les contrats à des entreprises autochtones pour l’exercice financier.
- Ligne 1 : Indicateurs de rendement liés à l’attribution de marchés : Valeur totale des marchés attribués à des entreprises autochtonesNote en bas de page 4 (A)
-
- Résultats 2024-2025 : 19 755 065,51 $
- Ligne 2 : Indicateurs de rendement liés à l’attribution de marchés : Valeur totale des marchés attribués à des entreprises autochtones et non autochtones (B)
-
- Résultats 2024-2025 : 433 466 568,82 $
- Ligne 3 : Indicateurs de rendement liés à l’attribution de marchés : Valeur des exceptions approuvées par l’administrateur général/administratrice générale (C)
-
- Résultats 2024-2025 : 20 786 032,10 $
- Ligne 4 : Pourcentage de marchés attribués à des entreprises autochtones [A / (B − C) × 100]
-
- Résultats 2024-2025 : 4,79 % Note en bas de page5
Fin du résumé du tableau.
Dans son Plan ministériel pour l’exercice 2025 à 2026, Parcs Canada prévoyait que, d’ici la fin de l’exercice 2024 à 2025, il aurait attribué 5 % de la valeur totale de ses marchés à des entreprises autochtones. Cette année, Parcs Canada a attribué 4,79 % de ses contrats à des entreprises autochtones selon la définition de Services aux Autochtones Canada. L’organisme a également fait le suivi des cas où des marchés ont été attribués à des entreprises appartenant à des Autochtones qui n’étaient pas encore inscrites dans le Répertoire des entreprises autochtones, soit au moment de l’attribution du marché, soit à la fin de l’exercice financier.
Pendant l’année visée par ce rapport, 60 marchés d’une valeur totale d’approximativement 8,9 millions de dollars ont été avec des entreprise autochtones qui n’étaient pas encore consignés dans le Répertoire. Si l’on étend la définition d’entreprise autochtone aux fins du calcul de l’objectif minimal de 5 % pour y inclure les entreprises appartenant à des Autochtones qui ne sont pas encore inscrites dans le Répertoire des entreprises autochtones, la proportion totale des marchés conclus par Parcs Canada avec des entreprises autochtones s’établit à 6,93 %. Notons qu’en raison de la nature accélérée des contrats d’urgence d’une valeur de 22,2 millions de dollars découlant du Feu de forêt de Jasper 2024, les considérations autochtones n’ont pas été intégrées au processus d’approvisionnement pour ces marchés.
La plupart des marchés attribués à des entreprises dirigées par des Autochtones ou appartenant à des Autochtones au cours de l’année visée par ce rapport l’ont été dans les secteurs de la construction et des services. Parcs Canada reste déterminé à prendre en compte les considérations autochtones, en particulier dans les marchés de services pluriannuels à long terme et dans les marchés du domaine de la construction, dans le but de renforcer et d’augmenter les capacités au sein des communautés autochtones.
Les spécialistes fonctionnels de Parcs Canada continuent de dresser des listes d’entreprises autochtones et de les communiquer à l’échelle de l’organisme à diverses unités d’affaires et, lors de réunions nationales mensuelles, ils font également valoir la capacité de ces entreprises à répondre aux besoins liés aux opérations et aux programmes de Parcs Canada. L’organisme a également mis à jour son système interne de rapports sur l’approvisionnement afin d’améliorer l’exactitude des données et de comptabiliser la valeur des marchés de sous-traitance attribués à des entreprises autochtones.
Parcs Canada continue de participer à des réseaux de collaboration (par exemple, le groupe de travail interministériel des directeurs généraux responsable de la cible de 5 %, le réseau sur l’article 24 associé à l’Accord du Nunavut ainsi que le réseau du Plan d’action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones [LDNUDPA] avec Environnement et Changement climatique Canada, etc.) afin de diffuser des connaissances et de mettre à profit les succès remportés par les autres ministères.
En plus de ses bons résultats en matière d’approvisionnement auprès d’entreprises autochtones, Parcs Canada a également fait une promotion fructueuse des approches d’approvisionnement autochtone et favorisé les retombées socioéconomiques pour les communautés autochtones par d’autres moyens, notamment les suivants :
- subventions et contributions à des bénéficiaires autochtones, à savoir 307 ententes signées d’une valeur totale de 33,3 millions de dollars;
- entente immobilière pour le projet de réduction des risques d’incendie de forêt dans le secteur du mont Tunnel/sentier du Pied-de-l’Escarpement, au sein du territoire traditionnel de la bande de Shuswap, ce qui offre des possibilités d’affaires, de partenariat et de renforcement des capacités d’une valeur de 4,85 millions de dollars directement à Kenpesq’t Territorial Operations, une entreprise détenue à 100 % par des Autochtones.
Dépenses et ressources humaines
Dans la présente section
Dépenses
Cette section présente un aperçu des dépenses prévues et réelles du ministère de l’exercice 2022 à 2023 à l’exercice 2027 à 2028.
Il est important de noter que les dépenses prévues par Parcs Canada pour les années à venir pourraient évoluer après la publication du présent plan. Des changements pourraient survenir en raison de nouvelles priorités gouvernementales, de la réaffectation des ressources, de fonds limités dans le temps pour des initiatives spéciales, de circonstances imprévues traitées dans le cadre de budgets supplémentaires des dépenses, ou de demandes de financement à plus long terme visant à appuyer les priorités du gouvernement et à assurer l’intégrité des programmes. Les opérations de Parcs Canada et les services qu’il offre aux Canadiens dépendent souvent de fonds limités dans le temps et sujets à changement, en raison du cycle financier continu du gouvernement fédéral.
Recentrer les dépenses gouvernementales
Dans le budget de 2023, le gouvernement s’est engagé à réduire ses dépenses de 14,1 milliards de dollars sur cinq ans à compter de l’exercice 2023 à 2024, et de 4,1 milliards chaque année par la suite.
Dans le cadre du respect de cet engagement, Parcs Canada a identifié les réductions des dépenses suivantes.
- 2024 à 2025 : 23 694 000 $
- 2025 à 2026 : 26 834 000 $
- 2026 à 2027 et exercices suivants : 34 555 000 $
Au cours de l'exercice 2024 à 2025, Parcs Canada s'est efforcé à réduire ses dépenses grâce aux mesures suivantes :
Gains d’efficacité à l’interne
Afin d’appuyer l’objectif du gouvernement du Canada d’optimiser l’utilisation de l’argent des contribuables et d’orienter les dépenses vers de grandes priorités pour les Canadiens, et afin de continuer à progresser vers les objectifs de durabilité à long terme des biens de Parcs Canada, des économies ont été réalisées grâce à des mesures ciblées visant à accroître l’efficacité des services internes et de l’administration des programmes d’infrastructure, ainsi qu’à des réductions des coûts dans des domaines comme les services professionnels, les déplacements et les technologies de l’information. Ces réductions, qui sont internes à Parcs Canada, n’ont pas eu d’incidence sur les Canadiens.
Création et conservation des lieux patrimoniaux
Tout en maintenant l’orientation du gouvernement et en contribuant à ses engagements en matière de conservation et de réconciliation, Parcs Canada a réalisé des économies grâce à des réductions et à des gains d’efficacité stratégiques dans l’ensemble du portefeuille des programmes du Patrimoine naturel bonifié, ainsi qu’à un recentrage des services de gestion des ressources culturelles à l’appui de Parcs Canada. Les réductions ciblées ont eu peu d’incidence sur les Canadiens.
Promotion des lieux patrimoniaux et soutien du public
Tout en continuant à veiller à ce que les récits présentés dans ses lieux patrimoniaux reflètent la diversité du Canada, Parcs Canada a réalisé des économies en modernisant ses approches en matière de commémoration. Les réductions ciblées ont eu une faible incidence sur les Canadiens.
Expérience du visiteur
Tout en assurant une transition harmonieuse vers la durabilité à long terme des biens, Parcs Canada a réalisé des économies grâce à des réductions ciblées attribuables à une efficacité améliorée dans l’administration du programme d’investissement dans l’infrastructure.
Sommaire du rendement budgétaire
Tableau 7 : Dépenses réelles de trois exercices pour la responsabilité essentielle et les services internes (en dollars)
Résumé du tableau 7 : Dépenses réelles de trois exercices pour la responsabilité essentielle et les services internes (en dollars)
Le tableau 7 présente les dépenses de Parcs Canada au cours des trois derniers exercices pour sa responsabilité essentielle et pour les services internes.
- Ligne 1. Responsabilité essentielle et services internes : Protéger et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel du Canada
-
- Budget principal des dépenses 2024-2025 : 1 094 039 432 $
- Autorisations totales pouvant être utilisées pour 2024-2025 : 1 361 648 783 $
- Dépenses réelles de trois exercices (autorisations utilisées) :
- 2022–23 : 1 004 574 706 $
- 2023–24 : 1 270 388 410 $
- 2024–25 : 1 192 453 379 $
- Ligne 2. Responsabilité essentielle et services internes : Services internes
-
- Budget principal des dépenses 2024-2025 : 135 167 536 $
- Autorisations totales pouvant être utilisées pour 2024-2025 : 148 762 039 $
- Dépenses réelles de trois exercices (autorisations utilisées) :
- 2022–23 : 152 034 335 $
- 2023–24 : 182 160, 023 $
- 2024–25 : 176 292, 469 $
- Ligne 3. Responsabilité essentielle et services internes : Total
-
- Budget principal des dépenses 2024-2025 : 1 229 206 968 $
- Autorisations totales pouvant être utilisées pour 2024-2025 : 1 510 410 822 $
- Dépenses réelles de trois exercices (autorisations utilisées) :
- 2022–23 : 1 156 609 041 $
- 2023–24 : 1 452 548 433 $
- 2024–25 : 1 368 745 848 $
Fin du résumé du tableau 7.
Analyse des dépenses des trois derniers exercices
L’augmentation des dépenses entre les exercices 2022 à 2023 et 2023 à 2024 est en partie attribuable aux fonds supplémentaires reçus en cours d’exercice pour l’approbation de la convention collective et l’augmentation des dépenses salariales qui en a résulté, y compris les paiements rétroactifs. Au cours de l’exercice 2023 à 2024, Parcs Canada a également engagé des coûts supplémentaires pour lutter contre un nombre sans précédent de feux de forêt menaçant les terres et les infrastructures essentielles des parcs nationaux et d’autres aires protégées, et a reçu des fonds supplémentaires de 37,9 millions de dollars pour soutenir ces efforts.
Bien que des coûts supplémentaires aient été engagés cette année pour lutter contre les feux de forêt, en particulier dans le parc national Jasper, les dépenses totales ont diminué par rapport à l’année précédente. Cette diminution est principalement attribuable à la baisse des investissements en immobilisations, ainsi qu’aux réductions découlant des mesures prises dans le cadre de l’initiative de recentrage des dépenses du gouvernement. Par ailleurs, les dépenses de l’exercice 2023 à 2024 comprenaient des coûts ponctuels liés à l’approbation des conventions collectives et aux paiements rétroactifs connexes, qui ne sont pas récurrents au cours du présent exercice.
La section Finances de l’infographie pour Parcs Canada sur l’InfoBase du GC présente des renseignements financiers plus détaillés des exercices précédents.
Tableau 8 : Dépenses prévues au cours des trois prochains exercices pour la responsabilité essentielle et les services internes (en dollars)
Résumé du tableu 8: Planned three-year spending on Responsabilité essentielle et services internes (dollars)
Le tableau 8 présente les dépenses prévues de Parcs Canada pour chacun des trois prochains exercices au titre de sa responsabilité essentielle et des services internes.
- Ligne 1. Responsabilité essentielle et services internes : Protéger et mettre en valeur le patrimoine naturel et culturel du Canada
-
- Dépenses prévues 2025-2026 : 1 112 091 542 $
- Dépenses prévues 2026-2027 : 1 022 538 480 $
- Dépenses prévues 2027-2028 : 800 502 952 $
- Ligne 2. Responsabilité essentielle et services internes : Services internes
-
- Dépenses prévues 2025-2026 : 155 804 428 $
- Dépenses prévues 2026-2027 : 141 352 684 $
- Dépenses prévues 2027-2028 : 122 959 050 $
- Ligne 3. Responsabilité essentielle et services internes : Total
-
- Dépenses prévues 2025-2026 : 1 267 895 970 $
- Dépenses prévues 2026-2027 : 1 163 891 164 $
- Dépenses prévues 2027-2028 : 923 462 002 $
Fin du résumé du tableau 8.
Analyse des dépenses des trois prochains exercices
Les dépenses prévues ci-dessus reflètent le financement approuvé par le Conseil du Trésor au moment de la publication du Plan ministériel pour soutenir les programmes de Parcs Canada. La diminution des dépenses prévues entre les exercices 2025 à 2026 et 2027 à 2028 est principalement attribuable à la fin du financement temporaire reçu par Parcs Canada pour des initiatives particulières.
Au cours des exercices 2025 à 2026 et 2026 à 2027, ce sera notamment la fin du financement limité dans le temps de l’initiative Patrimoine naturel bonifié, qui permet de soutenir la conservation des terres et des eaux douces du Canada, la protection des espèces, la réconciliation avec les Autochtones et l’amélioration de l’accès à la nature. Une autre diminution est prévue pour l’exercice 2027 à 2028, à savoir la fin d’une partie du financement limité dans le temps que Parcs Canada a reçu pour les investissements en immobilisations dans les parcs nationaux, les aires marines nationales de conservation et les lieux historiques nationaux, ainsi que la fin du financement pour le rétablissement et la reconstruction préliminaires du parc national Jasper.
La section Finances de l’infographie pour Parcs Canada sur l’InfoBase du GC présente des renseignements financiers plus détaillés liés à des exercices futurs.
Financement
Cette section présente un aperçu du financement voté et législatif du ministère par rapport à ses responsabilités essentielles et à ses services internes. Consultez la page sur les Budgets et dépenses du gouvernement du Canada pour obtenir de plus amples renseignements sur les autorisations de financement.
Le graphique 1 résume le financement voté et législatif du ministère pour la période de l’exercice 2022 à 2023 à l’exercice 2027 à 2028.
Graphique 1 : Financement approuvé (législatif et voté) pour une période de six exercices
Graphique 1 : Financement approuvé (législatif et voté) pour une période de six exercices
Résumé du graphique 1: Financement approuvé (législatif et voté) pour une période de six exercices
Le graphique 1 résume le financement voté et légal approuvé de Parcs Canada pour la période de 2022-2023 à 2027-2028.
- Ligne 1. Exercice : 2022-2023
-
- Postes législatifs : 279 768 $
- Crédits votés : 876 841 $
- Total : 1 156 609 $
- Ligne 2. Exercice : 2023-2024
-
- Postes législatifs : 332 619 $
- Crédits votés : 1 119 929 $
- Total : 1 452 548 $
- Ligne 3. Exercice : 2024-2025
-
- Postes législatifs : 333 114 $
- Crédits votés : 1 035 632 $
- Total : 1 368 746 $
- Ligne 4. Exercice : 2025-2026
-
- Postes législatifs : 259 878 $
- Crédits votés : 1 008 018 $
- Total : 1 267 896 $
- Ligne 5. Exercice : 2026-2027
-
- Postes législatifs : 252 492 $
- Crédits votés : 911 400 $
- Total : 1 163 891 $
- Ligne 6. Exercice : 2027-2028
-
- Postes législatifs : 249 061 $
- Crédits votés : 674 401 $
- Total : 923 462 $
Fin du résumé du graphique.
Analysis of Postes législatifs and Crédits votés funding over a six-year period
Le tableau ci-dessus montre le financement approuvé par le Conseil du Trésor pour soutenir les programmes de Parcs Canada sur une période de six ans. La baisse des dépenses prévues entre les exercices 2025 à 2026 et 2027 à 2028 est principalement attribuable à la fin du financement temporaire reçu par Parcs Canada pour des initiatives particulières. Au cours des exercices 2025 à 2026 et 2026 à 2027, ce sera notamment la fin du financement limité dans le temps de l’initiative Patrimoine naturel bonifié, qui permet de soutenir la conservation des terres et des eaux douces du Canada, la protection des espèces, la réconciliation avec les Autochtones et l’amélioration de l’accès à la nature. Une autre diminution est prévue pour l’exercice 2027 à 2028, car ce sera la fin d’une partie du financement temporaire accordé à Parcs Canada pour les investissements en immobilisations dans les parcs nationaux, les aires marines nationales de conservation et les lieux historiques nationaux, ainsi que la fin du financement pour le rétablissement et la reconstruction préliminaires du parc national Jasper.
Consultez les Comptes publics du Canada pour en savoir plus sur les dépenses votées et législatives de Parcs Canada.
Faits saillants des états financiers
Les états financiers (non audités) de Parcs Canada pour l’exercice terminé le 31 mars 2025.
Tableau 9 : État condensé des résultats (non audité) pour l’exercice terminé le 31 mars 2025 (en dollars)
Résumé Tableau 9: État condensé des résultats (non audité) pour l’exercice terminé le 31 mars 2025 (en dollars)
Le tableau 9 résume les charges et les revenus pour l’exercice 2024 à 2025 qui affectent le coût de fonctionnement avant le financement du gouvernement et les transferts.
- Ligne 1. Renseignements financiers : Total des charges
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- Résultats réels 2024-2025 : 1 409 848 000 $
- Résultats prévus 2024-2025 : 1 221 785 000 $
- Différence (réels moins prévus) : 188 063 000 $
- Ligne 2. Renseignements financiers : Total des revenus
-
- Résultats réels 2024-2025 : 225 008 000 $
- Résultats prévus 2024-2025 : 209 942 000 $
- Différence (réels moins prévus) : 15 066 000 $
- Ligne 3. Renseignements financiers : Coût de fonctionnement net avant le financement du gouvernement et les transferts
-
- Résultats réels 2024-2025 : 1 184 840 000 $
- Résultats prévus 2024-2025 : 1 011 843 000 $
- Différence (réels moins prévus) : 172 997 000 $
Fin du résumé du tableau 9.
- Date de modification :